PSYCHANALYSE ET RELIGION

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Ce sujet a 494 réponses, 28 participants et a été mis à jour par  manigairie, il y a 1 mois et 1 semaine.

  • Auteur
    Messages
  • #336

    manigairie
    Participant

    La discussion comportant plusieurs pages, vous pouvez cliquer en haut et à gauche, à la hauteur de Accueil Forum sur les petits chiffres pour aller directement à la dernière page Xavier Webmaster

  • #870

    xavier
    Admin bbPress

    Voilà votre discussion enfin ouverte ! Mais à quel prix est payé le simple oubli d’un verrouillage du site pour quelques heures, je vous laisse imaginer la folie pornographique qui envahit tout et de surcroît il est de plus en plus difficile à s’en débarrasser… a+Xavier Webmaster

  • #871

    manigairie
    Participant

    Et bien tentons de rendre stérile tous leurs messages en rappelant à qui voudrait voir ce qu’ils prétendent apporter la possibilité de vraiment voir et bcp plus en tapant simplement:

    xvidéos similar sites

    SUR GOOGLE!!!

    Voilà qui devrait malgrès leur envie de faire du blé, leur enlever bon nombre de ressources potentielles!!!!!!

    Enfin, c’est déplorable, ici on est sur un site pour échanger (virtuellement soit!) mais du fond du coeur. D’ailleurs pour vos centaines de posts crées vous n’avez eu à chaque fois qu’une seule lecture: Je pense que c’était celle du webmaster!!!

    LOL !

    VOUS GAGNERIEZ PLUS A ESSAYER DE « TENTER » AILLEURS..
    OU ALORS VOUS ÊTES DOUES POUR NE PAS FAIRE DE CHIFFRE!

  • #894

    Mr.Manigairie
    Participant

    PSYCHANALYSE ET SIMILARITES AVEC L’EFFET QU’A SUR SOI LE POUVOIR D’ETRE CROYANT:???Bonjour, et merci pour l’info, apparemment vous n’êtes pas le seul forum de psychanalyse à être ennuyé… D’autres sont carrément piratés.??Voilà le pourquoi de mon sujet:?étant passé il y a qlq années de cela par une période de prières adressées tout particulièrement à celles et ceux que je detestais, redoutais, ne supportais pas, ou à des inconnus dans le malheur encore à rencontrer pour pouvoir leur tendre la main tant bien que mal, de toute religion et de tout pays confondus. ?Ayant été très étonné par qlqs conséquences de ces prières et sur mes rencontres et sur moi-même, je me suis demandé tout récemment s’il pouvait y avoir une convergence (en passant par des chemins différents) entre ces effets là et le gai savoir qui saisi une personne à l’issue d’une psychanalyse « réussie » ??Cet espace entre soi et une pensée magique (Dieu, Jésus etc..) que l’on crée comme s’il était hors de soi, où l’on libère énergie ultra positive, sans savoir ce qu’on attend en retour, sans savoir même que peut être on en attend qlq chose, cet espace ne tend-il pas ainsi à nous laisser dépouiller d’un Moi trop fort ou trop faible laissant peu à peu sa place au sujet??Finalement, à force d’être bienveillant à l’égard de tout, n’est-ce pas en fait son inconscient que l’on finit par convaincre qu’il est en qlq sorte le bienvenu??Voilà, c’était juste quelques questionnements à partager.?Bien à vous

  • #895

    Mr.Manigairie
    Participant

    cet espace ne tend-il pas ainsi à nous laisser dépouiller d’un Moi trop fort ou trop faible laissant peu à peu sa place au sujet?
    : changer er en é est en fait ce que j’aurais voulu?: changer ce que vous voudrez en ce que vous voulez est ce que je voudrais.??Bref, la conjugaison est claire, le sommes nous autant qu’elle? ?Je suis en analyse, le miroir que se propose d’être mon analyste c’est le miroir dans lequel je m’y voit (mi-voix) une fois par semaine. Je le pense sérieusement. ??Prier du fond du coeur ou parler du fond de sa peur, là est la différence.?Et même si ces chemins me mènent à Rome ils ne sont pas semblables car quand l’un m’y conduit en me laissant une dette indéchiffrable, l’autre me mène à moi sans que je puisse attendre rien d’autre.

  • #896

    xavier
    Admin bbPress

    Bonjour Mr Manigairie
    bravo pour votre sujet passionnant. Question : quelle distinction faites vous entre le « Moi » et le « Sujet » ? Xavier Webmaster

  • #897

    Mr.Manigairie
    Participant

    Bonjour viking, et vu que tous les cas sont uniques… Je ne vois pas à quoi sert cette question si elle n’est pas personnelle? Il me semble qu’il n’y a qu’une seule bonne réponse par couple analyste/analysant, que l’analysant est celui qui la « détient », et que l’analyste est là pour en accompagner la « sortie ».?Pensez-vous que lorsqu’on tourne en rond à rabacher de l’insatisfaction cela signifie qu’il n’y a plus rien à dire ou qu’il faille prendre une décision? Je crois qu’en analyse il y a un temps X à l’insatisfaction, au pire le temps qu’elle s’use d’elle-même justement par rabachage (mais je ne sais pas si vous avez remarqué que le rabachage est tjrs différent). Mais je crois qu’il y a (en analyse pour un autre temps) une vie après la frustration, qu’ils l’appellent castration mais qu’en tant que nouveau-nés après cette re-naissance et comme tout nouveau-né, il serait catastrophique d’être abandonné, livré à soi-même… Ce pourquoi je pense que l’analyse continue nécessairement encore jusqu’à ce que la reconstruction du Moi soit suffisamment équilibrée pour qu’on puisse voler de son propre désir.

  • #898

    Mr.Manigairie
    Participant

    Bonsoir, je ne pourrais faire fi de ce que j’en sais:?Le sujet est l’être humain jusqu’à à peu près 3, 4 ans, au delà de quoi son Moi est formé (tjrs bon an, mal an).?Le Moi est l’image (inconsciente) du corps de l’enfant, rendue par effet mirroir de la personne qui s’en occupe alors principalement (ce pourquoi après on ne sait pas pourquoi d’une petite chose on en fait toute une affaire, mais en fait une affaire symbolique!).?Le sujet, lui, est sans inhibition, il n’est pas atteint par un qlconque effet mirroir et de là n’est pas forcément acceptable socialement.?La psychanalyse a pour but de faire revivre le sujet pour que le Moi (certainement nécessaire à une époque reculée) ne joue plus un rôle obsolète dans l’actuel.?Le Moi serait cette « douleur confortable » dans laquelle plus ou moins nous vivons (sans en être conscient) mais qui est là pour éviter la supposition terrifiante de l’inconnu (qui rime pourtant avec la vie) gage d’un mieux être ou acclimatation à ce qui est/?/Le sujet (une fois re- trouvé) permet d’acquérir un Moi plus en adéquation avec son propre désir ainsi que ce que permet la société où l’on évolue.?Pour moi une analyse réussie c’est comprendre le seul compromis qui m’était jusqu’alors comme soit disant imposé, et ainsi de pouvoir faire avec les seuls ingrédients qui me composent (et non plus ceux dont je croyais disposer), une salade qui sied à ma personne. Or peut-on être vraiment heureux totalement en étant « coupé » des autres? Je crois pas! Il s’agirait donc d’un véritable choix personnel de composition une fois rendue possible la sensation de ce qui est intérieur et extérieur à soi.?Je n’affirme rien, d’ailleurs ce que je viens de dire ne me sert pas à grand chose dans mon analyse personnelle, mais lorsque l’on s’embarque dans nulle barque vers nulle part, je crois que c’est ça qu’il faut accepter: Accepter de vivre pleinement l’instant présent, fort de son passé et ignorant voire absent de l’avenir.

    Ps: En gros on veut posséder son avenir et se débarraser de son passé… Seul l’inverse est en fait possible, mais être tenté de maitriser ce qui vient permet peut-être à chaque fois d’oublier qu’on ne peut pas se soustraire à son passé!! Comme si la fleur pouvait croire vivre en se séparant de la tige (pourtant là et elle en puissance bien avant!)

  • #899

    xavier
    Admin bbPress

    Comme c’est curieux : ce passé que l’on voudrait oublier et cet avenir que l’on voudrait posséder mais aussi à vous lire l’inverse est possible : C’est le passé qui nous possède jusqu’à nous faire oublier notre avenir ! Comment résolvez-vous ce paradoxe ? Xavier Webmaster

  • #900

    Mr.Manigairie
    Participant

    Ce que je disais est terre à terre, le présent que je suis n’est que l’évolution de la fusion d’un spermatozoïde avec un ovule (sur une échelle individuelle). Je porte donc forcément mon passé puisque j’en suis la transformation. Parce que nous n’avons pas de tige apparente nous reliant comme la feuille au point de départ, on le dénie facilement. Une chose est possible par l’analyse: Se réconcilier avec son passé, murement accepter ce que l’on a vécu en retrouvant sa responsabilité cachée par-ci trop lourde par-là. Mais être responsable c’est aussi reconnaitre avoir certaines fois été au mauvais endroit au mauvais moment, que la recherche d’un coupable trahissait simplement mon réflexe de me tenir coute que coute en dehors du box des accusés. Peut-être même ai-je à certains moments exprimé une culpabilité refoulée et vieille comme l’an pèbre en dénonçant qlq’un pour un forfait actuel? Bel exemple de ce que je pourrais éviter en me réaproppriant mon passé.?Reconnaitre et embarquer mon vrai désir ne veut pas dire que l’avenir sur lequel je voguerai sera désormais une mer d’huile, mais si c’est la tempête à l’extérieur et qu’elle est à surveiller, je serai tout de même heureux sur mon voilier. Si vous m’avez compris, ce voilier me fait penser à l’image du corp..? Merci pour votre manière de solliciter la réflexion.

  • #901

    xavier
    Admin bbPress

    Je lis : je serai tout de même heureux sur mon voilier. C’est donc un homme qui écrit. Quel lien faire entre ce corps désiré semblable à un voilier voguant sur une mer d’huile et L’EFFET QU’A SUR SOI LE POUVOIR D’ETRE CROYANT ??? Xavier Webmaster

  • #902

    Mr.Manigairie
    Participant

    Un point commun? Je ne sais pas, peut-être la réponse a-t-elle un destin tout tracé dans l’utilisation des trois points d’interrogations successifs .?Je dirais que je commence à aimer me savoir imparfait, puisque je ne vis plus pour l’Autre, mais avec.

  • #903

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,?Qui a-t-il d’imparfait à enfin accepter de vivre avec l’Autre ? Fallait-il se cacher de Lui comme Adam cachait sa nudité en retour dès l’entente de Son pas ????a+Xavier Webmaster

  • #904

    Mr.Manigairie
    Participant

    Se reconnaitre imparfait rime pour moi avec se reconnaitre soi-même, et donc tendre à s’adapter avec plus de souplesse au jeu toujours improvisé de la vie.. Lorsqu’on s’efforce inconsciemment à devenir un être idéal pour correspondre à une image tout aussi inconsciente, consciemment on est voué à vivre dans l’insatisfaction, car on ne peut être aussi parfait qu’une image. Lorsque cet effort devient conscient, peu à peu on finit par découvrir l’image que vise ce vain effort et l’épuisante quantité d’énergie pulsionnelle n’est plus uniquement sacrifiée dans cette affaire: Elle réintègre l’ensemble du sujet au service de son désir et de ce qui lui est possible. Or la vie qu’on mène est indivisible de l’autre, tout ce qu’il y’a de figé en soi par répétition de cercles se casse la gueule sur l’inattendu de l’autre.?Il me semble que l’analyse accélère la répétition de ces cercles et que par là on a moins de chance d’être bercé et malmené à vie dans l’illusion qu’ils ne se ressemblent pas.?Cette energie je pense que c’est le constituant de l’amour, qu’elle est utilisée avec les moyens du bord dans la tendre enfance puis qu’on en conserve plus ou moins la maladroite orientation parce qu’on ne peut pas savoir qu’il peut en être autrement, puis on refoule ce mode de déploiement et ça devient répétition aveugle à soi. On finit tous à peu près manipulé de l’intérieur avec en plus la très forte impression soit de maitriser tout (des excuses sans fin avec emprise active sur l’autre) ou de ne plus rien maitriser du tout (des excuses sans fin différentes avec emprise passive sur l’autre). Donc rien de négatif dans l’imperfection réaliste comme je l’entend au contraire de la perfection inaccessible derrière laquelle on court sans même s’en rendre compte car cela est forcément dépravateur, rabaissant, réducteur etc.. ?Je l’entend bien tout ça, et j’aime en discuter car cela parle de ce qui tend à ignorer activement en profondeur qd en surface le savoir est de rigueur. Ca me passionne c’est comme ça, mais je ne perd pas de vue qu’en évoluant encore dans mon analyse ce fort interêt se décroche peut-être de moi un jour et pourquoi pas ( Oh comble!! lol) sans que je comprenne comment et pourquoi, voire même sans que je me préoccupe du comment et du pourquoi.

  • #905

    xavier
    Admin bbPress

    je suis stupéfait de vous lire comme imparfait, vivant dans l’insatisfaction, sans force, épuisé et sacrifié… dépravé, rabaissé et réduit ( en esclavage?) Qui vous condamne à la culpabilité et à la passivité jusqu’à se faire casser la gueule ??? Votre vie vaut mille fois plus que cette emprise inhumaine ! Vous êtes digne d’être aimé et attendu pour vous même, or quoi qu’il vous soit advenu, vous en avez le droit absolu et de surcroît, je vous autorise à vous aimer. Xavier Webmaster

  • #909

    Mr.Manigairie
    Participant

    N’est-ce pas plutôt votre interprétation qui vous supéfie? lol. J’ai du baume au coeur depuis peu pour chaque petit moment de bonheur rencontré dont je me réjouis au moment où il apparait sur mon chemin, avant ils m’aparaissaient comme autant d’obstacles à ma quète inconsciente de toute puissance, et résultat je n’étais jamais heureux, hmmm pas VIVANT .?Je suis donc étonné que mes écrits vous fasse penser que je suis le contraire de ce que je vis pleinement. Mais mon coeur s’élargit avec grand bonheur pour y laisser entrer vos parole pleine d’amour si vrai pour nous tous. Merci et très bonne soirée Xavier. A bientôt

  • #910

    xavier
    Admin bbPress

    Merci pour votre réponse,?hmmm, pas VIVANT, qu’entendez-vous par là ? Ce doit être une expérience exceptionnelle que d’avoir survécu à pareille épreuve. J’aimerai en savoir plus de vous. Xavier Webmaster

  • #911

    Mr.Manigairie
    Participant

    Bonsoir Xavier, je me réjouis de votre sollicitation à vouloir me connaitre mieux car, ne MOURRANT plus dans mon « ancestrale » projection du présupposé savoir de l’autre sur moi je vais pouvoir vous en dire un bout:?J’aime cette vie que depuis peu je ne connais pas, j’aime cette personne que je suis et dont j’ai fait la connaissance il n’y a pas très longtemps.?En fait j’ai aimé ce que cette personne ignorait d’elle dès que je l’ai rencontré, à savoir un entourage qu’elle croyait ennuyeux (= pas vivant) qui en fait la constituait comme autant de pièces à chaque fois rapportées (ou reportées! )?Et c’est marrant, depuis que je la connais elle revit comme si cette rencontre l’avait ranimée.?Comme si à l’occasion de cette rencontre « Je naquiT ».?Nous sommes elle (cette personne) et moi en analyse depuis bientôt 2 ans, avec ce psy auprès duquel nous nous sommes rendus compte peu à peu de notre co-habitation jusque-là si impeccablement ignorée, sauf à l’occasion de certains moments où la dépression avait pu apparaitre.. ?Apparaitre tel un point qui rejoint son point de départ, décrivant ainsi une boucle mais infernale alors qu’il croyait évoluer en une spirale quelconque (ascendante et/ou descendante) susceptible de rejoindre un jour l’état de bonheur permanent. ?L’ être qui lui-même ne pouvait tolérer être l’habitât de deux personnes vivant simultanément (alors qu’une existence dépend de l’existence de son contraire), était condamné au clivage parce que la loi était Moi après l’autre, puis réciproquement!!?Une sorte de règle religieuse, une forme de pureté divine, un « il ne peut en rester qu’un » comme étant paradoxalement le seul adage digne d’amour, un pro-verbe « fort-mulet » en soi à l’abri de soi.

    Car,?C’est pourtant évident,?S’il n’y avait pas les autres, la névrose serait très différente, « On » n’existerait pas, et le travail dans cette vie utopique serait de reconnaitre l’absence d’autres, et (comme ici et maintenant) ce serait ça l’amour: Reconnaitre ce qui est.?Or ici il y’a les autres, et l’amour est aussi présent de ces autres que de soi! Le « il ne peut en rester qu’un » devient alors cette contradiction sur laquelle il faut se pencher de soi-même pour s’en libérer!

    L’autre ici, il est de partout en soi et autour!! Dans ce monde il est soi, car tout le monde est soi.?La difficulté réside dans le fait d’accepter être une pièce du puzzle en tant qu’ une pièce du puzzle est aussi importante que le puzzle lui-même, sinon, il n’y aurait pas de puzzle, ce qui ICI fait qu’on est une singularité d’un tout singulier ! Bizarre quand même non?

  • #912

    xavier
    Admin bbPress

    Les béatitudes disent : « Heureux les simples d’esprit » Ce qui n’est point une affaire de simplets ou d’idiots mais de ceux qui sont « un » en esprit. Ce qui semble être la difficulté que vous nous soumettez. Je lis l’épreuve d’une dépression au cours de la période récente. Avez-vous pu la soigner ? Cordialement, Xavier Webmaster

  • #913

    Mr.Manigairie
    Participant

    Bonsoir Xavier, vous avez fait un parallèle entre l’utilisation du féminin pour mezzanote qui sonne féminin, et celui du masculin pour manigairie qui sonne féminin.
    Je ne sais pas si vous l’avez fait exprés histoire de voir si qlq chose rebondit en moi, la seule chose importante est que c’est moi qui ait à la fois vu hameçon là-dedans et mordu puisque j’en parle.
    ça me fait penser à l’attention flottante, hameçon flottant qlq part.
    Comment m’identifier à une mère qui souffre au crochet de celui (mon père) qui manifeste la plus grande méprise à son égard mais sans toutefois pouvoir et/ou vouloir et/ou savoir (pourquoi rester avec et/ou..) la quitter!?
    Enfin, tout cela reste bien philosophique puisque c’est seulement auprès de mon psy que je parlerai vaguement et précisément de la souffrance dans laquelle (de toute évidence) qlq chose me pousse à rester. Et là je parle d’un noyau Mr Xavier, celui qui fait mon malheur et ce que je suis au fond du fond, je ne remettrai pas en question mon effectif mieux-être au quotidien, je ne parle de ce que ma psychanalyse ne s’arrete pas (ne peut s’arreter) sur un résultat (parallèle) thérapeutique de toute façon encore trop frais pour être laché à lui même.
    Je me laisse donc aller, conscient de l’immaturité de mon mieux être, pour peu qu’en ce chemin pour une auto-suffisance à la vie, des choses touchant à mon noyau remontent d’une manière radicalement inattendu.
    Bonsoir

  • #914

    Mr.Manigairie
    Participant

    Quelqu’un qui ne me connait pas saura toujours de moi des choses que qlq’un qui me connait ne peut pas connaitre.

  • #915

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Effectivement Mezzanote et Manigairie apparaissent au lecteur distrait comme des pseudos exclusivement féminins. Nous comportons tous une part du sexe opposé.
    Cependant je lis que vous nous livrez le contenu de votre douleur. Il est essentiel de bien traiter cela en séance avec votre psy, car les soins ne sont pas exactement la finalité de notre forum. S’il y a un cap difficile à passer et qu’il vous est proposé des médicaments acceptez-les. Accrochez-vous à votre thérapie, vous en avez besoin et vous la méritez. Vous en êtes que plus digne à nos yeux. Xavier Webmaster

  • #916

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, Oui, c’est bien cela : Si votre père ne vous reconnaît pas, nous, ici qui ne vous connaissons pas, nous vous reconnaissons avec votre blessure. Tel que vous êtes, vous êtes bienvenu sur notre forum de jour comme de nuit. XW

  • #886

    Mr.Manigairie
    Participant

    Merci du fond du coeur de votre réponse, je vais me coucher là tout de suite mais: LOIN de moi ce côté médicamenteux!! Je suis même certain que mon propre psy rierait de cette idée à mon sujet. Je suis en psychanalyse, et pas en psychiatrie et lui n’est pas à même de délivrer des ordonnances, sinon il ne serait pas psychanalyste! . Certes je pourrais être sous soin psychiatrique mais ça n’est pas le cas, peut-être ne m’en suis-je pas donné les moyens? Est-ce une option que j’ai raté? D’ailleurs, il n’est nul besoin d’aller mal pour avoir l’élan de creuser en soi… Je ne suis plus pour moi dans l’illusion que réserve la disparition du symptôme je crois que j’ai tjrs senti avant même de trouver un analyste, d’entendre parler de la psychanalyse, qu’on était mu et à notre insu seulement par des tendances intérieures ou, au pire comme au mieux, intériorisées. Ce serait une douleur pour moi de ne pas perseverer à laisser l’analyse creuser en moi, analyse observée entre mon psy et moi.
    Je ne peux pas savoir si vous m’avez bien entendu.
    Mais je pense que oui, puisque l’essentiel est de s’entendre soi et que vous êtes « à l’affut » de la personne qui s’entend.
    Et grand bien, grand bien pour moi que de lire à l’instant votre dernier message (concernant la reconnaissance) alors que je répond au précédant (00:31:59).
    Au vif plaisir de continuer l’échange.

  • #888

    xavier
    Admin bbPress

    Il convient, pour votre paix intérieure d’envisager le recours médicamenteux en cas de « dépression » puisque ce mot a bien été écrit et certains de ses symptômes décrits. Dans ce cas de dépression ou d’état mélancolique diagnostiqué : Dieu merci, il y a des médicaments ! Hors de ces états typiques, vous avez tout à fait raison de traiter d’abord votre problème avec un psychanalyste qui n’est pas nécessairement un médecin. Effectivement, les médicaments sont une chose, la psychothérapie ou la psychanalyse sont d’autres choses, cependant ces traitements peuvent se succéder, se compléter ou se superposer. Quel âge avez-vous ? XW

  • #887

    Mr.Manigairie
    Participant

    Je suis curieux de savoir ce que me dira mon psy qd je lui demanderai si l’on peut faire un vrai travail psychanalytique, le corp et l’esprit influencé chimiquement, et même l’esprit doublement puisqu’il se saurait influencé.
    Vraiment je ne pensais pas que c’était compatible.
    Certainement Danièle pourrait en parler aussi?
    Bonne nuit.

  • #891

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Je lis : « J’aime cette personne que je suis et dont j’ai fait connaissance il n’y a pas très longtemps »
    À moins que vous fussiez frappé d’amnésie je ne comprends pas très bien votre propos. Merci de m’en faire connaître un peu plus de vous. Xavier Webmaster

  • #883

    manigairie
    Participant

    Cher Mr Xavier Double You, ne mettez pas la charrue avant les boeufs voyons!
    J’ai 33 ans et pourtant de cet age que seul vous serez à même de juger jeune ou vieux, je sens en vous la tenacité de croire plus dans un diagnostic que dans ce qu’on ne sais jamais d’avance, soit le singulier de tout un chacun! Merci à vous de répondre de vous.
    Vous portez l’éthique de votre site cher ami. Au delà d’une joue gauche tendue, mon message est donc entre autre une perche tendue pour vous de pouvoir rendre grace à ce lieu crée par vous.
    Vous avez dit:

    « Il convient, pour votre paix intérieure d’envisager le recours médicamenteux en cas de « dépression » puisque ce mot a bien été écrit et certains de ses symptômes décrits »

    Vous voulez dire à travers mes propos? Ou d’une manière générale?

    Si mon psy est un bon psy pour moi, c’est qu’il le sent lui aussi! Avec ce que cela engendre de possibilités à m’orienter ailleurs, or ce n’est pas fait! Pourquoi donc insistez vous sur l’éventualité du médicament?
    Vraiment là je ne comprend rien au sens stricte!
    Dans l’absolu vous m’affoleriez même au sujet de l’intimité du secret entre moi et mon psy… Alors, à quoi bon!? J’attend votre réponse qui pour moi sera décisive sur mon plaisir, à disserter et/ou à vivre.
    merci,

  • #917

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Un peu de théorie sur ce vaste sujet :
    -il y a la grande dépression de 1929 qui se chiffre en dollars,
    -il y a la dépression dévastatrice de la tempête de 1999 qui se chiffre en millibars
    -il y a la dépression géologique de la mer morte ou de la faille des Affards et Issards qui se mesure en mètres au dessous du niveau de la mer
    -il se dit « dépression pour tout accident en forme de cuvette située sur une surface plane, par exemple pour décrire l’état d’une toile de maître, l’aspect d’un bas-relief
    -il se dit parfois « état dépressif » ou atonie générale pour un convalescent, après une maladie, un deuil, un accident, un servrage de toxique ect…
    -il y a la dépression naturelle de la personne âgée
    -Mais aussi, derrière la même locution du langage populaire, il peut se trouver plus de 2000 cas de maladies répertoriés par les manuels de psychiatrie comme la psychose maniaco-dépressive ou d’autres maladies génératrices de grandes souffrances, de trouble de la personnalité et d’isolement social
    -Mais encore, suite à un harcèlement moral sur le lieu du travail ou en famille, il y a des dépressions qui cessent rapidement dès que la personne est sortie du milieu toxique qui la maltraite, il peut être parlé ici de maladie provoquée et non point naturelle, or qui dit maladie dit souffrance, puis diagnostic puis soins dont les médicaments et la psychanalyse qui demeure le meilleur gage de réussite des soins puisqu’elle traite le problème de fond, les médicaments n’agissant que sur le confort provisoire, tels que « tonifiants et anesthésiants psychiques « .
    -De surcroît nous nous accorderons que dans le domaine de la souffrance psychique, il n’y a pas de « mesuromètre », mais seulement les dires des patients et éventuellement la description de leurs symptômes.
    -De même nous nous accorderons qu’à l’époque de Freud, il n’y avait aucun médicament antidépresseur efficace. Depuis lors, la dépression médicale type souvent appelée par les psychiatres Mélancolie pour éviter les confusions ci-dessus énumérées, se caractérise par l’arrêt de la production de Sérotonine dans le cerveau. L’absence de cette hormone provoque une angoisse si impérative qu’elle prend la priorité sur toutes les autres capacités cérébrales y compris la motilité. Les antidépresseurs sursoient à cette pénible carence.

    Les psychanalystes dont le webmaster fait professionnellement partie ne posent pas de diagnostic, cependant confrontés aux grandes souffrances engendrées par un état dépressif typé et diagnostiqué par un médecin, ils constatent le confort et le soulagement apporté par les médicaments et le complément naturel aux soins analytiques qu’ils offrents notamment quand le mileu toxique de l’entourage du patient reste actif ou que ce même milieu toxique est présent et actif dans son inconscient. Ce pourquoi, par expérience, dès que les dires des patients décrivent des symptômes et des états dépressifs, ces mêmes praticiens n’hésitent pas à ouvrir la porte de l’opportunité médicamenteuse au cas, et au cas seulement ou elle s’averrerai ultèrieurement nécessaire. Un bon praticien dénoue par prévention des liens et ouvre des portes, quand bien même il se pourrait que ce fut supperflu pour cause d’emplois innombrables du mot « dépression » dans la langue française… Par ailleurs si le psychanalyste ouvre les portes, le médecin en posant son diagnostic « condamne le patient à fermer la porte avec la prise d’un médicament » quand bien même cette prescription soit salutaire. Ce pourquoi les deux actions ne sauraient être confondues. Le principal étant que dans le domaine de la psychanalyse le pragmatisme offre la garantie de la liberté absolue du transfert, loin de toute théorie, de tout savoir ou de toute science. Si vous vous sentez bien avec votre psy, alors tout va bien.

    A+Xavier Webmaster

  • #918

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    33 ans ? Vous avez donc l’âge parfait de Jésus, homme martyrisé, sacrifié puis abandonné par Son Père indifférent à son agonie. N’est-ce point l’histoire de votre passion ?
    Faites les liens. XW

  • #919

    manigairie
    Participant

    Ceci: « Par ailleurs si le psychanalyste ouvre les portes, le médecin en posant son diagnostic « condamne le patient à fermer la porte avec la prise d’un médicament » quand bien même cette prescription soit salutaire »,
    me convient tout à fait puisque à mes premières séances, j’avais la pulsion de l’appeler Dr pour m’adresser à lui et je lui en parlais d’ailleurs. Je me suis vite rendu compte que le médicament magique que j’étais venu chercher je ne pourrai le chercher qu’en moi, puis plus loin que ce que je commençais à trouver était d’une toute autre nature.
    A très bientôt et belle journée.

  • #920

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Vous découvrirez bientôt qu’il y a d’autres médicaments magiques, j’entends par là qu’il y a d’autres hommes bienveillants qui vous acceptent et vous accueillent tel que vous êtes. Et donc qu’il y a une multitude de regards qui se réjouisse de vous voir commencer enfin à vivre. A+XW

  • #921

    manigairie
    Participant

    tout à fait Mr Xavier, c’est exactement par cela que je sens sourdre en moi ce puissant bien être depuis peu!! Et vous voyez très juste sur le parallèle de mon age avec le titre de mon sujet, je ne vous cache pas en avoir parlé lors de mes qlqs avant dernières séances.
    J’aimerais y revenir, mais avant ça si vous me permettez, de parler (la prochaine fois que je viendrai), d’un qlq chose qui m’a parrut décisif dans ma dernière séance, comme un miroir aux allouettes qui aurait volé en éclats.
    Au fait, vous avez vu hein, comme je m’emporte vite, lorsque qlq chose me semble faire intrusion dans mon couple analytique! lol une vraie jalouse!!

  • #922

    xavier
    Admin bbPress

    Vous êtes autorisé à défendre votre transfert par tous les moyens : il vous est essentiel.:) a+XW

  • #923

    manigairie
    Participant

    Question : quelle distinction faites vous entre le « Moi » et le « Sujet » ? Xavier Webmaster
    A ce sujet je suis curieux d’entendre votre son de cloche Xavier. Puisque vous même êtes sorti un jour de votre propre carcan, que pourriez vous en dire? Et là je ne m’adresse pas à votre savoir même si j’imagine que le savoir psychanalytique est d’être ce savant qui se sait ne pas savoir.
    Bonne nuit

  • #924

    xavier
    Admin bbPress

    C’est exactement cela : laissons les philosophes et les théoriciens débattre à l’infini de ce genre de finesse lexicale. Qu’ils brillent loin de nous, ces inopérants en matière de jargon car le sujet essentiel de votre discussion est bien : PSYCHANALYSE ET SIMILARITES AVEC L’EFFET QU’A SUR SOI LE POUVOIR D’ETRE CROYANT. Voici qui nous interpelle tous deux, n’est-ce pas passionnant ? Qu’en pensez vous ? a+XW

  • #889

    manigairie
    Participant

    Je me suis rendu compte que pendant presque 2 ans, ce qui a vraiment fait que je puisse commencer à m’aimer c’est qu’une personne rende cela possible auprès d’elle (en l’occurence mon psy) et ce nécessairement par la seule voix connu de moi mais que jamais je n’ai empruntée, puisque dans mon quotidien ce chemin je l’ai toujours détourné, contourné tel une pierre précieuse maudite.
    J’ai donc secondairement compris ce que sont le transfert et l’effet miroir.
    J’ai courru après un seul désir, celui de mon père et j’ai cru que pour y arriver il fallait que je devienne (ce que je pensais être) son intérêt: L’intelligence. Course dont l’interdit s’objectivait en moi par une forte culpabilité à éventuellement paraitre prétentieux.
    Mais de la même manière que l’enfant tendra tjrs la main vers le bonbon inaccessible, jusqu’à ce qu’il l’ait ou qu’il puisse en parler en toute liberté, cette tendence en circuit fermée a continué en moi à rythmer ma vie. En séduction, si je me rendais compte que ce n’était pas la flèche que j’avais lancé qui avait touché la cible, je ressentais sans pouvoir le comprendre, un désintérêt pour celle-ci alors même que la colle avait prise. Je refusais donc plein de bonnes choses qui ne pouvaient me permettre de m’aimer.
    Par exemple: Vas trouver de quoi pouvoir t’aimer en acceptant seulement d’être aimé pour ta force de raisonnement!! C’est complètement débile et pourtant! Tout cela a occasionné de grands déboires affectifs, auquels je trouvais tout un tas de motifs extérieurs à moi, alors que j’étais mu par le besoin de me conformer au désir imaginé du père. Je ne me rendais pas compte que mon inconscient avait accroché dans un coin de mon coeur la liste des choses impossibles à suivre pour pouvoir m’aimer!
    Autre chose qui me semble important:
    Il suffisait pourtant que l’alchimie des évènements soit favorable à satisfaire mon fantasme inconscient pour que je me sente rempli d’un plein bonheur, j’en tremblais alors!!
    Mon psy m’a laissé auprès de lui me gargariser de cette intelligence, et c’est de cela que mon bien être au quotidien c’est peu à peu éveillé non tant du contenu lui-même de tout ce que j’ai pu lui parler. Ca m’est clairement apparut la dernière fois, mais d’une manière douce, pas comme une surprise trop violente qui m’aurait fait rejeté l’analyse. Au contraire, j’ai été fier de tout ça, il fallait de toute façon que qlq’un l’entende pour que je puisse l’entendre et que ça ne monopolise plus de cette manière quasi hypnotique une trop grande partie de mon énergie.
    Voilà, je vous laisse la parole, mais il me semble pour en revenir à la croyance en Dieu, que c’est un réceptacle suffisament « sain » pour catalyser justement ce genre d’énergie épuisante. Sauf que, après, peut-on à l’instar du transfert analytique, finir par se passer de ce réceptacle? J’en doute.
    Pour le plaisir.

  • #925

    xavier
    Admin bbPress

    Vos propos sont brillants et intelligents. Cependant, le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas, dit le proverbe. L’amour véritable, j’entends par là la conversion vers l’autre ne souffre d’aucune autre contrainte que le lâcher prise. Il s’agit donc d’une reddition sans condition à celui ou celle qui vous offre le réceptacle total de vous même comme s’il était question d’être désiré et « porté dans son sein » en vue d’un devenir. Étiez-vous un enfant désiré ? A+XW
    PS : Par ailleurs, il y a des liens à faire entre sein, sain et saint.

  • #926

    manigairie
    Participant

    Tout d’abord accident, puis désiré non pas pour moi en temps que nouvelle personne à venir mais magie qui mettrait fin aux infidélités de mon père.
    Lorsque après ma naissance ma mère s’est très vite rendue compte qu’aucune magie n’opérait, je n’étais là plus porté par quoique ce soit… Ou peut-être si: J’ai été nourri par culpabilité (au sens propre comme au sens figuré). Au sens propre = puisqu’elle n’avait pas de lait au biberon.. tel un saint substitut du sein?
    Mais ce que vous dites est très juste, mes 2 ans de psychanalyse sont équivalent pour moi à une sorte de seconde gestation de moi, période pendant laquelle il me fallait parler pour la première fois pleinement ma vie d’avant, gage à la fois de l’amour pour moi de celui qui me re-porte en même temps que, arrivé au bout de ce chemin, je me rend compte que ce désir interdit maintenant bravé ne me correpond pas… Tout ceci pour me permettre une vie nouvelle faites de mes vrais désirs, encore à découvrir. J’ai le sentiment que je vais commencer une analyse différente, plus dans le lacher prise alors que j’étais jusqu’à lors branché dans le laché intellectuel de la prise qu’est mon père.
    LOL je ris maintenant doucement de ça: « la prise qu’est mon père » car en analyse alors que je reportais fièrement un jeu de mot que j’avais fait dans la semaine sur la prise péritel s’entendant « la prise périt-elle? », j’ai balancé comme ça que le mot prise me faisait penser au féminin du mot père.
    J’espère avec tout ce que vous pourrez trouver dans mon texte, ne pas avoir donné l’impression de qlq’un qui va couper court à son analyse! Enfin si, mais à celle d’avant, il me reste ce qu’il me parait vraiment extraordinaire de pouvoir arriver à déméler: Mes fantasmes sexuels si bizarres et que je sens pourtant si riches au sujet de mon sujet ainsi que ma relation fantasmée avec mon psy. Bref le meilleur reste à venir! :)

  • #927

    manigairie
    Participant

    En me relisant je note une chose:
    « puisqu’elle n’avait pas de lait au biberon »… je sais qu’en voulant faire vite pour éviter trop de culpabilité anticipée, ma mère couvrait, entre-autre celui alimentaire, tous mes besoins avant même qu’ils naissent en moi. Donc ma phrase citée pour un autre sens, j’ai envie d’y voir mon désir caché qu’il n’y ait plus de lait dans le biberon, peut-être ai-je souffert du trop à ma manière!?

  • #928

    manigairie
    Participant

    « Quelqu’un qui ne me connait pas saura tjrs de moi des choses que qlq’un qui me connait ne pourra pas connaitre. »

    Cet inconnu qui à mon sujet connait qlq chose que celui qui me connait ne pourra jamais connaitre!!!! C’est peut-être bien mon inconscient.
    Ok la bestiole est en moi, ok cette bestiole c’est aussi bien moi jusqu’à présent, mais sans elle! Et ok pour solliciter sa bienvenue comme s’il s’agissait de ma véritable naissance comprenant moi et cet autre inconnu qui lui seul peut me connaitre mieux que moi, puisque « il est moi » avant Moi? Ou encore, ce fut de detester subitement, et pour je ne sais quelle raison, ce que je suis, que Je devinT moi?
    HHmmm si cet inconnu (qui est la vraie personne habitante en moi) pleure, c’est pas étonnant alors que certaines de mes larmes inexplicables soient des larmes de joie.
    Bonne soirée Mr Xavier qui êtes un psychanalyste.

  • #929

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Il ne saurait être question d’interférer avec votre transfert, mais seulement de discourir dans le cadre de votre sujet qui est « psychanalyse et croyance ». De telle façon à enrichir la culture de nos lecteurs comme la votre dans le cadre de l’auto analyse qui s’opère en vous en marge de votre cure psychanalytique. a+XW

  • #930

    xavier
    Admin bbPress

    Ce pourrait être :
    -votre père ou votre mère car au stade mystique il n’y a plus de sexe, mais aussi le Père : la divinité qui est l’archétype parental
    -et encore le Soi, le Moi et son rejeton : l’inconscient
    En principe, le Soi est avant le Moi, or le Soi universel selon Jung est le siège des notions de la divinité qui est accessible lorsque les souffrances insupportables acquises dans ce monde provoquent la fuite vers le monde intérieur et la mémoire; en l’espèce le but de la restauration du Moi, si délicat comme aléatoire à atteindre, est le fameux souvenir inconscient du bonheur matriciel. Il est du talent de votre psychanalyste de bien vous diriger au cours de ce Deuil intense et périlleux. Il y a donc encore bien du travail d’inventaire sur la route de la réconciliation intérieure, jusqu’à l’acceptation de votre histoire puis la redescente de la montagne mystique vers les réalités des simples mortels et de leurs consolations que sont l’affection ou l’amour à recevoir d’autrui auxquelles vous serez élu. a+XW

  • #931

    manigairie
    Participant

    J’aime bcp cette image que l’inconscient serait le précipité tombant au fond de la personne, comme résultat de la réaction entre le Soi et l’apparition du Moi.

  • #932

    xavier
    Admin bbPress

    C’est exactement cela, dès la rupture de la poche des eaux, il y a apparition de la libido, ce phallus symbolique décrit par Freud puis du Moi, du Surmoi archaïque et un « précipité »: l’inconscient. Quel vaste palais que notre mémoire, tout y gît méconnaissablement comme dans le contenu d’un estomac disait St Augustin ! Comme quoi, il n’y a rien de nouveau, si ce n’est l’art de le dire et l’épreuve de le vivre. a+XW

    Avez vous souffert d’un rejet parental ?

  • #933

    manigairie
    Participant

    ce Deuil intense et périlleux du bonheur matriciel, serait-il celui qui donne cet aspect tjrs inachevé à tous les autres deuils jalonnant la vie de l’individu? Eux le réveilleraient, et lui leur apporterait cette sensation qu’ils ne se termineront jamais vraiment? Un moment T qui en pénétrant la personne entrerait en collision avec son passé primaire enfoui dans chacune de ses cellules (soit, un autre môme-hanté)?

  • #934

    manigairie
    Participant

    « dès la rupture de la poche des eaux, il y a apparition de la libido, ce phallus symbolique décrit par Freud puis du Moi, du Surmoi archaïque et un « précipité »: l’inconscient »

    :O

    Ca m’interesse, des ouvrages à ce sujet?

    à bientôt

  • #935

    xavier
    Admin bbPress

    Rien ne vaut ce que vous allez acquerir par une quête personnelle plutôt que par un seul auteur. Faites votre chemin avec
    -la Genèse
    -le talmud et surtout les commentaires du Midrash sur la Genèse
    -l’évangile selon st Jean
    -St Augustin les confessions notamment la partie consacrée à la
    première page de la création
    -Saint Jean de la Croix
    -Freud, référez-vous à notre bibliographie, malheureusement ses réflexions sur le sujet sont éparses dans son oeuvre
    -Jung a été un bon commentateur mystique, notamment pour l’épisode Noé, malheureusement il a écrit plus de 100 ouvrages très délayés et désormais datés
    -quelques relectures sur le Taoisme peuvent être complémentaires

    Cependant, soyez attentif à ne point tomber dans le mysticisme, car l’épreuve mystique n’est qu’un passage qui n’a d’intérêt que dans sa résolution définitive. Par ailleurs nul ne sait si il y a un intérêt à se frayer le passage via le « chas de l’aiguille » vers la restauration du Moi (ex grâces sanctifiantes) car c’est dangereux : il y a un risque schizo.
    La finalité de la psychanalyse est la même que la résolution mystique mais par une voie plus douce et moins risquée qu’est le transfert qui restaure aussi le Moi. La liste ci-jointe est une liste de fond de culture qu’il convient de lire avec distance en se faisant accompagner par votre psychanalyste. Aucune théorie si belle soit elle ne vous soignera, aucune Foi aussi belle soit elle ne vous soignera. Seul le transfert peut. A+XW

  • #936

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, vous avez écrit : Ce Deuil intense et périlleux du bonheur matriciel, serait-il celui qui donne cet aspect tjrs inachevé à tous les autres deuils jalonnant la vie de l’individu ?

    C’est exactement cela.:) a+XW

    Un « moment T », un « môme hanté » enfoui dans chacune de vos cellules ? Avez-vous connaissance d’un frère jumeau ou d’une fausse couche précédent, simultanée ou suivant votre naissance ? Un demi-frère caché dans un autre foyer ? Ou tout simplement d’une frère ou une soeur nés rapidement après vous ? Cherchez, vous pouvez aussi ouvrir aimablement les albums photo en famille pour recueillir de précieux témoignages avant que ces personnes ne disparaissent.

  • #939

    manigairie
    Participant

    Rien d’autre qu’un avortement lors de sa première vie maritale très brève.En deçà du sentiment d’amour alors présent, ce mariage fût pour ce qu’elle en pense maintenant, l’issue qu’elle avait trouvé pour à la fois fuire le milieu familial et faire ressentir à son père qui l’aimait tant, la dent que paradoxalement elle avait contre lui, elle lui en voulait de ne pas la laisser faire ce qu’elle voulait (« comment ose-t-il me faire ça à moi, sa préférée! »). Lorsque son père est tombé malade de manière irréversible, sa vengence d’amour blessé la rendit coupable de l’évènement. Son amour serait donc passé de blessé à impuissant!

  • #940

    manigairie
    Participant

    Il est évident que toutes ces pièces appartiennent à mon puzzle actuel, alors qu’il reste, en vrac. Je ne perd pas espoir de rencontrer le pendant de ma flottante attente mystique en continuant de contempler mon difficile laché prise.
    Merci Mr Xavier, pour ce site par lequel votre répondant permet de s’interesser davantage à soi, tout en pointant le risque à éviter: Cette sorte d’orgie moïque?

  • #941

    xavier
    Admin bbPress

    Si je comprends bien, une rupture entre votre mère et un partenaire précédent l’auteur de vos jours a eu lieu, votre grand père donc le père de votre mère est tombé gravement malade et en a fait le reproche à votre mère !!! S’agissait-t-il dune première union arrangée pour que cet échec l’affecte autant ? l’union dont vous êtes le fruit a-t-elle aussi été arrangée ? a+XW

  • #942

    xavier
    Admin bbPress

    Les conditions prévalant à votre naissance ont un lien direct avec votre quête mystique qui se définit parfaitement par la réponse de Jésus à Nicomède. C’est bien de « naître d’en haut » que recherche le mystique, la voie religieuse qu’il prend est brutale et hasardeuse, la psychanalyse est plus lente, plus douce et plus sure. Sans pour autant préjuger d’une excellente vocation éventuelle à la contemplation, connaître votre inconscient qui est ce vent incompréhensible qui vous habite vous permettra d’éclaircir et aussi de consolider vos choix de vie. a+XW

  • #943

    manigairie
    Participant

    Pour la première réponse:
    Non, c’est la fuite du milieu familial par son premier mariage qu’elle voit maintenant comme une réponse à son amour blessé d’un père qui lui refusait les sorties.
    Il ne l’a par la suite jamais tenue comme responsable de sa maladie incurable: Ceci s’est fait tout seul à l’image du boomerang dont on ne sait ni vraiment pourquoi on l’a lancé, ni même si on l’a vraiment lancé.
    Bien sûr il y a eu des liens faits dans ce sens par l’une de ses soeurs.. Ca aide !

    Pour votre second message:
    C’est bien de « naître d’en haut » que recherche le mystique, la voie religieuse qu’il prend est brutale et hasardeuse, la psychanalyse est plus lente, plus douce et plus sure.
    Y’aurait-t-il un parallèle dangereux à entrevoir avec l’attente inconsciente de naitre par la mort?

  • #944

    manigairie
    Participant

    Pour le troisième, et après je file faire une sieste avant ma séance:
    Oups, la question concernant les décisions!!
    Je suis en plein dedans au niveau professionnel, j’aime sentir la joie que me procure l’idée de quitter la prison dorée du fonctionnariat pour privilégier une activité dans l’orientation de mon désir naissant.. Plaisir balancé par ma conscience des eccueils possibles.

  • #945

    xavier
    Admin bbPress

    Libido = « LA FAIM » en Latin, d’où le choix du mot par S. Freud
    Libido = « L’APPÉTIT » au sens de ST jean de la +
    Libido= OUZIA = « ÉNERGIE » au sens de Platon

    Le foetus a ses besoins totalement satisfait, il peut être dit qu’il vit hors la libido jusqu’à la rupture de la poche des eaux. De surcroît, il est le Monde, il est Un puisqu’il rempli son oeuf et n’en connaît rien d’autre, pas même le temps car il flotte dans l’éternité. Il ne connaît ni le chaud ni le froid, ni la faim ni la soif, ni le bien ni le mal. Ce pourquoi sa vie psychique sans expérience du monde extérieur est concentrée sur l’affinement narcissique des abstractions les plus pures ou protopensées (tous les futurs mots finissants en é, avant la lettre !!!) tout en se préparant à une rencontre dans un monde futur (la relation à la mère). Littéralement, il peut être dit que du point de vue de sa pleinitude, IL CONTEMPLE L’ABSENCE d’amour. Ce pourquoi ces notions universelles du Soi contiennent d’une part les notions de divinité mais aussi de la jouissance hors de la libido, or cette absence de libido est irreprésentable à la conscience autrement que par la mort. Sachant que le Moi issu du Soi lors du traumatisme de la naissance, a refoulé dans l’inconscient ces notions, nous comprendrons que ce même inconscient n’a aucune peur de la mort et que le retour à l’état inanimé peut être confondu par l’inconscient avec la jouissance absolue du foetus. Lorsque les mots « mort » et « vie » sont confondus, alors on rentre dans la pensée paradoxale où l’usage des oxymores forment la langue des textes mystiques si délicats à décoder.

    Voici précisément décrit par la métapsychologie un des dangers qui guettent le mystique à errer dans sa mémoire. Ce pourquoi, il convient de résoudre dans la mesure du possible l’épreuve mystique avant de construire un projet de vie. a+XW

  • #946

    xavier
    Admin bbPress

    Vous vous dirigez vers quel type de nouvelle profession ?

  • #948

    manigairie
    Participant

    Ma réponse est dans ce que je fait, non dans ce que je dis!
    Et cela m’est apparut par mon analyse! C’est la seule leçon que j’ai pu en tirer.
    2 ans plein de subtilités, de finesses, tout ça pour voir que mon psy est la première personne auprès de laquelle j’ai pu exercer ce que je n’avais jamais pu exercer pleinement au paravent et qui pourtant m’apparaissait comme la seule issue possilble (issue pourtant impossible jusqu’à ce que consciemment elle se révèle comme telle).
    Auprès de lui j’ai trouvé enfin ce terrain où j’ai pu jouer ma carte, cette carte qui était jusqu’à lors ma seule possibilité de m’aimer.
    Et oui les enfants ont du mal à s’inscrire dans ce moule social où ils sont parachutés, et OUI j’ai envie de leur montrer qu’il y a dans les mathématiques un côté ludique où ils peuvent s’aimer par delà le devoir!
    Mais, mais ma quète mystique n’étant pas terminée, et comme vous le disiez Mr Xavier:
    Mieux vaut que je me consacre au parcours de mon côté mystique (inachevé) qu’au chemin qu’il suscite en Moi!
    Donc prof particulier de maths oui! Mais seulement quand je me serai donné les moyens de savoir plus pleinement si en ça je fuis qlq chose plutôt que de tendre vers un qlq chose à faire parce que cela me plait vraiment.
    Je reste pantois devant ou derrière les propos tenus et si pleins de logique, qui à eux seuls voudraient donner du poids aux personnes qui les ont écrits. Merde!! Il n’y a pas que le piratage à proprement parler qui est à craindre, il y’a aussi les personnes piratées par leur presque-totale-ignorance qu’ elles ignorent d’elles-même et le pire, sous forme d’un savoir, d’une maitrise
    Bonsoir Xavier

  • #955

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Oui, pour nous tous ce qui compte ce sont nos actes. Votre projet de vie est en cours de modification et cela est dû a cette rencontre avec votre psychanalyste qui vous a appris à vous aimer pour vous même. On comprend bien qu’aider des enfants, c’est leur donner un temps et une considération paternelle qui vous a tant manqué. Ce faisant vous suppléerez à la gloire du père et ce faisant vous vous soignerez. Cette configuration satisfait l’inconscient et le Surmoi, de surcroît, elle est parfaitement compatible avec vos croyances. Toutes les chances de réussites sont de votre côté. Vous êtes digne de votre choix, et ne vous préoccupez pas des raisons qui vous y ont préalablement conduit, mais uniquement de gérer les risques de ce changement de métier. Car des risques, oui, il y en a dans ce bas monde bien réel.

    Votre parcours mystique est resté inachevé ? Qu’est-ce que cette locution si poétique qu’elle ferait rêver Lacan : l’orgie Moïque ? Pouvez vous m’en dire plus ?
    a+XW

  • #957

    manigairie
    Participant

    L’or git, à l’état moïque.. comme le trésors enfoui donne plus ou moins de reflet au terrain qui le recouvre, de sorte que ignorant la richesse en profondeur, on milite pour sa parois(se). Ce tout et n’importe quoi pourtant si apparent, qu’il finit par être parlant à l’insu de l’éméteur des mots, vient révéler qu’il y a en cet éméteur un vrai auteur ignoré puisque le choix de venir vider son blabla sur un lieu d’écoute intérieure constitue à lui seul un contraste qui ne peut en aucun cas être anodin.
    Alors cette « orgie moïque » ICI, est le signe que celui ou celle qui s’y livre n’est peut-être pas loin d’un déclic, ou alors vient faire de la provoc à la face du déclencheur pour mieux s’en détourner et donc sans le savoir continuer à mieux se détourner de lui-même! Enfin, rien n’est jamais perdu puisque temps qu’on est encore en vie, c’est qu’on est forcément vecteur de l’éventualité de se rencontrer. Je dis bien vecteur, car je suis convaincu comme Groddeck que par exemple la maladie n’est qu’une façon, certes peu agréable de vivre sa vie, mais façon tout de même de la vivre avec les moyens du bord restés ignorés.
    Merci à vous Xavier pour cet encouragement qui est bien plus que ça!
    Qd je dis que ma réponse est dans ce que je fais et non dans ce que je dis, c’est que je me suis rendu compte non pas du contenu de mes dires en analyse, mais de ce que j’y ai fait jusqu’à lors depuis 2 ans sans le (sa)voir! C’était nécessaire pour le « transfert ». Affaire transférée!! Ou message reçu de l’éméteur à l’éméteur!
    Mais pas affaire classée!
    Loin de là au contraire!
    Je suis dans l’assurance inconfortable que ça commence maintenant! Et comme on peut l’entendre  » Là où « le ça » est il faut que « le Je » advienne ».
    J’ai conscience d’avoir envie de naitre!

    Mais ne serait-ce pas ça la finalité d’une psychanalyse: Naitre affectivement et donc effectivement de cette matrice qui monopolise encore sans qu’on le sache notre faculté de désirer!?
    Pour celles et ceux qui voudraient être plus simplement, plus scientifiquement ébahis par toute cette affaire, je conseille pour son côté descriptif des inter-actions hormonales in utéro et leur conséquences, tout ça par rapport au trop comme au pas assez d’amour, le livre du Dr Janov: La biologie de l’amour
    Et pour celles et ceux qui ne sont plus à convaincre d’une conscience avant la Conscience: le DVD de DOLTO sur sa vision de psychanalyste. Epoustoufflant!

  • #958

    manigairie
    Participant

    donne plus ou moins de REFLET au terrain qui le recouvre= donne plus ou moins de RELIEF au terrai….

  • #959

    manigairie
    Participant

    Je voulais ré-écrire cela:
    Dire tout en psychanalyse c’est le procédé à suivre pour se délivrer du noeud complexe dans lequel on est figé, et cette délivrance arrive sans pour autant qu’on sache comment et pourquoi. Dire tout en psychanalyse c’est un peu à la manière dont on résolve un casse-tête chinois: On ne se rappelle pas forcément du dernier mouvement effectué après « 30000 » essais infructueux, infructueux au premier abord mais nécessaires puisqu’on devait en passer par eux pour aboutir à la désolidarisation des anneaux empétrés l’un dans l’autre. Et il me semble que dans une psychanalyse, peu importe qu’on soit intelligent, la seule chose qu’on est certain de comprendre, d’accepter avec joie, c’est juste qu’on devait en passer par là pour en arriver à soi.

  • #960

    manigairie
    Participant

    Tenez, par je ne sais quelle volonté en moi je viens de taper ceci dans le moteur de recherche google: « Je me délivre »
    Et la première réponse, sur laquelle j’ai donc cliqué, m’a parut être fortement en rapport avec l’origine de nos échanges, voici ce copié/collé:

    « Je m’appelle Esther Calabria, et par ces quelques lignes je vais vous raconter comment le Seigneur a bouleversé ma vie.

