J’ai des crises de colère

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Ce sujet a 66 réponses, 18 participants et a été mis à jour par  Hell-O, il y a 1 an et 5 mois.

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  • #353

    Hell-O
    Participant

    Bonjour à tous,

    Comme me l’a suggéré l’administrateur, Xavier, j’ouvre ma propre discussion.
    Ce qui a été dit :

    Hell-O wrote:
    Bonjour à tout le monde!

    Voilà je viens ici pour poser une question et éventuellement essayer de trouver une réponse.

    Je voulais savoir d’ou pouvaient provenir les « crises » de colère d’adulte?

    Je m’explique en gros. Je suis une femme de 24 ans et j’ai depuis toujours (il me semble) des crises de colère/hystérie et j’en suis consciente, cependant il m’est impossible de contrôler. Et je m’en prends au « gens », souvent mon fiancé subit les frais.

    Pourriez-vous m’aiguiller svp?

    Amicalement.

    xavier wrote:
    Bonjour et bienvenue sur notre site, pourriez-vous nous en dire un peu plus en nous décrivant les circonstances de votre dernière colère ? Surtout ce qui s’est passé depuis