    Je suis née dans une famille chrétienne de 9 enfants. Nous étions une famille heureuse et unie. Très jeune, j’ai compris que Dieu existait et qu’il m’aimait. Mais un jour tout a basculé. Mon père a, sans que nous ne comprenions pourquoi, sombré dans la dépression, puis dans l’alcool. A cause de l’alcool, il a perdu son emploi et il a commencé à devenir extrêmement violent. Malgré la violence quotidienne, je ne me suis jamais rebellée contre Dieu mais je voulais comprendre pourquoi il permettait cela. Alors régulièrement, le soir je prenais ma Bible et je parlais au Seigneur et sa paix séchait mes larmes. J’avais toujours été une enfant joyeuse et on m’avait appris à faire confiance à Dieu dans les moments difficiles. Je prenais sur moi pour ne pas montrer ma tristesse et mes peurs ; mais, vers 14 ans, mon masque s’est fissuré et toutes mes craintes enfouies sont apparues au travers de terribles crises d’angoisses que je n’arrivais plus à contrôler. Mon père me terrorisait et je commençais à lui en vouloir de nous faire souffrir autant. Pourtant, je continuais à lire ma Bible et à prier mais il était temps pour moi de faire une rencontre personnelle avec Dieu.

    Un soir, apeurée et angoissée, j’ai pris ma Bible et en lisant les psaumes je suis tombée sur le verset : « Quand un malheureux crie, l’Eternel entend et Il le délivre de toute ses détresses » (Psaumes 34 : 6). Alors j’ai crié au Seigneur pour qu’il me délivre de toutes mes crises d’angoisses et à partir de ce moment-là, je suis entrée dans un processus de guérison intérieure. J’ai pleinement pris conscience que j’avais besoin de Jésus personnellement par ce qu’il avait tout donné pour moi. En m’approchant de Jésus, j’ai réalisé que je devais aussi pardonner à mon père car lui, Jésus, m’avait pardonnée.

    Lorsque j’ai pris la décision de suivre Jésus et de pardonner à mon père, j’ai été entièrement délivrée de mes crises d’angoisses et j’ai découvert l’amour du Père. Cette découverte m’a complètement transformée. Aujourd’hui, après des années de larmes et de prière pour le salut de notre père, notre famille se réjouit de le voir à son tour naître de nouveau. »

    Ps: En tapant cela je pensais: « JE me délivre (à la troisième personne) de Moi »

    J’aimerais parler un peu de ce cat(ho)(a)lyseur, de cette antênne qui sert de relais pour une connection au quotidien à l’amour morcelé en soi.

  • #961

    manigairie
    Participant

    morcelé ou mort-scellé!
    Car sceller signifie fermer d’une manière reconnaissable une lettre, une envelloppe… sans destinataire certain, mais tout de même à l’adresse non-écrite de qui tombera sur ce « message in the bottle ». En gros la vie qui crit dans ce Mort qui l’emprisonne pour une raison ignorée certes de tous, mais Mort qui se meut au grès des mouvements du prisonnier qu’il séquestre.
    Et puis scellé rapelle phonétiquement la monture sellée, sur laquelle on guide mais n’avançons pas par nous même: < >
    Bon, ce présent message c’était du déconnage!

  • #964

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    vous avez ecrit : « Et il me semble que dans une psychanalyse, peu importe qu’on soit intelligent, la seule chose qu’on est certain de comprendre, d’accepter avec joie, c’est juste qu’on devait en passer par là pour en arriver à Soi. »

    Bravo, c’est exactement cela, une psychanalyse réussie. XW

  • #965

    xavier
    Admin bbPress

    Vous vous identifiez fortement à cette jeune fille pubère au père violent et alcoolique. Que pourrait-il se passer de pire entre une jeune fille et son père violent et soûl qui puisse générer pareille angoisse ? Quel amour est mort et scellé au plus profond de Soi ? Quel amour violenté est prisonnier et crie sa douleur ? Qui crie et pourquoi ? Vos messages sur le forum sont-ils une bouteille à la mer (en parler indirectement à votre mère ?) a+XW

  • #867

    manigairie
    Participant

    L’inconscient est donc ce reste de notre état foetal qui continue d’exprimer dans notre actuel, bannit presque par définition de notre faculté de sentir, son ignorance parfaite concernant le temps, le bien et le mal, la vie et la mort, le monde extérieur. En ce lieu tous les sens y sont satisfaits comme la flaque d’eau qui continue de combler une cuvette de terre après désertification. Imperceptiblement, l’humidité qui ne cesse d’émaner de ce lieu, influence imperceptiblement l’ambiance générale du désert. Ce désert est lui-même enclavé d’un mélange disparate de ce qui le compose pourtant, et même d’une manière unique, jusqu’au plus profond de lui-même. Ainsi influencé « quadruplement » de l’intérieur et de l’extérieur (car l’un peut influencer encore plus fortement qd c’est sur l’autre qu’on a les yeux rivés, et on les a souvent ouverts sur l’extérieur, propre à « briller l’évidence »), et peu importe le désert qu’il soit, ce Moi devient à chaque fois fort de l’obscurité que rend invisible la lumière (Oh comme c’est poétique! Mon cul oui!!)… une espèce de pivot qui ignore pivoter, et qui puise par rapport à la face vers laquelle il est tourné, une force du versant oublié auquel il tourne alors le dos. Auquel il tourne le dos, hmm sans le savoir et dont les messages ont d’autant plus d’impacts sur son apparence à la lumière que cet obscure versant est oublié. L’inconscient serait donc un peu le bunker dans lequel se serait réfugiée une partie de nous par l’imminence d’une fin du monde.
    Lorsque l’on est profondément serein, on a encore moins conscience du temps, et notre impact positif sur l’entourage peut nous apparaitre comme presque soudain qd bien même il fût apparut en plusieurs années non?
    Pauvre enfants, pauvres ados, alors qu’ils sont à chaque fois d’une manière singulière l’expression de tout ce qui vit en soi, on voudrait avant tout les conseiller, les contraindre voire leur « vendre » notre propre extinction (pourtant encore reflet d’une bonne part de cette vie en nous) de vie absolue.
    Bonsoir

  • #968

    xavier
    Admin bbPress

    « Ce Moi devient à chaque fois fort de l’obscurité que rend invisible la lumière. » OH ! COMME C’EST POETIQUE ! » oui, c’est exactement cela, la pensée paradoxale et les oxymorons des poètes et des mystiques pour décrire l’indiscible ! Vous êtes très intelligent comme intelligible à ceux qui sont sensibles à ces styles et codes. En hébreu, dans la page de la création, « ténèbres » s’écrit lumière à l’envers= »ereimul « !!!

    Vous venez de décrire avec vos mots ce qui s’est passé dans les ténèbres de la fin du monde. Vous êtes bienvenu sur notre forum, tel que vous êtes avec votre désespoir.

    Quelques clés métapsychologiques :
    pour le mathématicien en Bible comme en symbolique des rêves :
    Du point de vue d’un homme : « ma femme » c’est mon âme, mon désir, ma religion et c’est aussi ma dérivée première
    Du point de vue d’un homme ou d’une femme : « l’enfant », c’est le Moi, ma Foi et c’est aussi ma dérivée seconde
    Du point de vue universel : »le vieillard dans la grotte », c’est le Soi, le coït primordial d’où le Soi provient et c’est aussi la dérivée tierce

    Maintenant faites des liens avec la jeune fille pubère et les enfants que vous venez de citer. a+XW

  • #971

    manigairie
    Participant

    Ce vieillard dans la grotte, cette partie de soi inaltérable que l’on a sacrifié avec peine au plus profond de soi pour cette vie qui nécessitait d’être altérable!! Ce vieillard c’est notre vrai jumeau en temps que parfait pendant de notre choix de vivre! Et c’est en prenant la route inverse vers notre enfance que l’on a le plus de chance de s’en rapprocher. Mais cette route est longue, ce pourquoi on peut estimer qu’il sera comme nous, agé le jour de la rencontre. Sauf qu’on ne le verra pas vieux, mais même bien plus jeune que l’enfant le plus jeune dont on peut encore estimer un age, il sera sans trace d’age, hors de toute estimation. Et c’est par cet échange qui ne durera que le temps d’un regard, qu’on saura que notre vieillesse nous l’avons tjrs choisie, et lui, qu’il a tjrs choisi de ne pas vivre pour rester, sans age. Cet éclair, est souvent l’éclair de la mort?
    Produit par la psychanalyse il pourrait être la renaissance du mortel unifié: sans age et bien vivant?
    On pourrait dire que lors de notre naissance, (mais c’est peut être celle de la fusion spermatozoïde/ovule) on S’était jeté une bouteille à la Mère? Mais qui de soi l’a alors jeté? Le Père non-incarnable (même par le père lui-même)?
    Je ne suis pas désolé pour ce brouillard, il fallait que ça sorte, même bizzare. Mais votre dernière source de questionnement me fait, à l’instar de ce que je ne peux mettre en mot, l’effet d’être intarissable… Et la seule chose que l’on ne peut véritablement mettre en mot est cette partie du soi intouchable. Donc à chaque fois qu’on a pas les mots, c’est à coup sûr qu’on se rapproche de soi.
    Je pense que l’inverse est valable aussi.
    Merci xavier, là je fais une over dose de moi-même (mais une bonne ;) ), alors je vais me coucher.

  • #972

    xavier
    Admin bbPress

    C’est exactement cela le Soi, aucune notion de mort, de temps, d’âge mais aussi l’impossibilité d’une quelconque représentation mentale de cet état de conscience ou plus exactement cette instance psychique qu’est le Soi puisque précisément il est dans l’inconscient.

    Vous avez écrit aussi : On pourrait dire que lors de notre naissance, (mais c’est peut être celle de la fusion spermatozoïde/ovule) on S’était jeté une bouteille à la Mère? Mais qui de soi l’a alors jeté? Le Père non-incarnable (même par le père lui-même)?

    De cet indiscible, pouvez-vous m’en dire plus ?

    Y-a-t-il un lien à faire avec : Cet éclair, est souvent l’éclair de la mort?

    a+XW

  • #973

    manigairie
    Participant

    Petit clin d’oeil à celles et ceux qui comme moi en ce moment pensent à cette étrange difficulté de ne pas devoir surmonter l’analyse.

    Merci Xavier, je ne clos pas la conversation, simplement je m’en absente pour je ne sais combien de temps.
    Qu’il est difficile de vivre cette sensation que son psy est la personne auprès de qui on s’est seulement permis de laisser passer sa demande totale, de vivre en même temps la confusion de la délivrance de cette demande et l’obtention qu’elle visait, puis que tout ce qui s’est donné n’est autre que ce qu’on s’est donné à soi. Etant donné qu’il y’avait illusion concernant l’origine du « don », cela modifie légèrement chaque parcelle de ce qu’on a reçu: L’imaginaire et le réèl nous appartiennent par une chute de symboles désuets et l’apparition d’autres plus en osmose. Subire ma réalité, me pousse à aller le vivre devant un mirroir à reflexion lente, la vision une fois saisit, ou ma réalité une fois vécue, l’image éclate dans un grand effroi et je seul reste au milieu des débris, petit être nu et grelottant, appeuré et heureux d’être là.
    Je reviendrais j’espère vous dire si ce n’était qu’une charade.

  • #974

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    C’est exactement cela, l’important c’est qu’en présence de votre transfert, votre image éclatée se reconstitue aussitôt et que vous soyez heureux d’être là auprès de celui qui vous accepte comme vous êtes. À bientôt sur notre forum où vous serez toujours chaleureusement accueilli. Vous êtes aussi le bienvenu dans d’autres discussions. À bientôt Xavier Webmaster

  • #989

    manigairie
    Participant

    Bonsoir, un bref passage pour vous coller ce passage que j’ai trouvé très précieux d’une lecture en tapant dans google « parole de psychanalyste » et en cliquant sur la première réponse affichée:

    « 
    (…Frustration, Aggressivité, Régression…)
    Demandons-nous plutôt d’où vient cette frustration ? Est-ce du silence de l’analyste ? Une réponse, même et surtout approbatrice, à la parole vide montre souvent par ses effets qu’elle est bien plus frustrante que le silence. Ne s’agit-il pas plutôt d’une frustration qui serait inhérente au discours même du sujet ? Ce discours ne l’engage-t-il pas dans une dépossession toujours plus grande de cet être de lui-même, dont, à force de peintures sincères qui laissent se dissiper son image, d’efforts dénégateurs qui n’atteignent pas à dégager son essence, d’étais et de défenses qui n’empêchent pas de vaciller sa statue, d’étreintes narcissiques qui s’épuisent à l’animer de son souffle, il finit par reconnaître que cet être n’a jamais été qu’une œuvre imaginaire et que cette œuvre déçoit en lui toute certitude. Car dans ce travail qu’il fait de la reconstruire pour un autre, il retrouve l’aliénation fondamentale qui la lui a fait construire comme une autre, et qui l’a toujours destinée à lui être dérobée par un autre. »
    A bientôt.

  • #990

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Que de mots compliqués pour décrire le transfert !!! À moins que ce fût nécessaire pour introduire le redoutable, paradoxal et ambigü mot : « aliénation ».
    a) au sens littéral : a-lien = sans liens
    b) au sens second : a-lien = en rupture de lien (social ) d’où la locution « asile d’aliénés »
    c) au sens troisième : a-lien = vendre ou aliéner un bien,
    d) au sens quatrième : a-lien = libérer-délier, comme Jésus déliant les bandelettes de St Lazare jusqu’à l’obtention de sa résurrection
    d) sens cinquième : a-lien = « Alien » qui est un monstre récent de science fiction vu au cinéma
    Merci de m’en dire un peu plus, a+ XW

  • #991

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie

    merci pour votre message hors cadre. Vous avez eu raison de l’envoyer ainsi car il contient des informations médicales trop confidentielles par rapport à notre sujet de discussion.

    Cependant, un thème revient de façon récurrente dans vos excellentes libres associations développées au fur et à mesure de vos messages. Il s’agit d’images ou de climats de viol anal. La réalité de l’éventualité de ce viol n’est absolument pas notre propos qui se limitera à sa signification symbolique qui demeure pleine et entière : le désir par quelqu’un de vous détruire en tant que personne comme de vous réduire à l’objet de son plaisir unilatéral.

    Cela pourrait provenir d’une haine parentale ou d’un proche qui réapparaîtrait sous ces représentations, par exemple lors d’un rêve de la pénétration d’une paroi par la mèche d’une perceuse. La pénétration de la paroi pouvant représenter la destruction du cerveau ou du fameux Moi que vous évoquez tant. L’aspect « toxique » de la haine d’un parent envers son enfant peut alimenter ultérieurement une sévère consommation de toxiques. Littéralement l’intoxiqué s’empoisonne et s’auto-détruit pour correspondre au désir inconscient de son parent défaillant et donc désespérément de se faire aimer en s’incorporant obsessionnellement la potion mortifère.

    Au niveau symbolique, un seul remède peut arrêter ce sacrifice humain : le transfert, le transfert, le transfert. a+XW

  • #992

    manigairie
    Participant

    L’aspect « toxique » de la haine d’un parent envers son enfant…
    Pourrais je avoir assimilé l’aspect toxique d’une haine qui ne m’était pas destinée, voire purement imaginaire de ma part, tjrs sur un fond de base réelle? Ex:
    -La forte culpabilité, d’un des parent, captée par moi mais d’une manière distordue
    -La crainte de l’un d’eux que je me sente aussi complexé que lui lorsqu’il avait le même age: Crainte qu’il aurait pu vivre en s’excluant du foyer d’une manière inconsciente, par un activisme qui le rendait réellement absent (sauf que c’est moi du coup qui me serais senti exclu, rejeté?)
    Je pense qu’il y a des appréhensions tabous, que le ça en soi capte parfaitement mais avec son langage bien à lui, et qui rejaillit en ce soi sous forme de rébu! D’où après, l’existence autonome de ce qui n’est qu’une mauvaise interprétation très profonde, tenace et sournoise qui fini par envahir notre pierre corticale à la manière du lierre sur le tronc de l’arbre.

  • #993

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Théorème n° 1 vos parents sont parfaits !!!
    Le petit enfant qui est toujours enfoui au plus profond de nous a toujours besoin de parents parfaits, quels qu’ils soient et jusqu’à sa mort, même fussent-ils monstrueux, ils sont parfaits. Or s’il n’étaient pas parfaits alors le Moi serait menacé (par des prédateurs dans la nature) , ce pourquoi, il refoule tout ce qui correspond à leurs imperfections ce qui a pour effet que l’inconscient qui cherche à tout prix à satisfaire ses parents « parfaits » s’oblige à correspondre à leur désirs même leurs désirs inconscients. Ainsi celui qui est rejeté se rejette ou s’organise pour être rejeté. Celui qui a eu un parent absent est amoureux de l’absence ou s’organise pour être absent et ainsi de suite…
    Corollaire N°1 vous êtes coupables de leurs imperfections !!!
    Par exemple si vos parents sont imparfaits alors vous souffrez horriblement, le Moi menacé censure immédiatement leurs imperfections. Que reste-t-il d’autre que la souffrance sans attribution ? Il ne reste plus qu’à vous attribuer la faute, ce faisant vous vous sacrifiez en lieu et place de vos parents !

    Pour revenir à notre sujet, PSYCHANALYSE ET RELIGION, se sacrifier, n’est-ce pas ce que fit l’homme Jésus pour la perfection de son père absent ?

    a+XW

  • #994

    manigairie
    Participant

    Apparemment, c’est ce que fit August Müller aussi sous le nom de Thomas Weltlein, zarathoustra, et certainement bien d’autres d’une manière peut-être isolée. Vous avez, maintenant que j’ai compris que c’était à moi d’amorcer la « fonction courriel » la possibilité de me répondre en privé, car pour l’instant je me sens cobaye de l’univers psy! Enervé des conséquences de ma prise médicamenteuse, vu l’état dans lequel je me trouve, je pense que j’aurai demain une conversation houleuse avec mon psychiatre.
    bien le bonsoir

  • #995

    xavier
    Admin bbPress

    Quelle réalité masque votre parole, ou plus exactement sur notre forum : vos messages ?
    a+XW

  • #996

    manigairie
    Participant

    Je n’ai rien compris de votre dernier message hormis la sensation d’être faux, manipulateur, cachotier…..
    J’ai parlé avec mon psychiatre ce matin, et du coup je ne prendrai plus qu’un demi lexomil au lieu des deux.
    Ma dépression est certes bien là, mon intérêt pour le mystique aussi.
    Je pense prendre la psychanalyse pour ce père dont j’attendrais des miracles et à qui je pourrais faire porter le chapeau de mes déboires. Or l’un comme l’autre sont incompatibles pour le désir aussi bien qu’inexistants dans le réèl. En fait, d’une manière enfin ciblée, je peux m’apercevoir que je vis dans le conflit de deux opposants imaginaires. A moi de trouver qu’en faire..
    Peut-être les symboliser dans une activité valorisante? Ou alors trouver un lieu où lacher cette lourde croix qui n’existe que parce que je la porte? Chez mon psychanalyste oui, mais c’est pas facile, je dois avoir peur de tomber moi-même en m’en délestant!
    Ps: Au sujet des médicaments, je confirme, IMPOSSIBLE d’être en séance sous lexomil, c’est un véritable petit anésthésiant!
    Bonne et belle nuit

  • #997

    xavier
    Admin bbPress

    Oui, la psychanalyse peut, mais pas tout, ce pourquoi il y a besoin d’un complément chimique puis ajuster leurs dosages à vos besoins et se souvenir d’un danger redoutable : alcool+ anxiolytique=cocaïne.
    Vous voilà flanqué de deux papa qui s’intéressent à vous, à défaut de miracle, vous pouvez espérer aller mieux si vous acceptez de chuter sur votre chemin de croix. Lâchez prise pour choir dans leurs bras bienveillants. a+XW

    PS : il y a un lien à faire entre la Croix que vous portez et la Coupe qui est à boire par le Fils abandonné, trahi et livré sur le Mont des Oliviers.

  • #998

    manigairie
    Participant

    Et lorsqu’on se sacrifie pour les parents dont on a gommé (inconsciemment) les imperfections (et immerfections), tout est passé au crible d’un troisième oeil, expert en sentiment d’injustice. Cet oeil est ignoré du moi et ce moi ne se rend pas compte que c’est le chemin de croix tout entier sur lequel il évolue (avec l’affolement la précision de l’aveugle qui n’est pas né aveugle) qui est source de toutes les injustices qu’il ressent à son sujet.
    Effectivement, à un moment donné, la coupe étant pleine, mais ne sachant tjrs que faire, un espèce de recoupement mathématique adjoint le moi à s’enivrer du ras le bol plutôt que de le subir. C’est le déplacement qui se mort la queue!! Ou l’endossement de l’habit de moine pour renforcer la conversion! Ou les deux.
    Tout ceci est qd même en partie pour philosopher, pour déconner mais je suppose laisser échapper qlqs vérités sur ma réalité des fois que mon regard capture et intègre qlq retour par effet miroir d’un éclat (terne) de mon moi?
    Merci Mr (=Miroir?) Xavier et bonne soirée.
    Je ne promet pas de lacher prise. ;)

  • #999

    xavier
    Admin bbPress

    Et s’enivrer du raz-le-bol plutôt que de subir, n’est-ce pas fuir pour subir en s’anesthésiant voire en jouissant de subir ? a+XW

  • #1000

    manigairie
    Participant

    Oui voilà, c’est vers l’intérieur, mais c’est plus une fuite vers l’intérieur, car je m’y réfugie en habit d’extérieur. Or il me semble qu’en soi on ne peut qu’ y plonger tout nu sous peine de ressentir, même après un semblant de mieux être, la pire des exclusions: Se sentir rejeté par soi-même!
    Tel un bernard-l’ermite se considèrerant faire UN avec la coquille étrangère et qui voudrait alors se retrousser sur lui-même pour chercher dans ses origines. Se faisant, il s’enracinerait dans la confusion.

  • #1001

    xavier
    Admin bbPress

    L’ermite qui s’enracine dans la confusion ne se punit-il pas lui-même au lieu ou à la place de quelqu’un d’autre ? a+XW

  • #1002

    manigairie
    Participant

    la jouissance pour moi équivaut à ne jamais aller jusqu’au bout d’un projet, ou au mieux juste en deça de son seuil de concrétisation. Oui, ça fait très stade anal, d’ailleurs petit je jouissais de retenir mes fèces. ça correspondait plus à mon interdiction de faire sur place que de faire tout de suite, ce qui n’est pas pareil.
    Je vais chercher le rapport avec le fait de devoir ne pas ressembler à mon père, qui lui a brillé dans la réussite sociale/professionnelle.. mais pas affective.
    A plus.

  • #1003

    xavier
    Admin bbPress

    Votre père était-il dans le « paraître » plutôt que dans « l’être » ? a+XW

  • #1006

    manigairie
    Participant

    c’est du moins le message que je me devais d’accepter, venant de ma mère alors malheureuse. Aussi ai-je tjrs redouté de « paraitre » … Au point de presque disparaitre et du même coup ne plus être? C’est peut être pour ça qu’une partie de mon énergie (« normalement » prépposée au paraitre de l’humain?) a mystifiée ma vie, je parle de celle que j’ai du faire taire.
    Contre toute attente, j’ai découvert par l’analyse, que ma mère était venue pertuber ma relation avec mon père, et que cet homme dont elle se plaignait d’être sa souffrance, était paradoxalement le point d’attache de notre complicité. Je le découvre donc depuis peu, comme un homme simple, intelligent et naïf, ayant accepté sa grande part de féminité, bien plus humble que ce que j’ai pu le penser égocentrique, non insensible mais en fait doté d’un naturel ultra positif pour sa vie en fait à la fois frustrée et pleine de culpabilité.
    Ma mère quant à elle, que j’affectionne tjrs profondément et d’une manière nouvelle, commence je le sens bien, à sentir (depuis que mon analyse a inexorablement transformé notre discour-courant) qu’elle ne pourra trouver la clémence qu’au plus profond d’elle, même si elle se défend encore de s’y laisser aller. Et je le conçois ce n’est pas chose facile, et je sais de quoi je parle puisque même en analyse, pour moi aussi qlq chose continue de s’y refuser.

  • #1009

    xavier
    Admin bbPress

    Il est salutaire d’exprimer en analyse pourquoi vous en voulez à vos parents pour pouvoir vous réconcilier avec vous même et vous pardonner des culpabilités issues de ce conflit intense puis enfin de vous accomplir. Vous sentiez vous incapable de combler le chagrin de votre mère jusqu’à l’anéantissement ? De quel chagrin s’agit-il ? a+XW

  • #1012

    manigairie
    Participant

    Anéantissement de moi? De ma mère? Du chagrin?
    Ce qui anéantissait ma mère puisait, je le sentais bien, sa source dans des méandres ignorés d’elle et de tous mais son chagrin faisait surface à l’occasion des infidélités de mon père et de sa manière de la rabaisser (c’était plus fort que lui) par une logique froide et blessante, le tout mélangé à son refus de vieillir inconditionnel.
    Il est vrai que vers l’age de 6, 7 ans lorsque j’ai pu commencer à discuter avec elle sur tout ça, et non plus seulement l’entendre, son chagrin finissait tjrs par se dissipper après qlqes heures de conversations et de soutiens. Autant vous dire que j’y mettais toute mon énergie, que ça nous rapprochait fortement, mais que toutes mes priorités passaient après voire pas du tout telles que m’amuser, voir des copins de mon age etc… Je faisais preuve d’une grande facilité à l’école alors que je ne fichais rien du tout, et si le maitre d’école avait le malheur de m’engueuler, alors je lui aurait volontier arraché le visage!! lol =>
    « Comment il ose me parler comme ça lui, qd moi de mon petit age je suis capable de résoudre au coup par coup les problèmes affectifs de ma maman?!! »
    D’ailleurs je me sentais souvent comme un petit vieux, errant dans le jardin avec ma veste aux manche trop courtes, grignotant un morceau de pain dur (ça me plaisait). Ma mère ne venait pas me chercher pour se plaindre, c’est moi qui finissait très souvent par entendre ses sanglots dans la salle de bain.

  • #1013

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Bravo, vous écrivez très bien et vos descriptions sont des matières et des lambeaux de souvenirs dont on fait les meilleurs livres. De surcroît cela vient aisément, ce serait un gage de réussite si vous entrepreniez pareil investissement qui de surcroît si vous parveniez scrupuleusement à vous y mettre chaque jour à la même heure, vous offrirait des soins palliatifs fort utile à votre confort intellectuel. Quelle grande part de féminité, simple et naïve avez vous récemment découvert chez votre père ? a+XW

  • #1014

    manigairie
    Participant

    Dans sa gestuelle, sa démarche, ses postures, les mimiques de son visage.
    Le ton de sa voix tjrs douce et sucrée.
    Et plus globalement, je ne sais pas en fait ce qu’il peut y avoir de féminin là-dedans, l’effet thérapeutique qu’a eu sur lui l’usure du temps, il ressemble à un sage ayant pleinement laissé murir son ying et son yang, bref en parfaite osmose avec ses rêves et son lot quotidien, je veux dire les deux étant vécu très positivement.
    Il est une des rares personne chez qui je ne peux déceler aucune trace de violence! Oh bien sûr il a qlq fois des signes d’agressivité, mais on pourrait les ranger aisément dans un registre tout à fait positif, juste dynamisant.
    Il y’a une différence de taille non? entre la violence et l’agressivité!
    Sa séduction est passée en mode passif, comme si il attirait maintenant du fait qu’il n’a plus rien à se prouver.

  • #1015

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, Un individu peut vivre dans le contrôle parfait et permanent de son image sociale et être simultanément d’une violence mentale ou d’une cruauté inimaginable. Pouvez-vous me donner un exemple de séduction paternelle en mode passif ? a+XW

  • #1016

    manigairie
    Participant

    Ce n’est pas le bon terme effectivement, c’est plutôt l’autre qui se sent séduit face à une personne qui n’est plus dans la séduction.
    Quant à ça:
    un individu peut être dans le contrôle parfait et permanent de son image sociale et être simultanément d’une violence mentale inimaginable..
    .. ça me ressemble sauf que mon contrôle est imparfait et se traduit dans un certain malaise flou, un besoin de dépense physique intense, une libido débordante et farfelue, et aussi des moments de fortes euphories suivis de vide, comme prisonnier d’absence de sensations.
    On dirait que je fais tout pour éviter un « faire imaginaire » et je suis certain que ce sont des actions perçues comme trop violentes, qui mettraient ma personne physique et mon image en danger; le tout certainement anticipé tel que par je ne sais quoi en moi.

  • #1018

    manigairie
    Participant

    J’avoue être sensible à cela (puisque le comprendre je ne sais pas si je le peux, et, quand bien même, je m’en fout):

    de Lacan:

    « Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué… Du point de vue éthique, c’est intenable, notre profession… Il s’agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu’il a raté son coup. C’est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s’en foutra de la psychanalyse.»
    Bien que passablement contestée parmi les psychanalystes, la position de Lacan refuse donc la psychanalyse comme thérapie, admettant tout de même une guérison, de surcroît. Le « charlatanisme » proviendrait donc de la présentation de la psychanalyse comme psychothérapie, là où il s’agit d’entendre ce qu’a à dire le sujet de l’inconscient, guérison ou non. Parler ne fait pas du bien, contrairement à l’idée reçue : la parole de la scène analytique renvoie plutôt au pire, soit la confrontation même avec ce que le sujet a toujours cherché à fuir.
    !!

  • #1019

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Il est nécessaire pour grandir que vous vous identifiez pour un temps à votre père, pourtant vous êtes obligatoirement différent de lui ce qui lui est insupportable. Le profil décrit est celui qui séduit et bluffe sa victime sans ressentir aucune émotion. Ainsi font les escrocs qui tels Méduse, éblouissent leurs proies en renvoyant l’image ou la demande qu’elles lui destinent. Votre père est-il quelqu’un d’autosuffisant et brillant en public ? Quel est son métier ? A+XW

  • #1030

    manigairie
    Participant

    vous êtes obligatoirement différent de lui ce qui lui est insupportable

    J’ai plutôt la sensation de m’être (par une force inconsciente) tantôt obligé d’être différent de ce (que j’ai pu pressentir) qu’il ne supportait pas, tantôt d’être cette insupportable (pressenti). L’un pour être aimé, et l’autre pour le punir en l’énèrvant, de cet échec? Il m’aura donc fallu découvrir en analyse, que si la tentative de l’énèrver en revêtant ce que je supposais lui être insupportable échouait à chaque fois (si ce n’est qu’elle m’exas-pérait moi), c’est que ce que je supposais qui lui était insupportable était le fruit de mon imaginaire. Imaginaire qui n’est que le pa-pier sur lequel mon inconscient écrit dans un langage que je ne peux que mal comprendre, voire pas du tout, mais qui parle bien de ma réalité. Or lorsque l’on ne comprend pas sa réalité, on la subit, avec parfois OH comble, la subtilité, de faire de sa réalité mal traduite sa réalité, de faire de son interprétation erronée sa vérité, presque sa religion… le faux self en qlq sorte non?
    Bref, je me trompais donc forcément aussi sur l’amour que me portait mon père, il m’aimait à sa façon et on ne peut attendre des gens qu’ils nous aiment comme on voudrait en fait être aimé et plus précisément s’aimer.. ou alors si, on peut attendre.. mais toute sa vie alors!!
    Autant essayer de trouver la fermeture éclair qui puisse nous épargner de naitre!

    Votre père est-il quelqu’un d’autosuffisant et brillant en public ? Quel est son métier ?
    Non, il est plutôt philosophe, efficace, bon joueur, déconneur même. J’ai peut-être pu voir dans le fait qu’il brille de l’autosuffisance, mais tel que je le vois maintenant, mais je vois bien qu’il ignore quand il brille et qd il ne brille pas: Il aime vivre, et d’un bel amour très positif, sans détruire les autres.
    J’ai été captivé par un sentiment profond suite à ma dernière séance: On est amené à accepter le manque par l’analyse m’a dit mon psy. Finalement, c’est du manque que je peux me nourrir, et ça tombe plutôt bien, puisque c’est une nourriture inépuisable!

  • #1031

    manigairie
    Participant

    tantôt d’être CETTE insupportable (pressenti)

    Ouups quel joli lapsus!! J’aurai même pu dire cette insupportable de mère, puisque je pressentais qu’il ne la supportait pas!! Et comme il s’agit là d’une projection, je ne fais que laisser une partie de moi (un « bien légitime »! lol) trop longtemps déjouée, crier:
    < < Maman, ton chagrin m'étouffe!>>
    Bonne nuit.

  • #1034

    manigairie
    Participant

    La contingence (de ce que je vois maintenant comme un heureux hasard) des influences de mon entourage parental a échoué à faire de moi un homme avant l’heure (tiens tiens, c’est marant ça m’expliquerait bien mes retards compulsifs).
    Tout s’est joué en moi et autour comme permission d’une expansion naturelle de mon adolescence, adolescence qui commence seulement à être prise de relai par l’adulte en moi qui nqit de ce limon.
    Ca me fait qd même m’interroger sur le Réglage de l’age choisit pour être dit « adulte », chose fort peu naturelle, produit de la société qui se meurtrit à trouver donc des dispositions valables antérieures à cet age pour que tout le monde tombe pile poil adulte à 18 ans!
    Mon « tr(a)(o)umatisme » à moi (concernant surement d’autres aussi) est donc plus « du » dès le départ ou très tôt, à mon bon déréglage fortuit par rapport à tous ces vrais traumatisés dont ce Réglage « pour tous » a réellement réussi à prendre le « pilotage » (à leurre!).
    Mes sensations de malaise, dues souvent à mes impressions de discours muet parallèle au discours de l’autre parlant sont certainement ce qui m’a alors mis à l’écart de cette majorité (=les autres et les 18 ans lol).
    Ces déboires qui sont les miens ont certainement participé à faire remonter ceux de qlqs autres.
    Et j’ai pu finir par manque, donc, de référence par me sentir dérangé, déjanté au point d’y croire en partie. Mais c’est cette partie qui m’a assis dans la voiture pour aller consulter. #*
    Il s’avère que cette partie qui m’y a fait aller, était plus qu’un faux problème, la « prémonition » (non lues comme telle alors par moi) que j’allais petit à petit pouvoir rencontrer et échanger avec qlq’un sans référence lui aussi, mais déjà « fait », un déjà « self made man » en qlq sorte.

    #*: Au fait, l’univers en temps que non finitude, a-t-il d’autre référence que lui-même si ce n’est aucune? A-t’on vraiment d’autres recours pour être vraiment soi que de rencontrer un « muri sans référence » , auprès de qui on peut apprendre à se référer à soi? si je peux abuser de ce double emploi contradictoire de référence.
    Je remercie donc ce moment de l’univers (parmis d’autres) où j’ai été et que je peux appeler maman et papa.
    Je sais que vous me pardonnerez la longueur et l’imprécision de mes textes, dans le sens où on se serait bien compris sur ma nécessité de justement sortir la confusion, pour en sortir et ce donc pour l’instant encore, obligatoirement pas « seul à seul ».

  • #1035

    manigairie
    Participant

    Ce que je vais dire peut paraitre débile, mais il me semble vraiment, à me relire et me ressentir, que je me souffrais d’un Moi trop faible.
    Petite question vraiment théorique, est-ce que ça trouverait plutôt une « grille de lecture » dans le cadre d’une névrose ou d’une psychose ordinaire? J’opterais pour la dernière, quoique je trouve qu’on peut la confondre avec la névrose obsessionnelle.
    Aller, je vais plutôt opter pour une bonne ricoré :)

  • #1036

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, merci pour votre message. Ce sont les psychiatres qui portent des diagnostics, car à chaque diagnostic correspond un traitement ou un médicament sur la boîte desquels ils sont assis. Vous disposez d’un Moi trop faible ? Alors votre transfert peut quelque chose pour vous. On est confus lorsque l’on défend à tout prix ses parents, cela se nomme résistances… Et de résistances, j’en lis de substantielles !!!
    Quel est le métier de votre père ? XW

  • #1037

    manigairie
    Participant

    ingénieur en chef section pyrotechnie

  • #1038

    manigairie
    Participant

    plutôt philosophe, efficace, bon joueur, déconneur même. J’ai peut-être pu voir dans le fait qu’il brille de l’autosuffisance, mais tel que je le vois maintenant, mais je vois bien qu’il ignore quand il brille et qd il ne brille pas:
    Ouai, en fait je me rend compte de ce que j’ai tjrs su, et que c’est justement de lui sentir toutes ces qualités que je ne supporte pas, même maintenant il continu d’agir négativement en moi. En fait on dirait que j’ai intégré une perception erronée du dehors, et que maintenant, en temps qu’intégrée, cette perception continue d’agir en autonomie sans plus avoir besoin de puiser ses fondement faux sur du dehors.

  • #1039

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, vous écrivez : « il brille de l’autosuffisance, mais je vois bien qu’il ignore quand il brille et qd il ne brille pas ». Votre père aurait-il perdu son Moi ? Ce qui aurait pour conséquence une indifférence totale à l’émotion d’autrui, telle qu’on pourrait le constater chez ceux qui ont comme tâche de représenter des fastes officiels de l’état ou de collectivités territoriales ou de l’armée, voire du spectacle et des médias. Ils sont spécialisés comme des robots dans le paraître, la courbette adroite et fins politiques dans tout ce qui est du domaine de la hiérarchie. Si la société les honores car ils sont les gardiens de la sécurité publique, leur entourage souffre considérablement car ils n’ont droit à aucune faiblesse, aucune demande humaine, aucun regard si ce n’est le rejet et le mépris. Il est particulièrement difficile d’être le fils de parents si éloignés des besoins humains de l’enfance et donc du point de vue de l’inconscient ce sont des parents inhumains, or de surcroît la société les honore comme de grands personnages représentatifs, c’est donc particulièrement difficile à vivre en tant que fils ou conjoint écrasés par des sentiments contradictoires : l’admiration et l’amour ou la rejet et la haine.
    je vous invite à relire Jephté(juges 10/6), qui décrit comment pour faire la guerre, ce général victorieux sacrifie et rejette son âme (sa religion mais aussi sa fille unique en demande d’amour et de reconnaissance ou toute personne de sa maison (le Moi) se dirigeant vers lui avec une demande). Portez une attention particulière à ce que crie Jefté lorsqu’il découvre sa fille lui tendant les bras pour l’accueillir. Ne lui fait-elle pas horreur ?
    Votre mère a-t-elle un métier ? a+XW

  • #1041

    manigairie
    Participant

    Petit aparté, sur le lapsus, dont je pense en avoir relevé un excelllllentissime, il se trouve sur le site SUBLISOFT dont je reçois assez souvent les mérites de leurs techniques pour aller mieux dans la vie, chaque fois à payer si l’on veut les acquérir bien entendu, mais moi je me contente trouver un terrain de réflexion amusant, il peut y avoir des côtés intéressant à tout point de vue. Voici le site en question:

    http://sublisoft.egnosis.fr/index.php

    et voici l’énorme lapsus que l’on peut trouver en bas de sa page de présentation:

    Rien n’est figé, Vous pouvons changer votre avenir… !!

    En outre, si vous êtes allé y jeter un oeil, vous aurez remarquer cette chose: Il disent que si parmis les qlqs 700 messages subliminaux du logiciel aucun ne correspond à vos attentes, vous pouvez créer votre propre message subliminal…!!! C’est grave non!? Quand on sait que l’inconscient manipule en coulisse nos pensées, qu’il y a une valeur affective dans chaque mot que nous prononçons!! J’imagine bien par ex qlq’un qui se programmerait la phrase subliminale suivante:
    < <Je n’ai plus peur de rien, lorsque qlq’un m’agresse violemment, j’ai au fond de moi j’ai la force en moi pour désamorcer le conflit, je l’ai physiquement s’il faut en arriver aux mains.>>
    Ok, mettons que ce message se grave à merveille dans son « subconscient » comme ils disent, heuu je pense que cette personne deviendra tout au exceptionnelle dans le nombre de séjours qu’elle fera au urgences!! Car message reçu ou pas, conviction profonde ou pas, on peut se faire casser la gueule par n’importe qui, qui lui n’aura pas pour autant été « subliminalisé » lool! D’autant que le malheureux qui ferait les frais de ce message bien reçu, aurait dans ce nouveau quotidien, une probabilité accrue de se faire « éclater ». Et si il y a une part de vrai dans ce que je dit, je n’ai donné là qu’un exemple pittoresque parmis d’autres exemples pourquoi pas bcp plus dangereux, genre: < > Qu’est-ce qui assure, que le verbe voler ne soit pas enregistré par ce subconscient comme d’aller s’isoler au sommet d’une falaise, histoire de « voler sans être vu »? MDR
    Je ne veux donc pas affirmer que la technique ne fonctionne pas, mais si oui, ces chercheurs ont-ils envisagé ces éventuels effets collatéraux?
    De plus, quand ils disent que le client a seulement 29 Euros à payer, pour essayer cette methose pdt 365 jours, et qu’il sera à cette échéance remboursé intégralement si la méthode ne lui a pas convenu, ces chercheurs auront au moins la chance sinistre qu’aucune réclamation ne leur sera faites, de ceux qui en seront mort!!!
    HHmm moi je me demande si ces 365 jours ne laissera pas en fait à ces inventeurs le temps généreux de récolter plus que suffisamment d’argent afin de répondre absent aux abonnés à l’issue de cette si « fructueuse » année.
    Je suis très sceptique et un peu outré de constater sur leur page de pub, qu’aucune mention viennent éclairer le lecteur à ce sujet, ce qui renforce ma conviction qu’il s’agit d’une belle escroquerie, heureusement pas si maline que ça, du moins je le souhaite et qu’une vigilence à cet égard pour toutes celles et ceux qui seraient tentés soit attiré sur ce point.

  • #1043

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Oui, internet grouille d’escrocs, tout va bien car je constate que vous êtes vigilant. Avez-vous lu Jefté ? a+XW

  • #1044

    manigairie
    Participant

    Dès qu’il la vit, il déchira ses vêtements et dit : « Ah ! ma fille, tu me plonges dans le désespoir; tu es de ceux qui m’apportent le malheur; et moi j’ai trop parlé devant le Seigneur et je ne puis revenir en arrière.
    C’est bien du passage que vous parliez?
    Ma mère est restée femme au foyer (fou-à-lier) pdt presque 30 ans, et travaille dans l’immobilier depuis à peu près 6 ans. Mon père à la retraite travaille avec elle, et elle trouve qu’il lui coupe l’herbe sous le pied, encore une fois elle a l’impression de ne pas être à la hauteur.
    Je suis très heureux pour elle, puisque à force d’écoutes, et de conversation, elle a décidé de tenter une analyse, avec prise de rdv effectuée. Peut-être que par rebond ça l’incitera lui à faire de même, mais j’en doute fort!
    Enfin, je reviens à mes moutons puisque ceci les concerne, et que ce qui me concerne moi, sont les effets inconscients qu’ils ont eu sur moi, effets qui n’ont plus rien à voir avec eux maintenant. Il est donc question pour moi de laisser parler auprès de mon psy, et pourquoi pas en parallèle auprès de vous, des comportement que j’ai mais qui ne m’appartienent pas, faisant barrage à mes rêves, à mes affects ainsi étouffés.

  • #1045

    xavier
    Admin bbPress

    MR Manigairie,
    Le général Jephté sacrifie son âme dont sa fille est le symbole du Moi au même titre qu’Agamemnon sacrifie sa fille Iphigénie pour la guerre de Troie. Ce faisant ces deux personnages définissent le profil psychologique du guerrier que Freud lors de la montée du Nazisme en Allemagne qualifiera de « pervers narcissique ». Un autre exemple du profil est le « Dernier Iroquoi » qui combat et tue tout ce qui se présente devant lui sans aucune distinction et jusqu’à la mort. Ce profil du guerrier concerne environ 5% de la population, la fameuse caste des seigneurs des nazis. Nous savons ce que ce profil fait subir à leur entourage mais aussi le succès social considérable qu’ils reçoivent.

    Le profil qu’il soit mâle ou femelle :
    -traite en ennemi tout ce qui se présente à lui ou toute personne en demande
    -est sexuellement complet, il n’est pas en demande d’une autre personne, mais uniquement d’accouplement, certains auteurs les qualifient d’invertis non révélés
    -ils humilient leurs enfants et ne leur autorisent aucun désir d’accomplissement personnel, ils ne tolèrent aucune maladie, aucune faiblesse
    -ils sont en demande d’une soumission totale de leur entourage qui n’a droit à aucune initiative
    -ils ont des propos méprisants ou dégradants sans perdre leur apparence aimable et le contrôle leur comportement car ils sont totalement indifférent à l’existence d’autrui. Ce sont de froids calculateurs et de fin manipulateurs. Ce pourquoi ils excellent dans la hiérarchie ou toute forme de représentation sociale. Enfin ils ne reconnaissent que plus fort qu’eux.
    -leur mode de fonctionnement mental est la LOI DU PLUS FORT, à l’exclusion de tout autre. Pour mieux justifier l’inacceptable, ils commencent par se plaindre,à les entendre ce sont eux les victimes et ils obtiennent des succès stupéfiants en justice…
    -ce sont les principaux pourvoyeurs des cabinets de psychanalystes, où on ne les vois jamais car ils se portent comme un charme ! La simple présence d’un sujet particulièrement pervers dans un service d’entreprise peut avoir de graves conséquences pour le personnel d’où la Loi sur le harcèlement moral.
    Enfin, pour un conjoint ou un enfant, il est particulièrement long et difficile de sortir de « l’emprise » que ce profil a sur lui. Le mot « emprise » désignant la capacité du « pervers narcissique » à transformer en quelque temps autrui en « victime consentante » de son omnipotence.


    Oui, c’est exactement cela : lorsqu’on quitte ses parents, on part avec sa valise qui contient sa névrose. Littéralement la névrose c’est ce qui remplace les parents : elle vous rassure et vous protège. Quels comportement avez-vous qui ne vous appartient pas ?

  • #1046

    manigairie
    Participant

    Voilà une très riche terre de réflexion! On va pouvoir s’y promener, surement longtemps, sans toutefois arriver à parcourir tout son périmètre, et je ferai attention de ne pas prendre une partie pour le tou(t)(r).

    _ Je ne peux m’empécher de reproduire l’expression, les mimiques, les intonnations, les pauses de personnes rencontrées, vues à la télé, ou simplement lues, qui me charment de part une singulière originalité assez linéaire et de surcroît bien terre à terre, ce qui me confère illusoirement l’aplomb qui manque à ma reflexion originale. Je le sais, et c’est ce savoir qui me rabaisse.

    _ Ce trop souvent présent, mais indéfinissable, sentiment de danger imminent.

    _ L’état démesurément désagréable dans lequel je me retrouve, lorque en groupe j’ai à la fois la pulsion d’intervenir et de ne rien faire.

    _ Lorsque je me sens rongé par ce sentiment qu’aucune action n’a vraiment d’intérêt, et là je me sens comme le spectateur d’un monde inutile.

    _ A part la psychanalyse, qui a pris pour une bonne part la place de mon objet petit a, ma tentative (je le vois bien) de chercher la pleinitude totale en le complétant mais en vain par un onanisme compulsif, un tabagisme excessif, l’alcool mais qui a été remplacé récemment (plus une goutte depuis 3 semaines) par de l’exercice physique digne d’un légionnaire (lol).

    _ La forte culpabilité à me regarder dans un miroir si je suis surpris en train de le faire, ou simplement à l’idée qu’on m’y prenne.

    _ Ma violence intérieure lorsque ce qui est évident pour moi ne l’est pas pour l’autre.

    _ Mon sentiment exacerbé que je me désintègrerai d’effroi le jour où ma mort sera diagnostiquée pour le lendemain (façon de parler)

    _ Une peur exagérée de ressentir une douleur physique (dentiste etc..) au point d’en souffrir par avance.

    _ Mon sentiment de ne pas être à la hauteur, ou que de toute façon je finirai par l’être même dans une entreprise qui démarre bien (ex: là je prend des cours de morphopsychologie par correspondance, et ce sentiment me fais ramer).

    _ La sensation que j’ai tjrs eu qu’il me sera insurmontable de quitter une femme dont je veux me séparer, j’anticipe sa tristesse et cet insupportable m’empêche d’arrêter au moment où je sais que j’ai envie d’arrêter. Mais là j’ai trouvé ma petite perle rare, qui de surcroît est elle aussi en analyse.

    _ Me sentir menteur, profiteur, lache, traitre, déloyal, prétentieux et peu engageant.

    _Ne pas arriver à être suffisamment « flottant » pour comprendre au mieu ce qu’on est en train de me dire: Mais, je sais maintenant que ma priorité est justement d’écouter mon discour intérieur, qui se tisse sur celui de mon interlocuteur, puisque de toute façon je n’ai pas le choix, c’est finalement ma meilleure possibilité de vraiment écouter l’autre avec mes tripes.

    _ Ma grande abscence de désir, fait que de toute façon je suis agis bien souvent par le désir de l’autre, et me voilà embarqué dans une aventure dont je n’ai pas forcément envie. Tout ceci est à nuancer en terme de négativité, puisqu’il y a du bon à se laisser embarquer, mon désir personnel (qui n’est pas absent mais enfoui) a le droit de se manifester en plein trajet.

    Voilà Mr Xavier, qlqs bribes dont je sais que j’en serais débarrassé, ou du moins qu’un jour elles auront moins cet emprise émotionnelle exagérée.

  • #1048

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Quel auto-portrait !!! Ce n’est pas à vrai dire votre portrait d’origine mais plutôt le résultat d’une condamnation par quelqu’un qui vous accuse d’un crime que vous n’avez pas commis ! Ce portrait contient aussi la culpabilité d’être né, ce pourquoi vous vous trouvez totalement démuni d’initiative et de désirs comme si vous étiez enchaîné ou prisonnier sur parole. La sensation de danger imminent et la peur panique de la mort attestent votre crainte de nouvelles condamnations. Elles se réduiront au prorata de la réussite de votre transfert qui est essentiel. Puis des désirs reviendront, progressivement. Ce sera long, vous garderez votre personnalité et votre fragilité, mais vous reprendrez le contrôle bien plus rapidement pour devenir enfin acteur de votre vie. Il sera plus difficile de vous déstabiliser. Oui, cette description et ces comportements ne vous appartiennent pas car vous êtes né non névrosé, cependant vous êtes encore partiellement captif de cette histoire parentale où il n’y avait guère de place pour vous. Vous êtes peu censuré, il y a donc de bons gages de réussite en psychanalyse.
    le Mimétisme spontané est un des symptômes amusants de l’hystérie. Tout va bien, vous êtes aussi névrosé que Woody Allen qui avait créé un film où il se transformait physiquement au contact de chaque communauté américaine : obèse, nain, noir, asiatique, mexicain, peau-rouge ect… Vous êtes bienvenu au club ! a+XW

  • #1049

    manigairie
    Participant

    Merci pour ce message
    Dommage qu’on ne puisse pas faire ici de dessin, je vais donc l’écrire ce dessin qui m’obnubile depuis qlqs minutes:

    On a trois cercles:
    [1] celui du trésor (ou source) des sentiments
    [2] celui des mots pour décrire les sentiments
    [3] celui des sentiments desquels les mots tentent de décrire forme

    L’onde génératrice part de [1] qui est dans [2] et traverse [2] qui est dans [3], le Moi fait parti de l’ensemble [2] et [3]. Méconnaissant [1] il échoue plus ou moins bien à faire que [3] soit dans [2], et avec un je ne sais quoi de chance, peut-être jusqu’à épuisement. Là seulement, la cessation dans cet entêtement est en fait la seule condition pour que l’ordre naturel de la traversée de l’onde soit vécue. Une partie du Moi commence alors à saisir qu’il ne peut pas être maitre, puisque l’outil dont il croyait se servir (le langage) est comme le tronc qui croirait expliquer les branchages, alors que non seulement il en est l’ancêtre mais qu’en plus il est le descendant des racines ( [1] ) ignorées.
    On peut imaginer, en pensant différemment mais de façon très abstraite, à un centre circonscrit à son cercle.
    Les mots (les pensées) font surgir le sentiment, et croient pouvoir l’expliquer alors qu’ils en sont à l’origine, et séquestrent son sens.
    Je me suis bien mal expliqué, mais la nuit porte conseil, j’y verrai plus clair demain dans ce quasi n’importe quoi.
    Mais finalement une névrose, n’est-ce pas un n’importe quoi dont on fait à son insu toute une affaire symbolique?

  • #1051

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Merci pour votre shémas, c’est une représentation de l’appareil psychique notamment de l’élaboration des pensées véhiculées par des émotions.
    À quelles émotions pensiez-vous en dessinant ces cercles ?
    Quelque chose vous vient-il à l’esprit ?
    Qu’est-ce que le Chaos ? a+XW

  • #1058

    manigairie
    Participant

    à la partie pour le tout alors qu’elle en contient seulement, j’étais tout frétillant d’une forte impression à peine balbutiable, ma rédaction l’a prouvé par sa confusion. La pensée qui n’est qu’une émotion articulée comme un langage engendre bien souvent encore plus d’émotion, comme une fleur qui se recouvrirait d’un buisson. Alors qu’elle a son rythme propre d’éclosion et de fanaison qui ne devrait plus être autre chose que cela suite à une analyse réussie. Mais mon analyse est loin d’être terminée, et oui cette sur-floraison qui m’envahit puis disparait pourrait bien s’aparenter au chaos: Je suis tour à tour submergé d’infiniment grd et vide d’infiniment petit.

  • #1063

    xavier
    Admin bbPress

    Il revient régulièrement dans vos écrits des images de sexualité passive et dominée par un plus puissant ou envahissant, telle cette fleur couverte par un buisson. Par ailleurs, avez vous l’impression d’être comme un cochon sur une balançoire ou plus simplement d’avoir le mal de mer ? a+XW

  • #1064

    manigairie
    Participant

    Par ailleurs, avez vous l’impression d’être comme un cochon sur une balançoire ou plus simplement d’avoir le mal de mer?

    Bonsoir Xavier, j’aimerais pouvoir comprendre cette question, mais au feeling ce cochon sur une balançoire ça me fait penser à l’interdiction au bonheur sous peine de me sentir mal à l’aise, cela me correspond, mais pouvez vous m’éclairer votre image?

  • #1067

    xavier
    Admin bbPress

    Votre Chaos avec une succession de grand et de petit fait penser aux vagues comme au vague à l’âme comme au mal de mer, ou plus simplement à la nausée de celui qui choit dans la vacuité de l’apesanteur. a+XW

  • #1068

    manigairie
    Participant

    Oui!
    Je pense que cette vacuité de l’apesanteur (davantage la pesante heure que l’apaisante heure) est l’émotion chez moi qui traduit à sa manière une cohabitation prolongée avec un être exempt d’émotion, tel que mon père. Comme quoi il existe une sorte d’éducation invisible, impalpable, mais bien là.

  • #1069

    manigairie
    Participant

    Ou mieux, une assimilation inconsciente du non-dit d’une insensibilité. Un savoir conscient est une faiblesse, c’est une chose qui peut être par exemple démenti rien qu’avec des mots, modulé, modifié, altéré par des données.. Mais lorsque ce savoir est inconscient, alors qlq part il a un fort potentiel d’indestructibilité, alors lorsque ce savoir est par exemple une culpabilité…. Aie aie aie Le noyau pathogène de l’inconscient ainsi hermétique, laisse sourdre indéfiniment et de diverse manière la mauvaise onde qui fait souffrir le sujet clivé, jusqu’à ce que celui ci lui permette de sortir par sa bouche. Il se libère ainsi de l’emprise des mécannismes répétitifs.
    D’où l’importance de s’autoriser à laisser l’association se dérouler à partir de la moindre représentation affective venant à l’esprit. Et ceci ne peut se faire que dans la confiance du transfert analytique. Le psychanalyste tendant à incarner pour que je puisse la voir, cette partie de moi que j’ignore, l’Autre.
    En ce moment je suis à fond là dedans, mais après des millénaires d’ignorance sur en domaine, il est normal que l’homme qui se plonge dans cette découverte à peine centenaire, y sente un effet presque miraculeux, magique!
    Par exemple, cette phrase n’est elle pas susceptible de qlqs nuits blanches passionnantes:
    « C’est de l’Autre que le sujet reçoit le message qu’il émet »
    Sous entendu, cette partie de lui que le sujet méconnait par définition, il n’a de chance de se la dévoiler qu’en la « lisant » sur un autre suffisamment vierge pour que le message banni s’y inscrive d’une façon assez épurée pour être « lue » définitivement par l’analysant.

  • #1070

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Oui, pour ce qui est de l’Autre, c’est exactement cela. Cependant qu’entendez-vous par « le noyau pathogène()fait souffrir le sujet clivé » ? a+XW

  • #1073

    manigairie
    Participant

    Je voulais parler de représentations perçues comme dangeureuses pour l’intégrité de la personne que des mécanismes refoulent dans l’inconscient du sujet, réduisant ce dernier à son Moi.. tout puissant?
    Ma séance ce matin était rude, car je me sentais comme paralysé, vide d’émotions, c’est l’identification à ce père creux que je transporte partout avec moi. Mon aversion envers ce dernier est forte au point que j’aurais envie de le frapper pour qu’il ressente qlq chose, donc de me frapper.
    J’apporte une nuance:
    Avant c’était un état quasi permanent, mais faiblement localisé, maintenant il y’a bcp de moments dans la journée où j’apprécie pleinement d’être un mortel en relation avec d’autres, à ces moments seul ce terreau que je savoure compte, et que même l’idée de mourrir un jour ne vient plus entraver, d’ailleurs qd elle vient, elle ne fait que justifier le délice présent, et qlq part je lui rend grâce.
    Pour ce qui reste donc de ces moments au paravent ininterrompus, ils sont du coup lorsqu’ils surviennent bcp plus intenses, localisés et identifiés. Cela me met hors de moi, MERDE comment alors que je l’ai ressenti et compris, ça survient encore!!? Mon psy a insisté sur la jouissance, ou pulsion de mort, vous savez bien entendu, ce dont vous parliez, que l’inconscient ne fait absolument aucune différence entre l’état anorganique et ce que l’on était en bien être total, dans la brioche de sa mère. il m’a proposé par rapport à mes retard répétitifs, de réfléchir sur le cas du petit Hans et sa bobine. Mais en fait, eh eh, je ne suis pas vraiment en retard, imaginairement j’y suis déjà présent par mon absence, comme si je voulais me comprendre (ou comprendre mon père imaginaire vide) en voyant ce que fait sur l’autre (d’une manière farfelue certes, mais l’inconscient passe son message temps bien que mal et se fiche bien pas mal du reste) la présence de mon absence.
    Ou alors, je ne suis pas plus présent en y étant qu’en y étant pas, ce qui s’objective en un « à-quoi-bon » qui peut bien me prendre plusieurs minutes dans la balance du doute.

  • #1076

    xavier
    Admin bbPress

    Mr manigairie
    Le clivage du Moi n’a rien à voir avec votre propos.
    « J’ai envie de frapper ce creux que je transporte partout avec moi », pensez vous que de vous battre la coulpa et de vous maintenir en demande va ameillorer la situation ? a+XW

  • #1077

    manigairie
    Participant

    D’ailleurs il y’a le son creux dans la croix, comme pour tjrs trouver de l’ironie dans la nature… qui la cherche, la trouve!
    Je suis sensible à vos propos,
    je vais donc cesser de me pl(a)(e)indre de ce vide et de philosopher sur lui au lieu de lui laisser une chance de parler. En fait je lui coupe la parole.
    Merci pour votre disponibilité d’écoute qui me fait cet échos inattendu.
    Je vais laisser faire, prendre du recul.
    A bientôt. ++

  • #1083

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    On peut être amoureux de son « creux » et lui laisser le pouvoir comme la parole, mais aussi il est possible de le faire taire en le remplissant de tranferts et d’images positives de vous même. vous avez le droit d’être aimé. Vous êtes aimable, laissez vous aimer. Le petit bébé se laisse porter en silence armé de son seul sourire dans les bras de sa maman ou de son papa. C’est tout ce que je vous souhaite : vous êtes digne d’amour et laissez vous aller à cette idée. a+XW

  • #1094

    manigairie
    Participant

    Bonjour, une chose m’est apparue:
    La différence existant entre un conflit qu’on arrive pas à résoudre et un conflit qu’on défend, où il est question non pas de le résoudre mais de le maintenir à feu vif.
    J’ai compris hier en séance, que je ne me sens exister que lorsqu’il y a conflit à résoudre, donc compulsivement j’ en injecte là où il n’y en a pas, je recréer ce milieu d’élection dans lequel j’ai une place. Et c’est dans ces cas là que ça me revient dans la gueule avec un sentiment, d’injustice, d’être rejeté, alors que je ne fais que subir ma propre façon de vivre, là où donc, elle échoue. Je vois un conflit à résoudre dans un combat de joute alors que par définition il est voulu par les deux adversaires, c’est donc me vouer à de la douleur que d’y intervenir: Toute parole qui ne viendrait pas encourager ce jeu, toute parole venant pour tenter de le dissoudre est alors une agression directe et réelle, Sumo l’a bien compris, il a su voir ce que faisaient mes propos plutôt que ce qu’ils disaient.
    A ma manière j’ai bien senti que ce conflit était protégé, et pour y avoir une place (car j’ai un immense besoin de place) il me fallais donc attaquer cette protection mais:
    Nul n’étant censé ignorer la loi, chacun peut en prévoir l’incidence et sera donc tenu pour en avoir recherché les coups.
    Je me sentais malmené, et ne serai jamais sorti de là si je n’avais pas été amené à trouver la seule véritable cause, qui o-père en moi.
    J’ai saisi aussi que n’étant présent que là où il y a conflit à résoudre, c’est pour cela que tout petit, en temps de paix, je trouvais insupportable le miel des calins et des paroles tendres, car en fait je n’étais plus.
    Toute parole tue en symbolisant la chose qu’elle symbolise. Donc le réèl est ce qui ne peut pas se dire.
    On disparait dans son prénom, on apparait devant la glace, on est balloté entre être et ne pas être, et entre les deux il y a le paraitre, ce lien si fragile qu’on peut craindre de tomber à tout moment d’un côté ou de l’autre, l’équilibre que nous demande cette marche difficile sur ce fil précaire, nous impose un balancier qui nous fait tremper de temps à autre une main dans l’être, d’autre fois dans le désêtre? Puis dans un soupir on se passe ces mains sur le visage, obligé d’accepter de paraitre… Or ne dit on pas que le geste est naturel et qu’ en se concentrant on accorde une probabilité plus élevée à l’erreur?
    Le paraitre c’est l’erreur humaine, dont on passerait toute une vie à vouloir en modifier le tir. Et c’est là qu’on ne fait, à plus ou moins grande échéance, qu’en rajouter à l’erreur. Ce serait là qu’interviendrait un sens de l’analyse?

  • #1095

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,

    À vous lire, vous êtes toujours doué pour la littérature, ce qui n’est pas du tout le cas de la conversation dans laquelle vous êtes entré. Ceux là, c’est pas des littéraires mais plutôt de simples sportifs…

    Cependant, il y a quelques profils type Lacaniens qui devraient plus vous plaire mais ils sont anciens et parfois confus… essayez de réactiver miadorovna, attente et choix puis JML d’une dimension du réel dans le transfert, cherchez au hasard des discussions ou des sujets qui vous plaisent, prenez le temps de choisir et de réfléchir à qui vous avez affaire avant d’entrer. Si la discussion est trop ancienne il se peut que cela ne réponde plus.

    Chez le Macaque Rhésus, la position sociale et la place dans la hiérarchie dépend exclusivement de la mère, chez Homo Sapiens Sapiens la position sociale et la réussite hiérachique dépend exclusivement du père. Pas de père = absence de place dans la société. Lorsque le père ne reconnaît pas son enfant, il y a forfaiture pour ce dernier.

    Étiez-vous enjeu ou otage du conflit parental ?
    Y avait-il moyen d’exister en dehors de ce conflit ?
    Ce conflit est-il toujours actif et donc toxique ?
    Votre dépendance faisait-elle l’objet d’une extension de ce conflit depuis votre départ du foyer ? a+XW

  • #1096

    manigairie
    Participant

    Bonsoir Xavier,

    Étiez-vous enjeu ou otage du conflit parental ?
    Y avait-il moyen d’exister en dehors de ce conflit ?
    Ce conflit est-il toujours actif et donc toxique ?
    Votre dépendance faisait-elle l’objet d’une extension de ce conflit depuis votre départ du foyer ?

    Vos questions sont comme autant de véritables petits bijoux que vous m’auriez offerts. Je vais donc laisser mon cerveau s’amuser avec pendant que moi je serai ailleurs. :)
    Voilà une question qui m’apparait nette:

    Par quel ouvrage de freud selon vous devrais-je commencer, pour remonter pas à pas vers ce qui me divertit si profondément en dehors de ma psychanalyse?

  • #1097

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Aucune théorie aussi belle soit-elle ne vous soignera, aucune lecture, aucune étude en faculté (il y a une chaire en psychanalyse), car il n’y a pas de solution par l’intelligence. Le petit bébé qui sourit aux anges dans les bras de sa maman est il intelligent ? Le christ mourant sur la croix a-t-il dit « soyez intelligents les uns avec les autres » ? Par ailleurs pour vous divertir et vous cultiver, et uniquement pour cela vous trouverez une bibliographie commentée de Sigmund Freud qui est accessible en cliquant sur les touches bleues placées sous le bandeau. a+XW

  • #1098

    manigairie
    Participant

    oui heu bon, en aucun cas je ne vous ai parlé de bouquin pour me soigner oh le xavier!! juste par quoi faut il commencer pour avoir des chances de comprendre FREUD et le reste (ET NON MOI). ET J’ai BIEN DIT EN DEHORS DE MA CURE !!! Pffff mais vous êtes énervant qd vous vous y mettez vous dites tjrs relisez, mais vous, vous relisez aussi?
    Aller j’aurai bien ce renseignement qlq part
    Merci

  • #1101

    xavier
    Admin bbPress

    La bibliographie commentée à été créée à votre intention, il suffit de bien vouloir commencer par lire les deux premiers ouvrages de la liste soulignés en rouge qui sont commenté puis les suivants à votre convenance.

    Malheureusement, Freud a fort peu écrit sur ce qui soigne : le transfert. La psychanalyse reste donc fondamentalement une PRATIQUE obscure, ténébreuse. a+XW

  • #1125

    manigairie
    Participant

    ça y est, j’ai repris goût à la vie, mon inconscient m’est aussi hostile et familier que la vie elle même ou m’aime.
    mon dérangement c’est ma marque, si je laisse qlq’un me ranger, ce n’est plus ma place. Alors quel délice que cette jungle dont je suis fait.
    Un peu comme si chaque être humain était une cage transparente renfermant d’une manière singulière un bout d’univers.
    Sauf que ça c’est ma version suite à mon rêve encore tout frais.
    Le renforcement de la conscience c’est un peu comme le rideau qui s’ouvre sur l’acte suivant nous faisant passer du sommeil à l état éveillé et emportant avec lui ses perles sales et ses merdes sacrées.
    Ensuite, durant la journée, c’est plutôt l’inverse: On ne voit plus que le dehors, parsemé de cage humaines opaques.

  • #1126

    xavier
    Admin bbPress

    Un poète parle, de quel rêve ? a+XW

  • #1132

    manigairie
    Participant

    Merci, c’est le rêveur que vous complimentez.
    J’ai trouvé la brèche qui se colmatait par mon étrange facilité à parler de moi jusqu’au plus intime, auprès de mon psy: Une résistance en somme, dont je viens de prendre conscience, et qui apporte un gros bémol sur ce que je pensais relever du plus intime de moi, car la levée de cette résistance m’explique en même temps pourquoi paradoxalement je ne ressentais absolument rien à révéler ce que je croyais être le fond de mon intimité, en effet à mon flot de paroles succédait régulièrement un état figé, éteint, silencieux, et ce rien qui en ressortait finissait par me désemparer, je parlais alors de ce vide, d’une manière tour à tour très confuse et très « philo ».. En fait j’étais sourd au cris qui sous-tendait ces dernières « actions », en sous-marin elles voulaient lui dire:
    < < Aie aie aie!! Je sens que je vais céder, alors dis, tu m'aimes hein? Tu me permets ce auquel je ne peux échapper? Il faut absolument que tu m'aime avant que ça cède, sinon, de là où j'en suis, cet effondrement du barrage je l'anticipe comme la fin du monde!!>>

    Comme si dans ses derniers retranchements la résistance appelait le transfert!!
    Enfin, et là est pour moi l’essentiel, j’ai découvert ce dont la résistance voulait absolument me tenir à distance comme s’il en allait de ma survie: L’aveu (préconscient?) de mes pensées et sentiments naissant concernant l’autre en sa présence! Parler à l’autre de sa présence m’est insupportable, et lorsque cet insupportable s’objective dans ma conscience, c’est sous forme de jugements moraux préétablis du style : C’est pas bien! Ca ne se fait pas! Et puis tu pourrais passer pour etc…
    En fait c’est tout simplement ce qui me manque, parler à l’autre de se que je ressens sur lui c’est mon inconnu, inconnu dont j’appréhende qu’à l’effleurer ça parte dans tous les sens!
    Voilà, ma frayeur archaïque m’a prémuni d’une défense archaïque mais qui s’est ancrée si solidement et si profondément en moi, que sa vivacité est encore à la page alors que si sa fonction m’était bénéfique à une période donnée, reculée de mon existence, sa continuité au delà de ce temps, où elle était alors utile, a tourné au vinaigre. L’inconscient tient à ses premières protections si fort qu’il les conserve même qd désuètes ce sont elles qui nous détruisent… souvent pour le restant de nos jours. On pourrait même dire que ce restant de jours à venir est, ainsi, plus un restant de jours à reproduire des jours d’avant. Au grand damne de la conscience qui de ce gratin ne voit qu’un actuel de souffrance, de décalage, de frustration, d’injustice, de dépréciation, quelques fois aboutissant à une résignation dans un vague fatalisme de « tout qui serait écrit » (mais il l’est ma pauvre! Il l’est d’autant plus par tes racines qui poussent en cercles vicieux pour te préserver du réel qui t’avait fait effarouché, te bloquant sans que tu le saches là bas dans ce passé infranchit alors qu’en même temps toi tu es là maintenant!) au mieux à une bien heureuse sublimation.

  • #1133

    xavier
    Admin bbPress

    Sublimer ? C’est exactement ce que vous faites en écrivant et ce à quoi je vous félicite et vous encourage à persévérer. Parler à l’autre de ce que vous ressentez de lui vous pose des difficultés. Qu’appréhendez-vous de l’autre ? a+XW

  • #1134

    manigairie
    Participant

    Anodine cette obligation de s’identifier 2 fois sur votre site?
    En tout cas pour moi apparemment non puisque j’en parle, qd bien même il s’agirait d’un bug isolé ça me ramène à mon enfance où j’ai le sentiment de m’être identifié à la fois à la femme qui manquait à mon père pour l’écouter, lui parler, à la fois à l’homme qui manquait à ma mère pour les mêmes raisons. En servant ainsi de lien dès tout petit (lol! mes parents seraient-ils tout petit!?), j’ai, pour me construire, mis le toit d’un côté et les murs de l’autre.
    Et votre question, eh, oui.. j’ai la sensation que mon Moi se manifeste vraiment comme un symptôme, à savoir qu’en présence de l’autre il apparait au détriment de mon je! Comme si la présence de l’autre désintégrait la mienne, à moins que ce ne soit l’inverse, lorsqu’il y a de l’autre je le gomme en étant Moi, sa présence insupportable risquant de mettre en doute ma propre présence! Mais finalement, ce subterfuge se révèle on ne peut plus maladroit étant donné que je m’élimine vraiment: Il me faut disparaitre derrière le Moi pour n’en rien savoir de la présence de l’autre.
    hmm, un bug isolé!! N’a plus de fonction!!?

  • #1135

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    il n’y a aucune obligation à s’identifier 2 fois, cependant quelques erreurs de navigations peuvent avoir cette conséquence.
    La présence de l’autre sert-elle de révélateur à l’émergence immédiate de votre difficulté à être ? À qui faites vous plaisir en vous interdisant d’exister ?
    A+XW

  • #1136

    manigairie
    Participant

    A la volée:
    On nous demande d’abord de faire caca, puis, plus tard on nous manifeste un mécontentement qd cela sort.
    Je me suis peut-être identifié à l’excrément, et je m’interdit donc de « sortir » mon plaisir à vivre. Je ferais donc plaisir à mes parents imaginaires, enfin, bien réel à la base puis intériorisés peu à peu de sorte qu’ils forment une instance autonome et tyrannique: mon « surmoi »?
    Chez ma grand mère, on vivait un peu à l’ancienne, obligés d’aller vider le seau qui servait de wc, et je me souviens que lorsque j’y allais, j’observais tout d’abord les qlqs confrères flottants, je m’asseyais puis je fixais longuement l’ampoule nue qui éclairait ces toilettes et ensuite, mes yeux ainsi imprégnés, je battais rapidement des paupières, ce qui faisait apparaitre autant de fois de petits arcs éclairs.
    Je laisse ça en friche pour l’instant dans un « petit coin » de moi.
    A bientôt et merci pour vos deux réponses.

  • #1137

    xavier
    Admin bbPress

    Avez-vous d’autres souvenirs de phénomènes lumineux ? a+XL

  • #1140

    manigairie
    Participant

    Bonjour, aucun autre qui soit associé au plaisir de lâcher les fèces.

    Lacan a dit: « je ne se confond pas avec le sujet »

    A bon!?? Est-ce qu’on pourrait voir alors le « Je » en temps que partie consciente du sujet libéré de son Moi symptôme?

  • #1141

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Voici donc à nouveau ce stade anal fort constant au long de vos discours. Ressentez vous souvent un désir d’éxécration de votre Moi ?
    A+XW

  • #1142

    manigairie
    Participant

    D’exécration ou d’excrétion de mon Moi?
    Car en effet je sens intérieurement une force qui souhaite le voir remplacé par un idéal que je ne saurais décrire, un vide tout puissant.

  • #1143

    manigairie
    Participant

    J’ai conscience de ne pas profiter pleinement de vos judicieuses questions, il m’est même arrivé de m’en culpabiliser.
    Un dialogue s’est déroulé en moi ce matin:
    « Qui pourra me sauver de la psychanalyse »??
    Et d’enchainer en mon esprit, comme venant à moi d’un psychanalyste:
    « On ne saurait que trop lui souhaiter de comprendre qu’il n’a besoin de personne pour ça, et même qu’il voit en ça et par l’analyse le pan de sa maladie qui s’est colorée en s’appropriant un bout de la psychanalyse, psychanalyse qui rend la Chose pathologique visible ou lisible au porteur qui veut bien le voir ».

    Est-ce bien ça? La psychanalyse? Un révélateur? Si bien qu’il y aurait une phase dans la cure où l’on pourrait la prendre pour un renforcement de notre mal-être, tellement elle finit par le pointer? Et c’est là qu’elle passerait le relais à la contingence singulière de l’individu?
    En ce cas il me paraitrait bon, de dire qu’on « risque une psychanalyse »

  • #1144

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Simplifiez vous la vie : la psychanalyse n’est rien, elle n’existe que pour les théoriciens. Ce qui compte et ce qui soigne c’est pour vous de prendre le risque du transfert. Acceptez un regard positif sur vous même comme de vous en remplir.
    a+XW

  • #1145

    manigairie
    Participant

    Oui!! Le Silence radieux! :)

    On entend souvent dire qu’être soi-même, c’est arriver à être avec les autres comme qd on est seul.
    Déjà le verbe arriver me dérange, car il implique une certaine maitrise.
    Ensuite en ce qui me concerne, je prendrai plutôt le pari inverse que je ne pourrai être moi-même quand je suis seul qu’à partir du moment où j’aurai fait l’expérience suffisamment prolongée d’être ce « pas moi-même » en présence d’un autre.
    Qd je suis seul, le « pas moi-même » que je suis n’est bien évidement pas embarrassé d’un autre qui s’il était alors là pourrait être témoin de mon absence en la colorant de mon mal-être, et pourquoi pas du sien, et même surement du sien aussi puisque par là on pourrait presque voir où s’arrête la ressemblance entre une relation quelle qu’elle soit et celle analytique.
    Auprès de son psy, il ne faudrait donc pas confondre « chercher à être soi-même » et « dire ce qui vient ».
    Devenir soi-même passe nécessairement par être ce « pas moi-même » de quand je suis seul…. auprès de mon psy.
    Sinon, y chercher à être soi-même, c’est un peu comme rajouter une couche de faux sur du déjà faux, le travail n’est que plus long… mais faisable qd même.

    « pas moi-même », ou papa aime moi, ou papa c’est moi (mais c’est impossible il faudrait que celui que je veux être n’ait pas existé)

  • #1153

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Votre pensée paradoxale provient de la fusion de deux pensées inconscientes et contradictoires. Littéralement ces deux pensées incompatibles entre elles s’entrecroisent et donne ce style si impénétrable à celui qui en ignore la source et la structure. Apparemment à vous lire il y a :
    Une pulsion à satisfaire un parent par autodestruction de son être propre, et vous lui en faites reproche
    Une pulsion insatisfaite à exister pour l’autre, ce qui est encore très infantile et insuffisant pour résister aux culpabilisations de la première

    Vous irez mieux quand vous vous autoriserez à être par vous-même, ce qui sera le fruit du transfert. Cependant des résistances peuvent apparaître actuellement et devenir très puissantes voir soulever des désirs haineux vis-à-vis de votre praticien. Le cas échéant exprimez-lui ce que vous ressentez. Persévérez dans la thérapie. A+XW

  • #1154

    manigairie
    Participant

    Vouliez vous dire:
    -Qu’en moi une force tend à satisfaire un parent en me détruisant pdt qu’une autre force subit cette destruction comme si elle venait de lui (d’où les reproches entre les lignes)?
    ET
    -Que traqué sans relache par cette première force (de police!!?) mon narcissisme (primaire ou secondaire?) mène une vie de fugitif, de bandit?
    Une des pistes pour mon analyse consisterait donc à rejouer verbalement cette traque afin de redistribuer plus positivement une telle énergie, donner une chance à cet épuisement de se transformer en apaisement?
    Qu’est-ce que ce doit être bon toute une séance où je pourrais rester silencieux, débarrassé d’un devoir de dire, c’est cette porte que je n’ose pas ouvrir pleinement en ce moment car j’ai peur de trouver de l’autre côté qlq’un qui m’avait vu regarder par le trou de la serrure.
    Merci à vous, la richesse que je trouve maintenant dans vos propos m’aurait blessée il y’ a qlqs temps. Or je me fais l’idée que vous le savez, c’est donc pour moi de la reconnaissance.
    Bonne continuation, à bientôt.

  • #1155

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Votre inconscient est d’une richesse inouïe, ce qu’il convient de faire est de transformer cette énergie incontrôlée en quelque chose de positif. Je lis que vous vous blessez moins à lire des commentaires sur votre personne, c’est donc que vous allez mieux. A+XW

  • #1158

    manigairie
    Participant

    Savez vous si sur le plan de la légalité, on peut apparaitre psychanalyste dans l’annuaire en présentant son titre de praticien en psychothérapie (délivré par le « C E R F P A »)?
    Car ce titre n’est pas soumis à réglementation comme celui de psychothérapeute.
    Je suis en analyse depuis 3 ans, paradoxalement cette passion ralentit ma progression dans la cure, et je pense qu’en faire un objectif aurait pour double conséquence de compartimenter:
    -D’une part mes affects en les réservant à mes séances
    -D’autre part mon plaisir journalier de réfléchir en lui offrant une aire de jeu constructive
    J’essaye de me renseigner comme je peux pour savoir par quel bout donner une raison d’être à cet engouement en tenant compte des obligations quotidiennes.
    Merci et à bientôt.

  • #1160

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,

    C’est très bien votre passion et je m’en réjouis. Cependant une loi très récente cadre l’appellation contrôlée « Psychothérapeute ». Le sont d’office les psychologues et les médecins, ainsi que ceux qui sont régulièrement inscrits dans une association plus un annuaire professionnel. Ce qui concerne environs 40 000 personnes. Un cursus d’études universitaires et de stages à effectuer en centre médical a été prévu pour ceux qui n’ont point de qualification. Cependant je ne suis pas certain que la filière soit déjà opérationnelle. Le titre psychothérapeute est donc relativement accessible.

    Par ailleurs les psychanalystes sont beaucoup moins nombreux 2000 environ pour l’essentiel à Paris et dans quelques grandes villes. Ne peuvent prétendre au titre de « Psychanalyste » que ceux qui sont reconnus par leurs pairs dans le cadre d’association, et là c’est une cooptation obscure, beaucoup plus difficile d’accès, il faut compter plus de dix années de psychanalyse didactique avec divers praticiens avant d’espérer une éventuelle reconnaissance par vos pairs.

    a+XW

  • #1206

    manigairie
    Participant

    Bonsoir Mr xavier, je vous retransmet un échange entre un psychanalyste de renomée et moi…. ca dernière intervention et ses propos sont des plus étrange… Voici cet échange qui démarre d’une demande de participation à un colloque:

    Message du 20/01/10 11:10
    De : manigairie
    A : colloque-du-3-mars-2010@orange.fr
    Copie à : Objet : inscription pour deux personnes

    Bonjour, je vous transmet ici les informations requises pour participer à la conférence du mercredi 03 mars à marseille:
    -Untel:
    Adresse: censurée
    tel:censuré
    profession: alpha
    -Manigairie:
    Même adresse
    tel:censuré
    profession: béta
    PS: Merci de considérer ces deux inscriptions comme étant individuelles puisque je suis le seul des deux à avoir une messagerie
    électronique capable de vous faire parvenir cette demande
    Manigairie,

    Bien à vous.



    Message du 24/01/10 17:40
    De : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    A : manigairie
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes

    Madame, Monsieur,

    Nous avons bien reçu votre demande d’inscription au Colloque du 3 mars 2010 au CG 13 et nous vous remercions de votre intérêt.
    Nous l’avons enregistrée, mais, eu égard au grand nombre de demandes à traiter, nous ne pourrons vous donner une réponse que
    dans les jours qui viennent.
    Attentivement
    Professeur H. C

    Message du 25/01/10 15:07
    De : manigairie
    A : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes



    Bien reçu,
    « les masques du semblant » ce fût un régal d’incertitude, ça me fait penser à cela:

    Sommes nous fait à l’intérieur de cet extérieur dont on peut, se rendre agréablement fou à supposer qu’on pourrait, en faire le tour
    sans avoir à en décoller?
    En ce cas la pensée doit, elle, décoller pour imaginer un homme « retroussé » devant faire cicatriser son intérieur à l’extérieur quand
    c’est l’inverse même qui aveugle…
    Bref, je suis en analyse et là j’ai la sensation de me protéger au pire, par le masque du fou, sorte de « miroir incassable » des tout
    petits, mais qui se contenterait d’opérer tel le regard que je suppose de la fenêtre sur moi. A ce moment là je peux supposer que si cet
    instant m’affole, cette destabilisation est le Réel en moi qui s’exprime hors de moi et de l’exacte manière dont il m’est impossible de
    l’exprimer. Je comprend mieux comme ça que l’inconscient est Réel et qu’il n’est ni dedans ni dehors, ces deux notions étant seulement
    des grimaces que l’on voit de lui, jamais on ne verra un visage, jamais on ne verra Son visage.

    Tout cela me ramène à ce que l’esprit psychanalytique est un « pousse à penser » génial non seulement parce qu’on peut le dire mais
    qu’il peut prendre une infinité de positions: Pouce à panser parce que maman j’ai bobo au pouce :)
    A bientôt



    Message du 25/01/10 15:50
    De : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    A : manigairie
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes

    Monsieur,
    Je vous lis. Votre style et un peu lourd voire confus dans ses explications. Pouvez-vous me réadresser le tout écrit avec simplicité,
    clarté ?
    Je vous lirai à nouveau.
    Qui est votre analyste ?
    Attentivement.

    Pr. H. C



    Message du 25/01/10 23:24
    De : manigairie
    A : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes

    D’après votre message, ma pensée m’embarasse, une chose au moins est claire, je suis d’accord avec ce constat.
    Ce qui est intéressant, c’est mon double intérêt pour la psychanalyse, et l’effet qu’a eu sur moi votre message m’a permis d’y voir mieux ce soir en séance concernant le manque de reconnaissance de mon père. Cette recherche de reconnaissance prend pour masque la plupart de mes intérêts. Forcément dans la singularité de la chose analytique ça fait court-circuit. Aussi je vous remercie car de toute évidence pour que la mascarade fonctionne il faut être 2. Un qui ne sait pas qu’il tend le masque, et un deuxième pour le colorer à la sauce inconsciente du premier, rien qu’en étant présent et réciproque-ment. Sauf à rencontrer un analyste il y aurait donc tjrs deux mascarades, chaque sujet étant barré de son propre inconscient? Il ont ainsi l’impression d’être là par l’autre. Lorsque le sujet n’est plus aliéné à son moi, il se peut qu’un autre qui l’est encore le croise et s’évertue comme moi à bouger soudain le masque dans tous les sens pour ne pas risquer de voir le reflet de ce qu’il s’y cache. Or je suis certain qu’il ne s’y cache rien qu’un qlq chose pour ne pas se savoir seul. Ce « un qlq chose » est singulier à chacun, je ne vois pas comment on aurait pu s’en épargner pour vivre, me reste à trouver qu’elle est mon illusion spéciale, qu’elle est celle qu’a choisi l’incomplétude de ma mère. C’est l’illusion qui est particulière. Le manque de la Mère, la Mère incomplète c’est la part universelle qui s’en habille? J’en sais rien, mais c’est captivant.
    Tout ceci me tourneboule!!
    Bien à vous.
    Manigairie



    Message du 25/01/10 23:47
    De : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    A : manigairie
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes

    Monsieur,

    C’est plus clair. Pouvez-vous néanmoins le ré-écrire une nouvelle fois sans terminologie psychanalytique ?
    Je vous lirai.
    Qui est votre analyste ?
    A vous.

    Pr. H. C



    Message du 26/01/10 09:36
    De : manigairie
    A : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes

    Bonjour, et merci pour cette attention.
    Si mon symptôme était le gant recouvrant et ma main et ce qui l’empêche de bouger, disons que la psychanalyse est ma nouvellle version de ce gant pour rendre à ma main sa mobilité, ou du moins lui permettre de laisser choir ce autour de quoi elle se paralyse.
    Imaginez un cercle, et qu’un seul point de ce cercle fasse que ce cercle se répète indéfiniment (le rende vicieux comme on le dit), que ce cercle soit mon parcours et qu’il soit suffisamment grand pour que j’ignore le décrire encore et encore.
    Et bien la psychanalyse dérègle la force hypnotique qu’a ce point sur moi, de sorte que lorsque je repasse par lui en ayant décrit un cercle ne serait-ce que légèrement différent il m’apparaisse comme point d’intersection. Mais cette force résiste au dérèglement, la variation des cercles passant par ce point est à peine sensible et peu s’en faut pour que je continue à les confondre. D’où ma difficulté à repérer ce point.
    Bref, je n’ai pas fini d’en tracer des cercles!
    Mon analyste est Mr B. A, il est lacanien rattaché lui aussi à la cause freudienne, exerce sur ……. et …………, et participe aux rencontres à …….. et à ……….
    A bientôt,
    Manigairie



    Message du 27/01/10 00:42
    De : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    A : manigairie
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes

    Monsieur,

    Je vous lis.
    A. B ? Il n’est, en aucun cas, rattaché à la Cause freudienne – ni de près ni de loin. Demandez-lui de vous préciser sa position institutionnelle… Je me méfie des inconnus. Le mieux est de faire une analyse avec un membre de l’ECF . Ils sont bien formés et leur nombre est volontairement très réduit. Vous trouverez la liste à la rubrique membres sur le site de l’ECF.

    Votre texte est toujours très compliqué…

    Bon. C’est un premier temps.

    Bien à vous et merci d’avoir joué le jeu. C’est bien…

    Pr. H. C



    Message du 27/01/10 02:09
    De : manigairie
    A : « Colloque du 3 mars à Marseille »
    Copie à :
    Objet : re: inscription pour deux personnes

    … « Bien » reçu



    Résultat des courses:
    Je me méfie de ma la façon dont je me méfie de sa méfiance…

    Mais je transmettrai cet échange à mon psy
    Je trouve très étrange qu’un ponte de la psychanalyse de l’ECF déclare se méfier des inconnus, lui dont le bouleau est de considérer chaque personne comme justement un inconnu. De plus inciter à quitter mon psy pour en prendre un de sa mouvance c’est une forte suggestion et lorsqu’un psy tombe dans la suggestion ça me fait penser à un psy qui n’a pas réussi sa propre analyse aussi bon théoricien soit-il.
    Vous par exemple vous ne m’avez jamais proposer de douter de mon psy.
    Qu’en pensez vous cher Xavier? Sa psychanalyse lui aurait elle permis d’assumer son caractère méfiant pleinement, tel que le montre son répondant qui ne passe pas par 4 chemins?
    A vous,

  • #1215

    xavier
    Admin bbPress

    Bonjour Mr Manigairie,
    Quel rapport y avait-il entre votre inscription à un colloque et la nécessité de tenir un discours aussi complexe ? Le bon sens n’aurait-il point été de se maintenir dans le réel d’une discussion sur les places disponibles dans les locaux ?
    a+ XW

  • #1223

    Pois Gourmand
    Participant

    Y a pas plus simple ?
    Si vous construisez une maison sur des ruines a un moment donné il y aura des vices cachés qui vont apparaître ! Mais ça peut aussi durer si les matériaux utilisés sont les bons !
    Mais il y a aussi les maisons sans fondation ! PG

  • #1228

    jackpot
    Participant

    Eh Pois Chiche ! C’est génial ce que tu me dis là, je vais contempler tes ruines pendant que je vais m’occuper des vis cachées dans les matériaux contenus dans les fondations. a+ Jackpot

  • #1235

    rosenoire
    Participant

    Bonjour Manigairie,
    Bonjour Manigairie
    Je suis assez d’accord avec pois gourmand, j’ai longuement lu vos échanges avec MR Xavier, et je pense qu’il est important de viser le plus simple pour commencer.
    Je crois avoir compris que votre passion pour la psychologie vient interférer dans votre démarche pour ne plus souffrir de la relation vécu avec vos parents.
    Je veux dire ne nourrissez pas votre souffrance avec votre passion pour la psychologie, levez la tète et regardez loin, ne vous enfermez pas.

    Vous ne pouvez pas être patient quand ça ne va pas et psychanalyste dans les meilleurs moments. Ces moments que vous recherchez avec l’aide de votre psychothérapeute savourez-les quand vous les trouvez
    (Vous est-il éventuellement possible de laisser cette passion le temps de vos soins ?) Car a faire cela je crains très sincèrement que vous puissiez vous noyer dans un verre d’eau. J’ai eu le sentiment que lorsque vous allez un peu mieux vous n’en profitez pas. Si j’ai bien compris la spirale dont vous parlez serait comme un film, vu et revu mainte et mainte fois et à chaque fois que vous le voyez vous l’interprétez avec une légère différence ?

    Pourquoi ne pas faire un nouveau film ? Un autre ? Celui de votre vie d’homme, un adulte que vous êtes devenu, un film qui vous appartiendrait sans donner de rôle a votre papa et a votre maman cette fois ci.
    Donner un autre sens à votre vie, pourquoi ne pas laisser vos parents de coté si je peux me permettre le temps de réaliser ce nouveau film qui ne parlera que de vous. ?pourquoi pas ?

    N’avez-vous pas une autre passion ? Vous savez tellement bien écrire, Mr Xavier n’a pas tord, écrivez votre livre ça sera une réussite à coup sur tant que vous restez concentré sur vous et que vous écrirez simplement, car il est vrai que parfois j’ai eu un peu de mal à comprendre or je suis certaine qu’avec des mots très simples …..

    Bon courage dans votre quête pleine de volonté, ne vous égarez pas, car vous y êtes presque mais franchement ne confondez pas tout. Restez concentré sur vos soins, et regarder autour de vous, laisser un peu vos parents tranquilles Lol ;
    Par ailleurs j’ai une question ne m’en voulez pas d’accords ? Sinon promis je l’effacerai : n’avez-vous pas peur d’aller mieux ? Ça serait admettre que vous avez grandit et la distance qu’il y’aurait à ce moment la entre vos parents et vous, vous terrifie non ? Comme un petit garçon abandonné seul dans la nature plutôt qu’un homme qui a enfin réussit à couper le cordon ? Désolée si je me trompe.
    Rosenoire.

  • #1236

    manigairie
    Participant

    bonsoir Mr Xavier, ce lieu est l’entrecroisement de mon plaisir narcissique et de mon plaisir à réfléchir. Je pars d’un postulat personnel qui est: Il n’y a nul autre lieu qu’en soi où l’on puisse trouver paix, contemplation et félicité. Ceci demande un travail, un premier temps qui consiste à casser la barrière qui nous oblige à chercher l’origine des tourments à l’extérieur. Ici, c’est pour moi une rare occasion que de pouvoir discuter avec qlq’un qui a brisé la sienne, vous Mr Xavier par exemple
    Si j’ai besoin d’entendre du disque courcourant, je n’ai qu’à mettre un pied dans la rue.
    Je ne suis pas un thérapeute, mais reconnais qd même les pseudo-analystes du coin de la rue. Il ne parlent jamais d’eux, et lorsque cela arrive, c’est sous forme d’un mal-être qui serait du à autrui. En revanche, lorsqu’ils parlent de leur bien-être ils s’en attribuent les mérites mais fondent en fait sans le savoir l’existence de ce bien-être sur l’écoute du passant ainsi capturé. Il n’y a que le mal-être qui s’exprime, le bien-être au fond lui s’en passe vraiment, on le sent plus qu’on ne l’entend.
    Ce que vous me répondez Mr Xavier sur l’échange copié/collé, est la réponse du bon sens, en fait entre temps (entre celui de ma demande d’inscription et la soudaine tournure) nous avions assisté à un séminaire dont ce monsieur était un des 3 orateurs. De plus après discussion avec mon psy, effectivement je me suis trompé, il n’est pas de l’ECF mais du collège clinique du champs lacanien…. Peu importe, je fus étonné de cette réponse:
    Je me méfie des inconnus. Le mieux est de faire une analyse avec un membre de l’ECF
    Mon psy m’a dit que lui, jamais il n’aurait donné telle réponse.
    !!!! J’en étais sur!!! LOL transfert oblige!!!!!!!!!!
    ;)
    Bonne soirée à vous Mr Xavier, viendra un moment opportun de faire un retour nouveau sur l’origine de nos discussions.
    A vous.

  • #1239

    Bingo
    Participant

    ECF, SPP, PCF, LCR, TSF … Bonjour à tous c’est Bingo ! L’authentique ! Le grand Bingo est de retour.

  • #1246

    johan
    Participant

    C’est vrai que la discussion était plus intéressante sur la religion et la psychanalyse. Johan

  • #1326

    zidane
    Participant

    Ouaoh ! la dicussion compliquée… bonjour la migraine. Je préférais le début avec les béatitudes : »Heureux les simples d’esprit ». C’était moins fatiguant, et puis peut être que les compliqués de la caboche, y sont pas heureux. Et toc ! késkenpense Manigairie le grand philosophe? Zidane

  • #1329

    manigairie
    Participant

    Ben, que je pense pas pouvoir t’aider à propos des nichons..
    bon courage.

  • #1336

    zidane
    Participant

    Et tu peux pas m’aider à comprendre Socrate ou Platon ? c’est des philosophes compliqués… y causent comme des tordus.

  • #1337

    manigairie
    Participant

    T’inquiètes, c’est pas parce qu’on a le temps de penser qu’on n’a pas le temps de souffrir… Enfin, j’aime pas trop généraliser mais ça rejoint le névrosé obsessionnel qd tu dis « peut être que les compliqués de la caboche, y sont pas heureux », c’est un peu ça l’obsessionnel, sa pensée le fait souffrir car chez lui, c’est elle son symptôme!

    Sinon, que penses tu de cette phrase:

    Le hasard existe bel et bien à l’extérieur, mais en soi rien n’y est du! Il y’a au delà de toute raison que tu pourrais donner, d’autres motifs en toi que tu ignores et qui t’ont mené à choisir telle personne.
    C’est à toi de creuser (surtout qu’apparemment y’a matière, pour faire un mauvais jeu de mot :$).

    Ps: Je connais aussi peu Platon et Socrate que les personnes qui les ont choisi pour pseudo. Je n’ai pas fait d’études, seulement un curieux de la vie, finalement si inattendue lorsqu’on accepte de ne pas pouvoir tout maitriser à tout prix.
    A plus mister coude boule

  • #1339

    zidane
    Participant

    ah ! Tu dis ke j’ai choisi ma meuf parskelle aurait un jour une guerre des nichons dans le ciboulot ? comment je pouvais savoir car on est copains depuis le début du lycée ? et puis elle était mignonne et tous les copains la voulaient aussi pour eux ! j’ai du bagarrer dur paskils étaient jaloux ! Eux aussi ils étaient amoureux d’une frisée des nichons, ils étaient prédestinés ? y a-t-il vraiment une liberté de choix ? Sommes nous esclaves de notre destin ? Karma ? Zidane

  • #1343

    manigairie
    Participant

    non, je n’ai pas dit ça, du moins je n’en ai pas donné le pourquoi, un pourquoi que tu es d’ailleurs le seul à exprimer ainsi… et c’est bien ça qui compte, ce que TOI tu en dis. Moi je disais que notre psyché se tourne vers une personne plutôt qu’une autre, certes pour un tas de raisons différentes (on en connait que les conscientes) mais en aucun cas ce n’est le pur fruit du hasard, sinon chacun se mettrait en couple avec le premier venu, et ça, ça ne fait pas vraiment loi sur cette planète (on ne sort pas souvent avec qlq’un qui nous rebute bien que là aussi il est surprenant qu’on ne puisse jamais expliquer clairement pourquoi, si l’on est vraiment honnête) et si notre conscience chérie était la seule en jeu dans la question choix, aucun couple ne vivrait de déchirure affective, et tout coulerait de source du jour de la rencontre jusqu’au décès de l’un… Or c’est peu souvent le cas, pour ne pas dire jamais. C’est donc bien qu’au moment du choix, la conscience n’est pas seule à le faire, elle y participe, et encore, ça c’est la version rose plus souvent elle se fait seulement l’illusion d’y participer. Ce qui fait mal c’est que ça on ne le sait pas, on ne sait pas qu’il y’a des motivations cachées en nous et en l’autre au moment de l’accord mutuel, mais ces motivations n’en sont pas moins là, et peuvent à tout moment, selon les contingences faire apparaitre des réactions inattendues, qui déçoivent souvent l’autre en face, meurtri qu’il est alors de ce que sa conscience lui avait pour ainsi dire garanti.
    Tu parles! Cette garantie n’est que l’expression d’un refus de la non maitrise totale, et par ce dénie d’une survivance archaïque en soi qu’elle ne peut déchiffrer, elle vient par là même signer la réalité de l’Inconscient. Ne vas pas t’imaginer que je philosophe, c’est même tout le contraire, la philosophie c’est bien, mais qd on s’est d’abord réconcilié avec un qlq chose singulier de sa propre enfance qui vit encore et encore, de ne pas avoir été entendu (par soi-même). Sans ça, la philo, c’est comme le reste, et participe de manière heureuse ou malheureuse, telle une bonne ou une mauvaise béquille, mais néanmoins au service d’une volonté ignorée pour continuer coute que coute d’avancer en boitant. Ok certains boitent avec brio, moi ils ne me font pas envie, je leur laisse volontier la grosse flaque de culture dans laquelle il aiment tant à se rouler pour exorciser ce satané parasite qu’est l’insatisfaction immortelle. L’art c’est encore autre chose, ça parle d’échange sans concession, on n’est plus dans la recherche d’approbation: On l’a!

    Aller j’arrête, lol effectivement j’aurais mieux fait de prendre Migraine que Manigairie pour pseudo

  • #1344

    zidane
    Participant

    C’est classieux ce que tu dis ! Si j’ai bien compris l’essentiel, on ne décide de presque rien d’autant plus que c’est à deux ! Mais ça se complik sur la fin de ton message… Subit-on quelque chose ki nous dépasse et ki a un lien avec l’insatisfaction immortelle, ce ki est compatible avec une discussion sur la religion… Ou ki a un lien avec l’art ??? Je n’arrive plus à faire un lien avec mon problème stupide de nichons. Zidane

  • #1357

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Merci pour votre fidélité à notre Forum. Qu’entendez-vous par : « exorciser ce satané parasite qu’est l’insatisfaction immortelle ? »
    Cordialement, XW

  • #1358

    manigairie
    Participant

    parce que le désir d’immortalité est une insatisfaction de tous les jours… jusqu’au jour où l’on intègre que l’on peut mourrir, et là c’est une délivrance propice à la vie.
    Plus besoin d’approbations, plus de motivations cachées derrière l’acte, juste à se baisser pour ramasser une poignée de bonheur.
    Zidane, ton problème de nichons est tout sauf stupide, stupide c’est un mot pour taire sa richesse. Vois donc la complexité que tu vis: Ce sont tes nichons ou ceux de ta compagne? Si je pose la question, c’est que ton esprit est déjà suffisamment artiste pour avoir opéré une telle confusion.

  • #1359

    manigairie
    Participant

    Poids gourmand: Si vous construisez une maison sur des ruines a un moment donné il y aura des vices cachés qui vont apparaître ! Mais ça peut aussi durer si les matériaux utilisés sont les bons !
    Cette image me parait tout à fait bonne pour illustrer ce que peut être une psychanalyse, on y construit une relation affective, qui a le don de faire apparaitre les vices cachés… mais ça peut durer longtemps si l’on évite par tous les moyens, de ne pas utiliser le matériel jugé mauvais. C’est une simple réalité et non un conseil de ne pas trier ce qui vient… Car de toute façon on en est là où on en est et ce qui vient, même trié finit par laisser apparaitre les contours de ce qui ne vient pas, qui a été rejeté. Tout ce qui se passe dans une analyse est donc au final, un bon matériel: Un sculpteur ne demande pas à sa pierre brute d’être docile avec la technique, au contraire, il laisse travailler sa main au fur et à mesure de ce que cette pierre lui présente.

  • #1361

    zidane
    Participant

    C’est pas l’affaire de nichons à ma meuf que je me serais approprié, c’est ridicule ! C’est une affaire de cervelle qui se délabre avec comme conséquence la fabrication à mes frais de protubérances mammaires hors de l’humaine proportion : cette fois-ci c’est devenu taille ballon de rugby, en projet : ballons de foot puis ballons de basket. Je viens de bloquer notre compte commun qui est désormais vide de chez vide et je pars quelque temps chez mes parents purger mes dettes en l’attente d’un nouveau logement. Je la laisserai se faire expulser car c’est elle la signataire du bail, ce qui sera comique si ses protubérances ne passent plus la porte de notre ex-logement !!! Dans ce cas, il s’exercera la ruine envisagée par Pois-gourmand.

    Je fuis une triste histoire. Plus je réfléchis plus je pense qu’elle est devenue dépendante à la chirurgie, ou plus simplement que la personne que j’aimais est soudain devenue folle. Zidane

  • #1356

    manigairie
    Participant

    Salut, tu as raison, c’est moi qui ai confondu!
    En tout cas je trouve que tu t’es sorti d’affaire, tant mieux! Et j’espère que tu ne te reprochera rien car tu peux au contraire être fier en quelque sorte de ne pas être resté.. Ainsi tu peux commencer une nouvelle vie, tu es sorti du ring à temps pour réparer tes blessures, félicitation.

  • #1388

    ketchup
    Participant

    En voilà, encore un qui quand il y a un semblant de problème se débine en courant ! Ah qu’ils sont beaux ces mecs, tous des lâches qui ne pensent qu’à ça. Zidane si t’étais digne d’être un homme tu ne te complairais pas dans la fuite. Ta femme a besoin de toi, et puis dis-toi bien qu’elle est propriétaire de son corps, qu’il lui appartient et que tu n’as rien à dire ! Elle en fait ce qu’elle veut.

  • #1389

    zidane
    Participant

    Ketchup. OUI, c’est exactement cela, qu’elle fasse ce qu’elle veut de son corps. Zidane

  • #1391

    henriette
    Participant

    D’accord, mais dans une discussion où la religion à sa place, il convient de rappeler que l’Amour du Christ passe par son corps dont il fait don perpétuel à son Église, ce qui est rappelé dans l’Eucharistie. Le sacrement du mariage comporte ce don mutuel des corps. l’Ancien Testament rappèle que l’homme et la femme qui s’unissent ne font plus qu’une seule chair. Mr Zidane, désormais qu’allez vous faire de votre corps mystique ? Veuillez à ne point corrompre votreâme ! Il est grand temps d’aller prendre conseil puis de vous confesser auprès du curé de votre paroisse sous l’égide de notre très bon, très grand et très Saint Père Benoit 16. Henriette Charismatique

  • #1393

    manigairie
    Participant

    Jésus ne reçoit que les messages intériorisés, des messages empreints de l’amour qu’il nous donne les rendant bienveillants à l’égard du pire ennemi, plein d’amour pour toute personne que l’on haït! Ce sont des messages formulés sans mots, des impulsions du coeur qui se passent de la voix ou de tout autre attirail ostentatoire tels que croix et eau bénite, ils doivent être bref et clair comme des flash, épurés de toute indication! On prie le seigneur qu’il donne son amour à ce(ux) que l’on maudit, et on croule soudain d’un amour démesuré pour celui qu’on déteste, et là on s’effondre en larme de joie. Certes, je ne suis plus là dedans, mais celui qui en est là est bcp plus proche des autres que vous ne l’êtes cher Henriette! Vous n’avez cessé de blâmer tout le monde sur ce forum! Vous êtes l’exacte contraire de ce que vous prêchez!
    Au delà de la bible, il y’a dieu, alors si vous ne savez pas lire, référez vous plutôt directement à lui… mais à mon avis cette connexion ne se fera que le jour où vous aurez éprouvé l’immense bonheur de donner un amour sans concession, et contre toute attente, à quelqu’un dont vous auriez par exemple l’habitude de le considérer comme un égaré… Prenez en graine dans votre entourage proche, approchez vous d’un mendiant et tendez lui un sandwich, ainsi vous pourrez remercier le seigneur d’avoir placé cet inconnu sur votre chemin, vous considèrerez alors votre don comme la preuve de l’amour que jésus a pour vous. Et cessez donc de palabrer lumière vacillante que vous êtes, avec vos croix et vos rituels et vos litanies. Si dieu a fait l’homme à son image, on est donc tous mendiants, c’est la seule chose à prendre en compte.
    Vous faites fausse route Henriette, vous calomniez votre prochain pour en fait mendier l’amour de dieu ou le paradis. Allez donc mendier un peu d’amour dans ce qu’il vous reste de coeur. Courage!

  • #1394

    rosenoire
    Participant

    Merci Manigairie pour cette diplomatie et surtout ce réalisme !!!
    Je me demande naivement si madame Henriette ne fait pas de l’humour (enfin je l’espere ! )
    Bonne soiree et au plaisir de lire tous ceux qui participent avec leur coeur et sans prejugés….

  • #1441

    manigairie
    Participant

    Bonsoir Xavier, je viens de bloquer sur un fragment de texte de Esthela Solano-Suarez, qui a touché ma pensée au sens concret, et par suite doublement puisque ce qu’il soutient est en quelque sorte un sur-investissement du corps travesti en pensée chez l’obsessionnel:

    Parce que nous habitons dans la lalangue, nous sommes faits êtres de parole, ne tenant cet être que du dit. Par ailleurs, la lalangue produit des effets sur le corps : effets de coupure, effets de jouissance, effets d,affects. Ainsi, chez le parlêtre, se nouent le corps, la lalangue et ce qui leur ex-siste comme réel. La pensée est un des effets de la lalangue sur le corps : la lalangue traverse le corps, d’où le corps s’imagine comme unité qui, elle, s’imagine penser (11). La pensée comme effet de la lalangue sur le corps, si elle devient évènement de corps, à titre de symptome, peut être mise au rang d’affect. C’est pourquoi l’on peut être affecté par la pensée, en pâtir, ce qui revient à dire que « l’a-pensée » est jouissance. Nous sommes jouis par nos pensées.

    Apparemment le terme de « lalangue » est crée pour dire ce corps qui continue de parler la langue perdue de sa tendre enfance?
    En tout cas ma pensée vient de tilter sur sa propre structure, « j’ai » toujours cru que son contenu recelait aussi l’origine de mon malaise, jamais je n’avais songé que c’était sa structure même qui pouvait m’affecter, au point que je ne m’aperçoive pas une seule fois que j’ai banalisé son ossature autant que s’il s’agissait de l’expression « machine à laver » (quoique là ce serait plutôt machine à laver la haine)
    Le trait c’est pourtant la partie visible du traitre. .
    Je vais peut-être commencer à plus toucher du doigt, je vous donnerai de mes nouvelle alors pour témoignage analytique, à moins que délesté de ce poids je n’accorde plus d’importance suffisante à ce sujet.
    Mauvaises salutations, mais sincères.

  • #1446

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Je vois que vous revenez à la discussion de fond et je vous en félicite.

    Votre texte fait référence à la période de la constitution du langage chez l’enfant 18mois-36mois. Cette langue maternelle donne pouvoir sur les choses en les nommant, idem sur son corps. La relation à la langue est aussi l’archétype de tout lien ultérieur avec l' »autre » mais aussi avec la société qui se substitueront au lien perdu de la petite enfance.

    Grâce aux lapsus et aux mots d’esprits puis avec l’interprétation des rêves, Freud a mis en évidence les liens entre la structure (signifiants) et les contenus (signifiés) des troubles du langage, des troubles de la pensée et des troubles du comportement. Lorsque ces troubles affectent la vie, un travail analytique est nécessaire pour remettre toutes ces choses bien en place, sans exclure une action chimique complémentaire dans certains cas.

    Par ailleurs, de quelle haine parlez-vous ? Qui vous trahit ? Quelle chose mauvaise a été touchée du doigt ? Y-a-t-il un lien entre ce toucher et cette haine ?

    Cordialement, Xavier Webmaster

  • #1473

    zabulon
    Participant

    Holala, quelle discussion passionnante, enfin il y a un intellectuel d’envergure sur le site ! C’est pas comme le Webmaster qui est un freudien basique, ici l’analysant vole bien plus haut, encore bravo : Zabulon

  • #1484

    manigairie
    Participant

    Vous auriez pu dire obsessionnel, c’est la même chose.
    J’ai eu envie de défendre xavier et en même temps de prendre le compliment, et comme si une position allait annuler l’autre, j’ai été amené à entrevoir un compromis disant qu’une discussion se fait à deux, ce qui est à la fois vrai et faux..

    Au final je me serait abstenu d’écrire, mais trop tard ça m’a fait rebondir au delà d’une explication concernant votre intervention:
    Peut-être êtes vous déjà inscrit sous un autre pseudo et avez trouvé par cette formule, magique je dirais, le moyen de critiquer sans pouvoir être repris puisque protégé par un compliment..? Mais là n’est pas ma vraiment ma réflexion, et à vrai dire, on s’en balance.
    Qu’est-ce qu’un freudien basique? Si ce n’est un freud plus clair que Freud lui-même? Car je crois que ses travaux (c’était inévitable) ont été soumis aux mêmes tortures qu’une bible, et paradoxalement, il existe Lacan dont la complexité de l’approche était une complexité nécessaire pour faire un retour sur Freud à la lettre près. Car l’inconscient s’en fiche d’être clair ou compliqué, il est par essence ce qui ne cessera de nous échapper, puisqu’il est l’expression de l’unique, soit du réel. La communication c’est bien beau, mais c’est surtout impersonnel puisque les mots sont communs. Nous sommes donc liés par l’impersonnel, un impersonnel qui recèle le particulier non exprimable de chacun lorsqu’il parle à autrui. Dans notre conscience les pensées ont pris place, pensées faite du langage, et nous pauvres consciences, sommes pris dans les filets du langage qui laisse les mots surnager, les sentiments couler. Donc on veut donner à l’autre un bout de soi-même, mais l’autre ne peut recevoir qu’un truc qu’il peut prendre, et de ce fait, il ne prend que le drap des mots qui s’enroule alors sans que personne s’en aperçoive clairement autour de son propre bout de lui. Du coup, qd on lis ou qd on écoute on ne fait que s’interpréter sans le savoir. C’est bien de ça qu’il s’agit, de reprendre la vie à partir de qlq chose de possible, s’interpréter en le sachant, puis d’apprendre à lire ce savoir particulier: Il reste qd même les joies, les peines, la confiance et la peur, mais de toutes autres manières, qu’on ne soupçonne même pas nous autres les illusionnés du mot. L’homme est allé suffisamment loin dans la communication pour ne plus voir où ça l’a laissé, voire ne pas savoir que ça l’a laissé quelque part. Il y’a donc en soi l’homme seul séparé de sa conscience et la conscience qui ne sait pas qu’il y a son homme seul, l’homme se débat et tente de se faire connaitre son existence auprès de sa conscience, peut-être en lançant des pierres dans sa structure de langage!? Mais elle, dont le langage lui dit que c’est elle l’homme, ne peut absolument pas croire qu’elle n’est pas l’homme, en somme que ce serait elle l’extra-terrestre! Autant dire que les tentatives de l’homme en soi, lorsqu’elles arrivent à perturber la conscience, sont tour à tour hallucinées comme venant du dehors, transformées en lapsus dont la conscience aimerait bien se défendre, mais en même tps ça voudrait dire qu’elle n’est pas seule là dedans donc ça rechigne grave à daigner y jeter un oeil… d’où le travail analytique, qui finalement est peut-être plus fondamentalement propice non pas à s’enorgueillir du décryptage de ce qui vient de l’intérieur, mais surtout de peu à peu cohabiter avec cet homme en nous qui est hors langage. Là je me dis, tiens y’aurait une contradiction, « plus que de décrypter, accueillir le non sens son singulier » comment accueillir le non sens de son singulier puisque ce serait en le décryptant!? Eh ba ouai mais quitte à placarder des mots sur du fiable qui nous éloigne de nous, autant les placarder temps bien que mal sur son non sens pour en fait rendre sa forme visible. En gros au début on étale des parchemins sur qlq chose qui nous vient de l’intérieur, on croit par ci par là soulever qlqs vérités, mais au final peut-être voit-on, ainsi rendu visible par ces collages abracadabrants, notre homme invisible se lever, ouvrir la porte et dire au revoir… par cette bouche qui auparavant ne servait que notre fonction langagière.
    Alors merci zabulon par cette complicité d’avoir permis à mon « n’importe quoi » de se prolonger ici encore un peu. J’ose toutefois penser que votre intérêt est plus qu’un compliment d’un côté pour juger de l’autre, et qu’il se livrera lui aussi au service de votre propre « n’importe quoi » que vous seul d’ailleurs serez en droit de nommer comme il vous plaira.
    à l’échange du plaisir
    LOL fallait pas chatouiller l’obsessionnel. mdr.

  • #1491

    zabulon
    Participant

    C’est une très belle page sur le transfert, votre transfert ? qu’est-ce qui vous permet d’écrire que vous êtes obsessionnel ? Zabulon

  • #1493

    manigairie
    Participant

    Ce serait plutôt quel obsessionnel me permet d’écrire? Qd on communique, oui on est jouis par cette fonction de parler ou d’écrire, ça touche à l’obsession, même à petite dose, mais effectivement comme vous le dites, peut-être qu’il y’a une grande différence à faire entre le névrosé obsessionnel et des passages obsessionnels..? C’est vrai que je ne me sens pas dominé par une pensée sans fin qui me ferait souffrir, disons beaucoup moins qu’avant. Mais n’a-t’on pas besoin d’être un peu, aller, un tout petit peu obsessionnel dès lors qu’on pense?
    J’ai toujours été fasciné par ma sensation que quelque chose d’impossible est là, et que mon esprit tend à vouloir appréhender, capturer ne serait-ce qu’un instant en lui essayant vainement divers habits langagiers. Ca fait qd même penser à ce réel trouant le sujet d’une manière tjrs singulière, ce serait donc plus une force gravitationnelle émanant de lui qui attirerait, aspirerait aux bords de son gouffre les pensées les phrases, les mots qu’une intervention volontaire de la conscience pour le combler du langage dont elle est faite. Et peut-être, lorsque tous les mots du monde se montrent insuffisant pour symboliser, broder sur cette béance, peut-être alors que c’est quand cet échec trop marqué que cela donne naissance à la pensée obsessionnelle? Une langue de bois pour un symbolisme boiteux?
    Ce serait alors l’ultime recours avant de tomber psychotique??
    Tout cela reste bien en suspend ..
    A vous.

  • #1494

    manigairie
    Participant

    Oui il doit y avoir dans certains cas une sorte d’ultime recours entre la métaphore paternelle défaillante (psychose) et celle qui fonctionne (névrose) peut-être pourrait on dire alors une métaphore de la défaillance de la mère à désirer ailleurs? En effet si l’enfant ne devient pas l’objet comblant le désir de sa mère alors que paradoxalement il est dans une relation fusionnelle avec elle, c’est qu’il s’est construit sur un certain refus à en devenir l’objet, que bizarrement là c’est justement cette prédisposition psychotique, qui en temps « normal » aurait fait basculé dans la psychose, qui prend un relais si inattendu, à savoir la forme d’une menace, et menace salutaire pour la démarcation individuelle qui incombe, dit-on généralement, au minimum à la présence d’un autre dans le discours de la mère à l’enfant.

  • #1495

    manigairie
    Participant

    Voilà une citation qui me plait du fait qu’elle nécessitait ce quelque chose de poétique pour matérialiser, cristalliser un concept flou de complexité:
    Le psychotique ne réussit pas l’opération de refoulement originaire (d’autres mécanismes de défense, plus massifs, remplacent le refoulement). Quelque chose fait échec au refoulement originaire, et la métaphore paternelle n’advient pas.

    Ainsi, les « non-dupes-errent » : les psychotiques souffrent de ne pas accéder à la métaphore paternelle, bien que celle-ci tient d’un jeu de dupes.

  • #1492

    zabulon
    Participant

    Vous portez sur vous même un diagnostic surprenant. Est-ce vous qui vous condamnez pour soulager une culpabilité ou ce diagnostic a été porté par un psychiatre puis suivi d’un traitement chimique ? En l’attente de vous lire avec plaisir. Zabulon

  • #1496

    manigairie
    Participant

    C’est ce que vous écrivez qui est surprenant, car si je me condamnais pour soulager une culpabilité, je serais donc le parfait prototype de l’obsessionnel, et par suite ce diagnostic serait donc valable.
    Or je ne pense pas porter de diagnostic un moi, ou du moins pas celui qui consiste à se saborder pour se sentir mieux, sorte de quête d’amour mais inversée, probable qu’il y’ a des amours qui n’ont pas réussi à trouver d’autres voies pour s’exprimer que par leur contraire lui même transformé en autre chose car inacceptable dans le champs de la conscience. De là on ne voit plus clairement l’amour moteur qui est tout de même tapis dans l’ombre aux commandes et on est bien en mal d’associer toutes ses déclinaisons possibles au foisonnement de mal-entendus, de méprises, bref, de guerres qui sans le savoir portent le même drapeau, dans la vie quotidienne.
    Voyez vous, si je m’intéresse aux mathématiques, c’est parce que je capte sans les mots qu’il y’ a entre eux et la psychanalyse une similitude, mais pas où on pourrait la croire:
    La psychanalyse, tente à chaque fois de trouver la logique qui pousse le sujet à vouloir coute que coute résoudre l’impossible, en gros à faire des maths, SES maths… combien d’éminents savants arrivés au seuil de leur capacités, alors que des réponses encore et toujours à trouver continuaient de leur faire un pied de nez, combien à ce stade bizarrement se sont tournés vers Dieux? Echanger la mise en échec de sa toute puissance contre celle de Dieux est un moyen inconscient astucieux pour ne pas vivre un seul instant cette déconfiture, très bon commerce puisque le deuxième annule ET remplace le premier. Ce qui m’intéresse c’est la logique singulière de chacun qui s’est mise en place très tôt, visant à détrôner le Réel, ce petit rien qui au contraire de toutes mes grandes certitudes continue invariablement de faire tache à ce palmarès. Et puisque je ne peux pas éradiquer « l’égo-loi », pourquoi pas tenter de transformer ce champs de bataille en havre de paix?

  • #1497

    zabulon
    Participant

    Si je vous ai bien compris, 2+2=4 vous intéresse que dans le fonctionnement et les liens cérébraux utilisés pour confronter cette équation au réel ? par exemple :
    -d’une part compter deux paires de pommes
    -d’autre part et simultanément étudier le temps et les moyens cérébraux nécessaires pour faire ce lien ?
    -pendant que le psychanalyste se pose la question de votre motivation à compter des pommes… et que le psychiatre se demande si vous souffrez d’une double personnalité. Or rien que je sache n’empêche de faire les deux ou les quatre activités à la fois ! Surtout si vous êtes heureux comme cela. Picasso aurait-il « croqué » ces pommes en riant ?

  • #1498

    zabulon
    Participant

    par ailleurs pourriez vous m’expliciter votre lapsus, si c’en est un : Dieux au pluriel plutôt qu’au singulier ? Zabulon

  • #1499

    manigairie
    Participant

    Bonjour, de Dieux il y’ en a plusieurs d’après ce que je vois aux info…
    Et non vous ne m’avez pas tant compris, je ne m’intéresse aucunement aux processus cognitifs, mais c’est ma faute, je ne m’exprime presque que par images, le truc des maths c’était pour imager cette pulsion qu’est l’interprète de l’homme à vouloir tout maitriser et donc tout englober dans ce qui lui « réussit » le mieux: Sa vilaine logique.
    En revanche cette petite phrase: C’est de l’autre que le sujet reçoit le message qu’il émet..
    Me fait penser à la bande de Moëbus.
    Voilà par exemple ce qui m’intéresse.
    Au plaisir de prolonger cet échange.

  • #1501

    manigairie
    Participant

    Mais au fait, qui êtes vous? Comment s’exprime votre intérêt ici?
    Je m’attendais à lire un peu de vous mais jusqu’à présent vous êtes plutôt dans la position… d’un analyste? lol c’est vous xavier?
    Non sans blague, ce qui est intéressant c’est ce que chacun a à partager sur ce terrain où il est difficile de se poser avec des mots.. et votre engouement initial pour ce post laissait présager que vous nous livreriez à votre tour quelques interrogations de votre crue. Ce n’est pas le cas, quelque chose d’étrange remplace ce que tacitement votre intervention première promettait..
    A vous.

  • #1502

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Oui, il me semble bien que Zabulon adopte le comportement d’un psy. Notre site lui est naturellement ouvert, cependant ce serait plus logique qu’il se dévoile auparavant, mais le webmaster ne saurait l’y contraindre. Par ailleurs, la nature assez abstraite de votre propos limite le nombre et commande la qualité des intervenants. XW

  • #1505

    Sumo
    Participant

    Farid, t’es où ?
    t’as vu la météo ?
    n’oublie pas les merguez
    a+Sumo

  • #1506

    farid
    Participant

    ‘étais sur une autre discussion puis j’ai vu que tu étais en ligne bougepas j’arrive.

  • #1512

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, à vous relire, je suppose que vous espérez partager vos opinions avec quelqu’un qui soit proche de votre mode de pensée ? Si oui, j’ai repéré dans nos archives un probable Lacanien avec un profil littéraire proche du vôtre, donnez une suite à sa discussion :

    « D’une dimension du « Réel » dans le transfert par JML. »

    S’il ne répond pas tentez un envoi d’email direct, si son email est inaccessible faites le moi savoir en aparté. a+XW

  • #1525

    Anonymous
    Participant

    CENSURE tentative d’invasion de pornographes

  • #1524

    manigairie
    Participant

    Eh ba! Ca en fait du ménage pour la fée du loggin!
    Ceci dit, quel(s) intérêt(s) toutes ces choses peuvent-elles bien servir??
    Ah moins que la cyber-life ait poussé la ressemblance avec le monde réel jusqu’à la présence d’acariens virtuelles?

  • #1520

    zabulon
    Participant

    Je savais bien que les Freudiens ne valaient rien en ingénierie informatique ! Et toc en plein transfert !!! Zabulon

  • #1526

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    De simples invités pornographes ont réussi à pénétrer par effraction sur notre site. Après plusieurs tentatives, le maillon faible informatique a été provisoirement colmaté, heureusement car 1 message porno rentrait toutes les 3 minute ! La fin provisoire du harcèlement est obtenue.

    Pendant ce temps vous avez été promu modérateur, ce qui signifie que vous pouvez par vous même lancer vos discussions. « Nouvelle discussion » devrait s’afficher en petit caractères bleu en haut et à droite du bandeau supérieur et brun. Pourriez-vous à titre d’essai en ouvrir une ? Merci Xavier Webmaster

  • #1532

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Vous venez d’assister en direct à une tentative de squatt de notre site par des hackers pornographes. Ils ont réussi à s’introduire sans s’inscrire comme simple visiteurs puis à déprogrammer nos options administratives de telles façon qu’ils puissent lancer des messages via une discussion et s’emparer de nos fichiers de membres pour s’introduire semblablement dans leurs ordinateurs avec un effet d’avalanche harceleuse à terme…

    C’est une guerre chronique et mondiale, malheureusement ces malfaisants sont de plus en plus intrusifs comme impunissables, il faudra bien se résoudre un jour à la refonte du site dans un logiciel plus performant et mieux verrouillé… pour un temps…

    Vous êtes un de nos principaux habitué, ce pourquoi j’ai élargi votre domaine de compétence à l’ouverture de nouvelles discussions. L’avantage qui vous est fait provisoirement consiste à agrandir votre liberté d’action et aussi votre capacité à susciter de l’intérêt pour la psychanalyse. Merci de rester fidèle ou complémentaire à notre positionnement de praticiens plus tournés vers les problèmes concrets de la vie que vers la théorie. Sans oublier un peu d’humour, la psychanalyse n’étant point une religion, gardons le sourire et l’esprit critique sur nos propres finitudes !!! Xavier Webmaster

    Par ailleurs notre site faisant l’objet de 365 000 visites par ans avec 5 pages visitées par internaute, le webmaster se réserve toutes les facilités de censure des textes et de bannissement lorsque sont mis en cause soit sa responsabilité de propriétaire du nom de domaine soit sa responsabilité de gestionnaire du site. Il est ici rappelé que notre forum est un espace public comme une vitrine en ville et donc que les propos qui y sont échangés engagent aussi la responsabilité de leurs auteurs comme celle de ceux qui les ont divulgués ou transportés. Merci de me signaler tout propos que vous trouverez choquant, provocateur, politique, hors sujet ou dangereux.

  • #1536

    Sumo
    Participant

    ??? une cyberattaque ??? Je nen ai rien vu… pas croyable. Sumo

  • #1566

    xavier
    Admin bbPress

    Je reviens vers vous et vous propose de recentrer nos échanges sur le fond de votre discussion. je vous engage à lire « Jephté » Juges VIII. Jephté est un guerrier appelé par Israël à combattre les sacrifices d’enfants au dieu BAAL. Ce qui est mis en scène lors de cette épisode, c’est la psychose dite « psychose blanche » du guerrier qui fait serment de détruire tout ce qui vient vers lui y compris sa fille (son âme et tout sentiment de désir humain). Appréciez particulièrement le désespoir de sa fille en demande d’amour paternel lorsqu’il dit « ah! ma fille, vraiment tu m’accables ! Tu es de ceux qui font mon malheur ! » Puis puisque nous sommes dans la psychose, voyez le sort qui est fait aux ennemis qui sont massacrés jusqu’au dernier. Enfin lisez et partagez la plainte de sa fille sur la blessure paternelle faite à son âme (sa forme au sens d’Aristote) puis le deuil rituel de 4 jours perpétuels qui s’en suit (les règles avec la perte des enfants potentiels). Appréciez aussi l’humour de la pensée paradoxale : « voyez la destruction du besoin de l’enfance que vous avez commis pour sauver les enfants de Baal… » La bible est l’une des plus belles mise en scène du monde invisible pour qui sait la déchiffrer avec humour et amour. Prenez y un grand plaisir. Cordialement, XW
    Il y a une variante filmée pour les amateurs d’hémoglobine : le Dernier des Iroquois

  • #1567

    manigairie
    Participant

    En essayant vainement de trouver un peu plus à propos de jephté juges VIII, de fils en nait fille mes recherches sont arrivées sur la psychose blanche, et regardez, ça parle plus de qlq’un qui a eu une mère comme la mienne que de qlq’un qui a eu une mère comme celle de mon père..

    Le Blanc, Le Vide – Mère Morte

    Quelles sont les modalités de ce secteur touché par la Folie privée ? Sans être du délire comme dans la psychose, ni dépression, la psychose blanche (telle que Green la nomme) touche la pensée elle-même. Être frappé de blanc, d’incapacité à penser, se sentir vide, avoir la tête vide, trouée… S’ouvre la passionnante clinique du vide. Pensons par exemple a celui qui mange sans mâcher, qui se remplit, ou à celui qui parle, parle, parle, parle, pour remplir un vide, une absence profonde de sens. La psychose blanche agit comme une paralysie de la pensée.Green apporte alors dans un article qui a fait date (in Narcissisme de Vie, Narcissisme de Mort) le concept de mère morte. La mère morte n’est pas réellement morte, mais psychiquement morte. Accaparée par la dépression, par la souffrance, la mère désinvestit l’enfant, laisse un vide… Tout ce que l’enfant a, c’est un trou, un vide, qui est préférable à rien n’avoir. Alors, il s’identifie négativement à ce vide, ce trou, trouant ainsi son Moi, laissant du blanc. L’informe, l’absence de contenant, seront les caractéristiques de ce secteur de la pensée. Le sujet est ainsi mobilisé par cette dame blanche.

    Voici le lien:

    http://paradoxa1856.wordpress.com/2008/02/29/la-psychose-blanch-chez-andre-green/

    Franchement je colle parfaitement avec la structure du pervers, du psychotique et du névrosé, c’en est bluffant!
    Bluffant au point de trouver tout cela utile en un point seulement: Mon besoin consistant à préférer le pire des termes que pas de terme du tout, or je me rend à l’évidence, si tous les termes sont bon pour moi, c’est qu’aucun n’est celui qui répond à ma singularité, ou alors si, si je ne suis singulier en rien.
    :(

  • #1569

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Ne vous laissez pas déstabiliser car à vous lire régulièrement je vois que vous allez mieux. Par ailleurs, votre mère que vous avez décrite précédamment apparait plutôt comme une victime souffrante que comme dotée d’une psychose blanche. Il est exact que ce terme technique désigne quelqu’un qui est dotée d’un moi quasi inexistant, atrophié et au comportement de type « narcissique ». Cependant ces personnes sont normalement insérées dans la société et parfois fort appréciées comme en vue, en revanche leur entourage souffre énormément de leur incapacité voir de leur refoulement de toute demande de relation et d’investissements humains.

    Évitez de vous noyer dans de la littérature psychanalytique qui est parfois difficile à ajuster à soi même, c’est le transfert et lui seul qui vous redonnera confiance en vous même car il est un lieu d’investissement humain, l’antidote exacte de votre manque et donc du mal dont vous souffrez.

    Cependant ayez le courage de vous pencher sur l’affaire Jephté et d’en comprendre toutes les subtilités de la mise en scène qui vous est proposée. Le pentateuque est l’ancêtre de la psychanalyse, comme la tragédie grecque en est le théâtre archaïque. En lisant, lisant et relisant à en user les caractères, vous rentrerez dans le récit pour vibrer comme sa fille rejetée pour comprendre à quel point la psychose blanche stérilise la capacité de l’enfant rejeté à construire des relations normales et à accepter à son tour l’idée d’être parent… Et pourtant, la parentalité, vous en êtes digne a+XW

  • #1574

    manigairie
    Participant

    « accepter à son tour l’idée d’être parent »
    ça, c’est réglé, puisque c’est une fonction bien vivante dans mon quotidien :)
    « c’est le transfert et lui seul qui vous redonnera confiance en vous même car il est un lieu d’investissement humain, l’antidote exacte de votre manque et donc du mal dont vous souffrez »
    Qt à ça, c’est ce qui à présent se joue à fond et d’une manière qui engage mon corps et mes objets.
    Auriez vous une référence claire concernant Jephté juges VIII, car je suis enclin à m’approprier ce qui dans vos intuitions me revient.

  • #1576

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    L’acceptation de votre parentalité est l’une des plus belles conquête personnelle sur l’adversité que vous avez subi pendant des années. Parfois dans votre cas l’apparition de l’enfant provoque une crise ou la rupture du couple car l’intéressé ne s’autorise pas à devenir parent de telle façon à continuer à obéir à son ou ses persécuteurs.

    Il n’y a pas d’auteur auquel vous référer. Votre meilleur commentateur, c’est vous-même lorsque vous aurez compris à quel point l’histoire de Jephté et de sa fille met en scène ce que vous avez subi. Je vous donne quelques codes d’interprétation de cette pièce qui vous est joué dès lors que vous accepterez d’y rentrer humblement, en Bible :
    ma femme, ma soeur = mon désir, ma religion, mais aussi mon âme et mon ça
    mon enfant =l’Esprit, L’Esprit Saint, Le Moi, le souvenir du bonheur matriciel, le « soi » au sens de Jung
    Le territoire d’Israël = La terre Sainte, les limites du Moi ou du Soi dont la frontière est les eaux (matricielles) du Jourdain
    le guerrier = celui dont le fonctionnement principal est le déni puis la destruction d’autrui, littéralement Jephté rejette, poursuit et extermine totalement ses ennemis hors de son Moi
    Les quatre jours de deuil : Les règles qui sont la perte de l’enfant à naître mais aussi la perte du Moi et du Soi. En fait Jephté en rejetant sa fille viole aussi son enfant et la « stérilise » en la tuant.
    La guerre, au sens biblique du terme c’est l’affrontement entre d’une part les forces du mal, c’est à dire l’absence, la destruction du Moi, le viol, l’atteinte à l’âme et la psychose et d’autre part les forces du bien c’est à dire la restauration du Moi, de la présence, de la mise en relation et l’identification à autrui.
    Il y a un parallèle à faire avec la Guerre de Troie et le sacrifice d’Iphigénie rédigée à la même période.
    Tout épisode Biblique est construit selon cette conversion : il est présenté un état du monde (le monde c’est le Moi !) et au terme de l’épisode tout s’est renversé !!! En l’espèce un juste guerrier est nommé pour combattre les ennemis de la Foi, or ce guerrier va perdre sa Foi. Remplacez le mot foi par Moi, Soi, Enfant, Femme etc… tel est l’exercice infini que nous propose l’Écriture. la vérité n’étant point dans ce qui est écrit mais dans l’exercice de compréhension du paradoxe qui nous est offert. La Genèse, c’est l’ancêtre de la psychanalyse. Vous pourrez vous intéresser un jour au meilleur de ses commentateurs : le Midrash !!!
    Bon courage et bonne lecture centrée sur le fond de votre discussion : Psychanalyse et Religion a+XW

  • #1579

    manigairie
    Participant

    Est-ce que ça se rapproche de près ou de loin d’une utilisation Midrash si je le dis comme ça par exemple:
    -Si l’individu est le monde, si le tourment qui le ronge et sème par définition la douleur autour de lui est représenté par « moi d’abord sur ce monde »
    -Si le mépris, la critique, l’hypocrisie des autres à son égard en effet retour de la propagation de son mal sont les foudres de Dieu sur la brebis égarant le troupeau, alors comme on dit que prendre le mal par le mal ce n’est que l’alimenter, toutes sont des brebis galeuses, le petit marasme quotidien des relations entre les hommes les punissant et faisant leur punition.
    -Alors Midrash ce serait par exemple de considérer l’assomption possible du sujet comme le Noé latent en chaque monde?

    [‘o^u?

  • #1580

    manigairie
    Participant

    Petit copié/collé:

    Jephté sur le point de sacrifier sa fille

    • Que signifie l’histoire de Jephté ?

    Jephté est un héros (gibor) et un Juge d’Israël. Un beau jour, l’Esprit saint s’empare de lui (Jg 11, 29). Son premier acte est alors de vouer le premier être humain qui sortira de chez lui au sacrifice. Malheureusement, c’est sa propre fille qui vient à sa rencontre. Le texte ne rapporte même pas le nom de la victime de cette bévue. Que vient faire cette histoire dans la Bible, et que faire de cette histoire ? Un entendement moyen peut difficilement trouver un sens convaincant à une histoire aussi navrante. Le plus simple est donc de la considérer comme une formation midrashique. Mais la littérature midrashique ne nous est pas ici d’un grand secours, les commentaires midrashiques sur ce récit sont maigres et énigmatiques. Pourquoi le midrash associe-t-il par exemple Jephté à PinHas ? Et d’abord, PinHas pouvait-il donc être encore en vie à l’époque de Jephté ?

    Il faut donc reprendre l’ensemble du récit de Jephté selon d’autres perspectives.
    Nous utilisons ici une lecture fondée sur certains détails textuels. Cette méthode consiste à suivre le sens de certains verbes du texte et de voir où ils peuvent nous mener. Jephté (yiftaH) c’est en hébreu « celui qui ouvre ». Mais le récit de Jephté laisse aussi entendre plusieurs fois le verbe sortir:
    • quiconque sortira (hayotsé asher yatsa) le premier des portes de ma maison pour venir à ma rencontre quand je reviendrai sain et sauf de chez les Ammonites, celui-là appartiendra à Yahvé, et je l’offrirai en holocauste. (Jg 11, 31)
    • Lorsque Jephté revint à Miçpé, à sa maison, voici que sa fille sortit à sa rencontre en dansant au son des tambourins.
    • Elle lui répondit : Mon père, tu t’es engagé envers Yahvé, traite-moi selon ce qui est sorti de ta bouche (yatsa mipikha)…
    • Il se forma autour de lui une bande de gens de rien qui sortaient (yitsu) avec lui (Jg 11, 3).
    Or ces deux verbes, ouvrir et sortir, sont souvent liés à une autre racine, celle de ‘sr (assir, un prisonnier).
    Dieu …ouvre aux captifs la porte du bonheur (Ps 68,7) ???? ?????? ???????
    Cette racine ??? est aussi celle des vœux et des serments, or Jephté est lié par un vœu (neder) qui va causer la mort de sa fille (ou de sa maison????).

    Le Midrash n’a pas beaucoup épilogué sur Jephté. Lorsqu’il le fait, c’est pour nous expliquer que, dans cette affaire, quelque chose entre Dieu et les demandes de ses sujets n’a pas fonctionné:
    Gn Rabba 60,3: Quatre personnages n’ont pas formulé leur demande de manière appropriée (ke-hogan). Parmi eux, trois furent pleinement gratifiés, mais le quatrième ne le fut pas. Ce sont : Eliézer, Caleb, Saül et Jephté.
    • Éliézer a dit : La jeune fille à qui je dirai … Ce sera celle que tu as destinée. Autrement dit, si une servante quelconque était sortie à cet instant et lui avait donné à boire, il l’aurait conduite au fils de son maître ! Mais le Saint béni soit-il rectifia la chose : Il n’avait pas fini de parler que sortait Rébecca (ib. 15).
    • Caleb a dit : Celui qui battra Qiryat-Séphèr et s’en emparera, je lui donnerai pour femme ma fille Aksa (Jos 15,16). Par conséquent, si un esclave s’était emparé de la ville, il lui aurait donné sa fille. Mais le Saint béni soit-il rectifia de lui-même, comme il est dit : Celui qui s’en empara fut Otniel, fils de Qenaz, frère de Caleb, qui lui donna pour femme sa fille Aksa (ib. 17).
    • Saül a dit : Celui qui l’abattra, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille (1S 17,25). Et donc, si un Ethiopien, un idolâtre ou un esclave l’avait frappé, il lui aurait donné sa fille. Mais le Saint béni soit-il corrigea la chose, comme il est dit : David était le fils d’un Éphratéen (ib. 12).

    • Jephté a dit : celui qui sortira le premier des portes de ma maison pour venir à ma rencontre… Celui-là appartiendra à Yahvé, et je l’offrirai en holocauste (Jg 11,31). Et donc, si un âne, un chien ou un chat était sorti, il l’aurait immolé en holocauste ? Cette fois le Saint béni soit-il ne rectifia pas la chose, comme il est écrit : Lorsque Jephté revint à sa maison, voici que sa fille sortit à sa rencontre (ib. 34). Dès qu’il l’eut aperçue, il déchira ses vêtements… (ib. 35).

    Pourquoi Dieu n’intervient-il plus avec Jephté comme il l’avait fait avec les trois premiers ? Le midrash ne nous le dit pas. A vous de vous débrouiller.
    Tout ce que l’on entend ici, c’est que les trois premiers personnages sont aux prises avec une certaine demande (l’un d’entre eux se nomme même Shaul, son nom est « demande » en quelque sorte). Mais dans leur demande, ils ne savent plus à quel Saint se vouer, si l’on peut dire. Il sont prêts à promettre n’importe quoi, ou à sacrifier le premier venu. Alors, forcément, Dieu finit par se vexer. Il y a aussi ici d’autres idées. Par le neder (désir, demande et serment, tout à la fois) l’homme fait preuve d’imprudence. Il entre dans une relation imprudente qui implique Dieu et qui le laisse sans protection. La racine hagan est celle de la défense (hagana).
    Par ailleurs, le neder introduit Dieu dans une sorte de transaction et on aurait ici l’idée de tenter Dieu pour qu’il intervienne, de forcer en quelque sorte l’intervention divine.
    Dans le neder, l’action humaine devient aussi conditionnée. Si tu me donnes ceci…je te jure que je ferai cela. Dieu doit à chaque fois intervenir et faire le premier pas, mais il peut se lasser. Nous sommes peut-être ici au cœur de l’imaginaire religieux occidental. La dernière révolution religieuse occidentale, la Réforme, s’est faite en effet sur cette idée: on ne saurait avoir prise sur Dieu. Or le vœu est une tentative d’avoir prise sur Dieu.
    Intéressant.

  • #1586

    xavier
    Admin bbPress

    Pour décoder la Bible avec la psychanalyse comme outil, il convient d’abord d’accepter que l’existence de Dieu n’est pas une question digne d’intérêt mais plutôt de se poser la question du pourquoi est racontée cette histoire et ce qui s’y déroule. Dieu n’est plus alors la question centrale, ce qui est premier c’est de trouver quelle instance psychique prend la parole puis subsidiairement sous quel déguisement. Par exemple, sous le nom de Dieu parlent alternativement le Surmoi, le Moi, le ça ou le Soi ou toute pulsion psychique archaïque.
    À part ce qu’à écrit Jung sur Noé, vous ne trouverez guère sur internet de littérature sur ce sujet fort complexe. Or je vous engage à ne compter que sur votre perspicacité et mon aide pour approfondir vos connaissance sur ce thème central du titre de votre discussion. Internet permet de trouver du matériel connexe notamment sur les traduction des noms, mais une simple observation de ce qui est joué peut suffire à comprendre. Vous parvenez à saisir ce qui est joué sur canal+brouillé image et son ? western, le grand bleu, du foot, du porno ? en Bible, c’est pareil.
    Par exemple votre recherche confirme bien que c’est la « demande » qui provoque le mécanisme la défense du guerrier, une lecture attentive du texte vous permettra de comprendre que ce mécanisme ira jusqu’à la destruction et l’anéantissement total du demandeur. et c’est bien parce qu’elle est en demande de reconnaissance de la part de son père que la fille du guerrier est sacrifiée. a+XW

  • #1600

    Sumo
    Participant

    J’ai lu le texte, j’ai essayé de comprendre, je me suis cassé la tête puis j’ai rien compris à votre charabia… Sumo

  • #1601

    manigairie
    Participant

    mdr moi non plus, mais par exemple, l’anglais est une langue que je suis loin de parler couramment, pourtant je me régale à lire des petits livres en anglais et ne pas stopper sur le premier mot qui vient faire défaut à ma traduction, ainsi un déroulement de l’aventure est tjrs possible, peut-être même davantage vécut puisque lorsque tout est limpide cela laisse au final moins de place à son monde intérieur.
    Au fait, selon toi, le nom dont on recouvre ce qu’on ne comprend pas est-il important ou pas?
    Moi il m’est d’avis que oui, et même s’il s’agit d’un mot tel que charabia qui fonctionne un peu comme un passe partout pour se déclarer forfait en toute occasion, on peut déjà observer qu’alors une partie de soi favorise le replis sous un lieu commun, ce qui revient à dire: Ce que je ne comprend pas est une impuissance certes, mais qui fait quand même partie du plus grand nombre, elle ne me caractérise en rien, moi je reste intact du jugement qu’elle risquerait de me retourner.
    Sumo, je ne dis pas ça pour toi hein, je dis ça pour moi et aussi parce que tu as participé à éveiller en moi ce questionnement.
    Salut à toi et belle journée. ;)

  • #1602

    Sumo
    Participant

    ah oui, je vois que vous êtes un véritable littéraire, or ce n’est point mon cas, ce qui fait sans doute que j’aie quelque difficultés à m’investir dans ces textes précieux certes mais souvent archaïques et parfois si obscurs… Sumo

  • #1604

    EgoSum
    Participant

    La bible ? Moi je préfère Levy-Strauss et peut-être aussi les mythes grecs.

  • #1608

    icionfraye
    Participant

    Oui, les révélations du siècle des lumières s’opposent aux obscurantismes commerciaux des vendeurs de fausses vérités. Ah ! qu’ils sont loins vos indiens cannibales que vous considérez comme des « bon sauvages »… Revenons au bon vieux stoîcisme moral des anciens romains et ainsi qu’à la splendeur philosophique de la pensée grecque et tout ira mieux. En effet bien loin de leur contexte c’est Levi Strauss et Freud qui commentent et dénaturent ces pensées frustres et primitives qui se sont organisées en fables pour enfant.

  • #1609

    Sumo
    Participant

    Vous êtes un disciple de Deleuse ou de Foucault ?

  • #1611

    farid
    Participant

    Deleuse, Deleuse ??? c’est pas un philosophe de la droite dure ? Fais gaffe à cet « icionfraye » Sumo, y va te prendre la têt… Crois-moi, il n’aime pas les arabes çui-là. farid

  • #1621

    manigairie
    Participant

    Revenons au bon vieux stoîcisme moral des anciens romains et ainsi qu’à la splendeur philosophique de la pensée grecque et tout ira mieux.
    S’il faut y revenir c’est qu’à un moment le « mal » a triomphé alors?
    et surtout, que ce triomphe vous fait souffrir, plutôt curieux pour un stoïque non?

  • #1632

    EgoSum
    Participant

    Amour comme tu me fais souffrir disait Claude NOUGARRO, alors les stoïciens qui souffrent, ne jouissent-ils pas ? ah ah ah ! Je vous ai pris au mot !

  • #1685

    manigairie
    Participant

    ah ah ah ! Je vous ai pris au mot !

    LOL qd on le prononce on peut comprendre autre chose. Mais l’inconscient ne fait pas la différence entre la lecture et l’écoute, or parait-il qu’il est en amont de nos faits et gestes.
    Vous l’aviez fait exprès?

  • #1688

    EgoSum
    Participant

    Bravo vous avez bien lu « noue-garrot » il y a donc bien eu un problème inconscient de corde aux coups… ah ah ah

  • #1701

    manigairie
    Participant

    Et c’est à ce moment là qu’intervient un bon vieux: « Je n’ vous l’ fait pas dire! »

  • #1702

    EgoSum
    Participant

    ah ! mon brave, comme vous le dites si bien, Bouvard et Pécuchet ???

  • #1706

    manigairie
    Participant

    « Je ne vous le fais pas dire »

    Définition :
    Ou encore, « je ne te le fais pas dire »;

    Expression inventée par les bourreaux de tous poils pour faire de l’humour et mettre un peu d’ambiance pendant les douloureux interrogatoires.

    mdr

    Vous avez les moyens de vous faire parler: vous seriez plutôt bouvard? pécuchet? ou un peu des deux (bien que ce soit alors un pléonasme)?

  • #1718

    manigairie
    Participant

    Bon, même si je préfère que cette discussion reste ouverte à rien plutôt que fermée à tout, poursuivons Mr Xavier si vous le voulez, dans le champs de la psychanalyse et/ou de la religion.
    J’ai trouvé en moi une relation entre ma mère, mon fantasme et mon rapport aux femmes, je prendrai le temps qu’il faudra pour que ça soit clair à mes yeux avant de le formuler ici. Bonne soirée.

  • #1719

    xavier
    Admin bbPress

    Comment avez vous fait le lien entre ces relations ? cordialement, XW

  • #1720

    manigairie
    Participant

    suite à un de mes énervements bien souvent hors propos, par rapport à ce qui est en train de se passer.
    J’y reviendrai.

  • #1721

    manigairie
    Participant

    Puisque ma mère est la seule femme qui rende intolérable le scénario de mon fantasme, c’est qu’à la base il est ma manière détournée, voilée, de pouvoir continuer de faire l’amour avec elle. Cela rend bien compte que ma possibilité d’aimer est dès le départ orientée vers la seule personne avec qui il m’est interdit que ce soit concrétisé. D’où l’apparition d’un chemin de traverse pour qu’il soit envisageable de le concrétiser ailleurs.
    Ce qui m’est apparu, c’est que 2 types de femmes s’offrent à moi sur mon parcours: Celles dont je tombe amoureux parce qu’elles s’apparentent à mon imago maternel et le fantasme disparait, celles dont je ne suis pas amoureux et le fantasme devient même réalisable car elles s’en éloignent:
    Je sais maintenant que pour moi, renoncer à l’inceste s’est accepter de chercher quelqu’un qui s’apparente à mon imago maternel, ce qui parait paradoxal, mais si je choisi de me mettre avec quelqu’un qui s’en éloigne, (je n’en suis pas amoureux) c’est là que par le biais du fantasme rendu ainsi réalisable je continue en coulisse de faire l’amour avec mon imago maternel qui n’aura donc pas été symbolisé dans une personne réelle. Et c’est dans ce cas que, ma mère étant refoulée, je suis jouis par des élans d’agressivité, quelque chose devant me punir pour cette infraction inconsciente et me rendre irritable sans que je puisse l’expliquer autrement que provenant de l’extérieur, et plus précisément de ma partenaire, comme si je lui en voulais de me laisser donner libre cours à mon fantasme quelque part en moi jugé sale (et pour cause!). Dans ce genre de relation, le refoulé fait donc retour de diverses manières, et c’est une chose nouvelle pour moi que de pleinement sentir qu’il est, contrairement à ce qu’on pourrait croire, naturel de se tourner vers qlq chose qui s’apparente au passé pour pouvoir donner à ce passé une place autre qu’en soi, plutôt que de se REtourner sur qlq chose du passé en verrouillant ce retour par le fait de se mettre avec quelqu’un qui ne permet pas d’y déposer symboliquement son passé. Ca explique aussi pourquoi j’ai au fond tjrs tout fait pour esquiver les femmes dont je tombe amoureux, on peut supposer que vu de l’inconscient ça fait super peur de quitter son ancien bien-être, alors même que c’est la bataille perdue mais néanmoins livrée tous les jours pour le maintenir coute que coute qui nous fait souffrir. Sur le plan sexuel ça m’explique la persistance d’un plaisir dont je souffre, on ne va pas au seuil de sa sexualité infantile non sans certaines appréhensions qui reportent tjrs ce franchissement au lendemain.

  • #1724

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,

    Tout homme doit renoncer à résoudre une équation à 3 inconnues et sans solution : papa-maman-bébé pour s’en détourner et rechercher dans d’autres partenaires ce fameux paradis fusionnel perdu. D’une certaine manière toutes les femmes dont vous tombez amoureux et pour lesquelles vous ressentez du désir ont un ou plusieurs traits communs avec votre mère, même s’ils semblent contradictoires entre eux. Vous êtes de ce point de vue tout a fait normal.

    De surcroit l’attitude amoureuse de votre père envers votre mère vous sert de modèle par nécessaire identification à sa personne et son sexe, donc que semblablement au paragraphe ci-dessus la relation avec votre père peut aussi avoir des répercussions dans le choix de vos partenaires sexuelles. Enfin la relation très particulière qui s’était établie entre vos parents peut avoir eu comme conséquence que vous en vouliez aussi intensément à votre mère de n’avoir point satisfait vos besoins essentiels en matière d’affection indispensable au bon développement de votre enfance. Le désarroi de ce manque d’amour se mesure à l’aune de vos difficultés actuelles.

    Dans le cadre de votre cure, le moment est sans doute venu, après avoir dégrossi les problèmes avec votre père, de se pencher sur celui de votre mère mais aussi les raisons pour lesquelles ils se sont choisis et donc du profil de vos 4 grands parents. Parfois il est utile, lorsque ses deux parents ont été défaillants, ou étroitement imbriqués dans une relation fusionnelle ne laissant aucune place à leurs enfants, d’entreprendre à la suite d’un premier transfert avec un homme un second avec une psychanalyste femme, mais c’est sans doute bien prématuré dans votre cas. Il serait préférable pour le moment d’approfondir votre relation maternelle avec votre transfert actuel.

    D’une manière générale, ces comportement sexuels incongrus ou gênants sont appelés névroses, cependant cette même névrose vous protège d’un danger plus grand encore. Ce pourquoi il convient d’y aller tout en douceur et avec patience. Parfois on peut être amoureux de sa propre névrose qui vous occupe comme le ferait une nounou qui ne vous abandonnerai sous aucun prétexte. Depuis vos débuts vous avez fait des progrès certains.

    Cordialement, XW

  • #1727

    manigairie
    Participant

    Alors il est temps pour moi de faire des progrès incertains? =D
    Je déconne, mais j’ai l’impression que les progrès certains se font d’eux-mêmes, de flotter du fait d’être pétri dans ma certitude que toute décision de ma part ne serait que le fruit de mon désir non éclairé, et donc contraire au besoin de mon analyse. Je tente donc de réserver à cette dernière tout ce qui pulse en moi, et peut-être bien que la nounou s’est assise hors de moi, quelque part dans ce vis-à-vis? Peut-être qu’en moi ça l’appelle, tel une injonction désespérée: < >

    De surcroit l’attitude amoureuse de votre père envers votre mère vous sert de modèle par nécessaire identification à sa personne et son sexe, donc que semblablement au paragraphe ci-dessus la relation avec votre père peut aussi avoir des répercussions dans le choix de vos partenaires sexuelles => « Je ne dois pas aimer mes choix (et mémé choit) »

    Enfin la relation très particulière qui s’était établie entre vos parents peut avoir eu comme conséquence que vous en vouliez aussi intensément à votre mère de n’avoir point satisfait vos besoins essentiels en matière d’affection indispensable au bon développement de votre enfance. Le désarroi de ce manque d’amour se mesure à l’aune de vos difficultés actuelles. « je n’ai appris à être, que dans une course poursuite où je n’ai pas ma place, si bien que je dois inconsciemment m’y inventer une mission, ainsi, consciemment je m’offusque même d’un incertain devoir que je m’imagine tomber de l’autre sur moi, sous forme d’obligations tacites, bref je vivrais le négatif de ce qui n’est à la base, établit que par mon inconscient? » De toute façon je le vois de plus en plus clairement dans ma relation, mais ça ne me donne tjrs pas la liberté de savoir quoi faire, de quoi j’ai vraiment envie… alors je flotte (me direz-vous, c’est déjà mieux que de se noyer, voire de noyer quelqu’un avec soi)

  • #1728

    manigairie
    Participant

    Finalement, tous les interdits qui ne sont pas issus de la loi, ne sont ni plus ni moins que des libertés qu’on se refuse quelques soient les bons ou les mauvais arguments dont on fait les prétextes, et ce sont de loin les plus nombreux. Ce n’est pas parce qu’on prend une décision que l’on tue quelqu’un, ce n’est pas parce que je suis centré sur moi-même que tout tourne autour de moi, d’ailleurs je peux enfreindre mes lois, ça continuera de tourner, je peux imaginer faire souffrir quelqu’un mais ce quelqu’un est bien plus que sa relation avec moi…
    De là je peux commencer à voir s’effondrer la culpabilité qui tenait bon par ma certitude ignorée que l’autre dépend de moi! Cette culpabilité quand on en voit la face cachée, on constate alors simplement que c’était un reste de ce qui en soi se prend pour dieu sur terre. J’écrase un renard en voiture, et bien c’est cette même origine qui va faire que je m’arrête sur une route sinueuse où il n’y a pas de visibilité et pas d’autre endroit pour se garer, prendre la bête et appeler vetadom pour une urgence. Ouaouu! Quel héros, et surtout tu ne le serais plus si tu ne l’avais pas fait, par avance ça t’aurais été insupportable de continuer ta route tel un automate, d’une part assailli par cette culpabilité (dont on sait ce qu’elle veut dire) et d’autre part par une nouvelle pensée, à savoir, si je m’étais arrêté là en plein milieu de cette route un autre véhicule aurait pu venir s’encastrer dans le mien, alors que penché sur le renard je constatai que plus rien n’était possible pour lui maintenant… non, j’en tremble mais je continue de rouler, à quoi auraient servi tous ces risques pour me rendre compte au final de mon impuissance!!? Non, pauvre renard, il est comme moi, on est tous comme lui, personne d’autre que soi même peut s’aider pour que les choses se passent au mieux, rares sont les vrais moments où cela est possible, et dans ces cas là il faut encore être assez sage pour le reconnaitre comme tel: Moi mortel voilà ce qu’il m’est possible de faire à ce moment précis, et non plus: Moi mortel qui ne veut rien en savoir, voilà ce que je vais faire au risque de le savoir d’un coup fatal.
    Ciao renard, à Dieu culpabilité, bonjour le monde!

  • #1729

    xavier
    Admin bbPress

    Quelques jeux de mots complémentaires : …
    De surcroit l’attitude amoureuse de votre père envers votre mère vous sert de modèle par nécessaire identification à sa personne et son sexe, donc que semblablement au paragraphe ci-dessus la relation avec votre père peut aussi avoir des répercussions dans le choix de vos partenaires sexuelles => « Je ne dois pas aimer mes choix (et mémé choit) »

    C’est votre Grand mère qui a choisi et imposé votre mère comme épouse de votre père ?

    Pourriez-vous nous raconter la saga de la rencontre de vos parents ? a+XW

  • #1730

    manigairie
    Participant

    lol un jeu de mot complet m’enterre, mais ai-je besoin de le trouver pour en sortir?

    C’est votre Grand mère qui a choisi et imposé votre mère comme épouse de votre père ?
    Ce qui interroge si elle a décidé pour les deux? Non, à priori consciemment non. Ils se sont rencontré sur leur lieu de travail, et ils ont chacun quitté leur conjoint pour s’unir. Ma grand mère maternelle m’a élevée en alternance avec mes parents car ils étaient « trop chargés de travail ». J’étais confronté tout petit à une personne que j’aimais et dont l’age me rapprochait de l’idée de la mort, je ne savais pas comment vivre avec cette pensée, quoi en faire, comment me comporter avec et c’était un sujet tabou pour moi alors que ça ne l’était pas pour elle. C’est peut-être pour avoir trop brassé cette pensée sans issue que j’ai fuis ma grd mère lorsque bien plus tard sa mort est passée de certaine à imminente?
    Ma mère et mon père ont donc divorcé pour se mettre ensemble :) rien que cette phrase séparée de son contexte peut prêter à confusion.
    Je n’ai eu quasiment aucun contact avec mes 3 autres grds parents, un souvenir (certainement en partie, ou entièrement construit de ce qu’on m’en a rapporté après) me revient souvent (comme les fameux souvenirs écran dont parle freud?): Celui de mon grd père maternel traumatisé de guerre, me balançant sur ses genoux, dans la cuisine, assis à côté de la fenêtre, émettant tel un disque rayé: il est beau il est beau il est beau. Et je ne comprends pas pourquoi en vous l’écrivant, mais comme à chaque fois que je me le « remémore », ça me fait pleurer.
    Aller, je me fais ma petite séance, je vais arrêter sur ça.

  • #1731

    xavier
    Admin bbPress

    Il n’est point besoin de déterrer votre jeu de mot. il est là et se suffit à lui même comme une trace fugace de votre mystère intérieur qui demeure complet. Ce n’est pas une petite séance que de se remémorer ce que l’on a reçu de véritable amour, donné gratuitement, rien que pour vous. Vous remarquerez la fuite devant le mystère de la vie et de la mort qui est résumé dans la phrase des évangiles : « l’amour est fort comme la mort ! » Et si vous nous parliez de ce qui est pour vous, beauté-mortalité, un peu dans l’esprit des anciennes Vanités ? Bref de la peur de la mort et de l’amour a+XW

  • #1732

    manigairie
    Participant

    Exact, en fait j’avais aussi envie de dire « un jeu de mot complet m’enterrerait », comme si l’identification vers laquelle je tend risquait de me faire disparaitre si jamais j’y parvenais.
    il y a en moi comme une proportionnalité encore immature entre le fait d’exister, avec tout ce que cela entraine de possibilité de paraitre, de se sentir fort, de se plaire et de plaire aux autres, bref de construire, et le fait de devoir mourir un jour réduisant tous ces châteaux en château de sable, tout effort pour du mieux pouvant par là me rappeler davantage que tout est vain (ou vanité). Ca a encore pour effet sur moi la peur d’atteindre quelque chose à quoi je puisse tenir et par quoi je pourrais plus que jamais refuser l’idée de mourir… Or ce qui me fait le plus peur c’est d’avoir peur de mourir, bien plus que la « mort elle-même » (lol), donc plus où moins je préfère stagner à l’état de déchet histoire que ce refus soit minimal, que ce refus de la mort soit moins douloureux, mais c’est donc au détriment de ma vraie vie de mortel, que j’aimerais pouvoir vivre avec tous ces débordements, pouvoir être inconvenant dans mon comportement sans que retentisse en moi et de manière abusive cette sirène de la mort, être pris de quelques folies des grandeurs et m’en réjouir pour le bon moment que ça me fait passer! C’est qd même un comble que de m’astreindre au néant comme pour me conformer à ce qui m’attend alors que ça ne changerait rien si je pétillais dans ce temps pour vivre, sauf que je ne serais plus pour ainsi dire comme mort avant l’heure!
    La beauté, mais c’est très beau la beauté, ce qui est moche c’est de me l’interdire parce qu’au fond elle est l’antithèse de cette éternité propre à la mort! Pour que je puisse croire que ça dure toujours, il vaut donc mieux que je m’en rapproche de cette mort, jusque dans mon fort intérieur. Je passe mon temps en fait à me protéger de la mort, plus le temps donc pour vivre, ce qui serait pourtant plus qu’une vaine protection, la meilleure préparation?

  • #1733

    xavier
    Admin bbPress

    Dans la pensée paradoxale la mort=l’amour. Voyez par vous même ce que donneraient vos propos en remplaçant le mot « mort » par « amour », notamment dans vos phrases suivantes : ce qui me fait le plus peur c’est d’avoir peur de mourir, bien plus que la « mort elle-même » … Je passe mon temps en fait à me protéger de la mort.

    Après ce curieux exercice de substitution, faites un rapprochement avec vos relations amoureuses et vos choix de partenaires sexuelles. Cordialement, XW

  • #1735

    manigairie
    Participant

    Ok, je lance ça:
    Devoir l’amour ou aimer réduit tout à néant

    Peur d’atteindre un truc qui amplifierait mon refus à l’amour, d’aimer.

    J’ai plus peur d’avoir peur de l’amour que de l’amour lui-même

    Je me fais déchet pour que ce refus de l’amour soit moins douloureux,
    au détriment de ma vie d’amour.

    Je mourrais dans une vie avec tous ses débordements sans que retentisse la sirène de l’amour.

    Si je pétillais dans ce temps pour vivre, je ne serais plus l’amour avant l’heure.

    Ce qui est moche c’est de m’interdire la beauté sous prétexte qu’au fond elle est la thèse de l’éphémère (effet mère) impropre à l’amour.

    Pour que je puisse croire être toujours beau il faut que j’éloigne cet amour de mon fort intérieur (pour ne plus subir l’effet mère)

    Je passe mon temps à me protéger de l’amour mais en vain puisqu’il est de partout.

  • #1736

    xavier
    Admin bbPress

    Il se retrouve, bien après le mot sale, le mot déchet puis l’interdit de la beauté pour ce qui est de votre image personnelle profondément affectée par une très forte culpabilité. J’ai lu aussi des sentiments de rejet ou d’irritation vis-à-vis de vos partenaires. Ces signes sont ceux de l’abandon maternel dans la petite enfance dont vous vous accusez toujours et portez encore la culpabilité pour protéger votre parent défaillant. Mais il peut aussi y avoir eu des répétitions d’abandon et donc une immense rancoeur et une infinitude de reproches jamais inventoriés et bien refoulés. Ce qui expliquerait vos fuites notamment lors du décès de votre grand mère, car pour votre inconscient, ce décès est un abandon de plus, inacceptable comme insupportable. Vous avez horriblement souffert.

    -Avez-vous été placé en couveuse ou en nourrice ? si oui vers quel âge ?
    -Connaissez vous votre âge et la durée de votre placement auprès de votre grand-mère maternelle ? Votre mère habitait-elle alors sous le même toit ?
    -Y-a-t-il eu une naissance au cours de cette période ?
    avez-vous été placé en pension ?
    -à quel âge avez vous été replacé chez votre mère ? Comment a été géré la fin la relation de substitut maternel avec la grand-mère ?
    Cordialement, XW

  • #1737

    manigairie
    Participant

    -Avez-vous été placé en couveuse ou en nourrice ?
    Non, chez ma grd mère directement, et dont le mari est mort dans le courant de mon année de naissance

    si oui vers quel âge ? Donc à 0 mois

    -Connaissez vous votre âge et la durée de votre placement auprès de votre grand-mère maternelle ? Je dois ajouter que ma mère et ma tante venaient passer le samedi soir chez ma grd mère, nous regardions alors ensemble Dallas lol puis avec mes parents nous sommes partis vivre en bretagne, de mes 1an et demi à mes 3ans et demi ma grd mère nous y a rejoint en milieu de parcours. J’ai été placé 6 mois en petite section maternelle en bretagne à l’age de 3 ans.
    Les seuls souvenirs qui me restent sont:
    -Un rêves où je me vois d’en haut allongé dans mon lit avec des serpents épousant ma forme.
    -Un faucheux que nous avions « adopté » sous le lavabo dans la salle de bain
    -Le jardin circulaire avec pelouse au centre, au milieu de laquelle était posé une boule de pierre
    -La porcherie (des propriétaires) en face et l’odeur innommable qui en émanait
    -Patoche le labrador noir croisé, des propriétaires qui était bien entretenu
    -Idéfix le berger allemand des proprio attaché jour et nuit au bout du chemin à sa niche, vivant dans la boue et la merde, c’était très triste.
    -Des jeux avec mon père sur le tapis du salon, on étalait des objet dessus puis l’un se retournait pdt que l’autre subtilisait un objet celui qui s’était retourné devant trouver lequel avait disparu
    -Les jeux de 20h avec maitre capello
    -une image à la cloture de cette petite section maternelle où un plus grd que moi me montrait un yoyo et un tube de dentifrice.
    -Le docteur Legall et l’odeur particulière de son stylo.
    Puis qd nous sommes revenus je n’ai repris l’école qu’à l’age de 6 ans en maternelle, dans une école où nous n’étions qu’environ 25.
    Même train train le samedi soir avec ma tante, dallas et tout ça jusqu’à mon entrée au CE1, là je suis revenu vivre avec ma mère, ma grd mère habitant à environ 250m de chez nous. Puis elle est venue vivre dans la petite maison juste à côté dans notre terrain qd j’avais 10 ans. Elle est décédée qd j’avais 24 ans, d’un infarctus de l’intestin à l’hôpital.

    Votre mère habitait-elle alors sous le même toit ? Donc non

    -Y-a-t-il eu une naissance au cours de cette période ? Ba non.

    avez-vous été placé en pension ? jamais

    -à quel âge avez vous été replacé chez votre mère ? vers 8 ans donc.

    Comment a été géré la fin la relation de substitut maternel avec la grand-mère ? comme vous le devinez vue la proximité, je continuais à la voir régulièrement, à cette époque j’étais souvent seule avec ma mère puisque mon père partait plusieurs mois d’affilé en mission, c’est là qu’elle a commencé à me faire part de toutes les infidélités de mon père, le soir on se couchait très tard, vers 23h/minuit (chacun dans son lit bien sur). Par contre, ma grd mère je dormais avec.

  • #1738

    xavier
    Admin bbPress

    C’est le parcours caractéristique qui engendre bien des difficultés à l’âge adulte. La véritable mère du nourrisson que vous étiez, puis du petit enfant jusqu’à vos huit ans, c’est votre grand-mère ! Subsidiairement ces deux femme vivant à proximité puis sous le même toit, vous « marquez » votre mère véritable en dormant avec (comme un chien d’arrêt marque d’un stop la présence du gibier qu’il recherche à tout prix).

    C’est aussi du même point de vue une histoire marquée du sceaux de l’infidélité : infidélité de votre mère qui vous abandonne au profit de votre Grand mère, infidélité d’un père absent en mission, infidélité de la mère et de la tante présentes que le WE, infidélité forcée de votre grand-mère quand votre mère vous reprend puis sa traque pour se rapprocher de vous par étapes puis la plainte de votre mère quant à l’infidélité de votre père.

    C’est aussi, toujours du même point de vue, une histoire de double, par exemple le doublon mère-grand-mère, le doublon périodique mère-tante mais aussi le doublon père-mère du point de vue de leur absence chronique et enfin le doublon maîtresse-épouse.

    Faites les liens avec vos partenaires actuelles puis vos comportements entre leurs doublons éventuels… Puis sur vos sensations mystiques ou « dissociées » du début de nos entretiens. Cordialement, XW

  • #1739

    xavier
    Admin bbPress

    Essayez aussi d’en savoir un peu plus sur les jours suivant votre naissance, avez vous été placé chez votre grand-mère le jour même ou avez-vous eu le temps de vous imprégner de l’odeur maternelle en deux ou trois jours ? Avez vous été nourri au sein, ne serait-ce qu’une fois ? a+XW

  • #1743

    manigairie
    Participant

    Bonjour, voici les infos en questions:

    A ma naissance ma mère et moi sommes restés une semaine en clinique, chaque jour elle me laissais (je dormais) pour aller fumer une clope dehors car elle s’était faite prendre à fumer à la fenêtre lol. Je n’ai jamais été nourri au sein car ma mère avait peur d’abimer sa poitrine et ne plus être appréciée par mon père, pdt cette semaine elle ne pensait qu’à une chose: perdre le poids que je lui avais fais prendre, chose réussie puisqu’elle a perdu 20 kg dans la semaine!! Puis je n’ai pas été chez ma grd mère de suite, j’ai passé mes 6 premiers mois avec ma mère, ma grd mère me gardait la journée et épisodiquement la nuit, pdt cette période ma mère m’a dit qu’elle passait de long moment assise à côté de moi, regardant dans le vide, se demandant ce qu’elle allait faire maintenant. Puis elle m’a dit qu’après 6 mois j’ai commencé à me réveiller la nuit pour pleurer, ce qui l’énervait… C’est à ce moment que ma grd mère s’est proposée pour me garder, disant à ma mère qu’elle ne savait pas s’y prendre, que si je pleurais c’étais parce que j’avais vu que ça marchait (de pleurer pour la faire venir?).
    Je suis absolument fasciné que vous me questionniez au sujet de mes premiers jours, un peu comme si qlq’un reconnaissait enfin l’originalité de mon traumatisme banal.

  • #1744

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Oui, des faits absolument anodins ont parfois des conséquences inimaginables. À la lecture de votre récit, il apparait nettement une incapacité du nourrisson a satisfaire sa mère ainsi que quelques symptômes dépressifs courants chez trente pour cent des jeunes accouchées, cependant votre grand-mère intervient. Combien d’enfants et de petits enfant cette grand mère avait-elle engendré à cette époque, quel était son métier ? Y a-t-il eu des consultations médicales ayant abouties à cette décision de retirer un nourrisson à sa mère naturelle ? Votre mère avait-elle eu des symptômes dépressif avant sa grossesse et en a-t-elle eu après ? Cordialement, XW

  • #1745

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Oui, des faits absolument anodins ont parfois des conséquences inimaginables. À la lecture de votre récit, il apparait nettement une incapacité du nourrisson a satisfaire sa mère ainsi que quelques symptômes dépressifs courants chez trente pour cent des jeunes accouchées, cependant votre grand-mère intervient. On lit aussi la situation de souffrance narcissique du bébé. Combien d’enfants et de petits enfant cette grand mère avait-elle engendré à cette époque, quel était son métier ? Y a-t-il eu des consultations médicales ayant abouties à cette décision de retirer un nourrisson à sa mère naturelle ? Votre mère avait-elle eu des symptômes dépressif avant sa grossesse et en a-t-elle eu après ? Cordialement, XW

  • #1746

    manigairie
    Participant

    Combien d’enfants et de petits enfant cette grand mère avait-elle engendré à cette époque, quel était son métier ?
    6 petits enfants, elle était retraitée de son métier d’infirmière depuis plusieurs années déjà lorsque je suis arrivé

    Y a-t-il eu des consultations médicales ayant abouties à cette décision de retirer un nourrisson à sa mère naturelle ?
    Non, ma grd mère et ma mère avaient une relation assez fusionnelle et s’entendaient plutôt bien, ça s’est fait comme ça, toutes deux ont pensé que c’était ce qu’il y’ avait de mieux à faire. De mes cousins et cousines j’étais le seul dans cette situation, du moins avec ma grd mère

    Votre mère avait-elle eu des symptômes dépressif avant sa grossesse et en a-t-elle eu après ?
    Je sais qu’elle n’est pas allé chercher de diagnostic mais de tout ce qu’elle peut en dire, aucun doute sur le fait qu’elle était un peu paumée, désespérée, effrayée, sentiment de culpabilité + obnubilation de son appropriation de son mari. Elle m’a gardé soit disant parce qu’elle se sentait en porte à faux par rapport au milieu familial qui, enchanté par la nouvelle la faisait culpabiliser de ne pas me vouloir, réaction de l’entourage qui donc en toute insouciance la coinçait dans le devoir de paraitre me vouloir. Pdt toute la grossesse elle n’a pas arrêté de fumer, buvait même un peu et allait faire des marches en fait un peu corsées histoire qu’éventuellement avec quelques sauts de restanques et autres secousses, il y’ ait un effet abortif. Donc oui, très certainement mon apparition appartient, et avec une bonne marge de part et d’autre, à un intervalle de temps pdt lequel ma mère était dépressive.

  • #1747

    xavier
    Admin bbPress

    Il est difficile dans ces conditions d’imaginer que vous fussiez un enfant désiré. Votre grand mère entant qu’infirmière a eu un comportement médical, elle est intervenue parce que quelque chose n’allait pas entre votre mère et son bébé, d’une certaine manière elle vous a sauvé de plus grandes difficultés. Par ailleurs le nourrisson délaissé subit une telle souffrance par carence d’affect qu’il n’a pas d’autre choix que de s’accuser de cette perte d’objet d’amour pour protéger sa mère de ses projections de haine et de rancoeur car sa survie en dépend entièrement. Les mots sont forts, cependant voyez la « rage » d’un tout petit réclamant son biberon. Ces sentiments très puissants sont encore enfoui et actif en vous lorsque vous choisissez une partenaire.

    Avez-vous été un enfant coléreux ? A+XW

  • #1748

    manigairie
    Participant

    Non, ma grd mère n’a pas réagit avec cette fibre là, c’était qlq’un de très très attaché à sa famille et qui montrait les dent si on s’en approchait lol, en revanche elle lui donnait tout sans compter. Alors à ce qu’il parait j’étais (je ne parle pas de quelques pleurs la nuit) un enfant discret, qui s’isolait souvent, jouais seul, ne faisait pas de caprice, une chose me mettait hors de moi, j’avais honte qu’en grande surface ma mère n’exprime aucune retenue à parler fort et me demander tout haut ce qui me ferait plaisir. J’avais honte qu’on me vois jouer. J’étais très introverti mais il m’est arrivé à l’école primaire, de brutaliser plus faible que moi pour pouvoir le consoler après, comme si je ne pouvais passer que par là pour avoir accès aux bons sentiments. Mais quand je faisais ça, je suppose qu’il s’agissait symboliquement d’un de mes parents sur qui je pouvais me venger de quelque chose puis, pouvoir enfin imaginer que mon amour pour lui était accepté et réciproque.

  • #1749

    xavier
    Admin bbPress

    Vous décrivez un syndrome classique d’enfant unique, mais aussi accompagné d’un effet puissant de la névrose d’abandon : une image dégradée de votre moi, qui s’accompagne d’une forte projection de vos pulsions envers vos interlocuteurs. Vous êtes capable de vous identifiez à votre interlocuteur que lorsqu’il est comme vous : malheureux(se). En quelque sorte, pour pouvoir créer un affect vous devez premièrement soulager vos pulsions de rancoeur puis rendre malheureux, alors une veritable relation devient possible dans le malheur. En quelque sorte votre parfait modèle maternel est une femme malheureuse à votre contact qui lui est insupportable. C’est ce fantasme sur lequel s’est construit votre désir de l’Autre avec un grand A. N’est-ce pas ce schéma qui se reproduit avec vos partenaires actuelles ? a+XL

  • #1750

    manigairie
    Participant

    Bien voilà, dans les grandes lignes on y est, même si en réalité ce schéma a été rappé, rongé, élimé par nos analyses respectives, et que les formes géométriques de l’actuel schéma sont bcp plus arrondies, oui ça résume très bien ce que j’ai pu vivre. Elle aussi étant en analyse, émerge du mélange des deux moules névrotiques ces deux « nouvelles » personnes que nous sommes actuellement, on n’est plus dans l’appréhension pour l’un de devoir quitter l’autre, et dans l’appréhension pour cette autre de se savoir seule. Nous sommes donc juste un peu déboussolés tels deux naufragés qui ne savent pas trop où ils sont et où ils vont, mais dont le bonheur d’être en vie, là échoués sur cette plage a pris le dessus sur toute crainte. Chacun se sent comme davantage lesté, le choix de l’un n’a plus autant de poids sur le bonheur de l’autre, et réciproquement. Cependant mon analyse n’est pas terminée puisque l’idée de ne plus voir mon analyste m’a fait venir les larmes aux yeux hier en séance, je ne me sens pas encore les épaules pour en assumer le côté positif et celui négatif.

  • #1751

    xavier
    Admin bbPress

    l’important est de trouver la névrose complémentaire qui vous satisfasse sans vous blesser mutuellement. Il y a une discussion terminer son ananalyse, mais je ne me souviens plus si elle est indépendante… A+XW

  • #1752

    manigairie
    Participant

    La question « va-t-on rester ensemble ou pas » ne nous pourrit plus la vie que ce soit dans le sens d’avoir envie de quitter ou d’avoir peur d’être abandonné, des choses plus importantes ont pris le dessus comme vivre l’instant présent, s’adonner à une passion. Cette question devient donc subsidiaire et c’est la vie qui se chargera de lui donner une réponse. Ce que vous dites est ce que l’on pourrait à celles et ceux qui ne sont pas en analyse, pour les autres, en analyse, je suppose que les choses se détachent toutes seules sinon si ce n’est pas sur cette voie c’est que le chemin à deux est plutôt agréable pour les deux.

  • #1753

    manigairie
    Participant

    petite faute:
    Ce que vous dites est ce que l’on pourrait souhaiter à celles et ceux qui ne sont pas en analyse, pour les autres, en analyse, je suppose que les choses se détachent toutes seules sinon si ce n’est pas sur cette voie c’est que le chemin à deux est plutôt agréable pour les deux.

  • #1754

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    L’analyse est un processus de deuil et donc de détachement. Cependant les choses de la vie évoluant dans le temps, l’inconscient a tendance à se reformer selon le proverbe : chassez le naturel, il revient au galop ! Ainsi parfois lorsqu’une nouvelle difficulté de la vie sollicite à nouveau cet inconscient et fait souffrir, alors il peut être opportun de reprendre contact rapidement avec son analyste.

    Les signes d’une activité inconsciente comportant des risques sont :
    -actes manqués, lapsus et fréquence de rêve élevée, cauchemars
    -difficulté à s’endormir, troubles du sommeil et réveils nocturnes
    -acouphènes, troubles de la vue, maux de têtes, angoisse et irritabilité
    -difficulté de concentration, distractions
    -perte d’efficience au travail, impuissance-frigidité

    La liste n’est pas exhaustive, cependant si certaines de ces rubriques sont actives durant plus de trois jours, alors il convient de consulter rapidement. D’une manière générale, si un incident agite votre inconscient, ce dernier mettra environ trois jours a retrouver sa position de repos, selon la prophétie :  » détruisez le temple et je le rebâtirai en trois jours ». Observez bien ce qui se passe en vous lors d’un incident de la vie, apprenez ainsi à gérer votre problème et donc a surfer sur la vague. Lors d’un incident troublant, veuillez à ne pas répondre et à ne prendre aucune décision d’importance avant que soit écoulé ce délai. Apprenez à vous maintenir hors de portée des personnes toxiques de votre entourage de telle façon qu’aucun incident supplémentaire ne vienne à nouveau agiter votre inconscient pendant cette période de reconstruction spontanée. a+XW

  • #1755

    manigairie
    Participant

    Une grande partie du vivant est confiné dans le langage, je constate qu’une analyse c’est aussi laisser son corps revendiquer la part que ce langage lui a dérobé, ainsi peut apparaitre de Désir de l’individu, Désir qui est hors langage, ce sont ses mouvement qui peuvent faire parler l’inconscient à travers nos mots.

  • #1756

    manigairie
    Participant

    De plus, il me semble qu’une analyse, ça agite l’inconscient tel un lièvre devant la chienne conscience.

  • #1757

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Oui, le langage est l’expression d’un désir.
    Oui, il n’y a pas de solution morale : Relisez le texte de l’hymne à l’amour de la môme Piaf.
    Oui, lors de l’analyse se produit une déconstruction comme une reconstruction. C’est un travail intense qui se poursuit hors de la consultation et qui est à poursuivre jusqu’à que vous retrouviez étapes par étapes la sérénité qui vous convient. a+XW

  • #1758

    manigairie
    Participant

    Et la terre peut bien s’écrouler
    Peu m’importe si tu m’aimes

    Peu m’importe les problèmes
    Mon amour puisque tu m’aimes

    Si un jour la vie t’arrache à moi
    Si tu meurs que tu sois loin de moi
    Peu m’importe si tu m’aimes
    Car moi je mourrais aussi

    Voici les extraits de ce texte qui permettent, à mon sens, d’interpréter l’amour dont parle Piaf comme étant son propre amour pour elle.

  • #1760

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Sauf erreur de ma part, c’est un texte écrit par Piaf à New York le jour de la mort de son mari Marcel Cerdan, la légende dit qu’Édith s’est évanouie le soir même en le chantant pour la première fois en public. Ce texte magnifique et célèbre fait allusion à la fusion mère-nourisson qui est l’archétype de toutes les relations amoureuses humaines futures. Il décrit l’immense et vitale dépendance du nourrisson vis à vis de sa mère. Ce pourquoi il vous sera aisé de comprendre que toute défaillance maternelle même provisoire est porteuse de conséquences considérables et de désespoir pour l’affect de son bébé. En pensant à votre mère, quels liens vous viennent immédiatement à l’esprit ? a+XW

  • #1761

    manigairie
    Participant

    le plaisir de savoir que ça viendra un jour mélangé au désespoir de l’ineluctable fin de toute chose: Il en résulte un espoir effrayant.

  • #1762

    manigairie
    Participant

    De l’angoisse, la peur des saisons qui passent….
    La culpabilité de ne rien faire pdt que les autres s’affairent alors que moi je suis marqué de l’inutilité à entreprendre quoique ce soit: Double affolement, « ils attendent quelque chose de moi or je ne fais rien, et deuxièmement personne ne se préocupe de mon ennuis sauf à y interferer sous forme de conseils persécuteurs ».

  • #1763

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Vous n’en avez pas assez de désirer satisfaire ceux qui vous considèrent comme inutile ou pire encore vous traitent en ennemi ?
    Et vous ? Oui, vous ! Que désirez-vous pour vous-même ?
    a+XW

  • #1764

    manigairie
    Participant

    Je n’ai fait qu’écrire tant bien que mal ce qui me venait à l’esprit en pensant à ma mère comme vous m’en avez proposé l’essai.

    Et, enfin je me trompe peut-être, vous adoptez la réaction que justement j’aurais pu imaginer de mes parents à l’époque (puisque quelque part ça rejoint le conseil)

    Je vais donc prendre cette remarque comme un encouragemment à mettre en faillite dans les moindres recoins de ma personne ces succédanés de toiles d’araignées qui pourraient être encore actifs. Et foncer dans l’entreprise de mon nouveau projet professionnel qui correspond pratiquement à la lettre à l’état de flottement dans lequel je me sens depuis quelques temps.
    Merci encore pour toute votre attention, je reviendrai vous faire part de mes avancées dans quelques temps.
    Bonne journée Mr Xavier.

  • #1765

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie

    Je vois bien à quel point l’idée même que vous eussiez droit à une existence propre et autonome vous est difficile à accepter, mais aussi vous fait souffrir et s’accompagne de ce flottement qui peut-être n’a rien à voir avec ce concept, mais dont la cause première peut être liée à 50% à votre histoire personnelle et qui peut interférer avec le travail que vous avez entrepris.

    Parlez-moi en détail de ce flottement :
    -Depuis combien de temps le ressentez-vous ?
    -Est-il chronique ?
    -Est-il permanent ?
    -Avez-vous identifié les facteurs déclenchant ? La durée, les variations d’intensité du phénomène ?
    -S’est il produit simultanément d’autres phénomènes dans votre perception de votre relation à votre environnement ou à des personnes ou avec des objets ? a+XW

  • #1766

    manigairie
    Participant

    Quelle drôle d’histoire qui se poursuit là, justement pour ce qui est de voir les choses en face je suis sur le point d’aller à décathlon m’acheter des lunettes de piscine pour mon tout premier cours de natation!
    mon droit à une existence propre m’est difficile à accepter
    ce qui est difficile et qui avec l’analyse donne des sensations bizarres, c’est que ce droit bourgeonne, éclot et fleurit même contre vents et marées. Je crois que la profession de maitre nageur accueille à merveille (la mer veille) ce qui jusque là faisait noeud en moi, ce projet vient me lester m’apporte cette sensation de flotter donc de n’être ni trop écrasé au fond par un objet a trop présent, ni trop éclaté dans les airs par un objet a trop absent.
    Voilà Mr Xavier, merci encore et à bientôt.

  • #1767

    xavier
    Admin bbPress

    Veiller à la sécurité puis parfois sauver les gens ? Félicitations !!! C’est ce qu’il y a de plus noble et de plus utile à l’humanité. « Fluctuat nec Mergitur », est je le crois la devise de la ville de Paris, c’est aussi du point de vue de l’intitulé de votre discussion l’état de béatitude des anachroètes. Cordialement XW

  • #1768

    manigairie
    Participant

    MERCI!!!!!!!! :)
    Ca ne va pas être du tout cuit, mais putain je vais me déchirer pour l’avoir étape après étape, à commencer par l’obtention du PSE1..

  • #1769

    xavier
    Admin bbPress

    Qu’est-ce que ce PSE1 qui vous stresse ?

  • #1772

    manigairie
    Participant

    Certainement en rapport avec le CE1 lol, non c’est qu’il y’a certaines conditions pour seulement pouvoir participer à la sélection d’entrée.. dont la présentation de ce diplôme de secourisme. Il est tps pour moi de ramener ma fraise du côté du « mouvement », je vais donc mettre l’énergie de mon obnibulation pour la psychanalyse au service de cette nouvelle entreprise.
    Bonne continuation à vous

  • #1774

    xavier
    Admin bbPress

    Le PS1 serait donc conditionné par le CE1 ? et quelles en seraient les dates d’examen respectives ? A+XW

  • #1788

    manigairie
    Participant

    pour le CE1 je l’ai déjà passé, mais aux vues de l’inconscient, rien n’est moins sûr :) J’aurai les renseignements concernant le PSE1 courant de la semaine à venir, en ce moment ils sont débordés à la protection civile, sur le terrain.
    Bon week end Mr Xavier.

  • #1799

    manigairie
    Participant

    Je sens tomber les forces de gravité de mes deux pôles d’attraction, celui qui me laisse aller où le vent me mène, moments pendant lesquels je n’ai plus la faculté de dire oui ou non, et celui qui m’attire là où je crois vouloir, où je crois savoir, moments pendant lesquels ma rêverie l’emporte sur la réalité. Je sens comme naitre une motivation à agir là où mon désir rigole de ma raison.
    Hors voir.

  • #1809

    manigairie
    Participant

    Un trou est-il absent une fois qu’on l’a comblé? Non, il n’est que plus présent, ainsi materialisé par ce qu’on y a mis

  • #1819

    xavier
    Admin bbPress

    Monsieur Manigairie
    Que de poésie ! Que de philosophie masquant un désir en ébullition…
    Quels sont la nature des deux pôles qui vous travaillent en ce moment ?
    XW

  • #1823

    manigairie
    Participant

    Un secret n’a d’effets que lorsqu’il l’est, une fois dévoilé c’est déjà autre chose qui agit.
    Ca pourrait se traduire par: Lorsqu’on parle de se qu’on ressent on est en retard sur ce qu’on vit
    La psychanalyse aurait-elle aussi pour conséquence de réduire ce retard? J’en ai bien l’impression
    Mais c’est aussi d’accepter par la force des choses qu’il reste toujours un résidu, un baillement, un flottement, un jeu qu’il n’est pas possible d’annuler (à moins qu’une structure psychotique s’en soit chargée?).
    De ce jeu dérive, avec ou sans jeux de mots, le je (ni trop serré, ni trop relaché, aussi imparfait que la nature est parfaite).
    La nature est à ce point parfaite qu’il n’y a de mot meilleur qu’un autre pour le dire.
    Accepter que ce soit parfait, ce n’est pas se soumettre, ce n’est pas non plus croire, ni se battre pour que ça le soit puisque ça l’est déjà, non! Mais bel est bien se rendre compte suffisamment quel mouvement singulier on est dans cette perfection. Les joies et les peines aussi théatrales soient-elles, extériorisées ou intériorisées, ne sont-elles pas déformées à la manière dont on en ignore les origines profondes? Si tout cela était moins secret vis-à-vis de soi-même, cela se calmerait jusqu’en surface (on serait moins en décalage par rapport à ce que l’on vit). Ensuite il y a la manière dont on ignore moins ce qui nous meut, mais peu importe, forcément ça réajuste, réassure le sujet quelque soit sont état, où il se trouve, ça condition etc..
    Tout ça n’est qu’hypothèse, et de plus, ça ne concerne que moi.
    C’est ma réponse, mes deux pôles font un peu moins attraction et forment davantage un canal, un champs dans lequel je nage.
    Bonne soirée

  • #1824

    xavier
    Admin bbPress

    Monsieur Manigairie,
    Un flottement spatial ou un décalage temporel comme celui que vous décrivez peut correspondre à un petit fond psychotique comme cela arrive parfois à la suite d’une forte consommation de toxiques addictifs. Si c’est bien le cas, un traitement médical sera efficace pour vous stabiliser enfin car c’est chronique.

    Indépendamment une névrose peut coexister et même préexister. Il convient alors de traiter simultanément cette dernière avec un psychanalyste pour stabiliser le tout, faute de quoi l’excitation de l’une de vos faiblesse agitera l’autre et inversement.

    Ces deux pôles dont vous nous parlez, hormis la névrose ou la psychose, sont-ils des métiers, des personnes ou éventuellement des femmes entre lesquelles vous vous sentiriez sollicité en ce moment ? Cordialement XW

  • #1826

    manigairie
    Participant

    En fait, je me sens sollicité à choisir ou ma femme ou mon boulot. Donc je ne fais rien si ce n’est d’avancer dans l’aventure professionnelle… Le reste suivra et mon actuelle impression ne peut absolument pas confirmer ou infirmer par avance ce qui se passera alors, elle me permet seulement de me préserver de grandes décisions, sans pour autant me faire lâcher prise avec la vie sociale.

  • #1828

    manigairie
    Participant

    Si j’avais une question à poser:
    Pensez-vous qu’il puisse exister une question autour de laquelle vous n’arrêtez pas de ne pas arriver à vous formuler?
    Parce que c’est souvent là dedans que s’entend la souffrance sans nom, une importance de tout instant qui vous prive de pouvoir vivre des moments sans importance.
    Quel est le risque encouru, au regard de l’inconscient, à vivre un instant qui ne soit pas marqué de son poids?
    Car finalement, même toutes ces heures passées à vivre par exemple un carcan de dépréciation, ne préservent-elles pas d’un instant perçu comme un danger plus grand et qui pourrait être de vivre sans ressentir spécialement quelque chose??

  • #1829

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Lorsque la vie est trop difficile ici-bas, il se développe parfois un fort attrait pour le retour à l’état inanimé via la mort par autodestruction. Car l’état inanimé est inconsciemment associé à l’état de béatitude complète et de toute puissance du foetus dans la matrice. Ressentez-vous des pulsions ou des représentations de passage à l’acte suicidaires ? Si oui, c’est une urgence, appelez rapidement votre analyste ou votre médecin et parlez-lui de votre problème. Quelque soit votre douleur, elle est provisoire car il y a d’excellentes solutions pour vous soulager d’une souffrance sans nom. Un choix impossible à faire car comportant un abandon peut créer de très grandes souffrances, ce qui semble être votre cas actuellement. Or, bien accompagné on peut marcher sur sa névrose d’abandon, oui, c’est possible de marcher sur l’Enfer. Vous réussirez à passer cette épreuve dressée en travers de votre chemin. Je pense fort à vous. Courage A+XW

  • #1832

    xavier
    Admin bbPress

    Dans votre trouble actuel :

    -il se présente une vérité aux portes de votre conscience.
    -cette vérité vous empêche de vivre normalement.
    -il n’y a aucun risque objectif à vivre en acceptant cette vérité innommable mais il vaut mieux encore pour votre conscience de vous charger de la culpabilité immense de ce que vous n’avez pas commis pour protéger l’auteur de cette faute.

    Vous êtes digne de vivre sans la culpabilité de la victime
    Vous êtes digne d’amour et du grand Amour
    Vous traverserez l’épreuve actuelle XW

  • #1833

    manigairie
    Participant

    Votre soutien a un don d’ubiquité spécial, celui d’être partout où je me trouve, allant même jusqu’à déborder là où je ne me trouve pas.
    merci xav merci
    je n’ai pas l’intention de mettre fin à mes jours, de toute façon (et ce n’est pas de la fatalité) ce sont eux qui mettrons une fin à ma vie.
    d:)

  • #1837

    xavier
    Admin bbPress

    Les choses rentrent dans le cadre. C’est bien. Pouvez-vous nous parler de vos difficultés de choix ? Cordialement XW

  • #1846

    manigairie
    Participant

    http://www.akadem.org/sommaire/themes/philosophie/4/1/module_622.php

    Alors que je ne pourrais pas en débattre grd chose, tous mes sens étaient cependant interpellés, comme si pour une fois quelqu’un m’avait compris au delà du langage, ce quelqu’un c’est moi bien entendu alors que la plupart du temps c’est moi « mal-entendu ».
    Cela m’a fait revenir sur mon image du trou mais au bord, car y’a t’il un trou s’il n’y a pas de bord? Le fleuve dont parle ce mélomanne (ce mélange d’homme?), m’a fait tout d’abord penser que bord et trou sont indécrottables (et lol! lol le sur-représente, il n’y a dans, l’absolu pas de « o » sans le cercle pour le représenter, pour faire apparaitre le trou du « o » et pas de cercle qui ne puisse signifier un « o », soit, un trou) l’un de l’autre. Bref, un trou est il absent quand on le comble, n’en est-il pas davantage présent ainsi materialisé par ce qu’on y a mis? … On peut y revenir par la question du bord, un trou dont le bord est évanescent, lorsqu’on le comble ce pourrait être aussi pour faire ressortir son contour incertain, mais comment savoir alors si on ne le déborde pas, comment en clair, redonner consistance à ses parents sans pour autant les remplacer indéfiniment, se mettant dans l’incapacité de s’y mettre pour soi? Où est la limite? Y’en a-t-il seulement une (double question)? Le baillement, le jeu n’est-il pas en fait de pouvoir se servir d’une esquisse suffisante pour en constituer une nouvelle?

  • #1847

    xavier
    Admin bbPress

    Allons à l’essentiel de votre propos : comment… redonner consistance à ses parents sans pour autant les remplacer ? Par le transfert psychanalytique et dans sa durée, il se produit une maturation de votre développement psychique qui vous permettra d’accepter les conséquences du manque de consistance de vos parents et d’y suppléer sans avoir à les remplacer. XW

  • #1848

    manigairie
    Participant

    Oui, c’est bien la tournure que ça prend, en fait, au départ, dès le départ, on a déjà envie de parler à son psy de ce qu’on ressent en sa présence, ce qui nous vient à son sujet, mais on parle des autres, car le problème je pense à chaque fois, est « comment je m’inscris dans ma relation à l’autre ». On parle donc d’abord de nous d’une manière éloignée, puis on parle de soi, (un peu dans l’espoir de faire parler cette personne du psy en face, qu’est-ce qu’il attend de moi lui que je viens voir en payant de ma personne? C’est paradoxal)… Puis à force, et c’est vrai que c’est ce qui se passe depuis peu, la confiance s’étant installée on commence véritablement le travail, parler à mon psy de ma relation à lui!
    Une fois qu’on s’est plus ou moins assuré que le mirroir est sans danger, on finit par se regarder en face, et laisser se détailler qui on est dans cet echo presque parfait.

  • #1849

    xavier
    Admin bbPress

    Se laisser se détailler qui on est dans cet écho presque parfait : n’est-ce pas de parents parfaits dont nous avons besoin pour nous accomplir dans la perfection de notre être ?

  • #1850

    manigairie
    Participant

    Oui comme le dit le mélomanne: « N’oublies pas que tu penses en deux langues »
    Sous-entendu: L’oublier c’est ce qu’on fait tous les jours, la langue oubliée nous rappelant son existance dans les embuches que nous rencontrons, alors tout étonnés.
    Il n’y a pas de hasard, seulement des contingences (=rencontres entre soi et un élément choisis par notre inconscient dans la palette hasardeuse qui s’offre à soi), c’est ainsi que la langue oubliée fait son retour à l’insu du sujet. On en revient à la bande de moëbus. Mais le chemin qui rend visible le fait qu’il n’y a qu’une rive pour border le fleuve nous est invisible, car il échappe à l’emprise de la pensée, du langage, d’une manière qui correspond exactement à notre impossibilité de dire le réel, la part du réel où l’on continue à être mais hors conscience.
    Y’a-t-il un autre verbe que dire pour dire ce qu’on ne peut pas dire?

  • #1853

    xavier
    Admin bbPress

    L’invention de la parole via une langue a permis bien souvent aux hommes de dissimuler leurs intentions derrière des mots. Or ce qui compte ce sont ces intentions, puis des pensées, des paroles et donc leurs actes dans le monde réel au terme de cette action. Or une intention est un VERBE, c’est à dire un PRINCIPE ACTIF qui ne se révèle qu’au terme de sa mission par une action ou une création dans le monde réel. Les autres langages qui disent ce qui ne peut pas être dit, ce sont notre communication non-verbale, nos actes manqués et nos rêves a+XL

    Psychanalyse et Religion :
    -Consultez aussi la notion de PRINCIPES AGENS décrit dans les » Confessions » de St Augustin
    -VERBE, Relisez le prologue de l’évangile selon St Jean versets 1 à 5

  • #1864

    manigairie
    Participant

    Oui enfin, il y a toutes sortes d’intentions:
    -celles que l’on a sans le savoir
    -celles qu’on prête aux autres et qui sont exactement du même accabit que les premières citées
    -celles que l’on a en croyant qu’on le sait, et qui sont là pour dissimuler les vraies… c’est sur ce terrain que se gave la culpabilité.
    -enfin il y a les intentions partagées, là où la méprise règne en grande maitresse, et où généralement le lien entre deux personnes pourrait être décrit comme une sorte de méchanceté complaisante, une relation où lorsque l’un tient au couple pour évacuer son sadisme, l’autre y tiens en tant que vengeance potentielle latente…. Ici tout se passe sans crier gare dans une adaptation à tout les masques bien mieux connus sous les noms: « éclat de rire », « discussions politiques » et plus généralement « débat », « critique », les « je t’aimes », « plainte », « compliment »… etc

    Et je vais vous dire, si se sentir pourchassé cache le désir d’être aimé, courrir en vain derrière une personne qui ne reviendra jamais peut receler une envie de reproduire l’absence d’un parent.. et comme on dit un acte manqué, est un acte réussi!
    On a tous un intérêt personnel à parler publiquement de ses intentions, n’est-ce pas?

  • #1865

    Armando
    Participant

    Wahouh !! C’est bouillonne chez vous !!

  • #1866

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Merci pour vote message très personnel. À lire votre représentation du couple, je suis impressionné par l’absence de bienveillance et soutien mutuel qui est son fondement naturel. Il semblerait que votre modèle du couple se réduise à un champ de bataille ou une étreinte perverse. Qu’en était-il de vos parents ? a+XW

  • #1870

    manigairie
    Participant

    Bonjour, je n’ai pas dit qu’il s’agissait de ma représentation du couple, certes mon schéma parental continue de transpirer aux travers de mes propos et quels qu’ils soient je dirais, mais il me semble que je reconnais mieux mon discour et sais un peu plus m’approprier ce qui vient de moi lorsque c’est négatif, ce qui a pour conséquence de courcircuiter les disputes maintenant inutiles où autrefois je me voyais comme victime, alors inconsciente d’être en fait l’agresseur.
    Peu importe donc que vous m’interrogiez à nouveau sur mes parents, dont j’ai suffisamment fait le tour.
    Le fantasme ignoré d’avoir un impact sur ce qui est n’en est plus un lorsqu’il est délesté de son poids inconscient, et c’est la fin de l’auto-persécution, la souffrance dont je me plaignais et qui était un plaisir inconscient laissant peu à peu place à mon sujet, lorsque je vous dis
    qu’on a tous un intérêt personnel à parler publiquement de ses intentions, ce n’est pas une galéjade! La part de mysticisme découlant autrefois de mes écrits s’est estompée et je ne tiens plus à « avoir raison » dans des embrouilles impossibles. Toutefois, des embrouilles me concernant existeraient si comme avant j’acceptais de m’y impliquer et ce faisant, entrant à nouveau dans l’embrouille, lui apporterait ainsi la pièce manquante lui permettant d’être « fécondée ».
    Je voulais juste pointer du doigt un conflit qui voudrait me concerner pour pouvoir exister, et lui montrer par là que je ne suis ni duppe, ni impliqué. Au-delà de l’intention ouverte à tout public qui masque une autre intention, je salue néanmoins la démarche, même si elle ne nécessitait en aucun cas d’être affichée.
    Vous m’avez bien lu?

  • #1872

    xavier
    Admin bbPress

    Je lis que vous allez mieux, c’est donc que le travail sur vous-même que vous avez entrepris vous réussit. Quel conflit vous cerne-t-il ? a+XL

  • #1927

    manigairie
    Participant

    Une psychanalyse c’est aussi un peu comme une partie d’echec ignorée jouée contre soi-même, un des meilleurs moments où un sentiment très pénible atteint son paroxysme en même temps qu’il éclate pour dévoiler ce qui se cachait derrière le rideau, c’est lorsque sur une phrase presque impensée, on se rend compte qu’on vient d’offrir son roi en échec et mat. Il faut qd même qlq minute pour savourer oh combien on se remercie alors d’avoir laissé échapper tout bonnement ce qui nous plannifie en profondeur
    Salut
    à bientôt peut-être.

  • #1934

    manigairie
    Participant

    ..

    …I don’t believe in motionless images..

  • #1937

    manigairie
    Participant

    je crois d’une certaine couleur.

    je crois en bleu

    lorsque je crois je suis bleu.

    je crois en Dieu

    lorsque je crois je suis Dieu.

    je crois en Dieu… que je suis

  • #1938

    manigairie
    Participant

    C’était juste une petite mise en scène parmi tant d’autres, pour personnifier et ainsi donner la parole à un des discours inconscients possible du croyant.

  • #1941

    manigairie
    Participant

    Je voulais vous faire part de mon étonnement à entendre pour la première fois: « Je crois en Dieu » comme « Je crois en tant que Dieu »

  • #1935

    xavier
    Admin bbPress

    Quel entendement que cette divine croyance à ce qu’il y a de divin en vous ! Quand cela vous a-t-il été révélé ? Quand l’avez-vous entendu pour la première fois ? Cordialement,XW

  • #1936

    manigairie
    Participant

    Je crois en Dieu
    Tu crois en Dieu
    Il croit en Dieu
    Vous croyez en Dieu
    Nous croyons en Dieu
    Ils croient en Dieu

    L’inconscient qui nait de sa mise à l’écart à l’apparition du langage a-t’il d’autres choix que de s’exprimer en jeux de mots?
    En effet, le langage ayant droit à toute notre attention ne pouvait manquer de le rendre jaloux! Ainsi il se travestit en ce qui nous obnubile histoire de reprendre sa place tout en évitant d’être démasqué, et pour se préserver en partie dans cette place il doit renouveler l’opération sans cesse, tous les artifices de notre nouvel intérêt étant, au gré des contingences, utilisés dans ce but.
    L’inconscient c’est la part de soi mise au bagne dès lors que l’autre part, ayant repéré qu’elle ne faisait pas qu’un avec la mère, eut entrepris de collaborer avec le langage dans un pacte achevant l’état de conscience. Mais à quoi lui servons nous à notre inconscient? On peut dire qu’il ne pourrait se passer de nous pour continuer à faire du un avec la mère! On pourrait l’accuser d’être un mathématicien parfait, ça ne changerait rien à la pagaille qu’il sème en nous! Et ce jusqu’à ce qu’il ait jugé que nous lui aurons suffisamment ré-accordé d’intérêt. A fin qu’il cède nous sommes obliger de le reconnaitre, et il cèdera quand, à sa manière, il aura estimé qu’on le reconnait.
    Un peu comme quelqu’un qui ne serait jamais désiré dans une petite fête gacherait celle-ci par sa présence, car nous serions, pour qu’elle se déroule bien, enclin à agir comme s’il n’existait pas, ce qui demanderait en fait des efforts qui iraient à l’encontre des réjouissances escomptées … Et bien en acceptant sa présence, sa fausse absence serait moins pesante pour l’ambiance générale, qui finirait par aller au mieux, modifiant en même temps l’idée du bonheur, autrefois attendu, de chacun des participants.

  • #1942

    manigairie
    Participant

    Petite blague:
    Quel est le comble de la personne désireuse d’accumuler du savoir?
    De trouver la définition du mot « épistémophilie » .
    Moi en la trouvant je me suis senti mis à nu.
    Je peux donc supposer que mon problème n’est pas celui de vouloir accumuler du savoir, mais qu’il s’oriente vers quelque chose qui a un rapport avec la paranoïa, en effet, personne ne m’a « mis à nu », mais c’est bien la sensation que j’ai eu, donc j’ai une propension à voir arriver du dehors quelque chose qui s’origine en moi.
    Ok aller je cède au soupçon d’être encore dans le faux, j’inverse:
    J’ai une propension à sentir venir de moi quelque chose qui s’origine du dehors (mais c’est pas ma faute c’est mon inconscient lol).
    Cette parenthèse m’intéresse, quelque soit la chose, et plutôt le mot de la chose, sur laquelle ça s’est accroché, ce qui m’importe c’est qu’à l’observation je m’aperçois que sans trop le remarquer jusqu’à lors je travaille finement (un travail de titan, ou la noyade d’un titan) à vivre en tant qu’un de mes parents comme pour lui donner une seconde chance de n’être pas si horrible que ce que j’ai pu le voir quand j’étais enfant, me punissant du même coup pour avoir osé ça en ne vivant pas ma vie.
    Pour moi ça vient un peu répondre à votre dernière question.
    Un peu ça me plait,
    Ai-je un parent que j’aurais jugé prétentieux et que par l’opération décrite plus haut je ME TUE à rejouer modeste?
    Plus simplement, mais différent: L’incarnai-je pour mieux le tuer en me tuant?

  • #1943

    xavier
    Admin bbPress

    Vous avez écrit : »Ai-je un parent que j’aurais jugé prétentieux et que par l’opération décrite plus haut je ME TUE à rejouer modeste? L’incarnai-je pour mieux le tuer en me tuant? »

    Oui, c’est exactement cela. Le mécanisme est le suivant : Pour protéger son parent défaillant dont il a absolument besoin de la perfection absolue pour survivre, l’enfant puis l’inconscient s’accusent de cette défaillance en lieu et place de son parent. Ce qui n’est pas une paranoïa mais une névrose qui parfois peut être à l’origine de comportements d’exposition téméraire au danger, ou aux toxiques

    Ce comportement est particulièrement virulent lorsque ce même parent est persécuté par l’existence même de son enfant. Dans ce cas l’inconscient de l’enfant imprégné comme une éponge par le désir de son parent, lui obéit et s’auto-détruit pour être aimé en retour par ce parent.

    Cordialement, Xavier WM

  • #1944

    manigairie
    Participant

    Oui, je comprends mieux pourquoi je ne me comprend pas, et plus précisément le transfert sur mon psy, qui est bien présent par mon impression auto-dépréciative qu’il n’y en a pas, voyez-vous? Ce sentiment que j’ai de ne rien ressentir c’est déjà quelque chose puisque ça me travaille.
    Car il m’a, par une simple remarque du tac au tac mais super bien placée (avec du recul), signalé qu’il n’est pas moi. Oui, pour que je puisse le phantasmer à ma place, alors que je suis encore supporté par le leit motiv du parent qui rejette ma présence, présence rejetée à laquelle je dois me conformer pour qu’il m’aime, et bien oui alors pour m’identifier à mon psy je devais le faire passer pour un rien.
    ouaip.

  • #1946

    xavier
    Admin bbPress

    Avoir l’impression de n’être rien, ou s’identifier à de la nullité ou à de l’incapacité ou de la vacuité provient en général de l’absence de désir parental. Or à vous lire, il est évident que vous avez de grandes aptitudes intellectuelles qui n’ont pas été exploitées ni investies. Avez-vous été un enfant désiré ? a+XW

  • #1947

    manigairie
    Participant

    Mr Xavier!! ça fait au moins 3 fois que je vous ai répondu NON à ce sujet! lol Avez-vous été un enfant écouté?
    Je vous le fait remarquer en plaisantant hein, je suis de très bonne humeur, car je viens de me lever, m’étant endormi très tôt hier soir.
    Mais cette période d’enfant non désiré a fluctué de ma vie intra-utérine jusqu’à mes 6 premiers mois. Ensuite c’est ma mémé qui a pris le relais si vous vous souvenez, jusqu’à mes 8 ans, age où j’ai du retourner auprès de ma mère, ce qui a pu être vécu comme la réactivation du rejet premier, mais sous forme d’une grande injustice non formulée. Puis peu à peu ma mère m’a vite donné la place de mon père, voire du sien, de part le discours qu’elle me tenait et la manière dont elle m’élevait:
    J’étais celui qui recueillait ses plaintes incessantes à l’endroit de mon père peu présent, et les règles à la maison n’existaient pas (coucher à 23h00 passé, des fois minuit, ce qui par la fatigue occasionnée renforçait mon impression de décalage envers les autres élèves de mon école primaire).
    Autant vous dire que de là, je ne pouvais vivre ma vie d’enfant et que j’étais en rebellion contre toute punission de la part de mon instituteur, que je vivais comme la condamnation d’un innocent que l’on aurait du (à mon sens) plutôt décorer pour avoir traversé la guerre trop tôt.
    merci à vous, bonne journée

  • #1948

    xavier
    Admin bbPress

    Bravo, vous avez parfaitement assimilé le cadre théorique, cependant il reste cet impression d’anéantissement qui colle à la peau et à vos récits comme de la poisse. La véritable difficulté, c’est d’accepter la puissance du phénomène inconscient, comme de son maintien dans la durée avec les nécessaires compromis que cela impose. Cordialement, XW

  • #1950

    manigairie
    Participant

    La véritable difficulté, c’est d’accepter la puissance du phénomène inconscient… Qui serait:
    cet impression d’anéantissement qui colle à la peau ??

    Et l’enjeu serait son maintient dans la durée..durée de son effet(?) avec les nécessaires compromis que ce la impose.. qui seraient de ne pas lâcher mon analyse?
    C’est bien comme ça que je dois vous entendre? Ou alors vous parlez de mon transfert qui, s’il tient suffisamment dans le temps, dissoudra l’impréssion d’anéantissement?

    Ps: Parallèlement je trouve que ça a un rapport avec mon statut de gros fumeur (de cigarettes), car la cigarette est pour moi un anéantissement qui me colle à la peau… c’est un peu mon « je n’en veux rien savoir » qu’il n’y a pas de rapport sexuel, mais ce réel échappant au langage, c’est en échec répété sur le corps et par le corps que cette faillite tente de dire que ça ne peut pas être vrai!

    Merci car en permettant notre binome, bien que hors du cadre de mon analyse, ça me clarifie sur des éléments capitaux et m’ouvre sur de solides pistes possibles.

  • #1953

    xavier
    Admin bbPress

    Un seul sevrage de toxique à la fois est le meilleur gage de réussite. Par ailleurs un sevrage se compense souvent par une surconsommation dans une autre dépendance.

    Il est possible de vous martyriser en cumulant des sevrages, cela peu faire l’objet d’un compromis, cependant c’est assez limité en fréquences glorieuses comme en quantités. Un Marathon avec 30KG de pierres sur le dos jusqu’à l’épuisement, vous anéantirait-il suffisamment ? Cela peu se pratiquer chaque WE. Ou encore toute solution sublimante à votre convenance ! a+XW

  • #1955

    manigairie
    Participant

    Le sport à outrance j’ai déjà testé, je sens bien qu’il faudrait que je puisse m’établir un programme concernant 4 domaines activités qui me plaisent, ce qui m’éviterait la rupture par saturation ou accident, et me permettrait peut-être d’accepter un peu plus la division, ne plus être dans le tout ou rien.

  • #1957

    xavier
    Admin bbPress

    Un animal sauvage n’est pas dans la relation par rapport à l’animal domestique. Par exemple le loup connait uniquement la fuite ou l’agression. L’inconscient, c’est un peu comme une bête sauvage que l’on parviendrait à dompter sans pour autant l’apprivoiser. Quoique le tigre soit redoutable pour l’homme, disposer d’un tigre dans son moteur humain est un avantage considérable pour qui sait bien s’en servir. Tout est donc affaire de connaissance du mode d’emploi et de confiance en soi, c’est le rôle de votre transfert. XW

  • #1967

    manigairie
    Participant

    bon, il est indéniable que le langage c’est cet autre de la mère qui vient, au regard du nourrisson, s’interposer dans sa relation à elle, voire dans un premier temps dans sa relation à lui, puisqu’il existe un temps où le nouveau né continue globalement à appréhender le couple lui-même/sa mère comme étant une seule et même personne.
    peu à peu, quelque soit la situation de la mère, ou la personne qui tient lieu de mère, et pour autant que celle-ci ne fasse pas ressentir à son enfant qu’il est l’objet comble de tous ses désirs (futur psychotique garanti), l’enfant commence à entendre quelque chose comme une intrusion dans son rapport hermétique à elle. Sa souffrance est alors inévitable, et trouve la meilleure issue, socialement parlant, dans son identification au langage, un peu à la manière du principe de réalité en tentant d’accéder au plaisir dans un contournement tenant compte des exigences du monde extérieure. Ce langage c’est la métaphore paternelle, gage des futurs « bons névrosés ».
    Ok, que peut-il se passer lorsque l’autre de la mère est un autre dont elle se plaint auprès de son enfant comme s’il était son confesseur? Ne risque-t’il pas d’associer par exemple l’absence de pénis de sa mère à son chagrin, comme une castration conséquente au fait de ne pas être aimée par le père symbolique? Une conséquence pourrait être d’abord l’ambivalence: « J’aime ma mère, mais je me suis identifié au père qui ne l’aime pas pour éviter d’être moi aussi puni par castration, donc je l’aime tout en devant montrer le contraire »
    Puis le refoulement arrive pour palier au support conscient impossible de cette contradiction, et l’une des alternatives est happée par le noyau gravitationnel de son inconscient, augmentant sa force d’attraction sur une plus grande surface du reste à venir.

  • #1968

    manigairie
    Participant

    « J’aime ma mère, mais je me suis identifié au père qui ne l’aime pas pour éviter d’être moi aussi puni par castration, donc je l’aime tout en devant montrer le contraire »
    Ou j’aime ma mère et pour cela je me punis un peu chaque jour, l’accumulation quotidienne de ces auto-castrations étant alors comme une offrande, un sacrifice symbolique pour éviter le pire redouté, un rituel tordu pour conjurer la castration totale, plaider inconsciemment coupable pour me vacciner de l’épée de damoclès…. En clair, je m’interdis réellement au bonheur, pour m’épargner d’une souffrance imaginaire (qui est plus redoutable que ma porte fermée au bonheur, renonciation inconsciente qui me prémunit magiquement de cette sentence paternelle)

  • #1969

    xavier
    Admin bbPress

    Oui, d’une manière ou d’une autre c’est exactement cela. Vous pouvez faire aussi beaucoup plus simple : lorsque un parent inverse les rôles avec son enfant, l’enfant devient le parent(le confesseur) de l’insatisfaction de son parent. Or cet enfant a besoin d’un parent absolument parfait et satisfait par son existence d’enfant sinon c’est l’angoisse mortifère. Pour compenser l’insupportable, l’enfant s’accuse d’être la source de cette insatisfaction et restaure ainsi son parent défaillant dans son rôle protecteur indispensable. Ce pourquoi vous n’avez de cesse de vous accuser, puis de vous condamner voire de vous « auto-castrer ». En l’espèce, la grammaire faite dans votre inconscient se résume ainsi : « devenir le fils aimé de mes parents, c’est me punir » qui évite le passage à l’acte de « devenir le fils punissant de mes parents, c’est m’aimer », ce que le Surmoi interdit et censure. Vous est-il arrivé d’exprimer un jour votre colère ? XW

  • #1972

    manigairie
    Participant

    je ne me souviens que de trois débordements:
    une crise vers 12/13 ans où j’ai explosé d’un coup insultant mon père dans une colère dont même une intervention physique d’un des adultes présents n’aurait pu faire cesser la rage.
    une autre vers 20 ans où je ne supportais plus les cris stridents de ma mère et je lui ai choppé fermement le maxilaire avec la main.
    une autre vers 23 ans où devant mes parents je me suis mis à pousser des hurlements, des rales de bète sauvage comme agonisant de vivre.
    Ah oui une autre fois aussi vers 17 ans, j’étais en première S, j’étais secrètement amoureux d’une fille depuis le collège, et donc ce jour là, à la cantine dans la file d’attente pour ramener mon plateau vide, je me trouvais juste derrière cette fille, et un gars me passe devant entre elle et moi, je lui refuse l’accès, il double la fille devant moi en disant laisse moi passer ce chien veut pas me laisser passer.
    Une fois dehors, avec mon gros anorak et mon cartable sur le dos, je suis allé voir le gars et lui dire que je n’étais pas un chien. Là il m’a sauté dessus violemment en me secouant par les épaules, m’insultant de tous les noms d’oiseaux possibles… J’ai commencé à lui frapper le visage avec ma tête sans plus pouvoir m’arrêter, l’ai pris à coups de pieds et de poings jusqu’à l’arrivé des pions qui m’ont ceinturé, puis ont appelé les pompiers pour le pauvre gars.
    En fait je suis un hypersensible et plus précisément j’ai un sens exacerbé de l’injustice.
    En revanche, allez savoir pourquoi, lorsque je me suis retrouvé dans des situations où je ne sentais aucune injustice, mais plutôt de la culpabilité, alors c’est à l’inverse, une peur sans nom qui me laissait transi et pétrifié, avec la peur d’avoir peur, et surtout que les autres voient que j’ai peur… « houuu le peureux! »

  • #1973

    xavier
    Admin bbPress

    Pour le moment nous laisserons de côté l’histoire de la résistance à la frustration du collège pour nous intéresser à vos colères et vos rébellions familiales. Essayez de revivre les scènes en commençant par la première, puis lorsque vous ressentirez l’émotion de rage revenir, de retrouver le faisceau des circonstances qui les ont déclenchées puis les revendications qui y sont apparues. Cordialement, XW

  • #1977

    manigairie
    Participant

    Je m’attacherai donc à revisiter mes 2 premières explosions:

    1) Suffocation: dans l’impossibilité d’égaler mon père à son petit jeu de moqueries, et faire preuve d’une aussi bonne répartie que lui devant ses amis, je suis entré dans une colère noire, meurtrière, et l’ai insulté de toutes mes forces.
    Injustice: Personne (à mon sens) ne pouvait savoir que ce gai luron nous faisait vivre un enfer à ma mère et moi, par le calme de ses phrases corrosives et acèrbes et que c’était moi qui quotidiennement ramassait le psychisme de ma mère à la petite cuillère.

    2) Ma mère qui n’avait d’autres moyens (à l’époque) que de très vite monter dans les tours en criant de manière super aigue pour manifester son refus (ici il s’agissait de faire venir des potes, ou de sorties, ou d’un conflit entre d’éventuelles salissures et sa maniaquerie du ménage), c’est mise à « striduler » sur moi, devant mes amis: Honte, il fallait que ça cesse! En revanche, après l’avoir aggrippée par le menton et poussé vivement en arrière, je suis allé m’effondrer dans la salle de bain, car il s’agissait d’un acte physique et cela aurait pour conséquence irrémédiable de briser l’entente entre ma mère et moi, j’avais l’impression que ce n’étais plus moi lors de cet agissement et pire, que c’était l’avènement en grandes pompes de ma folie, jusque la discrète et seulement présente dans mon soupçon.

    Ce petit soupçon intérieur qui ne me lâchait jamais a toute son importance, car s’il a pu se transformer en poésie vers 17ans, en mysticisme vers 22/23 ans, en sentiment d’être prétentieux, je vois bien maintenant qu’il s’agissait de ma seule ressource pour me sentir différent des autres, phénomène complètement inconscient, bien en deça de ma dynamique à peine plus consciente à mettre imaginairement les autres à ma place, laissant surnager pleinement dans ma conscience le sentiment de les comprendre au fond.
    Je viens de saisir queqlque chose de capital pour mon analyse:

    L’intention! L’intention vient se loger derrière et devant mes mots avant même qu’ils n’apparaissent, ils y’a donc entre les mots qu’elle surveille attentivement, d’autres mots pour tenter de la décrire elle-même, il y’a lieu de supposer qu’après usure, il y’ aura de vrai silence car:
    -« Je n’ai rien à dire »
    -« Là je parle psychanalyse mais ne parle pas de moi »
    -je ne dis rien mais je sens bien le poids d’une gène augmenter jusqu’à me faire parler.
    A ces moments là je suis quand même d’une manière ou d’une autre en train de parler de moi! « Dire ou ne pas dire » telles est la question, et une question est déjà un dire, dire qu’il ne faut pas hésiter à user jusqu’à la corde, on peut avoir ce sentiment d’être très « loin de soi », soyons assuré que par ce sentiment même on en est en fait très proche, et lui laisser la parole c’est encore parler de soi.

  • #1979

    xavier
    Admin bbPress

    C’est exactement cela : les intentions sont tout !!! Votre colère est un merveilleux fil d’Ariane qui vous permettra, chaque fois que vous serez en difficulté, de retrouver en vous la lucidité de cette analyse pré-adolescente relative à l’enfermement cauchemardesque et la perversion de la violence mentale qui vous a été faite par votre père. Aimez votre Sainte Colère. Faites confiance à votre rage infantile, elle est salvatrice car elle dit vrai ! Laissez-là monter, s’épanouir et vivre en vous puisqu’elle est la vie ! Je vous autorise à dire toute votre rancoeur et votre douleur à votre analyste. Il se peut que vous sentiez monter des transferts négatifs à son endroit, ne vous inquiétez pas, c’est normal, accrochez-vous à vos sénces, ça va peut-être secouer un peu. Cordialement, XW

  • #2032

    manigairie
    Participant

    Si ma croyance en Dieu me permet d’ignorer, et ce, sans savoir que j’ignore, tout et presque, de l’escroquerie que je m’inflige, l’analyse elle aussi me le permet, mais pour un temps « tout au plus », car ce n’est que pour mieux m’en rendre compte, par tous mes chemins qui mènent au rhum, par tous mes maux que je me crois malin de pouvoir mettre en mot, par tout mon argent versé contre une réponse qui ne viendra jamais et dont je ne connais pas la question, par tous mes élans qui m’ont laissés sur place.

    Ma façon de croire était la suivante:

    Dieu ou jesus, peu importe à vrai dire, était un réceptacle qui m’octroyait la séreinité si j’y déposais la réalité de ma haine pour mon prochain.
    Ce gain de sereinité contre l’offrande de ma haine était un échange simultané. Car ce qui m’aigrissait n’était pas tant ma haine que le profond désaccord que je lui vouais. Or cette haine est bien là, ce qui me rendais malade c’était le mauvais accueil que je lui réservais. Un mauvais accueil mais pourquoi? Parce que n’éyant pas trouvé les moyens de l’accueillir d’une manière ou d’une autre, au delà d’un mauvais accueil, c’était plutôt de pas d’accueil du tout qu’il s’agissait et j’étais donc incapable de la vivre autrement qu’en la ressentant comme un petit parasite incurable qui progressait de manière chaotique, aléatoire et imprévisible. La découverte de ce réceptacle magique a alors opéré en moi une toute autre manière de l’appréhender: J’étais de ce fait entré en symbiose parfaite avec mon parasite. J’avais même inversé la sauce, je ne me contentais plus de l’utiliser quand soudain il surgissait, non! J’allais jusqu’à le chercher jusqu’aux tréfonds de mon âme pour qu’il se manifeste et ainsi multiplier ces blanchissements à outrance. Ma haine était devenue ma monnaie d’échange pour aimer, m’aimer! Mais où était donc passé mon besoin d’être aimé?? Tout simplement, lorsqu’on aime sans condition et sans restriction, on se sent aimé! C’est purement subjectif mais c’est vrai. Et ça marche à la perfection puisque le biais par lequel cela fonctionne est immortel, inaltérable, inépuisable et ça, c’est bien le propre de ce qui n’est pas, et que de tout temps les hommes ont nommé des plus diverses façon. Puis lorsque parmis ces multiples appellations de ce « qui n’est pas », quelques unes se sont démarquées en recueillant suffisamment de majorités, celles-ci renforcèrent davantage l’opération magique de ce biais subjectif par le fait du collectif.
    Donc aucun problème pour vivre quand on a la foi, religieuse de surcroît. C’est bien, mais c’est facile de vivre ainsi en bienheureux invétéré. Une facilité qui peut faire bien du mal à d’autres en fait, d’autres qui ne se sont pas fait faucher par ce processus psychique et qui peuvent se sentir réduits lorsqu’ils cotoient de près ou de loin ces êtres finalement si linéaires, dont on peut être sûr que leur sereinité est un état (provisoire certaines fois et comme ce fût mon cas) inachevé dans le rapprochement vers soi-même et qui plus est, stoppé dans ce confort impéccable consistant à composer avec ce « qui n’est pas ».
    La psychanalyse leur propose de faire un pas de plus, qui consiste à désencombrer la route qui mène à soi de ce confort sans défauts pour pouvoir vivre pleinement le « qui est » et dont l’amour inconditionnel fait partie, mais, c’est plus compliqué, et on comprend aisément que le choix est vite réglé pour la plupart des croyants, qui étiquèteront l’orgueil sur ce qui est présenté.
    Je viens de comprendre la haute importance pour moi de commencer à balbutier à mon psy (et oui là je ne pourrai que balbutier dans un premier temps), les mêmes choses que j’épenchais clairement sur l’être qui n’est pas. Ca va être chaud, car à la différence de cette phénoménale chimère, lui est une personne en chair et en os qui contrairement à ce « qui n’est pas » sera forcément inclus dans les soubressauts de ma haine.
    Âme haine!

  • #2047

    xavier
    Admin bbPress

    La haine atteste de la transformation d’une énergie excédentaire qui a été placée en vous soit génétiquement, soit par incompétance parentale ou par une inadéquation de votre milieu historique familial avec vos besoins structurels soit un panachage des trois. Certes, il est intéressant de développer avec votre analyste le savoir comment cette énergie est rentrée négativement en vous, mais il est tout aussi passionnant de rechercher simultanément une bonne sortie et utilisation de cette énergie pour qu’elle devienne un formidable avantage. XW

  • #2048

    manigairie
    Participant

    Oui, d’ailleurs, comme j’ai pu déjà soulever la question, est-ce que le phénomène inconscient ne serait pas une sorte de punition qui me montrerait du doigt comme haineux envers mon prochain? Car au fond cette haine dont je parle est tout à fait du même registre que mes autres sentiments: ils oscillent constamment puisque dans ma conscience ils sont tous parés du doute, au point que je peux soupçonner qu’il n’y en a pas plusieurs, mais un seul, et que quelque chose décide en moi de définir tour à tour comme tel plutôt que tel autre selon les aléas d’un climat tout aussi inconscient. Peut-être est-ce ça le soi, un sentiment en perpétuelle évolution qui se camouffle sous une façon d’aimer, façon de haïr, façon d’avoir peur, façon de rire. Et alors a-t-on quelque chance de parvenir à soi en supposant qu’il laisse transparaitre un peu de lui dans ces façons qui signent sa singularité?

  • #2049

    xavier
    Admin bbPress

    spéculation paradoxale : et si vous vous comportiez de manière désagréable avec autrui pour être haï ?… De telle façon à ce que votre inconscient se conforme à la volonté parentale d’être traité comme un ennemi ? Satisfaire le désir des parents qui peut se soustraire à cette nécessité impérieuse ? Pour vous sentir aimé et rassuré, auriez-vous tant besoin d’être montré du doigt comme la bête à traquer puis à punir ?

  • #2053

    manigairie
    Participant

    Oui, cependant il faudrait que je me comporte de manière à être haï, et c’est loin d’être le cas, en fait je me comporte comme si j’étais déjà haï, avec tout le contingent d’infinies attentions aimables que cet auto-jugement implique.
    A côté de ça mes sautes d’humeurs restent assez rares, et sont la plupart du temps intériorisées.
    Mais il y’a quelque chose de juste dans le schéma spéculatif que vous me proposez: En me sentant haï, sans aucune action pour que ce procès ait lieu à l’extérieur, il me semble justifié que par là je me conforme aux ressentiments archaïques d’un père imaginaire à mon encontre.

  • #2054

    xavier
    Admin bbPress

    En vous relisant plus haut, je constate effectivement que votre sentiment est bien d’être accusé d’être l’auteur initial du sentiment haineux. Si c’est bien le cas, vous pouvez supposer que votre existence par nature persécute le parent qui vous accuse sans appel du crime d’être né. Dans un tel schéma et s’il s’est durablement répété, la suite inconsciente logique est l’apparition d’un comportement répétitif d’autodestruction destiné à soulager le parent persécuté du fardeau de votre existence. Avez-vous observé dans vos éventuels comportements compulsif ou addictif cette terrible exécution du cruel verdict parental ?

  • #2052

    manigairie
    Participant

    Oui c’est très semblable, sauf que le travail d’analyse m’a permit de comprendre combien ce que vous traduisez si clairement de mes propos n’est que ma pure construction phantasmatique. Le temps de la plainte est révolu, intellectuellement, ce qui m’autorise la très difficile et parfois pénible analyse de l’affect qui lui se continue dans la plainte (intérieurement).
    Effectivement, nous en avions déjà discuté, il y’a eu un épisode d’alcoolisme aigu soutenu par une dépression, l’alcool c’est terminé, pour la depression je suis encore sous traitement (2 norset, 1/2 lexomil, 1/2 imovane tous les soirs). Voyez jusqu’ou peut aller l’inconscient lorsqu’au cours d’une séance il m’est arrivé de dire qu’auprès de ma mère j’étais le « vain consolateur » suivi du jeu de mot « vin consolateur »..

    S’il y’a bien un parent persécuté du fardeau de ma propre existance pour lequel s’opère en moi mon autodestruction, ce qu’il y’a de « cruel » en analyse, c’est de se rendre compte que ce parent est imaginaire autant que moi je suis vivant. Ma mère a fait le pas d’entrer en analyse voilà maintenant un an, mon père n’ira vraissemblablement jamais, mais ça leur appartient. Même si mon imaginaire ne serait pas ce qu’il est si j’avais eu d’autres parents, je ne dois pas me borner dans le procès des miens indéfiniment, quand je sais maintenant que toute autre expérience n’aurait été ni plus ni moins qu’au service de ma construction imaginaire à leur égard, d’une autre manière certes, mais avec un travail sur soi on aboutit à rien d’autre que soi. De ce fait il y’a une double déception, la première d’être déçu des parents que j’ai eu, la deuxième de ne pouvoir avoir d’autre action que sur moi-même une fois ces parents reconnus comme phantasmatiques.

  • #2055

    xavier
    Admin bbPress

    Sur notre site nous délivrons aucun soin, mais simplement nous discutons et éventuellement apportons un peu de complément théorique pour faire avancer vos connaissances. Ce qui ne soigne en aucun cas. Pour les soins ou votre cure qui est en progrès, voyez avec votre psychanalyste et l’équipe qui vous entoure.

    Fantasme et symbole, imaginaire et mémoire
    1)le fantasme est une variante du rêve dont la cause principale est l’expression d’un désir inconscient. Renplacez votre locution « père fantasmé » par « père désiré ».
    2)Symbole, lorsque une situation toxique insupportable s’est présentée à l’inconscient de votre enfance, elle s’est transformée :
    a) en énergie dont nous avons parlé pour la haine et la colère
    b) en symboles, qui s’expriment sous formes de rêves et fantasmes
    c) le couple « énergie-symbole » permet de protéger à tout prix l’image parentale parfaite dont l’enfant a besoin pour se construire ou tout simplement survivre
    3)mémoire et imaginaire sont indissociables, il est un fait que nous pouvons imaginer uniquement a partir de l’expérience acquise dans la mémoire, d’où subsidiairement la constitution de fantasmes.

    Il serait bon pour cette discussion PSYCHANALYSE ET RELIGION de rappeler la trilogie de St Jean de la Croix : « mémoire-entendement-volonté », comme il serait judicieux de relire ce que dit St Augustin sur « le vaste palais de la mémoire » dans ses Confessions. Cordialement XW

  • #2056

    xavier
    Admin bbPress

    oui, ce parent est « mémorisé autant qu’imaginé » parce que son amour défaillant est tant désiré qu’il constitue l’argument du fantasme qui vous maintient en vie. Il est donc hors de question de vous enlever ce fameux fantasme ainsi que votre plainte qui vous appartient. La personne qui consulte se plaint de ce qui la fait jouir. C’est toute la difficulté paradoxale mais aussi la merveilleuse spécialité de la psychanalyse.

    Par ailleurs être le « vin consolateur » de sa maman pour autant que cette consolation fusse « vain(e) consolateur(trice) » est redoutable des deux points de vue. Dans la première se tient l’anéantissement par la fusion puis la régression matricielle avec un risque de psychose et dans la segonde la redoutable vacuité de l’abandon. C’est extrêmement douloureux, ce pourquoi, une fois ce jeu de mots symboliques enfin parvenus dans le monde réel, vous sentez l’énergie sous forme d’affect vous envahir la conscience. N’ayez pas peur de cet affect ou plutôt de l’abréaction qui se libère parfois pendant ou juste après votre séance d’analyse. Vous êtes sur la bonne voie. Cordialement XW

  • #2074

    manigairie
    Participant

    Petite rétribution personnelle à l’égard de celles et ceux qui souhaiteraient entamer leur psychanalyse, ne vous fiez qu’à une chose:

    La personnalité du psychanalyste que vous rencontrerez, doit vous faire VIBRER, prenez le temps qu’il faudra pour le trouver, n’hésitez pas à en essayer plusieurs jusqu’à tomber sur celui pour qui vous allez ressentir un « je-ne-sais-quoi » de TRES captivant. Après, informez vous au près d’elle ou lui sur son propre suivi: Il doit impérativement être lui-même en analyse, et ne pas s’être contenté un jour de s’être accepté en tant que sujet divisé: Même le plus lisse, le plus sage des psychanalystes, même celui qui vous paraitra avoir le reflet d’un miroir presque parfait, s’il n’est pas suivi régulièrement il reste un être humain et n’aura pu échapper, d’une manière qui lui sera certes personnelles, à la reconstruction de son Moi et tendre à faire du un! Au reste, un psychanalyste peut avoir une personnalité bien trempée tout en goûtant au jour le jour le délice de sa division. Ca n’a rien à voir! Méfi
    Je me suis moi-même ruiné les finances, la santé physique et psychique pour m’être obstiné avec un psy qui ne présentait aucune « accroche pour mon hâmeçon spécial ». Or je ne peux le lui reprocher, car j’aurai appris avec lui à dire STOP, même si cela semble être un piètre résultat, il est toujours illusoire de penser que les choses auraient pu se produire autrement qu’elles se sont passées.. Je ne pouvais attendre de lui qu’il dise STOP à ma place, sinon, je n’aurai VRAIMENT PAS avancé. C’est une maladie que de croire pouvoir faire des choix dans le passé.
    Bonne chance à vous tous, et merci à vous Xavier, je me permet de reporter ici une phrase que vous m’aviez écrite et qui me fût d’un très grand secours:
    Il faut faire exactement ce qui semble bon pour soi pour avoir une bonne opinion de soi-même. A ça j’ajouterai que si l’angoisse ne trompe jamais, notre vrai désir, bien qu’assallit de plein d’autres succédanés de désirs, lui non plus ne trompe jamais.

    Un gué-ri de sa manie

  • #2144

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, Oui, vous avez tout a fait raison. Savoir dire « non » ou « stop » est un progrès considérable et aussi un signe que vous n’êtes plus le spectateur de votre naufrage mais que vous êtes bien devenu l’acteur de votre vie. Vous allez mieux. Ce changement d’interlocuteur est aussi un cap enfin franchi vers plus de liberté et de maturité. En tout état de cause c’est probablement votre inconscient qui dicte sa loi, or si c’est bien le cas vous avez bien fait de lui faire confiance. Cordialement,

  • #2322

    manigairie
    Participant

    Un trait physique renvoie à un trait psychique qui renvoie à un trait physique etc.. ce rebond dynamique tend vers l’infiniment petit et est rendu possible par un langage qui nous parcourt.
    De ce serpent articulé, toute portion passant par la conscience est directement recyclée pour tisser une toile de cohérence, imposture dont ne peut se passer le penchant à avoir raison.
    Ne rien voir de cette imposture, comme la casser est un lèse-personne (cette dernière action peut être encore plus ravageuse lorsqu’elle est forcée par un tiers).
    Chaque individu est le champion du monde de sa propre personne, toutes catégories confondues, peu importent les jugements et collages de diagnostics, les réflexions les plus pertinentes comme les bons conseils, rien ni personne n’est plus proche de sa propre essence que soi-même, aussi peu conscient de soi-même puisse-t-on être jugés, quelques soient les regrets formulés et les reproches exprimés par le monde extérieur sur une connaissance de soi qui pourrait être plus poussée.
    En raison de quoi, chacun possède le trésor unique d’être au plus près de soi en même temps que cette proximité singulière et exclusive donne à chaque fois une couleur différente à cette indéniable réalité d’être seul au monde.
    C’est bien avec la conjugaison de ces deux principes que chacun compose d’une manière unique, que cela prenne la teinte de l’aveugle bien heureux ou du clair voyant malheureux, l’enjeu est de trouver son juste milieu sur l’échelle d’une duperie, pour autant qu’elle soit vitale, ou d’un rabotage de sa personne sur le roc du réel pour peu que l’on vive à travers une création toute en copeaux de soi.

  • #2323

    xavier
    Admin bbPress

    Félicitation pour ce très beau texte. Je vous invite à relire le livre de Job, sa purification puis le dépouillement qu’il fait de lui même sur son tas de fumier en rabotant sa peau jusqu’aux os. Je vous invite à faire un rapprochement avec vos séances puis à votre dernière phrase : « viv(r)e à travers une création toute en copeaux de soi ». Est-ce là le préalable à l’envol d’une chrysalide ? Par ailleurs, oui dans votre vie vous avez subi une imposture qui cherchait à avoir raison de vous comme une araignée paralyse sa victime en l’empoisonnant lentement dans sa toile de raisonnements pour vivre à ses dépens. Vous avez su vous tirer de là, bravo.

  • #2456

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    il y a deux thèmes distincts dans votre message
    a) Le discours clair-obscur et poétique de Lacan décrivant la relation de transfert qui s’établit entre le psychanalyste et son analysant
    B) Vos remarques personnelles : un … séminaire « Les psychoses » de J.Lacan … m’a fait penser que les morts pourraient bien parler entre eux !

    Voilà qui mériterait une discussion à part entière !!! Je vous invite à vous souvenir de la phrase que Rabbi Iéchua (Jésus Christ) adressa au disciple qui lui demandait de partir enterrer son père avant de poursuivre son engagement dans la Foi : « Laisse les morts enterrer les morts ! » . Des morts qui enterrent des morts ? Y aurait-il une affaire de morts-vivants dans l’Écriture révélée qui soit semblable à ce que décrit Jacques Lacan ?

    Revenons au contournement de « l’objet petit a » si souvent décrit par Lacan et dont le sens est resté souvent obscur par la volonté délibérée de son inventeur ! Prenez avec moi la liberté de remplacer le mot « objet » par « sujet » et tout va s’éclairer en un instant… Pour Lacan, certains individus, lorsqu’ils sont en relation avec autrui prennent le soin de contourner « le sujet petit a », il convient de comprendre que certains individus « éludent » la présence d’autrui et donc excluent toute relation possible dans leurs discours envers les autres car leurs discours sont enfermés sur eux-même. Nous en avons eu un exemple caractéristique par un membre de notre site que nous avons dû bannir provisoirement. Le Moi de ces individus est si atrophié que l’individu s’est inversé, nous entendons par là qu’au lieu de s’identifier à autrui pour construire une relation, cet individu exclut d’emblée la question d’un Moi s’adressant à un autre Moi comme je vous l’ai présenté avec l’image dÉpinal de St jean Baptiste saluant le Christ, tous deux dans le ventre de leur mère respectivement enceintes d’eux. Ce genre de profil hait la faiblesse, méprise les malades, repousse les enfants et glorifie la position sociale ou la morale derrière laquelle il se cache pour mieux surprendre ceux qu’il considère comme ses adversaires. C’est un profil de guerrier total qui domine, élude, écarte ou détruit toute personne se présentant devant lui, fût elle son conjoint, son parent ou son enfant. Le profil qu’il soit homme ou femme est à l’aise voire jubile dans le conflit et sa première pensée lorsqu’il est mis en présence d’un autre est le contournement de ce fameux Moi qu’il vit comme dangereux. Toute association de personne est une ligue dirigée contre lui, ce pourquoi il veut disperser et vaincre tout ce qui se présente à lui ou périr.
    Ce profil de guerrier est habituellement nommé « psychose blanche », car l’individu est apparemment sain et souvent socialement bien placé mais il fait horriblement souffrir son entourage qu’il maintient dans la demande voire la servitude. Comme pour nos cousins Chimpanzés, il est observé chez les Hominidé que ce genre de profil s’assemblent volontiers en bandes. Les psychoses blanches ou morts-vivants se s’assemblent donc spontanément entre eux pour la conquête du pouvoir et d’un territoire comme des bandes de lions ! Regardons l’histoire antique de notre noblesse formée à l’époque Romaine, qu’elle fut de robe (magistrats) ou d’épée (militaires) ces bandes ont tenu les pays d’Europe sous leur cruelles Questions et leurs tranchants pendant des années. Après le paroxisme de la « race des seigneurs » Nazis et l’immense désastre humain qui s’en suivit, cette noblesse a quasiment disparu d’Europe au profit de « samouraïs » prenant des responsabilités élevées dans les grandes entreprises. La crise actuelle peut être aussi regardée comme un excès de pouvoir de ces élites redoutables. La demande de « féminisation » ou de quotas de nos leaders politiques est aussi une demande de prévention du même problème primatial. Après un si étrange discours vous comprendrez mieux pourquoi Jésus Christ parle encore « d’aveugles conduisant des aveugles » et bien d’autres de ses propos si obscurs. Pour les psychanalystes, la démarche est exactement inverse de celle des guerriers : il s’agit d’apaiser, de calmer et de rassurer. Sans pour autant prétendre changer la nature de l’espèce humaine ni de sa propension collective à s’assujettir au profil ci-dessus décrit. Ce pourquoi nos réponses sont strictement individuelles dans le cadre de deux « Moi » et d’un transfert avec ceux qui ont été victimes de ces dominants impitoyables qui ressentent ni culpabilité ni émotion. Cordialement,

  • #2457

    manigairie
    Participant

    Ce qui ne manque jamais de me surprendre vis à vis de la conceptualisation psychanalytique, est quand je m’apercevois que ma compréhension intuitive (que je qualifierais plutôt de non-formulée) a toujours une longueur d’avance sur la compréhension (formulée) que je m’en fait, si bien que cette dernière a tout au plus le temps de savourer mais jamais d’être rassasiée puisque la première, déjà un peu ailleurs, par cette distance lui rappelle sans cesse son appétit. Dans un sens ça rejoint que plus on s’approche de la compréhension (formulable), plus on s’éloigne de la vérité (par essence non formulable ou non communicable).
    Ce qui reste aussi paradoxal, est que notre nature tend dès qu’on y fait plus gaffe, comme un courant continue basse tension, à tenir pour inexistant ce qui n’est pas formulable… c’est en ça seulement que ça se tient, que « la vérité n’existe pas ». En gros il faudrait pouvoir devenir fou pour y voir quelque chose de l’existence de la vérité. C’est un peu ça aussi qui fait à la fois le support et le supplice du philosophe, à savoir que la seule vérité est qu’elle n’existe pas… s’il veut pouvoir continuer de philosopher. Et allons-y gaiement, puisque la vérité serait ce qui ne peut être dit que si l’on consentait à en être réduits à des bredouillements, puisque disons le carrément la vérité ça ne peut que se vivre: Je vois dans le philosophe une forme de pathologie dont la jouissance est de zigzaguer autour de sa vie, ça donne à voir de bien jolies courbes, parfois, sauf que si très tôt il s’est (co)rompu à la technique du doute et que chaque fois que lui est donné l’occasion de vivre il effectue cette pirouette, à terme cela devient vite une sorte de pire-où-être (pour lui mais aussi certainement quelques autres malheureusement un peu trop proches)! Mais comment critiquer un boiteux? s’il boite c’est qu’il n’a que ça pour avancer, alors si en plus il fait de son impossibilité à vivre tout un art, comment le lui reprocher et surtout à quoi bon vouloir le convaincre qu’il pourrait vivre sans sa plus ou moins brillante béquille mortifère? Il convient donc de plutôt penser à sauver sa peau, que de consentir à ce qu’il finisse par vampiriser notre écoute, car n’oublions pas que c’est pour lui le seul moyen qu’il a de croire qu’il vit cependant qu’il se protège de vivre! Mais comme vous l’avez dit, il a quand même de grande chance de prospérer sur le dos des autres, car le consentement de ces autres s’inscrit souvent dans une logique de leur propre symptômes inconscients, à leur insu donc. Insu qui est (é)patent quand on entend certains vampirisés militer pour leur(s) vampire(s).

  • #2458

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie, merci pour votre message. Oui votre premier paragraphe est clair. Cependant le problème du psychanalyste n’est pas de théoriser en prenant le risque d’un délire d’interprétations, mais plutôt d’utiliser ce qu’il a appris sur lui-même pour aider autrui. Bien loin des sciences occultes ou si savantes des intellectuels et ds philosophes, les entretiens sont remplis des problèmes quotidiens et des difficultés très concrètes de ceux qui nous consultent. Bien à vous

  • #2459

    manigairie
    Participant

    Bonsoir, auriez-vous les explications des termes suivants:

    -Jouissance
    -Refoulement
    (Par une différence peut-être à faire entre les 2?)

    puis:
    -grand Autre
    -petit autre
    -id

    ainsi que les termes allemands:
    -Verneinung
    -Bejahung
    -Verwerfung

    à vous

  • #2463

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    J’ai répondu dans votre discussion la plus adaptée : lecture de Freud
    cordialement

  • #2468

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie a écrit dans une autre discussion : Il me semble qu’il y a encore un X dans la manière de « prendre » les connaissances lorsque celles ci émergent. Peut-être même qu’il s’agit plus d’une véritable construction que d’une plate observation des phénomènes jusque là cachés. Ou disons alors: C’est la façon dont le sujet observe ses phénomènes… qui fait son avènement?

    La psychanalyse c’est l’art et la manière d’observer
    -le contenu de sa mémoire
    -son fonctionnement psychique
    -le contenu supposé de son inconscient

    Cependant, l’analyse n’a pas de sens sans la reconstruction et la réconciliation avec son histoire personnelle qui s’en suit puis une modification des comportements qui ont conduit à la nécessité de cette analyse. Vous êtes actuellement dans la découverte et l’observation de vous même, vivez intensément ces moments exceptionnels. a+

  • #2488

    manigairie
    Participant

    Bonjour Xavier, pour la nécessité d’un axe de réflexion je copie ici partie de ce que vous aviez écrit sur un autre post concernant la névrose:
    Il convient de comprendre que tous les humains sont névrosés, littéralement leur névrose est comme leur nombril : La blessure plus ou moins cicatrisée de leur attachement parental à l’issue de la résolution du complexe d’OEdipe. Nous ne pouvons survivre sans cette névrose ombilicale qui nous protège conjointement de la mort sans jamais défaillir. Littéralement la névrose s’est substituée à nos parents, et sous sa protection bienveillante la vie redevient possible, malheureusement dans les cas extrêmes la balance de cet avantage s’inverse, si l’insuffisance parentale est importante, la névrose en est augmentée d’autant et peut avoir un effet néfaste ou douloureux.

    Fasciné par le jeu de questions/réponses auquel se livre la nature quand on regarde l’évolution du couple prédateur/proie sur des millions d’années, j’en suis venu à me demander si l’humain n’avait pas, par la religion, trouvé sans le savoir une parade adéquate à sa névrose, certainement après que celle-ci ait suffisamment régné sous sa forme « prédatrice »… pour éveiller une telle réponse

  • #2539

    manigairie
    Participant

    Un prisonnier relâché au bout de 40 ans de prison peut-il dans les premiers temps se sentir prisonnier de sa liberté?

    Et pour rejoindre le sujet, croire n’est-ce pas une sorte de prison qui délivre de la liberté? Lorsque la croyance c’est l’image que l’on se fait d’une personne cela pourrait alors expliquer certains choix inconscients?

  • #2540

    xavier
    Admin bbPress

    L’ancêtre de la psychanalyse, c’est la religion et les mystères. Ce n’est pas par hasard que la femme de Sigmund Freud est la fille du grand rabbin d’Allemagne avec l’immense culture issue du Talmud et Midrash qui sont de véritables trésors de pensée paradoxale imprégnée de pensées Mystique. Il faut ici comprendre que les sources de nos concepts tels que les mots finissants en « é » comme liberté, égalité etc… sont des abstractions élaborées par le foetus encore vide d’expérience dans la matrice. Après le traumatisme de la naissance, il garni ces concepts avec d’une part ses expériences mais aussi avec la langue maternelle qui les accompagnent quotidiennement jusqu’à ses premiers mots. C’est dans cette relation archaïque que ce forgent les concepts de base tels que l’âme, la Psyché, l’Esprit ou la Foi qui sont les notions archaïques si délicates à traduire et essentielles à maîtriser pour aborder le problème de la divinité et donc de la religion. Par exemple les premiers Pères de l’Écriture révélée tels que Adam, Caïn, Noé, Abraham, Isaac et Jacob mettent en scène ces concepts de base avant même le détail, la morale et la Loi religieuse dans l’histoire de l’élaboration d’une religion, d’une culture et d’une nation qui s’en suit.

    En comparant ce mythe fondateur biblique avec d’autres mythes européens comme les mythes Grecs élaborés à la même période puis avec les mythes exotiques relevés par Levy Strauss, Freud a consolidé ses premières découvertes sur l’inconscient puis élaboré une théorie plus générale sur l’organisation de nos sociétés et des religions. Il est important de rappeler ici qu’en sus des commentaires rabbiniques Freud n’a pas hésité à s’intéresser à l’enseignement des grands mystiques comme Saint Jean de la croix, Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin, Avicenne ce qui lui a permis d’inscrire ses découvertes dans le continuité de la pensée Européenne. Aujourd’hui, il est clair que les traductions des oeuvres de Freud se heurtent au mur de la langue et des cultures pour étendre l’influence de la psychanalyse hors de l’Occident. L’effort de rapprochement entre la Mystique Souffi de l’Islam et l’oeuvre de Freud vient de s’interrompre en Syrie par l’arrestation de la fondatrice et remarquable théoricienne de la Société de Psychanalyse de Damas à notre plus grande inquiétude.

    Aux débuts de l’aventure psychanalyse, la question s’est posée de la transformation du mouvement en une religion du « Moi ». Suite au conflit avec Jung, Freud y mit un terme définitif en recentrant tous les efforts de la psychanalyse sur la personne en souffrance et en excluant catégoriquement toute intention religieuse ou de pouvoir sociétal. Il exigea à cette période d’exclure tout responsable religieux du mouvement tout en ouvrant sa liste de membres aux non-médecins.

  • #2541

    xavier
    Admin bbPress

    Au bout de 40 ans de prison avec un âge d’incarcération de l’ordre de vingt ans, le sujet « libéré » a environ soixante ans. Il va de soi qu’il est entièrement dépendant du système carcéral et qu’à cet âge il n’a plus aucun lien social qui puisse le secourir ou permettre de l’intégrer. Faute d’une insertion progressive, ou le recours à une association spécialisée dans l’insertion des longues peines souvent associées à un profil psychiatrique dangereux, le sujet dépendant risque de se cantonner entre « clochard » ou « gardien de prison ». Par ailleurs la majorité du personnel de prison est constitué d’anciens détenus.

    Si l’on considère que certains détenus se sont organisés pour faire ce qui est nécessaire pour être « reconnus » puis « arrêtés » et « incarcérés », alors on peut dire que la prison les délivre du fardeau de la liberté, n’ayant plus leurs pulsions à gérer ils s’y trouvent en sécurité. Quoiqu’ils y soient martyrisés comme souffre-douleur, les grands pervers infanticides sont des anges en prison et récidivent immédiatement pour y retourner. Le même comportement est perceptible en hôpital psychiatrique ou certains grands malades demandent à être impérativement placés dans des services plus surveillés, voire ligotés en camisole ou enfermés en cellule d’isolement capitonnée, ce qui les rassure. Souvent en consultation pour les longs séjours, il est demandé au malade dans quel secteur de l’hôpital il se sentirait mieux, ce qui est un indicateur fiable de son état.

    Il y a des services hospitaliers pour malades dangereux, il y a uniquement 200 places en prison pour soins psychiatriques ce qui est très insuffisant. Il va de soi que dans ces limites extrêmes il y a un besoin en France d’un véritable hôpital-prison longue durée spécialisé en psychiatrie. La religion et ses mystères si proches de l’inconscient et des origines de la vie a toutes sa place dans les établissement pénitentiaires où les psychanalystes ne sont toujours pas les bienvenus. C’est là que se comprend le mieux le rôle de consolation indirecte que la religion a toujours joué au sein de l’humanité en souffrance mais aussi aux services de soumissions des individus qu’elle rend à l’État et aux institutions, contrairement à la psychanalyse qui est vouée uniquement à l’accomplissement de l’individu en devenir en renonçant à tout projet sociétal.

  • #2542

    manigairie
    Participant

    On pourrait alors s’expliquer, en se passant de devoir attribuer des pouvoirs surnaturels, comment quelqu’un va rester contre vents et marées sous la coupe de son bourreau sans qu’aucune force extérieure ne l’y oblige!
    Certains névrosés trouveraient ainsi leur compte à remettre leur quotidien entre les mains du pervers narcissique qui, lui, est au fond assujéti à l’obligation de trouver un esclave (ici une personne en tant que fétiche ou loi du pervers, condition absolue de son désir)

  • #2543

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,

    Merci pour votre question qui est une véritable question. En effet il est souvent observé qu’après une longue analyse, révélation et abréaction, l’analysant conserve son profil d’imprégnation inconsciente. Ceci survient lorsque les causes de la névrose se sont manifestées longtemps après les premiers dégâts. En botanique on dirait que le bonzaï profilé par un tuteur toxique à poussé de travers et qu’il est hors de question de transformer son tronc noué au risque de le briser, ni de lui retirer ses armatures pour les mêmes risques, ni de le planter en pleine terre où il risquerai d’étouffer sous la compétition végétale de son environnement. Il convient de l’accompagner en déliant progressivement ses liens qui le handicapent pour qu’il recouvre progressivement ses capacités originelles. Si la croissance sous toxique a duré des années, on comprend aisément qu’il faudra du temps pour un retour à la normale où l’arbre donne des fruits en pleine terre.

    Une fois le système névrotique révélé, l’analysant reste parfois le prisonnier et simultanément le gardien de sa névrose. L’analyse se transforme alors en suivi du coulpe analysant-névrosé qui parfois sont en souffrance lors des inéluctables épreuves de la vie mais aussi durant toute la vie émettrice du ou des parents toxiques ayant initié cette névrose et ayant transmis la fragilité génétique correspondante. Le naturel revient au galop dit le proverbe, de même en théorie il pourrait être dit facilement que le « ça » se reconstitue après cure, ce qui reste totalement à démontrer quand bien même ce qui est ci-dessus décrit y ressemble.

    Pour ces profils il est possible
    -de vivre ses passions sous la protection du suivi de son analyste comme parent de substitution, il lui est alors nécessaire de revenir en analyse moins souvent ou uniquement lors de nouvelles difficultés, ce qui est souvent observé.
    -de se vouer au partage de son expérience dans un cadre culturel, professionnel ou associatif, ce qui est une sublimation ou un soin palliatif.
    -de s’engager vers l’action permanente acquise en cure par une formation puis une cooptation pour devenir « psy-quelque chose », ce qui est une vocation tardive souvent après 35 ans. La vocation est une nécessité vitale sans aucun lien rationnel avec la difficulté de son accomplissement.

    Quelques pistes de réflexion :
    Avez-vous absolument besoin d’un ennemi pour vivre ?
    Avez-vous absolument besoin de vous exprimer par le sport ou les arts, littérature, peinture, sculpture, danse, musique, théâtre ou cinéma ?
    Avez-vous besoin d’un cercle de moins biens portant autour de vous pour vous sentir mieux ?
    Avez-vous le goût du service ? Aimez-vous l’écoute d’autrui jusqu’à l’abnégation totale de soi, le sacrifice à une cause, le dévouement et les soins ? Aidez-vous déjà les autres ?
    Êtes vous spontanément « un aimant et un scotch » à névrosés, où à dépendants affectifs ?
    Recevez-vous régulièrement des appels nocturnes d’amis en difficulté en séparation, divorce, chômage ou ayant des adolescents ou des parents difficiles ?
    Susciter et recevoir le transfert d’un analysant vous aiderait-il à vivre mieux les alinéas précédents ?

    Attention, la moindre tendance à la contradiction ou la polémique est un empêchement majeur à la vocation. Cordialement,

  • #2545

    manigairie
    Participant

    Avez-vous absolument besoin de vous exprimer par le sport, littérature, musique? OUI

    Se vouer au partage de son expérience dans un cadre culturel, professionnel ou associatif, ce qui est une sublimation ou un soin palliatif: C’est exactement ça et je ne sais par quel bout commencer.

  • #2547

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,

    Suivant l’apanage d’une chasse à courre lorsqu’un cavalier transi et fourbu est fin-perdu en forêt, il se place sous la futaie au milieu d’un carrefour en étoile, puis il laisse la bride à son cheval pour qu’il s’oriente vers l’hallali grâce à son ouïe ultra-fine et son goût pour mener la traque sur bien plus de lieues que ce qu’il pourrait humainement imaginer. Faîtes de même, faites enfin confiance à votre inconscient ! Tel un centaure, proposez à votre indissociable monture un peu de tout puis vous verrez bien vers où elle jubile. Enfin elle vous mènera naturellement et sans aucun effort vers son bon plaisir ! De grâce laissez-la faire… Il est urgent de la détourner de son plaisir sous aucun prétexte. Vous aussi, vous avez le droit et l’accès illimité au plaisir. Le plaisir, le plaisir, votre très bon plaisir voilà tout ce qui vous a été donné à la naissance, et c’est bien assez pour mener votre vie à bon port.

  • #2548

    Anonymous
    Participant

    Bonjour les psy de comptoirs, comment va depuis le temps ? je vois que ça avance….à rien.

    Bon, trêve de réalisme, si vous le voulez bien allez voir les vidéos et interviews sur ces liens.
    Rien à voir avec la religion, encore que…là aussi vous verrez combien la croyance et l’effet du discours confine à la mystique d’une discipline qui produit un sens au delà des faits et des preuves. Qui se moque de la matérialité, de la véracité du propos, de sa pertinence avec le réalité rationnelle,etc…

    http://vimeo.com/28297548

    http://autisme.info31.free.fr/?p=1229

  • #2546

    manigairie
    Participant

    Hey salut Logos!! Aller, j’paye ma tournée!

    Je vois que vous êtes toujours aussi addict à votre Dieu Cohérance, vous devriez entrer en cure de désintoxication, je sais pas moi, intégrez donc une troupe de théâtre par exemple, ce brin de folie apportera à votre muscle cérébral si rigide la souplesse qui lui fait défaut. Car pour travailler sur ce domaine tellement à la pointe du singulier du sujet, l’outil même de la réflexion s’il n’est pas utilisé avec la plus grande parcimonie constituera une entrave dans vos espoirs d’avancer. La preuve, vous semblez avoir été cryogénisé jusqu’à votre réapparition loool

    Sinon, ba moi toujours dispo pour échanger avec vous, malgrès votre grand avantage à détourner, sortir du contexte, etc les propos de vos interlocuteurs… je vous trouve, tout de même intéressant (pour raisons personnelles je dirais)

    à bientôt

  • #2549

    Anonymous
    Participant

    Faut bien être tordu pour essayer de trouver une cohérence dans mon propos là où vous en cherchez une pour vous même.
    Si ça vous amuse.

    A propos du plaisir; il n’est pas illimité non, il dépend de l’autre puisque le plaisir en tant qu’attribut du bonheur ne vaut que s’il est partager. Mais bon se sont des fondamentaux ça…xavier vous raconte bien n’importe quoi histoire de gonfler l’égo de ses interlocuteurs. Faut bien d’ailleurs…l’illusion puissante du discours psychanalytique renforce son sectarisme.

    Vu que je vais je le crois assez vite me faire radier du truc, je vais y aller fort tout de suite.

    Les analystes sont loin d’être les individus les plus équilibrés , mais de façon douce et rhétorique alors ça passe mieux.

    Non. Tout le monde n’est pas névrosé, si tant est que la maladie nerveuse est encore une définition consensuelle valide. C’est surtout un fourre tout intellectuel captivant pour jouer les analystes.
    Au mieux c’est une contradiction non avouée de donner l’étiquette de névrose aux caractères multiples du genre humain tout en prétendant refuser ces étiquettes pour s’intéresser à la singularité du sujet (ce qui est redondant d’ailleurs). Au pire c’est une supercherie assez durable, sorte de logiciel synthétique entre philo,psycho et réflexion bourgeoise judéo-chrétienne.

  • #2550

    manigairie
    Participant

    Faut bien être tordu pour essayer de trouver une cohérence dans mon propos là où vous en cherchez une pour vous même.
    Si ça vous amuse.

    Et si vous cessiez de vous comporter exactement de cette manière méprisante et méprisable dont vous accusez les autres?

    Quant à m’amuser, vous n’êtes pas le centre du monde, et il existe des tas de personnes avec qui je ne vous ai pas attendu pour pouvoir m’amuser.

    le plaisir n’est pas illimité eh bien si, il peut l’être, sur des choses très simples et à condition de pouvoir le reconnaître en soi.
    Le fourre tout intellectuel ahhhh c’est ecxellent, oui vous êtes bel et bien un fourre tout intellectuel et une bonne psychanalyse vous aiderez à y voir plus clair dans votre intellectualisme qui ne vous laisse pas tranquile 1 seconde!

    Merci à Monsieur Xavier de bien vouloir replacer ces derniers échanges sur le terrain de prédilection de Mr Logos, où son maître à penser règne tant bien que mal.

    C’est fou ce qu’un intello stérile de grande surface a tendance à s’incruster dans les moindres recoins, alors qu’il n’a au fond aucune conviction personnelle, toujours obliger de s’imposer derrière les copier/coller de son Maître. En somme une coquille vide qui ne supporte pas que d’autres soient pleines de ce qu’on nomme ressentis, ça lui rappelle trop combien lui il est creux! Donc il nous piétinne de toute sa petite rage, de son caprice d’enfant de 4 ans qui ne peut souffrir aucun obstacle, aucun interdit, aucun impossible. Et quand il y réussit, il n’y a qu’à ce moment et seulement là qu’il peut se sentir vivre, sa victime étant vidée il peut voir enfin dans l’autre son propre reflet.
    On dit que ça porte un nom.. mais restons anonyme

  • #2551

    Anonymous
    Participant

    Je vois que vous êtes à la bonne école de la psychanalyse ici, vous apprenez vite; conseiller une analyse à l’autre, le mépriser comme il dénigre et critique le dogme et l’insensé de la doctrine. Bien, vous allez avoir de bons points avec les infréquentables de ce site. Vous êtes prometteur, comme futur pro-psychanalyse , pro-freudisme…encore une recrut mais comment font-ils encore en 2011 ?

    Et dire que vous vous réveillerez peut être à votre retraite, quand tout ça n’aura plus trop d’importance et quand ce courant insolent et fallacieux de la psychologie sera rendu à la petitesse qui lui revient.

    Non le plaisir n’est pas illimité, ce n’est pas un forfait mobile contemporain. Mais je ne vais pas déranger les opportunistes de la doctrine freudienne sur ce sujet, tant il est cher à leur yeux; le plaisir, le désir, la jouissance (il y a un homme politique quasi-condamné de gauche qui devrait financer ce site car côté plaisir illimité il sait y faire!) En esquivant les règles de la collectivité et la loi subtilement à chaque fois.

    Vous avez trouvez un confrontation avec moi, xavier lui s’y risque moins il préfère prendre de haut ou me censurer. Je ne conteste moi que le bien fondé de la psychanalyse et en particulier du freudisme et autres lacaniens intégristes qui freinent toutes progressions hors de leur champ dans les secteurs sanitaires et médico-sociaux.
    Vos états d’âmes sur mon compte je n’en rien à taper. Pensiez bien que si je suis là c’est que j’en ai entendu d’autres qui m’ont sérieusement décider à poursuivre ces échanges cruels.

    Mais alors ces vidéos un commentaire xavier allons…surtout l’interview de la journaliste, écoutez bien….

  • #2552

    manigairie
    Participant

    Mr logos, vos interventions, c’est du venin de jardin, vous êtes telle une guêpe qui attaque parce qu’elle se sent agressée alors qu’on ne fait que passer à côté d’elle. Et pour discuter vous n’avez d’autre interlocuteur que vous-même. Bref, peu importe votre admirable faculté d’écrire, tout ce que vous nous dites, on le sait déjà, ça se trouve partout, dans les livres, sur internet etc: ça n’est pas pour autant qu’on va s’amuser comme vous à en faire une science exacte.
    Inutile de vous demandez si vous ne voyez pas à quel point on essaye d’interroger le sujet qui a été, est et sera toujours UN PEU AUTRE que tout ce que l’on peut affirmer. Vos liens vidéos présentent des scientifiques qui sont à la recherche de solutions, de réponses. Ils tendent donc à vouloir trouver le st graal du Résultat une bonne fois pour toute. Il n’y a là rien à redire et rien qui soit plus ou moins honorable que tant d’autres activités, c’est la vie. La psychanalyse est un travail individuel qui a aussi pour but de permettre au sujet de vivre sereinement la partie de lui qu’il ne peut justement affirmer. Bien souvent sa souffrance vient qu’il s’épuise aveuglément dans la recherche d’un extérieur qui collerait parfaitement à son intérieur, il croit alors que ce serait la seule garantie pour lui de pouvoir vivre enfin. Ce faisant il ne fait qu’alourdir sa tare, ce faisant il ne vit pas: Oui la plupart du temps les gens redoublent de courage pour ne pas assumer seuls ce qui ne peut se transmettre. Il leur faut alors un déclic pour qu’ils voient qu’ils se répètent depuis bien longtemps au détriment de leur vie: A ce moment là oui, la psychanalyse peut prendre le dernier vi(s)(r)age de cette sorte de courage qui, pour la première fois, commence à se profiler sous leurs yeux.

  • #2553

    farid
    Participant

    Mr Manigairie, Vous faut-il absolument un ennemi cruel pour vous quereller ? Lui répondre, n’est-cet pas valoriser ses provocations ? Pourquoi vous est-il si difficile de parvenir ignorer ses pièges tendus à votre intention ? a+Farid

  • #2554

    Lise
    Participant

    Venin de jardin ??? J’ai adorée la métaphore. Lise

  • #2555

    rosenoire
    Participant

    Mr Logos : je pense sincèrement que plutôt que de chercher des poux dans la tête des autres vous feriez mieux de nettoyer la votre (il y’a des traitements ! )
    J’éprouve de la colère envers vous car minimisant le problème vous tentez de VOUS prouver je ne sais quoi en essayant par méchanceté gratuite de briser le lien entre MR Manigairie et Xavier ,vous devez considérer MR Xavier s’il vous plait avec respect car vous êtes ici chez lui.

    Je remarque une énorme erreur de jugement dans vos écris et surtout vous vous êtes bien trompé de post il suffisait juste d ouvrir une discussion libre à tout le monde d’échanger .

    Voila je pense que vous pouvez constater que cette discussion ne vous concernant pas vous pouvez donc aller voir ailleurs en faisant un petit tour sur le site cela vous permettra ne pas être hors sujet et ridicule ….(vous pouvez peut_etre ouvrir un post intitulé :je cherche un anti-poux???) allez courage MR LOGOS

  • #2556

    manigairie
    Participant

    Mr logos n’est un danger que dans la mesure où certaines dispositions propres à la relation dans laquelle il s’introduit le lui permettraient. Or il s’avère qu’ici tout au plus et certainement à l’insu de ses intentions, ses interventions ne font que tourner de manières nouvelles la crêpe que je convoite. Pourrait-on me dire, une crêpe n’a que 2 faces?!… Je suis simplement passionné par mon intime conviction qu’en fait elle n’en a qu’une.
    Mr logos est un discours sur pattes, pattes qu’il active ardemment pour que ce qui le représente puisse frôler le don d’ubiquité. Ce serait, selon mon point de vu, un outrage pour lui de se voir absent quelque part.

    Ps: Epargnez-moi d’un lien à faire entre les pattes et la crêpe pour obtenir la pâte à crêpe lol

  • #2557

    rosenoire
    Participant

    LOL pour le P.S….
    et mr légaux à disparu paix à votre post Manigairie lol

  • #2558

    Sumo
    Participant

    De la pâte à crêpes ? Voila qui me va très bien avant la chandeleur ! Avec un zeste de citron svp.

  • #2559

    rosenoire
    Participant

    Une autre pour moi ,nutella banane !!!

  • #2560

    Sumo
    Participant

    Unfortunately I am too fat under right diet for a sweety banana split. Sigh !

  • #2561

    Anonymous
    Participant

    La psychanalyse reste une supercherie, et elle fait recette en tant qu’opium d’un certain peuple. Telle une religion; la croyance en la doctrine peut suffire à l’addiction, à en faire la Vérité, à l’ériger en maitre.

    Tour de force par excellence, la psychanalyse est un cas d’école (pathologique) sur le thème de la manipulation, de l’usurpation intellectuelle et de l’effet de la suggestion sur l’individu.

    Que vous en soyez les disciplines aveugles ou les acolytes anonymes des « maitres » falsificateurs de la psychologie humaine, ne vous dédouane pas d’une responsabilité à rendre des comptes si des clients vous le demande, si la société l’exige (par décret…).

    Quant à votre humour entre-soi, aussi plat et puéril que vos réponses ne fait que montrer l’escroquerie. Que vous ne pouvez même plus défendre sérieusement, et dignement. La crédibilité vous a quitté depuis si longtemps que vous vous raccrochez au rejet, ou à l’indifférence face à des interlocuteurs tel que moi.
    Manigairie, fait encore l’effort du débat, dur et vivace, il doute sans doute, ce qui est de bon augure chez les honnête gens, à voir….

  • #2562

    ketchup
    Participant

    Mon Dieu qu’il est ennuyeux cet homme-là, c’est un obstiné.
    Webmaster, vous nous débarrasserez bientôt de ce bonnet de nuit ?

  • #2563

    Lise
    Participant

    Franchement, quelle poisse ! Je ne vois pas l’intérêt pour les membres de ce site de répondre à pareil embouché. Administrateurs, faites quelque chose !

  • #2564

    lulu
    Participant

    Hi Hi Hi, bienvenus les petits Bongos et les petits Kadafis, tous rikikis heureusement en format réduit, Cui-cui et bien oui, il va vous arriver ce que vous demandez ! Oui, vous allez être enfin dégagés, bombardés, lynchés… et puis voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Cui-cui, archi cuits tous bouillis mes rikiki, virez les petits Kadafis2…Lulu

  • #2565

    Anonymous
    Participant

    Le rejet il reste plus que ça….hum, c’était attendu. Et les comparaisons douteuses avec des personnages politiques, des dirigeants malveillants, encore un peu, courage, vous allez arriver au point Godwin. Grotesque.

    Je vais vous laisser supputer sur la vie sexuelle des gens malheureux.

    Occupez vous de l’option critique, ou elle s’occupera de vous.

  • #2566

    rosenoire
    Participant

    Vous osez parler de rejet ? Non mais il faut vous relire….je vous imagine dandinant fièrement sur votre chaise en vous croyant intelligent et supérieur lorsque vous écrivez c est bien cela qui me fait de la peine pour vous

  • #2567

    Sumo
    Participant

    Se dandiner sur une chaise ??? Comme dans un numéro d’équilibriste, une main sur le siège, une sur le dossier puis faire le poirier en balançant la chaise d’un pied sur l’autre pour la faire avancer ??? Quel numéro de cirque et quel talent attribuez vous à votre interlocuteur ? c’est ma foi bien trop d’honneur pour un grotesque dindon de basse cour destiné comme toute volaille à décorer la table d’un garni bien bourgeois. Laissez-le donc encore un peu glousser et se pavaner tout à son aise. Pendant que vous préchaufferez le four, je m’occuperai de lui, car déjà j’affûte le dégorgeoir.

  • #2568

    Anonymous
    Participant

    Pseudo « logos2 » vous êtes à nouveau banni pour une période de 6 mois due à vos provocations contraires à l’esprit du site psychanalyse.com. Durant cette période tous vos messages seront censurés et vos inscriptions effacées. Il est par ailleurs demandé à tous les membres du site de ne plus répondre aux messages de logos2. XW

  • #2569

    lulu
    Participant

    Il était temps de nous en débarasser, ce type est un véritable bouteur de feu, il jubile dans la guerre et la polémique qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé ! La psychanalyse est plutôt vouée aux soin et la relaxation, elle n’a rien de bon a attendre de ce genre de provocateur… Bon débarras. a+Lulu

  • #2573

    xavier
    Admin bbPress

    Logos2,
    il est rappelé ci-dessous les termes et conditions que vous avez agréé lors de votre inscription sous votre pseudo au site psychanalyse.com :

    « Vous acceptez de ne pas publier de contenu abusif, obscène, vulgaire, diffamatoire, choquant, menaçant, à caractère sexuel ou autre qui peut transgresser les lois de votre pays, du pays où “Forums psychanalyse.com” est hébergé ou les lois internationales. Le faire peut vous mener à un bannissement immédiat et permanent, avec une notification à votre fournisseur d’accès à internet si nous le jugeons nécessaire. L’adresse IP de tous les messages est enregistrée pour aider au renforcement de ces conditions. Vous acceptez que “Forums psychanalyse.com” supprime, édite, déplace ou verrouille n’importe quel sujet lorsque nous estimons que cela est nécessaire. »

    Il va de soi que tout pseudo écrivant des propos dénigrant la psychanalyse ou diffamatoire contre ses inventeurs, professionnels et analysants sera banni des membres du site psychanalyse.com.

  • #2574

    Melina
    Participant

    Monsieur Logos (Onfray??). Vos propos sont glaçants ! Vous avez tant de haine à sortir ! Vous ne supportez pas la psychanalyse car elle met en relation des personnes et comme vous voulez tous les pouvoirs ça vous est insupportable ! Vous feriez un très bon boxeur, au moins vous pourriez cogner ! Mais il n’est peut être pas trop tard !

  • #2575

    zabulon
    Participant

    Mélina, C’est assez bien vu. La société humaine comporte à peu près 10% de profils du même genre. Vous parlez de boxeurs, je parlerai plutôt de guerriers comme chez les fourmis ou les termites. Certains humains sont armés pour la guerre et la haine qui l’accompagne. Malheur à vous si ce profil a pouvoir sur votre vie en tant que parent, conjoint, supérieur hiérarchique, voisin ou concurrent professionnel. Les Nazis avaient parlé de race supérieure à tord puisque ce profil est universel, cependant il est toujours bon de se souvenir que lorsqu’une bande de ce genre prend le pouvoir, c’est pour mener un projet de haine et d’autodestruction de la société avec parfois des crimes d’État et de masse. Derrière la séduction de beaux discours moralisateurs se tiennent alors des experts dans l’art de monter les uns contre les autres pour mieux assouvir leurs désirs de pouvoir absolu. Vous en avez eu un exemple dans les messages ci-dessus lorsque « logos2 » a tenté de semer la discorde entre divers membres et modérateurs. Relisez l’effet incroyablement toxique et efficace de ses provocations sur nos membres qui s’exaspèrent aussitôt. Au bout du compte cet assaut a échoué, bravo ! Malheureusement, lorsque ces profils prennent le pouvoir politique, cela se termine le plus souvent par un bain de sang comme nous venons tristement de le voir dans l’actualité récente. Lorsque vous identifierez un de ces profils cruel dans votre entourage, il n’y aura hélas pas d’autre solution que de vous passer entièrement de lui et ce de la façon la plus ferme et la plus efficace possible. Zab

  • #2576

    manigairie
    Participant

    Il y’en a qui sont comme poussés par le simple étonnement d’être vivant, qui font l’essai d’écrire noir sur blanc des mots nichés au coeur de leurs maux, tentative donc de plutôt faire un tri, une économie de mots qui ne peut toutefois pas s’en passer pour être livrée, et qui necessite même, parfois, selon les circonstances et l’utilisateur, des formulations complexes en tant que seuls recours pour extérioriser cette insaisissable simplicité, remettre dans le flôt du torrent langagier cette part trop importante du langage demeuré stagnant mais bien vivant, en otarcie, ce parasite de soi qu’il nous est à la fois bien avantageux et bien douloureux de le reconnaître ainsi. Mais en fait c’est de ne pas voir combien seul le vivacement non reconnu est parasitaire! Dès lors qu’un raccord est fait là où la réalité ne cessait de fuire dans la démesure, sonne l’heure du grand drainage.
    Et puis il y’a les autres. 10% dites-vous? Ne pensez-vous pas qu’il est bien névrotique que leur soit attribués les défauts légendaires, redoutés (des fois convoités!) mais jamais tout à fait habités, des névrotiques? La mauvaise intention totalement conscientisée et dans un but de plein profit pour sa propre personne, où il n’y aurait pas d’Inconscient. Ce machiavélisme pur peut être, dans sa pureté, halluciné chez plusieurs à partir d’un seul individu si célèbre qu’on en a presque perdu l’emblème, on l’a oublié, lui!
    Se rend-on compte qu’il nous est plus insupportable de reconnaître qu’au fond une intelligence malveillante naît d’un quiproquo, d’une réunion ou d’une union et non d’une personne! Nous sommes les acteurs d’une pièce de théâtre intelligente. L’illusion de l’intelligence, on la cristallise dans l’attribution qu’on en fait à soi ou à d’autres, nous avons tant de mal à être à la fois acteurs et spectateurs!

  • #2577

    xavier
    Admin bbPress

    Messieurs Manigairie et Zabulon, pardonnez mon intervention car un peu de théorie s’impose :

    D’une part, les personnes concernées par le pourcentage approximatif donné par Zabulon ne sont pas des névrosés, ou plus exactement, s’il peuvent l’être selon leur style, leurs comportements névrotiques sont coiffés au principal par des comportements de type psychopathologiques. Ceci est dû en supplément de leur névrose à une altération et une fragilité du Moi ayant pour effet une indifférence totale à autrui, avec de surcroît une crainte de l’autre pouvant entraîner des comportements destructeurs, ces comportements sont d’autant plus irrépressibles que ce profil ne ressent aucune culpabilité.

    D’autre part, le névrosé se sent coupable, il projette donc sa culpabilité sur ce profil de psychose blanche et le dote de sa propre appétence à la reconnaissance d’autrui et à la culpabilité, cete projection a pour effet l’inadéquation du comportement du névrosé face à ce profil impitoyable. La « psychose blanche » est un terme généralement utilisé pour désigner des malades bien portants. Ils sont dits « psychopathes » par opposition à « psychotiques » qui est un terme réservé aux malades internés. Ces profils de « psychose blanche » ont une position sociale souvent plus élevée que la moyenne due à leur aptitude à exploiter leur manque total de culpabilité et leur supplément de combattivité comme un avantage sur les névrosés. Il est observé une incroyable « intelligence du mal » ainsi qu’une forte aptitude à la manipulation mentale et une capacité à se dissimuler dans un système hiérarchique, ils font le plus souvent horriblement souffrir leur entourage.

    Enfin, ces profils ont tendance à assujettir des névrosés qu’ils dominent et se créent ainsi d’imprenables forteresses humaines. Cependant au cours du vieillissement leurs symptômes s’accentuent, parfois l’atteinte au Moi s’aggrave tellement qu’il est observé de l’isolement familial et social jusqu’à des pénalités judiciaires et un internement en hôpital psychiatrique ou en prison pour les cas les plus sévères.

  • #2580

    manigairie
    Participant

    « Et puis il y a les autres » => je ne parle pas des névrosés mais des pervers narcissiques, aussi appelé « Fions » pour assouvir jusque dans la dénomination le besoin de réparation des névrosés les ayant cotoyés de trop près, trop longtemps. Ce site est spécialement dédié donc aux victimes du pervers narcissique, mais aussi à qui voudrait pouvoir les déceler rapidement sur son chemin.
    Il y a toutefois à mon sens un double tranchant avec ce genre de site qui a pour séquelle d’alimenter le besoin impérieux du névrosé de considérer le PN comme normal et non comme un détraqué. Ce faisant il y a un risque d’accentuation de la douleur puisqu’alors aucun qualificatif bien névrotique (méchant, fourbe, menteur, calculateur) n’arrive à coller, à se superposer exactement au comportement du pervers qu’ils ont connu!
    Le PN n’est pas calculateur, il serait plutôt un parfait improvisateur, ce qui est encore un cran au dessus puisque le calculateur, par son besoin de calcul nous fait l’aveu qu’au moment visé certaine données inattendues viendront peut-être perturber ses calculs. Non, le PN qui comme vous l’avez dit ne connait ni scrupules ni culpabilité, s’est perfectionné au cours de son périple bien différent dans l’utilisation immédiates des éléments rencontrés sur place, à son avantage. Il est d’une bonne foi totale, car il y a en lui ce côté détraqué lui permettant à son insu de se mentir d’abord à lui même, ce qui lui confère alors une immense force de persuasion, et ce que nous considérons comme mensonge ou vérité forme pour lui un tout indistingable, un matériaux brut dans lequel il va sculpter son parcours sans entraves. C’est pour cette raison qu’il est des plus dangereux de vouloir lever la main sur lui, « qui frappe un fou se frappe soi-même », non! Il faut se débarrasser de tout affect pour lui, le cotoyer le moins possible et ne jamais avoir un comportement exagéré, dont il se servirait contre nous avec l’honnêteté la plus prononcée, celle justement que seul quelqu’un qui a le pouvoir de se mentir à lui-même peut afficher. C’est un trou, un trou qui avance et se nourrit goulûment des ressentis, ces choses que lui ne possèdent pas. Ca c’est le fond de l’histoire. En surface, il se présente plutôt comme un plein, celui qui peut combler le vide de chacun. C’est aussi pour cela que le plus naturellement du monde il va exceller, et ce, remarquablement dans toute sortes d’activités non par passion ou conviction, mais parce qu’au « pifomètre », quelque chose sait en deça de sa conscience que c’est ce qui va le rendre indispensable, privant peu à peu son entourage proche de sa propre autonomie, de son libre arbitre.
    Ca ne m’étonne pas qu’un certain type de névrose ayant besoin de toute la place pour installer son théâtre s’unisse parfaitement avec le pervers narcissique qui offre justement une place totale puisqu’il n’est qu’un vide absolu! Mais attention, ce dernier névrosé sera au final complètement implanté dans la personnalité du pervers.. et lorsque le PN partira, au moment où les conjonctures lui permettront de s’attribuer l’entière innocence, ce névrosé se retrouvera comme une coquille vide, et c’est seulement bien plus tard après la rupture qu’il s’apercevra (ou pas) du larcin, parfois un larcin de toute une vie!

  • #2578

    zabulon
    Participant

    Oui, c’est bien vu. À la théorie de XW, j’ajouterai que pour sa victime, le pervers narcissique se comporte comme un extra-terrestre inaccessible à son entendement. Parfois ils est observé une stupéfaction de ses proies qui sont comme anesthésiées, sidérées ou hypnotisées par leur prédateur venu s’emparer d’une partie d’elles-mêmes comme par exemple lors d’un viol.(comment ne pas penser à l’affaire DSK ?) En fait ce n’est point tant le bien subtilisé ou arraché qui satisfait le pervers narcissique, c’est la jubilation qu’il éprouve à s’emparer de l’âme d’autrui. C’est un parasite, un voleur ou un violeur de tout ou partie de l’âme qu’il n’a pas. C’est un « Zombie » ou mieux encore un « inhumain » expert dans l’art de déceler des proies potentielles parmi les sujets les plus faibles. Le fait est qu’il en existe un certain nombre dans toutes les sociétés humaines, ce qui reste difficile à apprécier exactement. Cette existence universelle est leur seule et triste « normalité », cependant ceux qui sont normaux, ce sont bien les névrosés comme l’a dit Sigmund Freud : « l’humanité est névrosée dans son ensemble. »

  • #2579

    manigairie
    Participant

    Oui!! Lorsqu’on a la « malchance » de pouvoir revisiter une expérience personnelle de ce genre de fréquentation, on peut y découvrir, jalonant ce périple de souffrance, et ce pour chacune des exactions du pervers, le moment où il a jouit véritablement de la sidération dans laquelle il place l’autre! Eh oui, contrairement par exemple à un névrosé infidèle qui ferait le maximum pour que rien ne soit su, lui le pervers, va laisser des traces évidentes de son larcin, pour se repaître de la douleur dans le regard de sa victime: Quand l’autre n’existe plus il peut enfin vivre, puisqu’à ce moment précis ils sont deux à être « vides ». Il va en plus faire passer ce qu’il y a d’absolument détraqué dans son affectivité pour de l’originalité, oui, il s’en retire une petite gloire d’être un être « exceptionnel », et toujours avec cette bonne foi inébranlable qu’il peut exprimer dans cet anonymât qu’est l’intimité, le très privé. Quelques fois il jouit même avant ces petites mises à mort, dévoilant une bonne partie du pot aux roses, par exemple en montrant des photos de lui avec ce qu’on ne sait pas encore être sa maîtresse du moment: Un mâlin plaisir, une pré-extase d’être pour l’heur le seul à reconnaître dans les éléments présentés son comportement hors des sentiers du remord, du regret, de la culpabilité, du raisonnable et du plaisir non destructeur pour autrui. Je crois effectivement que sa radicale différence avec le commun des mortels lui apporte étonnement, comme vous disiez, casi extra-terrestre. Toutefois, il a besoin de ce point d’ancrage pour vivre sa vie d’aventurier sans peur ni reproche, et c’est là que je soupçonne la part inconsciente du « phénomène »: c’est ce point d’ancrage qu’il manipule au sens propre comme un enfant de 4 ans avec son doudou, parfois avec tendresse, parfois le déchirant littéralement; où qu’il aille, quelque soit le plaisir du moment à assouvir sans possibilité d’en différer la totale satisfaction, il ne se rend pas compte de ce qu’il transporte avec lui comme un garde-manger de tout instant, que j’image par le doudou malmené, mais qui pour en revenir au pervers est son bien vivant entourage proche, son conjoint, ses enfants. Dès lors que ce qu’il manipule avec le plus grand mépris, à savoir un mépris qui s’ignore, disparaît, cet homme, ce psychopathe, la psychose blanche comme vous le disiez, qui porte le masque de la santé mentale, est réellement menacé, et on voit clairement à quel point au final il est fragile et dépend entièrement d’une union dont il doit se nourrir comme un goret pour survivre.

  • #2581

    johan
    Participant

    Vous êtes parasités par 10 messages de spammeurs de type pharmacie douteuse… ça faisait longtemps que ce n’était plus arrivé…

  • #2584

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Pour recentrer votre discussion sur son sujet par trop altéré par les interventions intempestives de logos2, votre histoire de goret fait penser à une question posée à un professeur de la Sorbonne commentant une superbe pan de fresque représentant une danseuse Grecque lors de cérémonies Dionysiaques, les Antestéries ? La superbe danseuse au drapé moulant tenait dans une main un coutelas puis dans l’autre main il pouvait être vu des liens rompus par la fracture lithique du pan.

    La question fût : que tient dans cette main la danseuse ? Un goret qu’elle est sur le point de saigner avant de le dévorer cuit dans son lait de femme… Voila qui glaça le sang de l’amphithéâtre ! Puis le professeur ajoutât : au temps de la constitution de la Grèce démocratique, les prêtresses du culte de Dionysos (Dieu de la vigne) se réunissaient annuellement au cours de repas et de fêtes dont le sommet de l’ivresse divine consistait à égorger leur nouveau né puis de le cuire dans son sang et leur lait maternel pour le dévorer. la Grèce démocratique imposât de remplacer l’enfant par un goret… Il y a eu une suite probable à ce culte Dionysiaque circum-méditerranéen lors de la rédaction de la bible avec l’épisode diluvien de Noé qui comporte la mention « tu ne mangeras pas l’agneau cuit dans le lait de sa mère » le récit comportant à son terme une ivresse de Noé ainsi qu’un dévoilement de ses parties génitales par un fils rejeté(non désiré). Il y a eu une suite symbolique plus moderne à ces pulsions cannibales, en effet le vin, la consommation du corps du fils et la mort avec le rejet final sont les thèmes centraux du Christianisme.

    Toutes ces remarques pour dire que ce que vous décrivez avec des mots vulgaires ou grossiers concernant votre relation à votre père comporte un remarquable fond archaïque Européen millénaire qui émerge lors de votre récit des émotions que vous avez ressenties. Vous êtes extraordinairement normal et humain en regard de ce qui vous est advenu.

  • #2585

    manigairie
    Participant

    des mots vulgaires ou grossiers, voilà exactement ce dont j’ai besoin pour réparer une blessure faite par un homme haineux qui projetait cette haine sur les autres puis méprisait ces derniers de pouvoir se rabaisser à de si vils sentiments. Si pendant que lui se plaçait en l’autre pour pouvoir se frapper, cela avait pour conséquence chez cet autre le surgissement d’un sentiment d’injustice intraduisible! C’est pour cela que des mots tels que « méchant », « fourbe », « machiavélique », « menteur », « manipulateur » restaient impuissant à représenter un fonctionnement qui n’est ni plus ni moins que détraqué, et ne faisait qu’augmenter son emprise. En clair ce que je veux exprimer est que les mots n’appartiennent vraiment qu’au névrosé et glissent totalement sur une surface perverse.
    il prenait, ce que j’appelle un « mâlin plaisir », à juger indignes des sentiments tels que la haine et la honte… alors qu’ils sont tout aussi important que l’amour et la joie, d’ailleurs, ces deux là n’avaient droit à quelques égards de sa part à la seule condition qu’ils pouvait les juger « intelligents ». La violence disait-il, c’est la force des faibles (il était tout particulièrement porté comme ça sur les phrases toutes faites, passait souvent du temps à ouvrir des débats, dont il était le chef sans conteste, sur des sujets tels que « la différence entre savoir faire et savoir être »)!! Tu m’étonnes!!! Il n’aurait pas supporté que dans son entourage très proche, son fils sache se défendre, en clair ne sois pas aussi lâche que lui!
    On voit tout de même qu’il était le premier manipulé dans cette affaire: Il était constamment agacé et méprisant dans ces gestes et sur son visage, en somme il nous faisait porter le chapeau de sa vie d’aventurier sacrifiée.
    mon père n’est rien, mon père est creux, il est exactement comme une médaille: Il brille sans aucune épaisseur! Et c’est une souffrance d’avance vouée à l’éternité que d’espérer qu’il souffre un jour.
    Il est véritablement celui que j’ai toujours recherché dans l’autre pour pouvoir, excusez-moi l’expression mais, « le niquer »!
    Rappelez-vous qu’un moment donné je me suis bizzarement demandé si LOGOS n’était pas mon père derrière ce pseudo!
    Aller, tcchhuuusss, je vais =>sublimer de tâcher<=

  • #2582

    xavier
    Admin bbPress

    En montrant à son jeune fils sa maîtresse clandestine sur une photo, votre père créait une triangulation destinée à vous monter contre votre mère. Cette manipulation a comme moteur la haine de votre père contre son épouse et tout ce qui la représente par exemple vous-même. Vous avez écrit « ce que je veux exprimer est que les mots (pour décrire cela) n’appartiennent vraiment qu’au névrosé et glissent totalement sur une surface perverse. » Oui c’est exactement cela, c’est très bien dit. Vous avez écrit : « Il y en a qui sont comme poussés par le simple étonnement d’être vivant ». Oui, vous souffrez du traumatisme du survivant à une guerre faite à votre innocence d’enfant. Votre étonnement est proportionnel à la recouvrance de votre plénitude que vous croyiez disparue. Il y a un temps pour l’expression intense de sa douleur pour ce qui a été perdu, cela se nomme le Deuil. Puis grâce à cette résilience viendra un autre temps de réconciliation avec votre histoire personnelle, parfois il faut attendre la disparition du parent toxique, puis tôt ou tard survient ce que l’on appèle le Deuil du Deuil. C’est alors qu’il ne vous sera plus nécessaire de lutter contre l’envie que votre bourreau reconnaisse votre peine. Oui, un jour vous accepterez que sa cruauté mentale ne sera jamais vengée, en attendant ce jour ne cherchez surtout pas à lui pardonner ce qui reviendrait à consentir à son inhumanité. Au bout de l’aventure, il vous restera votre névrose qui ne vous abandonnera jamais car elle vous protège du traumatisme de cette guerre mais vous aurez appris en psychanalyse ce qui l’a constituée et aussi comment vivre avec, car paradoxalement votre névrose est aussi un torrent d’énergie précieuse et de vie heureuse si elle est bien canalisée, et régulièrement suivie.

    Logos alias logos2 a un profil assez proche de celui de votre père, lui répondre peut réactiver votre névrose.

  • #2586

    manigairie
    Participant

    nerf osé mais pas dupe si canalisé?

  • #2587

    Lise
    Participant

    Névrosé mais pas du psychanalysé ? Ah ah ah, quel joli jeux de mots… qui peut être encore perfectible

  • #2583

    manigairie
    Participant

    ah ouai, je capte peut-être un truc:

    Si vous devez vous cacher pour rêver, de quelque façon que ce soit, que ce soit pour jouer étant enfant, ou faire semblant de fumer pour arrêter la clope sans que personne ne sache rien d’une telle entreprise: Regardez un peu parmi votre proche entourage où est la perversion!

    D’ailleurs là je me cache derrière mon récurrent « peut-être », j’aurais pu prendre ça comme pseudo! lol

  • #2588

    zabulon
    Participant

    sans doute est-ce l’heure tardive qui a pour effet un message fort énigmatique…

  • #2600

    manigairie
    Participant

    Sans doute chaque déclic a-t-il son heure, mais sorti de cette petite certitude peut-on pour autant les déterminer à l’avance? Il doit falloir y croire pour dire « oui », non?

  • #2601

    Xanax
    Participant

    La chêvre de Prozac ne dit ni oui ni non, et c’est pour cela qu’à toute heure, c’est son heure et c’est pour cela aussi que je l’aime !

  • #2602

    henriette
    Participant

    Laissez tranquille cette pauvre bête !!! Qu’apportez-vous à cette discussion morale et religieuse qui ne devrait parler que de la primauté de la Foi sur le Freudisme ?

  • #2604

    Babaorum
    Participant

    ki n’M pas les bêtes n’M pas les hommes !

  • #2608

    manigairie
    Participant

    c’est un peu vite dit, mais ça ouvre un sujet passionnant si l’on reste hors des débats stériles « d’accord/pas d’accord ». Il y’a quelque chose de fondamentalement vrai: Un animal ne refusera jamais qu’on lui donne ce que l’on n’a pas, de là nait un amour inconditionnel et sans entrave! De plus, l’humain par ailleurs si malmené dans les affaires affectives entre lui et ses congénères, n’a pas à craindre d’engagement impliquant les aléas affectifs de l’autre dans cette sorte de couple: On ne peut pas aimer un humain seulement comme on (le) veut, mais paradoxalement en le sachant on s’en rapproche pourtant, et en ne le sachant pas on s’en éloigne..

  • #2606

    Babaorum
    Participant

    Un animal ne refusera jamais qu’on lui donne ce que l’on n’a pas ??? = Un animal acceptera toujours qu’on lui donne ce qu’on a pas ??? Kesaco ???

  • #2609

    manigairie
    Participant

    Inconsciemment on lui prête ce dont on manque (affectivité singulière), et il n’est alors en aucun cas un obstacle à notre interprétation tout aussi inconsciente de sa bouille, ses mouvement, ses allers et venues, son comportement.. interprétation préprogrammée pour valider ce prêt comme venant de l’animal à soi, alors que dans une relation humain à humain ceci est toujours altérée (ou barrée?) par l’autre, puisqu’il existe alors deux processus de cette sorte qui viennent en somme se télescoper quelque part à mi chemin des deux. C’est un peu le même vécu qu’entre l’enfant et sa peluche transposé à l’age adulte tel qu’il est devenu après être passé au marbre de la société.
    Autrement dit, c’est quelque chose que l’on a pas au sens où c’est inconscient et qu’on ne peut se l’objectiver sur le plan d’un acquis qu’en le découvrant chez un autre. L’analyse permet-elle de reconnaître ce que l’on ignore en soi et qui pulse tel un manque, rendrait-elle les possibilités de rencontrer autres que mues par ce seul enjeu?

  • #2617

    Babaorum
    Participant

    Euh, houla que t’es compliqué ! Je comprends un peu mais ça reste de la bouillie dans ma pauvre caboche. Philosophiquement parlant, tu voudrait me dire que tu recherche inconsciemment le non être chez autrui ? On est bien barré là !

  • #2611

    manigairie
    Participant

    trouver en quelqu’un le miroir qui me renvoie l’image de mon vide, mais sous sa forme pleine.
    ce n’est pas simple pour moi d’exprimer ce que je crois comprendre par flashs

  • #2612

    Babaorum
    Participant

    Holala, si t’es plein-archiplein quel besoin as-tu de te voir vidé ? C’est un peu l’histoire de l’innocent qui veut à tout prix devenir coupable… à moins que tu sois archi-bourré de pinard à force d’éponger les z-zaixcédents de bonne intentions ? Là on comprendrait mieux que ta plainte bien bourrée soit vidée d’un seul trait ! Ah! Ah! Hips… Et encore un v-verre pour arroser ça ba-barman ! hops ! Tiens, mon verre est encore v-vide ? C’est vrai qu’il y a un miroir derrière le bar qui me vraifléchit un mec viré de boude, euh un keum bourré de vide, buoarps… Bon c’est patoucha vaflaloirkegerentre alarm alamaisonmoi ! Pfftttt… Hops !

  • #2613

    manigairie
    Participant

    merci d’avoir essuyé le zinc ;D

  • #2614

    Babaorum
    Participant

    Bon maintenant que je suis redescendu sur terre avec un bon mal de crâne, je tente une réponse à votre questionnement : «  »Trouver en quelqu’un le miroir qui me renvoie l’image de mon vide, mais sous sa forme pleine. » N’est-ce pas le rôle d’un psy qu’à votre questionnement sur votre vide intérieur qui vous trouble en ce moment de parvenir à vous renvoyer une image enfin pleine de vous ? Houla ! j’ai frappé fort…

  • #2615

    manigairie
    Participant

    bingo! :)

    enfin, disons suffisamment pleine et ce pendant un temps suffisamment long pour que ça puisse se continuer de manière autonome. C’est pour ça que je me demande quel sera le nouvel enjeu pour faire couple, d’ailleurs pourrais-je à ce moment là encore parler d’enjeu et de couple? C’est théorique puisque ce sont là des réflexions anticipantes, qui me montrent aussi que c’est soit presque à point, soit loin de l’être (parenthèse d’après coup, peut-être je peux considérer ces deux alternatives plutôt comme des impératifs? => « Soit presque à point! » « Soit loin de l’être! »).

    Ps: Que de mauvais souvenir pour moi votre sensation d’avoir les cheveux qui poussent à l’intérieur, le cerveau en éponge déséchée etc

    Merci pour vos réflexions et si je peux me permettre de vous suggérer de ne pas frapper trop fort quand même? xD

  • #2616

    Babaorum
    Participant

    waoh ! sensation d’avoir les cheveux qui poussent à l’intérieur, le cerveau en éponge désséchée, Brrrrr y en a-t-il d’autres des sensations-science-fiction ?

  • #2620

    manigairie
    Participant

    la névrose est bien faite qd même, comme pour parfaire son camouflage, l’assurant un peu plus d’être ignorée de l’âme qu’elle occupe, ce sont ses conséquences qui nourrissent ses causes! Il faut vraiment avoir une certaine foi pour se pencher sur cette logique tordue qui permet de la déceler

  • #2636

    zabulon
    Participant

    Pseudo Manigairie, Une névrose n’est pas une personne ou une personnalité à part entière qui se camouflerait comme un doublon dans l’âme. Votre allégorie est très séduisante, cependant une névrose n’est pas camouflée au sens propre, elle protège le sujet de ses fragilités, et ce faisant elle camoufle la vérité du monde au sujet. Littéralement elle agit comme un bouclier, une paire de lunette ou un miroir déformant ce qui a pour conséquence que le comportement du névrosé n’est pas adapté à la situation mais uniquement adaptée à la protection des fragilités de sa personne. Une fois connue la nature et l’histoire qui a constitué cette névrose, il est utile d’assister l’analysant à retrouver une vision du monde adaptée à la réalité puis parvenir à trouver les solutions adaptées à sa personnalité. Ce qui est un vaste sujet !

  • #2637

    Lise
    Participant

    Zab, Oui, c’est bien vu, Sigmund Freud parlait plutôt d’instances psychiques pour parler du ça du Surmoi et du Moi. Il ne dotait pas ces clivages de l’âme humaine d’une personnalité propre car le surmoi et le ça ne sont pas des touts logiques et organisés, en revanche le Moi qui est beaucoup plus discret et faible est parfaitement capable d’arbitrage quand bien même il cède le plus souvent au ça. C’est bien joli les théories mais cela ne vaut pas grand chose par rapport au caractère littéraire, théâtral ou poétique des écrits de Manigairie, Merci pour ces moments de grâce !

  • #2638

    ketchup
    Participant

    enfin un bout de discussion sans spam !!! ouf… de l'(air

  • #2639

    manigairie
    Participant

    Une névrose n’est pas une personne ou une personnalité à part entière qui se camouflerait

    bien d’accord, aussi je n’ai pas précisé quel était le sujet du verbe camoufler

    une névrose n’est pas camouflée au sens propre, elle protège le sujet de ses fragilités, et ce faisant elle camoufle la vérité du monde au sujet

    elle serait même tout bonnement le sujet lorsque son avènement est encore à venir.

    Pour ce qui s’apparente au clivage, il me semble que des verbes existent qui sont fort adaptés pour expliquer cette impression où deux parties d’une bande de moebus ne peuvent se présenter que comme faces distinctes, l’une ne pouvant représenter la conscience que lorsque l’autre est refoulée et vice versa… alors qu’en fait il n’y en a qu’une, simplement qu’une portion est éclairée quand l’autre ne l’est plus, ce jeu d’ombre et lumière marchant fatalement en simultané.
    Je suis plutôt bien d’accord avec vous pour aller dans le sens où la névrose c’est l’observation elle-même, le regard (sur soi). D’où l’extrême difficulté et la longueur d’une analyse en général car c’est le coup d’oeil lui-même qui est symptomatique.

    Une chose qui pourrait prouver que la névrose n’est pas véritablement un corps étranger, mais plutôt la partie qui a eu tendance à rester invisible à soi sauf à être vécue comme ce qu’on appelle « le destin »:
    Une personne peut se rendre compte que ce qui a fait souffrance tout au long de sa vie est le fait d’un évènement, d’une pécadille comme on dirait => Qu’une telle personne prenne conscience de la broutille qui lui a pourri la vie pourrait presque nous alarmer sur un risque qu’elle se suicide. Or ce n’est pas le cas, cela pourrait arriver si effectivement cela était du à quelque chose de fondamentalement étranger à son être. Mais en principe, une telle prise de conscience est simultanément accompagnée d’une appropriation en soi de ce petit fragment. Autant avant d’être repéré il traçait le destin, autant après c’est ce tracé qui s’éteint et l’être qui s’éveille

  • #2643

    manigairie
    Participant

    Logique désastre (mais au sens de « désastrer » car ça nous enlève ce monde dont on est le centre)

    « Pensez votre question sereinement, puis tirez 3 cartes »

    La tarologie (la logique de la tare) est recommandée à ceux qui peuvent y mettre d’emblée une croyance sans bornes! C’est alors que rien n’est faux car ça fait parler l’inconscient. J’essaye de m’expliquer:
    Le fait que j’adresse une question à n’importe quoi qui puisse à la fois englober et exercer une attraction sur ma propre masse inconnue, ça fonctionne un peu comme en séance, et même d’une manière absolue, car la-dite question n’est pas du tout exteriorisée et pourtant bel et bien adressée (indéniable, il s’agit d’une adresse à peu près aussi informulée que la demande). Je ne dis pas qu’il y’a une quelconque vérité dans l’interprétation des cartes, non, mais on sent bien (comme dans les rêves) qu’il se produit alors en soi un mouvement de réaccordage entre les fausses notes de sa vie et l’incompréhensible Réel. Ici ce sont les cartes qui materialisent le Réel en ce sens qu’elles disent des choses absolument vraies qui ne nous concernent en rien: D’elles sortent des écrits si vierges de nous qu’ils pompent jusqu’à notre surface une foultitude de fragments de soi et parmi eux, aussi quelques-uns qui nous restaient justement cachés. Ces lambeaux sont happés et contorsionnés pour faire consister non pas la réponse mais la demande initiale, décodable dans l’absurdité même du pont logique construit presque d’un coup => Nous avions (d’une manière inexprimable soyons sincères) la question, ou demande, elle montre ici peut-être plus vertement qu’ailleurs, qu’avant d’être une question toujours mal exprimée, elle est notre réponse, celle que l’on se fait tout les jours sous forme de demande, que de surcroît nous ignorons largement. Supposons l’extrémité, celle qui ne nous toucherait pas, d’un membre à l’envers: C’est exactement l’endroit où il devrait se raccorder à soi… présage d’un bout de corp dévasté, sanguinolant.. alors, bonne pioche?

  • #2644

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Vous êtes chaleureusement le bienvenu sur notre site. Merci pour votre message si poétique et porteur de sens obscurs. Soyons pragmatiques et mettons à plat ce que contient votre récit au sens symbolique et synthétique. Il s’agit d’un désastre ayant eu lieu dans votre masse inconnue, qui sont des notions de chair et d’inconscient. Il est impossible de faire parvenir ce désastre dans le monde réel, qui est la conscience, c’est refoulé. Il s’agit d’une demande( d’affect?) et d’une réponse inappropriée et destructive qui réduit vote chair en lambeaux. Ce désastre se fait par l’extrémité d’un membre dévastateur ayant un effet sanguinolant, comme avec une pioche. Ce n’est pas rien que tous ces textes particulièrement obscurs qui sortent de vous chroniquement. Il convient de voir avec votre praticien habituel le sens primaire sexuel de votre révélation sur notre site mais aussi de découvrir l’auteur de la violence symbolique ou réelle de cette effraction douloureuse de votre Moi. Courage, nous pensons tous particulièrement à vous.

  • #2646

    manigairie
    Participant

    Bon..ne nuit,

    merci pour votre précieux désossement! :)

    -un membre en forme de pioche, dégoulinant, lorsque l’enfant suce son pouce, avec l’avant bras ça pourrait ressembler à une pioche, le pouce étant la tête (de pioche)

    -Qui est la conscience? (question d’une intensité incroyable)

    -Un désastre ayant eu lieu? (ou ayant lieu encore?) et dont les instances psychiques comme dans une affaire de médias s’empressent de museler sans relâche

    -c’est refoulé, j’espère, que ça n’est pas plutôt forclos (d’ailleurs on pourrait qualifier des étrangetés venues de l’extérieur comme des choses tout à fait forclorique

    -on pourrait comparer l’impossibilité de faire parvenir dans le monde réel à un accouchement sans fin

    -mon pouce serait ce membre dévastateur, et la bouche ressemble à une plaie rouge

    -mon fantasme du désastre c’est ma sexualité, que je vis mal, et c’est encore un autre désastre.

    -obscurité qui sort de moi chroniquement, c’est la traduction de mes selles

    oh je n’ai pas eu l’envi de réfléchir, je préfère laisser ça posé à plat ici

  • #2645

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Merci pour votre message. Vous avez tout a fait raison.
    -Sucer son pouce et un reproche « tête de pioche » associé au sang (la perte) représentant la violence d’une menace parentale imminente est une bonne piste qui est à travailler en séance. Cette imminence explique sans doute la notion de désastre qu’est la faillite(forclusion-trahison) de l’image parentale dès lors qu’elle cesse d’aimer.
    -Une dépendance peut parfois se représenter sous cette image : « succion mortifère », en ce moment, traversez-vous une rechute comportant de l’auto-destruction ?
    -il est difficile de ne pas évoquer le pire, qui peut être ce dont vous parlez. Or de l’acte irreprésentable, votre corps n’en aurait probablement gardé aucun souvenir, mais uniquement le désir intense de destruction sanglante de votre personne, de vous détruire, OUI. C’est l’effet d’une haine pénétrant à l’intérieur votre Moi, qu’importe la façon dont elle est rentrée : par le désir inconscient, par la violence mentale feutrée, par la parole chargée de haine, par la répétition des actes précédents ou par l’action infâme, il y a eu bel et bien effraction comportant des conséquences.
    -Or tout le problème est que le Surmoi désire satisfaire ses parents ou périr. S’il s’avère que le désir parental est la destruction de l’enfant, alors l’adulte qu’il sera aura une forte propension à la destruction de sa personne pour satisfaire cette forclusion. Littéralement plus le Moi cède au « ça » en autorisant l’auto-destruction, plus son Surmoi jouit, car tout ce qui déplait au Moi plaît au Surmoi et inversement. Ce phénomène est un puissant vecteur dépressif sur lequel vient souvent se greffer une addiction dont les satisfactions qu’elle procure au sujet pallient la douleur dans un premier temps, par la suite l’addiction est installée et ajoute ses problèmes aux précédents.
    -Vous valez bien mieux que votre sexualité, il est tout a fait normal en regard de ce qui vous est advenu qu’il y ait des conséquences dans vos désirs.
    -La bouche sanglante peut aussi représenter la perte considérable et douloureuse qui suivrait un renouvellement de la forclusion et du rejet parental, par exemple lors d’un aveu de mode de vie caché car non-conforme à l’image idéale qu’ils se font de vous.
    Courage, sur ce site vous êtes bienvenu comme vous êtes. Cordialement,

  • #2647

    manigairie
    Participant

    « la violence mentale feutrée »

    voilà une phrase sur laquelle je reste suspendu, des spasmes de pleurs me viennent comme de soudaines raffales de vent par un temps de calme plat.

    Laissons parler un peu tout ça avant d’aller plus loin

    Merci et bonne journée

    à bientôt

  • #2648

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Oui, laissez reposer un peu votre inconscient qui est bien agité en ce moment. Je vous donne un truc qui reste attaché au titre de notre discussion : Le Christ a dit « donnez moi trois jours et je reconstruirai le temple ». Si ce « temple », c’était le « Moi », alors le Moi se reconstituerait-il en trois jours ? Dans les faits après un rêve ou une représentation aussi puissante et symbolique que celle de votre récit, il se produit simultanément un trouble qui s’atténue d’une moitié en une demi-semaine et ainsi de suite. Réfléchissez et notez à quelle vitesse votre inconscient dilaté par la douleur se rétractera vers la sensation de confort habituelle. Essayez de repérer l’élément déclenchant de la phase actuelle puis de vous en protéger pendant cette période de récupération indispensable. Tout choc psychologique advenant avant cette récupération décuplera à nouveau votre trouble. Il est de votre intérêt de bien suivre la consigne jusqu’au retour de votre équilibre. Pour votre confort n’hésitez pas à appeler votre transfert quant cela ne va pas. Un psy répondant aux urgences, ça aide aussi. Courage XW

  • #2652

    Bigoudi
    Participant

    Vous voyez pas qu’il vous a dit « stop, j’ai eu ma dose » ?

  • #2654

    lulu
    Participant

    t’es sûre d’avoir bien lu ce qu’il dit le Webmaster ?

  • #2660

    yasmina
    Participant

    c’est quoi une violence mentale feutrée ? C’est étrange cette expression

  • #2659

    ketchup
    Participant

    lâche-le un peu, violence mentale feutrée ? C’est pas bien compliqué à imaginer : Cela consiste probablement à dire de véritables horreurs sur un ton très doux et poli pour faire souffrir sans que la victime s’en aperçoive. Visionnes un film américain tiré d’une célèbre pièce de Broadway : le titre euh, c’est-y-pas « Arsenic et vieilles dentelles » ? Où comment assassiner son prochain avec un sourire charmant en mouillant une madeleine dans un thé parfumé à la bergamote… c’est plein de petits meurtres exquis à déguster en riant aux larmes…

  • #2661

    yasmina
    Participant

    Ah oui, je m’en souviens vaguement, je crois qu’il y avait des cadavres sous le canapé ou dans le placard, c’était très drôle et parfait pour un dimanche pluvieux en famille. C’était une comédie ou une fiction, mais ce serait horrible s’il s’agissait de sa famille ou de proches. Heureusement, il serait impensable qu’un parent ordinaire pourrait faire ou dire des choses aussi abominables et dramatiques. C’est impossible, je ne peux pas l’imaginer.

  • #2662

    manigairie
    Participant

    dire de véritables horreurs sur un ton très doux et poli pour faire souffrir sans que la victime s’en aperçoive

    même là c’est encore trop flagrant, pas la peine des dites « véritables horreurs » pour cette sorte de violence afin qu’elle soit maximale, en fait il suffit qu’un parent articule inconsciemment tout par rapport à sa propre absence d’amour pour lui-même => Résultat il se débat comme un forcené pour briller, et une réussite, quelle qu’elle soit, par un autre que lui, est perçue comme une menace qu’il fera tout pour réduire à néant. C’est véritablement une totale et active ignorance qui manipule un tel bourreau: C’est un impératif que son néant affectif en même temps que la destruction de l’autre pour y palier restent ignorés de lui.
    L’ignorance des soubassements de ses actes alliée au devoir de bien faire rendent bien cela:

    Ses entreprises sont dotées d’un incroyable taux de réussite (la force de celui qui ignore), des conséquences du désastre qu’il sème absolument aucune cause ne peut être décelé chez lui (celui qui se ment d’abord à lui-même est beaucoup plus convainquant que toute autre bonne foi des lors qu’elle est empreint d’un zeste de doute, de remise en question). Enfin, l’excellence de sa prestation en société accentue davantage la blessure quotidiennement infligée à son entourage proche, car cet entourage sait d’avance que personne devant le charisme d’un tel monstre ne les croira.

    Mais tout ceci schématise un portrait type tel que le monde n’en contient pas pour de bon, en fait c’est bien plus l’union de deux personnes qui a des effets pervers, qu’une personne isolée. Car si l’on réfléchit une seconde, avant de montrer du doigt un tel pervers, on se rend compte qu’il faut être au moins 2 pour l’acceptation d’une union toxique! Un sado ne va pas sans son maso et réciproquement, mais il est de coutume en occident d’accuser le versant sado et victimiser le côté maso, voilà qui doit se conformer mieux à notre éducation en général?

  • #2663

    yasmina
    Participant

    Là je comprends qu’il y a un vrai problème qui dépasse mon entendement. Comment des parents peuvent se comporter ainsi ?

  • #2664

    xavier
    Admin bbPress

    Il y des théories qui justifient par des prédisposition masochistes un soit-disant consentement des victimes envers leurs bourreaux. Or les mêmes traumatismes psychiques que les vôtres ont été décelés sur plusieurs générations chez les survivants de la Shoah ou d’autres génocides. Les crimes de masse et leurs conséquences sur les survivants contredisent un quelconque consentement préalable de ces victimes sélectionnées au hasard de guerre. En revanche lors des prises de pouvoirs, par exemple une prise d’otage dans un avion(syndrome de Stockholm), un viol(l’affaire DSK), la maltraitance d’enfants(Outrau), on observe sur le coup ou l’assaut que des victimes s’assujettissent à leurs bourreaux, voire prennent leur parti ou les défendent ce qui est un réflexe naturel de survie observable dans la nature.

    Survivre, ce n’est point consentir à la relation victime/bourreau. Survivre c’est faire le choix de la vie au cours d’une emprise porteuse de mort, ce qui est en général suivi de la culpabilité du survivant qui est à distinguer de la culpabilité du consentement à priori. Elle peut aussi être rapprochée de la problématique douloureuse du pardon qui comporte le consentement de ce qui est advenu à postériori. Dans votre parcours de deuil, il va se présenter une phase de restauration de l’image paternelle, ce qui peut générer à postériori la culpabilité d’une union sado-masochiste consentie, cette culpabilité ayant pour utilité de restaurer l’image paternelle dont l’enfant que vous étiez a toujours grand besoin pour s’accomplir. C’est votre transfert envers une image paternelle bienveillante qui vous permettra de passer ce cap délicat.

    Votre récit présente la maltraitance d’un enfant captif par dépendance affective ce qui rend totalement inexcusable les violences mentales feutrées auxquelles il a été soumis par son parent. Revenons au thème de votre discussion « psychanalyse et religion » : Jésus, homme mourant sur la croix pardonne-t-il à l’horreur qui lui a été faite ? Il dit : « pardonne-leur car il ne savent pas ce qu’il font ! » Ce qui consiste à rejeter le consentement et la culpabilité qui l’accompagne sur la divinité. Celui qui a dit « tu pardonneras sept fois soixante-dix sept fois » ne pardonne pas ce qui est impardonnable.

  • #2665

    manigairie
    Participant

    Un pervers peut-il suivre une analyse? car si mon père est pervers alors c’est oui.
    On peut supposer qu’avec la médiatisation de cette soit disante impossibilité, de nos jours les pervers l’utilisent et vont sur le divan dans le but d’esquiver leur étiquetage? Mais comment envisager de noyer le poisson indéfiniment face au psy? Ou alors le temps aura justement rendu possible la chose par ce biais?
    Pour en revenir au consentement préalable des victimes, il me semble que lors des rencontre amoureuses l’inconscient n’est pas étranger dans l’affaire. Comment envisager arriver à tenir la main sur le feu sans posséder une force mystérieuse ou plus vraisemblablement un quelque chose qui ne tourne pas rond? Car pour que l’union toxique dure environ 40 ans, il me semble que dans un tel cas celui des deux qui verse les larmes y trouve lui aussi, sans le savoir, son compte? Et puis comment se découvrir une nouvelle vie possible si l’on ne reconnait pas ce qui nous appartient sur un laps de temps si long? Il me semble que ma mère a pour sa part ouvert les yeux sur ce qui la maintenait activement dans cette indubitable osmose: Elle a pu rejouer auprès de son mari, encore et encore, le scénarios ultime d’avec son propre père auquel elle n’a pas exprimé son amour avant qu’il ne décède, grosso modo lorsque son mari la trompait c’était son père mourrant (partant) et lorsque son mari revenait c’était la partie manquante du film à savoir son père qui ne meurt plus et qui va même pouvoir la punir pour ce qu’elle ne se pardonne jamais. Bien sûr cela lui permet d’ouvrir des yeux neufs sur le vrai visage de sa relation avec son mari, mais elle possèderait toujours cette chose qui ne tournait pas rond si elle n’avait pas reconnu ce qui lui appartient ET dans le même temps c’est par ailleurs indéniable, ce que l’on n’aime plus est déjà moins à craindre, surtout lorsqu’il s’agit du danger!

  • #2666

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    La psychanalyse est ouverte à tous les humains dès lors qu’un besoin est exprimé. Des pervers narcissiques peuvent ressentir du mal-être puis consulter, cependant leur profil les rends inaccessibles au transfert. Aux mieux il est possible de stabiliser leur relation à leur entourage. Dans ce cas il s’agit d’un accompagnement, de conseils et d’un cadrage des pulsions plutôt que d’une psychanalyse. Lorsqu’il cesse, cet accompagnement perd immédiatement ses effets, parfois le vocabulaire acquis au cours de ces consultations sera utilisé par le profil comme un nouvel outil de contrainte et de maltraitance.

    pervers= étymologiquement celui qui « détourne le sens » naturel des êtres

    Vous avez raison, c’est un fantasme inconscient que chevauche une pulsion sexuelle qui constitue ce qu’on appèle le sentiment amoureux. Ce pourquoi l’inconscient des partenaires est déterminant quant à la reconnaissance d’un désir partagé. Ce fantasme essentiel s’est construit sur le modèle parental : En premier avec votre relation à votre mère, puis à votre père puis leurs relations entre eux. Or si ce fantasme éperonné par son cavalier hormonal est déterminant pour passer à l’acte sexuel, il en est tout autre chose de l’amour véritable qui apparait quant le sentiment amoureux disparait.

  • #2667

    manigairie
    Participant

    J’aime mon père, et je sais que c’est un pervers, deux choses qui s’opposent et voilà le deuil qu’il me reste à faire: accepter que d’un côté j’éprouve un amour inconditionnel pour lui, sans pour autant que la relation soit possible. Je me sens un peu comme un enfant qui se rendrait compte que son meilleur ami n’est autre qu’une peluche inerte avec laquelle aucun échange n’est véritablement possible, sauf à garder cet état de fait irrécupérable à l’esprit lors de nos rencontres!
    ça me fait de la peine pour lui, j’espère que la révélation s’effectuant peu à peu autour de son proche entourage concernant sa structure, ne l’acculera pas dans une impasse où seul le suicide reste envisageable. Mais si c’est le cas, j’ai bien compris qu’alors aucune aide ne pourrait y remédier si ce n’est en se brûlant les ailes du même coup. Dur dur quand même!

  • #2668

    xavier
    Admin bbPress

    Vous êtes normal : vous aimez votre père et comme tout enfant et adulte vous avez eu et vous avez et vous aurez encore besoin de lui. Malheureusement son comportement est inadapté à votre besoin, le fait qu’il s’en rende compte actuellement et consulte sera utile pour un temps mais sera probablement vain quand à un véritable changement, or quand bien même ce miracle se produirait, cela ne changerait rien à l’existence votre névrose, si ce n’est l’apaiser un peu. Vous avez encore tellement besoin de lui que vous craignez de le perdre, je tiens ici à vous rassurer : son profil est peu enclin à l’auto-destruction et on trouve parmi ses semblables les plus grandes longévités ! C’est votre transfert qui vous soulagera et vous permettra de vous construire un modèle paternel indispensable à votre accomplissement. Cordialement.

  • #2669

    manigairie
    Participant

    merci de me remettre sur les rails, je suis conscient de parler de moi lorsque je parle du problème de mon père ;)
    Avec mon psy, finit les soit disant moments où l’on s’éloigne de soi parce que le discours tenu le suggererait, avec lui le maître mot est « libre association », celui-ci je l’ai choisi par coup de coeur, et ça tombe bien, car ce n’est pas comme avec l’autre qui à mon sens prenait un malin plaisir à trouver de l’importance où je n’en ressentais aucune. J’ai eu du mal avec ce nouveau psy à me libérer de cette sale habitude qui s’était instaurée entre mon ancien psy et moi: Il avait « réussi » à me faire croire qu’à certains moment je pouvais m’éloigner de moi dans mon discours, maintenant tout à son importance, les séances sont difficiles mais soutenues par cet amour que j’ai pour mon nouveau psy les mots viennent, des mots particuliers adaptés à mes ressentis, des mots avec lesquels je me touche. J’en profite pour revenir sur la nécessité de trouver un jour le psy dont la personnalité entre en résonnance avec vous.
    Il est vrai que ma névrose ne changera rien à la structure existante de mon père dont les pulsions ne pourront être qu’apaisées. Mais peu à peu ma névrose s’estompant en quelque chose de nouveau, mon père symbolique s’éloignera toujours un peu plus de mon père biologique, quelques soient les effets sur lui.

  • #2670

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,

    Vous avez parfaitement compris : Toute la difficulté est de vous séparer du problème de votre père ! Or vous avez tant souffert d’abandon de lui, qu’il vous est particulièrement douloureux de l’abandonner. Son profil si infantile ne supportant aucun abandon, votre inconscient désire le satisfaire en restant sa « chose » ou son « jouet ». Semblablement votre inconscient désire s’autodétruire pour vous « chosifier » afin de lui plaire, d’où vos inquiétudes de vos précédents messages avec comme corolaire une projection mortifère à son endroit. Prenez votre mal en patience, il vous faudra du temps au bout duquel vous parviendrez avec votre et vos transferts à maîtriser le destin de votre vie. Des pères qui sont de bons modèles, il y en a aussi plein les placards, les médias et la rue ! N’hésitez pas à vous servir d’eux comme valeur d’exemple, vous en avez particulièrement besoin.

    Quels sont les hommes dont les oeuvres ou les exploits vous rendent admiratif ? Cordialement.

  • #2671

    manigairie
    Participant

    Richard Bona, Jacques Brel, Steve Gadd, Morgan Freeman

  • #2672

    manigairie
    Participant

    j’ai envi de vous poser cette question:

    Comment arrivez-vous à être aussi catégorique concernant la structure de mon père?

    ou si vous préférez, comment ce fait-il que vous ne mettiez aucun bémol à ce sujet?

    Ma question n’a aucunement pour but de remettre en question vos réactions, non, je suis vraiment (et c’est important pour moi) curieux au plus haut point s’agissant de ce point qui apparait comme une certitude.
    D’ailleurs, pour vous montrer combien ma question ne cache pas de critique, je sens bien qu’il me serait préférable de savoir mon père incurable! C’est moche, mais je le sens, ça ne se choisit pas.

    merci

  • #2673

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Merci pour votre message. Seuls sont considérés comme malades mentaux ceux qui relèvent de la psychiatrie, d’une hospitalisation spécialisée ou d’un diagnostic médical, ce qui n’est manifestement pas le cas de votre père. La profession tend à nommer son profil comme étant une « psychose blanche », ce qui est un terme désignant un « malade bien portant », car le profil réussit très bien socialement mais tout son entourage porte les symptômes de son mal et est considérablement affecté de dommages psycho-affectifs. Il n’y a guère de bémol car hélas l’entourage victime de ce profil remplit au principal les cabinets de psychanalystes. Le pronostic concernant l’évolution de son état est dans le meilleur des cas stationnaire.

    Décrivez-moi ce qui vous éblouit le plus chez vos héros … Cordialement,

  • #2674

    manigairie
    Participant

    steve gadd et richard bona m’éclatent tout simplement, le 1er est batteur, l’autre bassiste et ils ont une hallucinante liberté d’expression. Morgan freeman et Jacques brel sont des célébrités dont j’adore la personnalité, le premier j’aurais aimé qu’il soit mon père, le 2ème me fascine par son discours hors du commun, l’amour et les trippes qu’il met dans ce qu’il faisait.

  • #2675

    xavier
    Admin bbPress

    Merci pour votre message. L’hallucinante liberté d’expression d’un discours hors du commun ? ?? Voilà simplement décrits vos « pères-muses » en poésie ! Je ne connais guère Morgan Freeman, pourriez-vous m’en dire plus à son sujet ? Cordialement

  • #2676

    manigairie
    Participant

    En un clin d’oeil il sonde votre coeur et sait à quel espèce d’être humain vous appartenez, voilà l’impression que j’ai de lui d’après sa bouille, la voix qu’ils lui ont choisi. En tout cas je ne pense pas le connaître mieux que vous puisque je ne l’ai vu que dans des films.. xD

    bonne journée

  • #2678

    manigairie
    Participant

    Ahhh je n’sais plus comment s’appelle le phénomène qui fait qu’un personnage colle encore à la peau de son acteur bien après le tournage du film. Eh bien je vis la même chose en fait, pendant à peu près trois mois j’ai surjoué des mauvais sentiments à l’encontre de mon père, seul moyen de bord que j’ai trouvé pour protéger ma mère, j’ai du ressortir ma hache de guerre paternelle dont j’avais pourtant fais le deuil depuis longtemps! Mon père ne pouvait, il y’a déjà bien longtemps, me nuire qu’au travers de ce qu’il faisait endurer à ma mère. Hier ça m’est apparu comme une révélation du mauvais moment que je vis actuellement: Oui, ça fait bien longtemps que je sais tout à fait composer avec le comportement de mon père, ses paroles d’homme intérieurement agacé, ses pseudos philosophies sur ce qu’il est bon ou pas de faire dans la vie, quels sont les vrais intérets pour tous etc etc. Oui, ça fait bien longtemps que mis à part pour ce passage psychotique nécessaire de ma mère, je sais sans aucun remord remettre mon père à sa place, lui clouer le bec lorsqu’il est en train bafouer la fameuse frontière des libertés de chacun. Il est absolument sans prises sur moi, car je ne lui en laisse aucune. J’ai appris à ne pas jouer avec le feu, et dieu sait combien mon père est brûlant lorsqu’on s’y frotte un peu trop. Voilà, comme on l’a déjà évoqué, le mien de problème, est pourquoi je m’efface à ce point pour me consacrer exagérément aux problèmes que ma mère a rencontré, laissant ma vie de côté. Mais j’y travaille en séance.
    Merci encore pour vos réactions, elles sont valables dans l’absolu, mais cela était patent de mon problème personnel que d’en oublier que comme tout le monde je suis un cas à part.
    Bonne journée

  • #2687

    xavier
    Admin bbPress

    Vous êtes bien mieux qu’un « cas », vous êtes une personne unique et digne d’être au coeur de la société. Pour ce qui est de vos parents, il serait souhaitable de vous mêler le moins possibles de leurs étranges ébats qui ne peuvent que vous perturber à nouveau à chacune de leurs défaillances mutuelles. C’est de parents solides, sereins et se préoccupant que de vous dont vous avez besoin. Que voulez-vous dire par : « je m’efface à ce point pour me consacrer exagérément (à) ce passage psychotique nécessaire de ma mère » ? Cordialement

  • #2688

    manigairie
    Participant

    ce qui lui a « permis » de rester si longtemps aux crochets de la souffrance, est ressorti tel un démon quand elle s’est libérée de son mari: C’était le prix à payer, maintenant elle va comme jamais elle ne s’est connu, de plus elle ne se rappelle pratiquement plus de cette période pendant laquelle on aurait dit une camée en crise de manque, image où je prend sa relation avec mon père comme une drogue pour elle. On dira que depuis elle est abstinante au moins autant que ce qu’elle a pu être obstinée.
    Cette période touchait à l’insupportable et avec ma tante on a du prendre des mesures qui s’imposaient , mesures elles aussi à bien des égards insupportables. Mais c’est fait, maintenant bcp de choses ont changé, j’ai eu un lourd contre-coup à vivre, mais ce contre-coup a été fructueux pour mes séances, ce n’est pas terminé.
    bonne journée

  • #2693

    xavier
    Admin bbPress

    Effectivement vous venez de traverser encore une terrible épreuve. Il peut se produire au bout de nombreuses années d’emprise les mêmes phénomènes que pour une addiction de toxique. La préoccupation principale est effectivement l’apparition d’une nouvelle addiction ou pire, d’un nouveau gourou, ce qui s’observe particulièrement lorsque la victime de l’addiction n’a pas eu la force d’initier la rupture avec son objet. Votre chemin vers le mieux-être est parsemé d’épines et de chardons, cependant vous réussissez, vous n’en avez que plus de mérite à nos yeux. Bravo.

  • #2696

    manigairie
    Participant

    Merci!

    Quelques traits de caractères, à vous de plutôt, confirmer ou pas qu’il s’agit là des grandes lignes du pervers narcissique:

    -S’étonner auprès de son entourage de ne jamais avoir pleuré une seule fois de toute sa vie

    -Avoir la moue de quelqu’un d’extrêmement agacé comme la bouche ondulée version personnages de « snoopy », quelques pseudo sifflottements qui ressemblent plus à des « ppfffffooooo » de mécontentement, le « regard noir », sourcils légèrement froncés, puis dès qu’on l’aborde afficher une expression ainsi que prendre un ton affable

    -être passionné par les débats autour de « bien/pas bien », « bon/pas bon », « humain/pas humain », toutes sortes de proverbes, dictons et citations célèbres du type « la haine sécrète son propre venin », se consacrer corps et finances à un parti politique pour finalement le laisser tomber et carrément ne pas vôter pour lui lors des prochaines élections

    -Exceller dans toutes ses entreprises qu’elles soient manuelles et intellectuelles

    -Envoyer des messages paradoxaux d’une clarté à en faire oublier le paradoxe lui-même

    -Réussir à ((accaparer)censuré) plusieurs postes sur un chantier comprenant de multiples corps de métier, d’une en se liant d’amitié avec eux, de deux en se proposant au patron à des tarifs tuant la compétition, glisser à droite et à gauche des remarques plombantes pour que les travailleurs sur places entrent en « guerre » et donc au final obtenir la faveur du boss en même temps que ses ex-employés qui se sont entre-bouffés le bec ne se doutent pas de l’origine exacte et de leur conflit entre eux et de leur éviction par le chef

    -((s’afficher avec sa maîtresse en famille) censuré)

    -Rabâcher à son proche entourage qu’il a tout pour réussir en insistant sur ce qu’il est nécessaire de faire pour que ça passe du potentiel à la réalisation, avec comme bizarre résultat que cet entourage échoue de plus en plus dans ses entreprises

    -Passer d’un intérêt à l’autre, à chaque fois l’intérêt actuel prenant toute la place qui réduit les anciens à néant (finalement c’étaient des (XXXX), ça sert à quoi que je me décarcasse si les autres sont à la traîne etc etc).

    -être capable lors de soirée, en famille, entre amis, de soudainement sortir une phrase interdite, comprenant une grossièreté extrême mais au point que ça passe pour de l’originalité, ou alors tout aussi soudainement quitter la table pour aller s’allonger à l’écart sans plus de considérations et sans piper mot

    -Ne pas connaître de repos, si bien que lors de banales proximités obligatoires tels que des trajets en voiture on se sente à son contact comme pressé de dire des « choses intéressantes », du coup, cet empressement confinant à l’échec d’un discours digne d’écoute, c’est l’isolement qui l’emporte et l’on se cloître psychiquement comme dans une coquille protectrice (avec la hâte que le trajet se termine pour pouvoir souffler)

    – Manger (salement), en en faisant couler de partout avec en outre des bruits de suscions et de mastications sans entraves

    – Ne pas pouvoir s’empêcher d’adresser une remarque originale à n’importe quel inconnu croisé lors d’une promenade, ou à la table d’à côté au restaurant par exemple, cette originalité puisant souvent à la source encore une fois d’un non respect des règles de convenances (ex: on marche ensemble, on passe à côté d’une propriété, des gens y mangent et discutent à l’extérieur et il lance un « Ohhhh moins de bruit s’il vous plait », ou encore on croise un cycliste à qui il va dire « aller plus vite! »)… A ce sujet une fois je lui ai demandé s’il était incontinent verbalement, et je lui ai dit mon impression qu’à chaque fois qu’il agissait ainsi (sans jamais faillir à sa règle de remarquage) il pourrait tout aussi bien déféquer sur la voie publique que ça me ferait le même effet!

    – Sanctionner toute période de passivité de son entourage par toute sorte de reproches.

    Je crois qu’avec mon entrée en psychanalyse j’ai voulu prendre ma revanche sur lui: Un terrain intéressant mais où, cette fois, il serait à jamais incapable d’en comprendre quoique ce soit. ça explique un peu mon fort engouement pour la théorie psychanalytique, chose qui m’a lâché à l’heure actuelle, même si ça continue de m’intéresser et que je ne m’exclue pas la possibilité ultérieure d’un regain d’intérêt, qui forcément sera tout de même d’un tout autre regard (peut-être parce que justement il n’y aura plus celui de mon terrible père symbolique)

  • #2697

    xavier
    Admin bbPress

    De ce portrait paternel à charge, je retiendrai particulièrement le premier alinéa : « -S’étonner auprès de son entourage de ne jamais avoir pleuré une seule fois de toute sa vie. » Ce qui décrit l’indifférence totale de votre père à ceux qui l’entourent, avec comme corolaires son absence de culpabilité et son incapacité à limiter ses pulsions. Globalement on lit dans ce portrait son appétence pour les rapports de force, les conflits et le triomphe. il est bien décrit les pulsions primaires comme la haine qui l’habitent et parfois sortent de lui. Cependant la locution « pervers narcissique » est une convention professionnelle qui doit s’effacer devant les médecins qui seuls posent un diagnostic mais surtout laisser la place entière à votre père et votre relation si douloureuse avec lui. C’est ce que vous faites enfin. Votre père est votre père, il est soumis à des pulsions infantiles agressives, certes il échoue à son rôle de père symbolique mais se comporte plutôt comme un père archaïque de la horde primordiale qui accapare toute les femmes et tous les honneurs, en ne laissant la place à aucun autre et surtout pas à un fils qu’il traite en ennemi avec comme conséquence une angoisse de castration. Votre abandon progressif de la théorie, est un indicateur fiable de votre retour vers le réel et de votre capacité à tisser des relations avec autrui comme de trouver les mots pour raconter votre histoire personnelle. Vous allez mieux et cela nous réjouit le coeur.

    J’ai modifié certains passages de votre texte qui engagent notre responsabilité vis-à-vis des tiers

  • #2698

    manigairie
    Participant

    Mon père haït mon père, qui est-il alors? question bizarre, d’autant plus que c’est une question intérieure, en moi, ne concernant que mon père idéal et celui que j’imagine. Celui que j’imagine s’estompe puisqu’une réalité s’impose, et du coup mon père idéal n’a plus trop lieu d’être pour compenser le premier.. en vrac, en vrac, hypothèses, hypothèses

  • #2706

    manigairie
    Participant

    Bonjour Xavier,

    vous aviez écrit:

    Le fantasme peut surgir plusieurs fois par jour et devenir gênant. Il y a deux façons de supprimer un fantasme. La première est de parvenir a modifier ce qui en est la cause dans votre vie, cela se fait en consultant un psychanalyste ou en changeant votre cadre général de vie ce qui prend du temps. La seconde est de réaliser le fantasme, ce qui aura pour effet sa disparition immédiate et définitive, or attention ! les causes premières étant maintenues, votre inconscient peut réagir en créant de nouveaux fantasmes ou un autre trouble psychologique.

    Si le fantasme ne disparaît pas à sa réalisation, est-ce à dire qu’il est lui-même incomplet dans ma visualisation? De plus une dépression peut-elle être un de ces « autres troubles psychologique » apparaissant après réalisation d’un fantasme (toujours avec ce paramètre d’incomplétude)?

    Un déménagement associé à l’arrêt du tabac, entre autre, m’avaient effectivement libéré de mon fantasme.

    Pourquoi la culpabilité s’accoquine-t-elle avec la satisfaction sexuelle? Est-ce un moyen qu’a l’inconscient de s’assurer une punition permanente??

    Ignorants du paramètre inconscient, on peut soupçonner qu’à divers moments de l’Histoire, quelques humains n’aient rien trouvé de mieux que l’abstinence sexuelle menant à un relâchement partiel de leur sentiment de culpabilité ou de honte, leur permettant après coup de considérer la sexualité comme cause première du tourment psychique… ici la religion apparaitraît nettement comme un de ces fameux « autres troubles » survenant lorsqu’on élimine les causes secondaires.

    A vous

  • #2705

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Veuillez trouver ci-après un peu de théorie pour illustrer vos questionnements.
    -la dépression peut avoir deux causes distinctes : d’une part une cause endogène, par exemple lors d’une dépression liée à une pathologie mentale, d’autre part une cause exogène, c’est la plus fréquente, elle est concomitante à la crainte de la perte de l’objet d’amour et accompagnée d’une incapacité à prendre une décision. Pour ces deux cas la réalisation d’un fantasme n’est d’aucun remède.

    -La disparition d’un fantasme n’est pas automatiquement lié à sa réalisation, cependant lors de cette exécution sa disparition est fréquente. Il a disparu avec votre modification de vie, ce qui est sa deuxième cause principale de disparition. Le fantasme illustre comme un rêve une mise en scène symbolique de la captivité du sujet. Lorsque le contenu de ce message inconscient est très chargé en énergie, il peut traverser le préconscient lors de baisse de vigilance ou de phénomène de double tâche, par exemple la conduite d’une voiture. Le fantasme est une variante du phénomène du rêve, il fonctionne comme la soupape d’une cocote-minute. Si l’apparition, parfois sous forme de flashes du fantasme soulage vos tensions intérieures, il s’en suit immédiatement un sentiment de culpabilité proportionnel au soulagement obtenu. Si votre fantasme a disparu, c’est que vous allez mieux.

    -le principe de plaisir-déplaisir freudien est proche du principe philosophique « cause-effet » ou du principe scientifique « action-réaction » ou du principe juridique « pas d’intérêt, pas d’action ». Par exemple si vous exercez une pression sur un mur et que votre main ne le traverse pas de part en part, c’est que ce mur exerce une contre-poussée sur votre main. Semblablement chacun de nos passage à l’acte est motivé par une balance inconsciente entre ses valeurs de plaisir et de déplaisir. Ce qui peut tout aussi bien être traduit en termes de jouissance et de culpabilité. La sagesse populaire dit : « là où il n’y a pas de gêne, il n’y a pas de plaisir ». Fréquemment la cause inconsciente du plaisir ou du déplaisir est censurée, ne restant à la conscience que la cause inverse plus acceptable. Le rôle de la psychanalyse est de tout faire monter à la conscience, puis comme lors d’un bilan d’en examiner le mécanisme, l’origine et l’utilité psychique.

    -Enfin en matière sexuelle, si le plaisir accordé au Moi est interdit ou porte atteinte au Surmoi qui est l’idéal parental et sociétal du sujet, alors des sentiments de culpabilité peuvent être exacerbés. Selon le principe de plaisir/déplaisir, tout ce qui est agréable au Moi est désagréable au Surmoi et inversement. Lorsque cette mécanique des énergies psychiques s’emballe et a pour conséquence un risque de la perte de l’objet d’amour, elle peut déclencher un mécanisme dépressif.
    Cordialement

  • #2714

    manigairie
    Participant

    merci, ça va m’être difficile de faire quelque chose avec ça:

    Fréquemment la cause inconsciente du plaisir ou du déplaisir est censurée, ne restant à la conscience que la cause inverse plus acceptable

    A moins que j’ajoute ceci:

    … plus acceptable pour le deal inconscient/conscience, n’en déplaise FORTEMENT à la conscience seule

    ?

    Non parce que pour ma conscience, mon fantasme est aussi honteux que ridicule, il me gâche littéralement la vie, mais pour autant, comme il est ma seule voie d’excitabilité, sa satifaction impose sa loi à mon quotidien, qui par suite est pourri. Là où je repère ce gachi outre l’effet bizarre qu’il ne manque jamais de me laisser, c’est surtout dans ma spontanéïté, quasiment perdue.

    Il s’agirait donc de jouissance, puisque c’est un plaisir dont je me plains?

    Donc si j’en suis victime sur le plan de la conscience, je déduis en être coupable et donc auteur dans l’inconscient? Style une fois repéré, un violeur préfèrera adopter le statut de violé pour toujours? On en revient au pire qui protège d’un danger plus grand encore?

  • #2716

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie

    C’est clair : vous êtes ou vous avez été porteur d’un fantasme, ce qui peut être gênant voir handicapant. Il n’y a pas de d’arrangements ou d’accords possible entre conscient et inconscient. Ce sont deux planètes distinctes qui communiquent que par la voie du préconscient sous la forme de symboles et d’énergies psychiques, et ce presque exclusivement dans le sens de l’inconscient vers la conscience. Seul un excellent psychanalyste qui vous connaît très bien peut y faire rentrer quelques motions apaisantes en langage paradoxal lors d’une crise. Mais cela reste un don très rare. C’est bien tout le problème : un inconscient est inconscient et reste inconscient, il est inviolable. Pas même votre psychanalyste sait ce qui y est contenu. Mais avec son aide vous pouvez comprendre le sens de ses actes et ses manifestations diverses.

    Revenons à votre problème concret : Un fantasme vous indispose. Un fantasme se présente sous la forme d’images sexuelles incongrues, avec la puissance d’irruption dans le réel des hallucinations, la fréquence quotidienne peut être élevée et suivie d’intenses sentiments de culpabilité. La mise en scène du fantasme n’a souvent rien à voir avec le signifiant du message. Une erreur d’interprétation peut être à l’origine de l’échec de la disparition du symptôme à l’exécution du scénario du fantasme. Il faut revenir au fondamentaux de la signification de ce message qui vous est renvoyé à répétition. êtes-vous obsessionnel ? À la suite de quelles circonstances ce fantasme vous assaille le plus souvent ? Votre fantasme fonctionne-t-il comme un baromètre de vos tensions psychiques ? Il serait utile pour aller plus avant de me décrire votre ou vos fantasmes hors du cadre de cette discussion.

    Cordialement,

  • #2717

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,

    Vous avez écrit : « un violeur préfèrera adopter le statut de violé pour toujours ? » Le thème du viol revient régulièrement dans vos écrits. C’est un sujet très délicat à mener en consultation qui est a discuter prudemment par petite touche dès que le climat correspondant affleure dans vos propos, il faudra du temps, bien des précautions et le savoir faire de votre psychanalyste dans le cadre exclusif de votre transfert pour éclaircir ce point si vous en avez la volonté. Il n’est pas raisonnable de s’y pencher davantage sur le notre site.

    Il convient par ailleurs de faire ici un distingo entre
    -le fantasme qui est comme le cheval que le cavalier de la sexualité ordinaire chevauche sous toutes ses formes. Il s’agit d’une mise en scène érotique qui permet à la sexualité ainsi « transportée comme dans un rêve » de s’épanouir et d’aboutir à sa finalité qui est l’apaisement via l’orgasme. Ce fantasme est naturel, universel et indispensable à l’épanouissement sexuel des individus.
    -Tout autre chose est le Fantasme qui fait irruption et éventuellement nuisance dans la vie du sujet, quand bien même son thème serait le même que le fantasme naturel. Avec le Fantasme, nous pouvons regrouper les mises en scènes érotiques ou l’utilisation de fétiches, dont les grands principes de traitements ont été précédemment décrits.
    -Dans le cadre de la cure psychanalytique, l’exécution du Fantasme dans le monde réel peut avoir pour effet le déplacement du symptôme avec la disparition du handicap qu’il procure. Hors de ce cadre précis et préalablement préparé, l’exécution du Fantasme peut être subordonné à une motion inconsciente, on peut alors parler d’instrumentalisation du Fantasme. Dans ce cas, tant que se maintiendra cette motion qui utilise le Fantasme en vue d’autres finalités inconscientes que sa disparition, l’inconscient maintiendra captif l’instrument qui le satisfait. Pour bien analyser l’échec éventuel de l’exécution du Fantasme, il convient d’observer attentivement les conditions de sa réalisation ainsi que le résultat obtenu dans le monde affectif du sujet pour en connaître l’origine et la finalité. C’est au cours de l’analyse de cette motion que se découvrira la contrepartie de la honte et de la culpabilité c’est à dire la jouissance obtenue par l’inconscient lors de sa prise de pouvoir sur la tentative et les intentions conscientes du porteur du Fantasme à faire disparaître.
    -Enfin pour mémoire, nous citerons les Fantasmes sans contrepartie de culpabilité qui est le propre de certaines psychoses. L’absence de cette fameuse culpabilité interdit toute limite à la répétition de l’exécution du Fantasme ainsi que toute motivation à le faire cesser. Plus rien n’arrête la jubilation chronique du passage à l’acte qui est particulièrement dramatique pour les victimes des comportements agressifs ou létaux des pervers sexuels.

    Cordialement

  • #2771

    manigairie
    Participant

    Petit jeu:
    Je me demande quels souvenirs j’aurai: Au pire comme au mieux, si c’est seulement d’après cet énnoncé, je me souviendrai de moi me demandant quels souvenirs j’aurai! Donc comme j’ai ma réponse, on me dira que je peux alors changer de sujet? Oui mais si je changeais d’interrogation ma réponse toute trouvée ne serait plus valable. Or si je veux une réponse sûre je ne dois donc surtout pas changer ma question. Que reste-t-il? Et bien je vois que mon problème est d’être obsédé par les souvenirs que j’aurai.
    De là je peux commencer à chercher pour quels besoins cachés j’occupe mon esprit d’un si simple carcan, de quel(s) tourment(s) plus grand(s) ce tourment me protège-t-il? Est-ce seulement une protection? Ou à la fois une protection et une punition? Une punition qui protège de quoi? Lorsqu’un criminel est puni n’est-il pas soulagé de n’être plus poursuivi? Pourquoi ne pas envisager qu’il arrive à ne plus être poursuivi et ce, sans être puni? Parce que le mal est en lui et la loi aussi, et là où il va il transporte les deux! De ce fait la punition doit être permanente pour éviter une poursuite sans fins:
    Essayer de vous imaginer être deux personnes, l’une courant après l’autre qui la fuit!! C’est difficilement conceptualisable, encore moins vivable, donc ici la punition est presqu’une bénédiction. Il va de soi que la sorte de justice attendue ici n’est pas consciente; que celui qui vit cela n’a conscience tout au plus que de la conséquence obsessionnelle, voire du caractère absurde de celle-ci, absurdité renforcée par l’impuissance à y mettre un terme. Et pourquoi n’est-ce pas conscient? Me dirait-on parce que si cela l’était, il y’aurait une punition une fois pour toutes et le problème serait résolu, à l’instar d’un forfait condamné une fois. Mais ceci n’explique pas pourquoi ça reste inconscient, et oui, là ça dit juste que si ce n’était plus inconscient les choses se neutraliseraient, oui mais pourquoi justement quelque chose qui serait aussi facilement résolu si c’était conscient reste-t-il inconscient? Je voudrais ouvrir une parenthèse sur l’utilité du caractère absurde: D’un côté il redouble la punition du sentiment de l’injustice, (ce qui n’est pas pour déplaire au sur-moi?) et de la pire espèce qui soit, à savoir que comme le juge qui me l’inflige est invisible et sans nom, je serai tout naturellement armé pour le situer dans ce qu’on appelle le Destin… plutôt que de supporter cet anonymat absolu tel quel, d’où la déduction de la 2ème utilité du caractère absurde: En plus il fourvoie d’emblée toute recherche quant à sa source véritable. Voilà, j’avais envi de partager une distraction de mon esprit, distraction pas tout à fait obsessionnelle. Et puis c’est rassurant de soupçonner qu’on puisse en dernier recours mettre tout ça sur le compte de la génétique => la suprématie du corps sur l’intellect, ça soulage parfois, un bon repos résigné pour le guerrier psychique :)

  • #2775

    xavier
    Admin bbPress

    Bonjour Mr Manigairie
    Vous êtes notre auteur le plus lu, notre bestseller en quelque sorte, quoi que nous n’ayons rien à vendre sur ces pages entièrement gratuites. Vous avez parfaitement raison, il n’est d’imaginaire que ce qu’il y a dans la mémoire, ce pourquoi vos souvenir structureront encore longtemps vos comportements présents et votre avenir. C’est là le fondement même de la psychanalyse : inventorier le contenu de la mémoire. Le carcan de la névrose vous protège d’un effondrement psychotique. Cependant vos addictions passées ont accentué vos fragilités structurelles qui transparaissent chroniquement dans vos écrits sous la forme de dissociations partielles. Par exemple cette vision de personnes se courant après pourraient représenter certaines vos instances psychiques. Il serait judicieux de recenser vos messages semblables puis de voir dans leurs dates s’il se dégage une période. L’idée générale étant de prévenir par un traitement puis de régulariser votre humeur. Ne vous affolez pas, c’est léger et je pense qu’il doit être possible de réduire chimiquement le trouble que vous ressentez actuellement, et qui comporte des risques de rechute vers l’addiction. Dans ce cas il faudrait traiter simultanément l’addiction, vos névroses avec les états dépressifs qui l’accompagnent et votre légère dissociation chronique. Il est possible de vous stabiliser avec le retour vers une vie plus heureuse, c’est tout ce que je vous souhaite ainsi que votre prose garde son caratère si obscur mais aussi si poétique. Elle nous est agréable. Cordialement.

  • #2774

    manigairie
    Participant

    Danièle avait écrit:

    Freud voit la jalousie comme la clé de « la vie psychique, normale et pathologique ».

    Parmi toutes les déclinaisons possible du sentiment de haine, existe-t-il un lien commun à toutes, les rattachant de près et de loin à la jalousie? Ce qui revient à trouver: Qu’est-ce qui caractérise la jalousie des autres sentiments négatifs?

    et comme 2 ne se supporte pas sans 3: Quels sont les sentiments douloureux où il ne soit absolument pas question de l’Autre?

    (par ailleurs je ne met pas en doute que la jalousie puisse être constructive selon un dosage à jamais inconnu et qu’il s’agisse de… dans tel ou tel contexte)

  • #2784

    xavier
    Admin bbPress

    Cher Manigairie,
    Il convient ici de distinguer la jalousie de la haine.

    La jalousie est un sentiment naturel qui prends sa source dans une difficulté relationnelle ayant comme conséquences un risque de perte de l’objet d’amour. Les exemples les plus communs sont les jalousies enfantines en famille qui sont comme les prémices des jalousies sentimentales futures de l’adulte. La jalousie est aussi relative à un positionnement social ou hiérarchique. Souvent appelée « envie », elle est particulièrement exploitée dans les publicités audiovisuelles et demeure un puissant moteur de la compétition sociale y compris sous la forme politique, d’où l’expression de Freud.

    La haine est d’une autre nature, qui est d’être une pulsion inconsciente beaucoup plus archaïque et puissante. Associée à des délires de persécution ayant pour toile de fond un problème de jalousie ou d’envie dont le récitant est le porteur, la haine est la phase ultime du discours sous forme de « bouffées haineuses » qui sont des agressions verbales comportant de la violence mentale et un désir mortifère. La personne qui émet le délire perd provisoirement la conscience et son contrôle de sa personne lors de l’émission de la bouffée haineuse. Dans les cas les plus sévères, l’évacuation de la haine est parfois suivie de passages à l’acte violent. Les bouffées haineuses chargées de violence mentale font énormément souffrir la personne qui la reçoit comme une blessure qui pénètre son Moi et ravages ses instances psychiques, il faut parfois du temps à la victime pour se remettre du choc subi lors de ce genre de mésaventure.

    Pour résumer, la jalousie est relative à la possession d’objet, la haine est une pulsion porteuse d’un désir de mort, la jalousie et la haine peuvent être étroitement associées lors de certains comportements humains. La sentiment ordinaire de jalousie justifiée dans un couple est généralement porteur de fortes culpabilités.

    Quelle est la cause qui vous interpelle sur la jalousie ?
    Que voulez-vous dire par : « 2 ne se supportent pas sans 3 » ???

    Cordialement,

  • #2777

    Bidouric
    Participant

    Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais vos histoires de 2 qui ne savent pas vivre sans 3, je me demande si c’est pas un fantasme de mon mari, car toujours, je le soupçonne d’entretenir une autre liaison comme le prince Charles qui marié avec la belle Diana ne pouvait s’empêcher de courir après son laidron… Bref pour être bien à deux, il lui fallait vivre à trois ! Ce qui a fait craquer et fuir la pauvre Diana qui n’avait pas les mêmes goûts que la fée carabosse. Le jour du mariage elle avait tiré le mauvais numéro à deux bosses. Quel chameau !

  • #2791

    manigairie
    Participant

    bonjour, je remarque que vous avez mis « supporter » au pluriel, alors que je parlais du chiffre 2 ( = 1 chiffre). Mais pourquoi pas me pencher sur ce sens peut-être omis par moi, qu’il serait dommage de passer à côté:

    dans ces conditions évidemment, l’hypothèse de l’enfant (3) qui se sent indispensable pour ses parents (2) revient. Lorsque l’un des parents déexiste activement son conjoint ainsi que son enfant, le sentiment d’indispensabilité de l’enfant (auprès du parent « normal ») est un paliatif pour lui face au nihilisme qu’il subit… Et pour que cette indispensabilité soit efficace (son seul moyen de se sentir en vie vu les « racines »), il faut que quelque part en l’enfant soit apprécié que dure l’union pathologique de ses parents. Hypothèse sur moi donc. En aucun cas il conviendrait à mon trouble que le problème soit résolu, que ce soit par une séparation ou une amélioration de l’union parentale.

    Ce qui m’interpelle aujourd’hui dans la jalousie, c’est que ce mot puisse être mis à la place d’un sentiment d’injustice (sentiment qui a la particularité d’être renforcé lorsqu’il est mal traduit). D’une manière générale, la souffrance a tendance à être amplifiée lorsqu’elle est mise en mots par d’autres, car c’est fatalement réducteur. Il faut être sacrément doué pour que cette réduction ne soit pas perçue comme telle et favorise l’essor des mots du souffrant.

    Bidouric vous avez raison, les mathématiques sont à chaque fois une affaire personnelle. Et en affaire, les maths s’y connaissent

  • #2788

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    L’injustice et la jalousie ? Oui, c’est tout à fait cela : quand on entend un enfant crier à un autre « c’est pas juste ! » alors on devine rapidement que a dispute et les larmes vont suivre…
    Par ailleurs certaines personnes, hommes ou femmes peuvent avoir une libido fixée sur un double objet et même avoir une libido fixées sur deux objets rivaux. Littéralement, c’est lors de la dispute à son propos entre ses deux objets d’amour rivaux que ce profil se sent heureux et accompli ! Ce qui est généralement intenable dans la durée pour ses deux objets d’amour car ils sont d’un fonctionnement amoureux ordinaire.
    Cordialement

  • #2789

    manigairie
    Participant

    une personne peut avoir une libido fixée sur deux objets rivaux et c’est lors de la dispute à son propos entre ses deux objets d’amour rivaux que ce profil se sent heureux et accompli => ça allège la responsabilité tjrs en jeu d’être là, en même temps que ça introjecte en un seul bloc l’amour impossible de 2 pôles de même signe. Effectivement difficile de trouver son compte là dedans pour un bien être durable!

  • #2792

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Merci pour votre réponse, en effet il est difficile de faire durer ce genre de trio amoureux sauf si les intéressés ont chacun et réciproquement la névrose complémentaire, ce qui est exceptionnel. On observe une fixation libidineuse à deux têtes chez les sujets élevés par deux mères, par exemple la jeune fille au pair très affective et maternelle compensant une mère phallique au travail, ou encore un couple mère-tante ou mère-grand-mère. Cette fixation peut être exacerbée lors de répétitions d’abandons effectifs, voyage professionnel à l’étranger, mise en pension, changement de personnel domestique et provoquer de véritables drames à répétition pour l’enfant qui deviendra ultérieurement porteur de cette fixation libidineuse si particulière. Une fois cette fixation établie vers les 4-10 ans, c’est pour la vie… Un peu comme l’imprégnation des jeunes animaux sauvages élevés à la main d’homme au zoo qui prennent leurs soigneurs humains pour partenaires sexuels ultérieurs… Les humains sont aussi des primates et ne peuvent rien changer à ces fixations libidineuses, mais grâce à leur conscience et à l’aide d’un psychanalyste, ils peuvent parvenir à décoder puis gérer leurs comportements inconscients puis retrouver du bonheur. C’est ce bonheur recouvré que nous vous souhaitons. Cordialement,

  • #2793

    404
    Participant

    N’y avait-t-il pas une discussion avec un mec amoureux de deux nanas en même temps ? nom d’un macaque ! Ce qui est bien dans cette histoire comico-Darwinienne, c’est que les grands singes ont un harem, non ?

  • #2795

    Yoldose
    Participant

    ça va pas la tête espèce de satyre ! Je n’aime pas du tout qu’on me prenne pour une guenon. Vous êtes tous d’horribles phallocrates.

  • #2794

    zabulon
    Participant

    On se calme sur l’allégorie de Xavier, après tout les animaux sauvages vivent dans l’inconscient et s’en portent fort bien, sauf lorsqu’ils sont confrontés aux problèmes de conscience des humains… Gérer la relation conscient/inconscient d’analysant à analyste, voilà la noble finalité de la psychanalyse.

    ça va mieux les spams, ouf ! quelle galère pour obtenir du webmaster de placer un simple filtre digne de ce nom lors des inscriptions… Voilà enfin un problème bien concret qui est provisoirement réglé. Zab

  • #2800

    manigairie
    Participant

    La question sexuelle, celle qui s’attire les foudres de la censure la plus ténue, trouve naturellement d’autres voies d’expressions toutes fournies telles que l’argent! Pas étonnant qu’on trouve dans ce domaine les choses les plus sordides, qui paraîtraient moins tordues si on parvenait à les ramener à leur vraies causes?

  • #2801

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Quelles seraient ces choses sexuelles qui s’attireraient les foudres de la censure financière ? Merci de m’éclairer sur ce sujet, cordialement

  • #2802

    manigairie
    Participant

    Je ne peux pas vous éclairer plus qu’avec la foudre ;)

  • #2803

    manigairie
    Participant

    Une sexualité culpabilisante pourrait tout à fait se retrouver dans un penchant à la « générosité financière », par supposition

    une sexualité brimée qt à elle pourrait donner lieu à un profil avare .. etc je sais pas il me semble que ça peut se trouver

    je ne dis pas que l’un entraîne l’autre systématiquement, parcontre le symptôme lui (touchant aux finances) systématiserait volontier la cause, non?

    C’est ainsi qu’avares et généreux sont affublés d’un faux défaut ou d’une fausse qualité, peu importe, l’identification erronée qui en découle s’ajoute à leur handicap.

    enfin au feeling ça me paraît plutôt vrai

  • #2804

    manigairie
    Participant

    questionnement:

    Si d’un coup on ne l’avait plus, ce mal-être qui nous meut, mais nous serions éjectés vers la mort!? On en a besoin de ce mal-être pour survivre (je dis mal-être ou malaise) car on ne sait pas qu’entre survivre et mourrir il y’a vivre, c’est cette ignorance qui constitue notre mal-être salvateur, elle se traduit par lui.
    Ignorance = un savoir inconscient rempli de la certitude qu’il faut se battre ou mourrir, bien sûr, concrêtement, ça se manifeste dans toutes les nuances possibles et inimaginables.
    La survie, de nos jours = Le guerrier est bien là, mais il n’ya plus ou pas vraiment de quoi guerroyer, ça menace donc de retomber à la promesse contenue dans l’ignorance, ça amène de l’angoisse, et même ça se déclenche des petits conflits de substituts qui en ajoutent à l’angoisse, angoisse qui pourtant s’en trouve éphémèrement atténuée.. tout ça donne =>

    Le malaise!

    La psychanalyse est-elle un moyen pour que cette ignorance et toute sa redondance inconsciente ne passe pas de l’autre côté trop brutalement?
    1) C’est à dire qu’on ne se retrouve pas d’un coup (le déclic des suicidaires?) avec seulement d’un côté une survie qui n’a plus lieu d’être et de l’autre la mort.
    2) Ou alors la psychanalyse peut-elle être un moyen pour que cette ignorance commence à se traduire autrement qu’en malaise?

    Le sinthone, c’est 1) ou/et 2) ?

    (entendu que je dit « on » parce qu’il veut se cacher dessous… et moi là-dedans!!?)

  • #2805

    manigairie
    Participant

    Le malaise est un plaisir dans la culture

  • #2806

    manigairie
    Participant

    non mais vraiment, que serions nous sans notre malaise!? Et puis si par malheur tout va bien, il reste toujours les problèmes des autres…. oooouuuuuuuuuuf

  • #2808

    zabulon
    Participant

    Mr Manigairie, ça va pas fort votre malaise qui est fort bien décrit, si vos idées morbides apparaissent dès le matin, consultez votre psy habituel plus souvent, si elles persistent ou progressent envisagez une action chimique. Je vous souhaite courage et persévérance
    puis j’espère que ça va passer a+Zab

  • #2809

    manigairie
    Participant

    LOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOL

    euuh en fait ça va ami Zab!

    L’action chimique ça va faire 3 ans que ça dure, justement je suis en train de me sevrer et ma foi je reprends possession de moi comme jamais (et « jamais » a son importance!).

    La psychanalyse, les logiques retorses, tout ça n’est qu’un jeu. Pourquoi mon plaisir devrait-il absolument soulever chez vous des inquiétudes systématiques?

    Are you a robot sir? ;D

    bonne journée, content de voir que le site reprend un peu vie :) à très lentement!

  • #2810

    rosenoire
    Participant

    Manigairie vous etes quand meme un venard de semer l’inquiétude chez les autres .LOL

    Vous vous sentez bien plus que JAMAIS parce qu’en réalité vous avez gagné le jeu ?je suis assez heureuse de vous savoir ainsi.

    SI on vous disait qu’une personne pensait à vous très fortement et tous les jours , une personne qui ne cesse de demander apres vous cela vous ferait quoi ?Une autre personne qui viendrait s’ajouter à l’inquiétude de zebulon sauf que cette personne ne fait pas partie du jeu et qu’elle vous aime pour tout ce que vous pouvez être et non représenter …..

    A vous …..

  • #2811

    manigairie
    Participant

    je dirais que cette personne ne me connait donc pas.

    Ensuite il y’a une différence entre prendre plaisir à échanger, creuser, pourquoi pas philosopher aussi lorsque ça renvoie à quelque chose de douloureux pour permettre de continuer à dialoguer en restant dans le sujet d’une manière supportable et ne pas utiliser l’évitement si répandu consistant à faire tourner au débat (ça coupe stoppe en fait directement la conversation, la représentation gênante est mise de côté il en reste néanmoins tous ses affects que l’on peut voire s’exprimer par exemple entre 2 politiciens, donnant cette impression si on prend du recul qu’il y’a quelque chose de bancale ((entre les mots, et la hargne)) ). Une différence donc entre ça et « jouer à quelque chose dans un but de gagner ».

    Votre « fleur » s’en-trouv(r)e-t-elle, moins obscure?

  • #2815

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie

    « si par malheur tout va bien, il reste toujours les problèmes des autres » voici décrite la meilleure des motivations ! Il vous reste à lui trouver un emploi qui lui permette de sublimer son énergie tout en aidant les autres autant que vous-même.

    En matière de débats et des mots échangés, c’est uniquement les intentions, le ton et la cordialité du message qui comptent. Un chien s’y trompe bien moins que son maître ! Cordialement

  • #2816

    manigairie
    Participant

    Et je ne doute pas une seconde qu’au fur et à mesure du temps consacré aux sentiments personnels qui nous régissent ainsi qu’aux hypothèses concernant des logiques de fonctionnements des autres, nous soyons en train de devenir de fins limiers (tout en conservant notre si belle capacité à faire fausse route, encore qu’une fausse route au sujet des autres soit inévitablement une bonne piste pour soi-même) ;D

    Serions nous des passionnés du traumatisme de la langue?

  • #2817

    rosenoire
    Participant

    Bonsoir Mr Manigairie

    Vous m’avez répondu que cette personne ne devait vraiment pas vous connaitre pour penser à vous .
    Cela signifie que vous connaitre engendre forcement une fuite ?

    Vos ecris me font penser à une chose , vous me permettez de l’ écrire sans vous sentir offensé ou agressé car en toute sincérité je suis en roseblanche ….

    PS : Mes salutations à MR Xavier ,toujours agréable de vous lire ….

  • #2818

    manigairie
    Participant

    Vous m’avez répondu que cette personne ne devait vraiment pas vous connaitre pour penser à vous .
    Cela signifie que vous connaitre engendre forcement une fuite ?

    Non, vous m’aviez dit qu’une personne m’aimait non pour ce que je pouvais représenter mais pour ce que je suis tout simplement, (relisez-vous) un mystère plane donc puisque ici je ne connais personne, c’est pour ça qu’il m’a semblé évident de souligner qu’une personne fictive ne puisse réellement me connaître, et encore moins m’aimer pour ce que je suis ;)

    De plus s’il s’avérait par le plus grand des hasard que cette personne fictive soit vous, là encore mon affirmation tiendrait ne serait-ce que par la définition même de « rose blanche »:

    « Un coeur qui ne sait pas aimer, qui ignore l’amour ».

    Pour finir, s’il y’avait quelque chose de tout à fait personnel, je ne vois pas ce que cela viendrait faire sur un forum de psychanalyse, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé l’étalage du privé sur la place publique. Je suis ici pour échanger sur des logiques psychiques, des notions, de tps en tps je me sers pour exemplifier d’affects personnels, si maintenant cela devait prendre une autre tournure, alors il y’a pour cela les mails, voire le téléphone. Mais ici NON.
    Merci

  • #2819

    rosenoire
    Participant

    Bonjour ,
    Soyez rassuré il n’est absolument pas question de moi.

    J’avais besoin de votre avis sur un certain point car en vous lisant vous avez certains points communs avec une personne et j’avais besoin en quelque sorte de votre réponse qui aurait été considérée comme un conseil .

    Désolée pour l’intrusion ,si vous avez un mail à me communiquer ….

    Roseblanche c’était pour répondre à votre question précédente ,pureté amitié …

  • #2820

    manigairie
    Participant

    Avez-vous reçu mon mp? Vraisemblablement il y’a un disfonctionnement par la voie de ce site.

  • #2821

    rosenoire
    Participant

    Oui oui bonsoir , votre message est bien arrivé….

    Bonne nuit .

  • #2822

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie,
    Je suis rassuré de lire que vous jouez avec la psychanalyse, j’entends par là qu’une jubilation est aussi une reconstruction du Moi. Tant que votre babil reste bien distinct de la réalité des symptômes alors tout va bien ! Je lis plus haut le mot d’esprit Lacanien « synthome », qui n’a eu aucune suite théorique mais a donné bien du fil à retordre à ses adeptes. Le grand homme était un excellent praticien qui savait faire en public d’initiés lors de ses conférences spectaculaires la différence entre les jeux de mots psychanalytiques, la créativité des poètes, le délire des psychotiques et la douloureuse réalité des symptômes. Cependant restons dans votre jubilation et ce plaisir qui nous réjouit.

  • #2704

    Yoldose
    Participant

    Incroyable vous semblez féliciter ceux qui se réjouissent du malheur d’autrui et jouent de leur propre malheur comme un enfant avec un hochet ??? Webmaster, je suis choquée ! Et puis cette histoire de jubiler me fait plutôt penser au Grand Jubilee de la Reine d’Angleterre ! Bon c’est la rentrée et ça commence bien !

  • #2823

    manigairie
    Participant

    En tout cas je ne me réjouis pas du votre, il aurait comment dire, toutes les caractéristiques d’une toile d’araignée culpabilisante.

    Vous gaspillez ici une précieuse énergie que vous consacrez habituellement à votre grand combat contre la gente masculine, allons, ne perdez plus un instant, la vie est si courte: Foncez vers votre potin favoris, courage, au bout il y’a la médaille (et peut-être aussi son revers oh la la quelle aubaine!!).

    Bisou

  • #2824

    xavier
    Admin bbPress

    Cher Mr Manigairie
    L’idée de votre site plein d’humour me ravi ! C’est très amusant, et puis Internet c’est fait pour cela ! J’entrevois une difficulté : comment ne pas être confondu ou catalogué avec les sites érotiques ou plus pornos ? Il faudra bien gérer cela avec votre webmaster lors du référencement. Si vous désirez faire un forum, il faudra aussi gérer les inscriptions gênantes. Vous avez-bien vu qu’un gros barrage anti-spams porno sur psychanalyse.com a limité la spontanéité des messages. Cordialement

  • #2825

    manigairie
    Participant

    Ah! ok et merci, votre réponse est un peu comme un feu vert pour moi :)

    Bonne route

  • #2842

    manigairie
    Participant

    L’univers est comme une tresse: Chaque recoupement, ou noeud, est aussi bien une divergence de départs qu’une convergence d’arrivées.
    En somme, une mystérieuse allitération en « verge ».

  • #2844

    Sumo
    Participant

    sexy!

  • #2846

    manigairie
    Participant

    N’est-ce pas!? :D

    La psychanalyse, je sais pas, aujourd’hui plus qu’hier est une chose que je vois comme une chirurgie spéciale des mots, comme si les mots étaient faits de chair, de sang et d’os, et comme pendant toute opération bénine sans anesthésie, en même temps ça palabre, ça intellectualise, ça dérape, ça plaisante, bref ça parle soit disant de tout et de rien. Ici ce qui d’habitude sert de substitut à une anesthésie pour ne pas penser à ce qui est en train de se passer, est au coeur du problème. Pour préciser ma métaphore je dirais que c’est une opération qui se fait d’elle-même, ce « elle-même » désignant le singulier binôme patient/psy. Ici plus que pour toute autre intervention, déjà que celle-ci a pour différence de s’effectuer d’elle-même, on ne sait pas ce qu’on opère, sur quelle éventuelle partie du corps, le psy sait que nous ne savons pas que nous savons et c’est tout ce qu’il sait, encore qu’il n’en fasse même pas le pari!? Au bémol près qu’à la différence d’un pur ignard, il a un savoir personnel très large mais qu’il autorise à se mobiliser de lui-même, son savoir est vivant, et n’est plus comme une marre inerte dans laquelle le savant chercherait constamment à y retrouver son reflet.

    Il y’a comme des lamelles finement détachées les unes des autres ici, superposées là-bas,

  • #2850

    xavier
    Admin bbPress

    Mr manigairie
    Que cela est joliment décrit. Lamelles ? relisez le livre de Job et notamment le passage où sur son tas de fumier il gratte sa peau avec un racloir jusqu’à l’os… ou jusqu’à la substantifique moelle de Montaigne ? Bien à vous

  • #2873

    Anonymous
    Participant

    LE PSY NE PEUT ÊTRE DIEU ET NE POURRA JAMAIS ETRE A L’EGAL DE DIEU.
    D’AILLEURS NOUS LES CROYANTS, NOUS DISONS AIDE-TOI LE CIEL T’AIDERA.
    UN PSY NE PEUT QUE VOUS AIDER, MAIS CROIRE EN DIEU EST FONDAMENTAL !
    IL FAUT TOUT S’OUBLIER SOI MEME ET RENDRE SERVICE MEME AU TRAVAIL
    ET VOUS OUBLIEZ EN PARTIE VOS SOUCIS. VIVEZ HEUREUX A L’INSTANT PRESENT !
    QUE DIEU VOUS BENISSE ET VOUS CONSOLE !

  • #2874

    manigairie
    Participant

    très intéressant!

    Vous qui y croyez, vous voulez qu’il nous console…. de nous avoir crées ?

  • #2875

    zabulon
    Participant

    eh oui ! si seul Dieu console, un psy n’est-il pas pour l’analysant à l’image de Dieu ?

  • #2876

    henriette
    Participant

    enfin Mr Alpha, voici quelqu’un qui parle vrai sur ce site ! La charité bien ordonnée commence par soi-même, aide-toi et le ciel t’aidera, voila qui est la meilleure des réponses car Dieu y pourvoira. prions, car tout le reste n’est que du bavardage !

  • #2877

    ketchup
    Participant

    tous aux abris !
    la grenouille de bénitier est de retour avec son goupillon !

  • #2878

    manigairie
    Participant
    zabulon wrote:
    eh oui ! si seul Dieu console, un psy n’est-il pas pour l’analysant à l’image de Dieu ?

    D’ailleurs il pourrait paraître évident de penser que l’analysant non croyant sait ne pas avoir été crée par son psy. Et pourtant, je suppose qu’une part de son esprit puisse en douter, traduisant alors que les choses commencent à aller mieux mais qu’il est encore trop frais pour cesser les séances ombilicales.

    mdr Ketchup, au sujet de la grenouille de bénitier, il est préférable d’entendre
    le « croa-sse-ment », après il ne reste plus qu’à apprécier ou pas le son émis.

  • #2879

    henriette
    Participant

    vous m’amusez jeunes gens, un psy se prend pour Dieu ? tous des gourous ! Honte à vous et à leurs adeptes sectaires

  • #2880

    manigairie
    Participant

    Ce qui vous amuse vous fait honte?

    Ah! Non! Pardon, c’était une imprécation d’Henriette… 1 souhait de malheur, 1 !!

    Avec ou sans Ketchup?

    Henriette, on plaisante, pour l’assaisonnement c’est selon votre convenance. Par contre je me permet de vous dire que vous n’avez rien d’une Henriette non, vraiment, vous ne méritez pas ça!

  • #2881

    zabulon
    Participant

    réduire une charmante croyante en rillettes ? allons, allons …
    et puis c’est les corbeaux qui croassent
    et non point les grenouilles de bénitier si férues en coassements,
    je résume, croa croi ! non et coa quoa ? oui. a+zab

  • #2884

    manigairie
    Participant
    zabulon wrote:
    réduire une charmante croyante en rillettes ? allons, allons …
    et puis c’est les corbeaux qui croassent
    et non point les grenouilles
    de bénitier si férues en coassements,
    je résume, croa croi ! non et coa quoa ? oui. a+zab

    .. j’oasais pas le dire

  • #2961

    manigairie
    Participant

    En amour..

    « Si un jour grand malheur a fait irruption dans ma vie alors je peux dorénavant aimer sans craindre ainsi que voir toute relation cesser sans craindre davantage: Don* et/ou perte ne changeront pour ainsi dire rien au cours de mon existence. »

    « Si je n’ai jamais vécu profond tourment alors! Alors!! Alors je peux craindre d’aimer en craignant la cessation de toute relation: je ne suis pas prêt à perdre et donner** sera tout au plus un leurre de ma personne »

    *un vrai don est un gain qui s’ignore

    **donner lorsque ça n’est pas un don de soi, c’est comme tendre un moignon à un manchot

    BREF: Difficile de ne planer qu’avec des fées-sciées o_O

  • #2962

    zabulon
    Participant

    ça c’est de la pensée paradoxale ! bravo a+ zab

  • #2982

    manigairie
    Participant

    Et puisque (par exemple) contempler, observer, étudier, filmer, photographier, dessiner l’affairement des fourmis autour de leur nid peut avoir un effet thérapeutique, c’est bien qu’il existe autant de cas humains que de thérapies singulières. Si on compare, disons les centaines de thérapies reconnues, établies, proposées ou préconisées sur le “marché psy“ au nombre inconnu mais réel de toutes les thérapies probablement ignorées du plus grand nombre… Cela revient à admettre le déni et donc l’imposture de celles, je dirais “prêtes à l’emploi“. C’est à soi de trouver sa thérapie et la probabilité est immense qu’on ne puisse pas la trouver pré-écrite dans quelque manuel ou cabinet que ce soit.
    Une thérapie doit associer à son effet anxiolytique celui de la revalorisation par le biais d’action(s) où l’on se sent suffisamment pleinement investi.

    La psychanalyse ne devrait donc pas être une thérapie mais le chemin le plus court pour trouver sa propre thérapie. En quelque sorte la thérapie serait plutôt la porte de sortie d’une psychanalyse “réussie“.

  • #2983

    Sumo
    Participant

    Si la psychanalyse est une thérapie « sur mesure », alors c’est bien vu.

  • #2984

    manigairie
    Participant

    Le nombre de vues augmentant de pair avec mon dégoût pour ce qui tend vers toute forme de célébrité j’ai quasiment cessé d’écrire. Jusqu’au déclic. Pas celui qui permet de se détacher d’un tel effet névrotique, pas plus que celui qui laisse apparaître la page blanche comme une infinité soudaine de motifs et décors si entrelacés qu’on y avait vu qu’une opacité démotivante. Non! Henriette, s’il te plait, arrêtes d’enchainer clic et rafraichissement à tour de doigt: Le nombre de vues n’est significatif que s’il reflète le nombre de personnes différentes qui ont cliqué sur le post et l’ont lu! Mais enfin, mon aversion pour le top rank étant bien là, soulagé je me retrouve à écrire ceci, un écrit qui me mène en droite ligne vers ce blocage qui m’apparaît beaucoup plus authentique: La page blanche, celle éventuellement dédiée aux tags symbolisant la frustration acceptée, captant l’instantanée d’une impulsion littéraire s’étouffant convulsivement dans l’oeuf, le miroir hagard de ne plus réfléchir, la vierge qui attend qu’on se s’(é)penche sur son cas fin prête à se détourner promptement pour le jour d’une telle rencontre.. Bref: Livrez-vous à la bête noire de l’écrivain, cessez de fuir taisez vous en toute confidence. La ronde des silences, c’est elle qui la bouclera..

  • #2985

    manigairie
    Participant

    Comme vous je connais cette folie, cette souffrance, cette curiosité, cette incompréhension et cet ébahissement d’être, seul dans sa tête, vivant en soi. C’est, en fait, le phénomène le plus bizarre au monde pour qui observe ce dernier. Provocant à la fois comme un décalage et un recadrage psychotique. On pourrait presque se consacrer corps et âme exclusivement à ça pour combler tous les besoins, et toutes les recherches. S’en contenter « dès qu’on l’a » jusqu’à la mort sans plus manger boire et dormir.

    Un ami réagit: « Je ne sais vraiment pas comment répondre à tout ça, je crois que si je me tirais une balle dans la tête je serais plus proche de ce point de vue Lol ! « 

    à qui je répond: « Mdr exactement! Mais ce serait un suicide alors que vivre pleinement sa vie au sens de la dédier à cette sensation que nous avons, aurons, tous (eu) de près ou de loin, devrait seulement durer quelques jours de plus et j’insiste sur «  »seulement » » . »

    Quand on chope ça quelque soit l’âge, si on est sincère la vie commence alors seulement et vraiment. Au point que même les priorités vitales deviendraient superflues, à l’instar de trouver sa place dans une société. Toutefois une frustration due à la mise à l’écart de ces impératifs que sont boire dormir et manger ne devant pas entâcher ce plein et singulier sentiment métaphysico-introspectif, admettons qu’on laisse à ces impératifs une juste place pour un ressenti optimal du phénomène: On rallonge donc encore de quelques jours ce sacré temps de vie pleine (d’aucune norme dirait que ce sentiment devrait advenir sur le tard, que seuls retraite ou maladies incurables en soient le déclic politiquement correcte, humainement admissible?). Mais ce profond sentiment est sur chaque chemin distribué je dirais, aléatoirement. Tellement qu’il serait quasi utopique d’en vouloir soutirer une règle mathématique. Que font elles encore sur notre chemin ces priorités vitales si on s’en réfère au sentiment absolu auquel je me réfère depuis tout à l’heure, quand celui-ci advient? Elles nous laissent plus de temps pour le pénétrer, pour qu’il pénètre en nous. La question est: voyant l’importance de priorités vitales devenues pourtant largement secondaires, pourquoi ne pas accorder jusqu’aux choses totalement superflues un rôle tout aussi primordial dans le recentrement de cet « être là ». On part de cette rencontre avec l’hallucinante révélation d’être en soi, d’être là, qui devrait nous plonger soudain dans une vie aussi riche que brève, or on constate rapidement la présence de facteurs biologiques qui parasiteraient une telle densité s’ils étaient mis de force sur le banc de touche et le deal qui en découle pour altérer le moins possible cette densité phénoménale aboutit à l’acceptation d’une vie de tous les jours. Très peu aisé de soutenir d’un côté cette magie d’être là dans son corps telle une entité à l’identité indécelable et de traverser ce parcours jalonné d’identités qu’on se plaque, qu’on nous plaque, un Tout superficiel voire artificiel entravé par le doute que ce dont on se croit étiqueté ne vienne in fine que de soi ou que se dont on croit s’étiqueter relève d’un placardage de l’autre. Comme vous j’hallucine d’être en moi et j’aimerais le crier au monde entier: Cette pure réalité est totalement irréaliste et réciproquement. Je vous l’accorde bassement, ce questionnement est comme une drogue dont je dois me défaire! Car il est précisément l’intellectualisation polluante de mon éprouvé qui lui, en l’occurence, se contenteraient volontier de lui-même. A ceci-près qu’au sein de mon éprouvé j’ai comme l’urgence de vous y sentir présents. Sérieusement, pas vous? Vous n’en êtes pas à vous demander ce qu’il s’y passe, chez l’Autre ? Comment peut-il vivre lui-même dans l’anonymat de son propre bouillonnement intérieur sans que ça ne le déborde assez franchement pour n’en rien bredouiller?

  • #2986

    zabulon
    Participant

    Mr Manigairie
    certes, il y a du bel effet littéraire, cependant je vous sens empli d’une immense solitude. Qu’y a-t-il de changé dans votre vie ? à vous lire

  • #2991

    manigairie
    Participant

    Reste à savoir pourquoi la culpabilité protège la source douloureuse, comme s’il en allait de la survie de cette source à ne pas être démasquée.

    Exemple: seul, à haute voix et sans les nommer, je me surprend à insulter des gens que j’affectionne. J’éprouve une immense culpabilité dans le même temps.
    Puis je trouve une curieuse ressemblance entre le profond malaise dû à cette culpabilité et celui généré en m’imaginant des scènes où inversement ce sont ces mêmes personnes qui me rejettent.
    Ca m’amène sans réfléchir à superposer ces deux situations et je sens bien que lorsque je fustige ainsi de vive voix je joue le rôle de l’autre aimé qui me réprouve soudainement. La culpabilité éprouvée était donc une mascarade.
    Il est peut-être moins douloureux de culpabiliser que de se sentir rejeté. Il vaut mieux un moindre contrôle que pas de contrôle du tout ! Mais tout ça devrait être maintenant terminé si cette mise à nu n’est pas juste un nouvel habillage.

  • #2992

    zabulon
    Participant

    mR MANIGAIRIE,
    celui qui joue ou met en scène sa propre histoire va déjà mieux;
    c’est très bien de commencer à protester de votre enfance si
    maltraitée et mal aimée. Avez vous essayé un psychodrame ?
    ou tout simplement le théâtre ? Zab

  • #2993

    manigairie
    Participant

    Mon Inconscient serait une conscience autonome mais plus semblable à celle d’un autre dont, par conséquence, je pourrais seulement deviner l’existence et soupçonner le contenu.
    J’appellerai ø cet autre.
    Entre ø et moi qui est le plus conscient de la conscience de l’autre ?
    Est-ce l’existence de ø qui est prisonnière d’être contenue en moi ou la mienne qui est prisonnière de le contenir ? Mais peut-être est-ce un emprisonnement alterné ?
    A moins que je ne puisse imaginer cela autrement qu’en terme d’alternance, à l’instar de la relative difficulté à conceptualiser la face unique du ruban de Möbius ?

  • #5775

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Nous venons de mettre à jour votre forum favori, merci de nous faire part de vos remarques ! Est-ce que votre messagerie met du temps à charger ? a+ Webmaster

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par  xavier.
  • #5777

    manigairie
    Participant

    Cher Xavier, qu’il m’est agréable de vous relire depuis tout ce temps !

    Comment allez-vous ?

    Avez-vous une approche différente concernant ce titre qui nous questionne ?

    Pour la mise à jour, la scansion en plusieurs pages donnait plus d’efficacité pour se souvenir d’un message particulier.

    Le nombre de vues n’est plus visible et/ou n’est plus relevé. Outre de raviver l’égo, ça avait le mérite de donner une idée sur l’attrait exercé par sujet … sur le sujet ?

    Sinon les couleurs ont, je trouve, le rendu que l’on pourrait attendre en visitant une usine désaffectée des années 70 😀

    En fait, je ne suis pas certain que ce changement augmente les chances d’intéresser les gens sur l’aventure qu’est une psychanalyse. Mais mon impression que c’est plus froid a peut-être trait avec l’inéluctable préférence pour ce qui est habituel. Or ce site n’est habituel que pour celles et ceux qui y sont coutumiers. Pensons un peu à celles et ceux qui le consultent pour la première fois ? Il faudrait qu’ils puissent avoir dès leur première visite un aperçu de cette mise à jour et de l’ancienne…. ce serait alors eux les meilleurs conseillers, non ?

    A bientôt cher ami

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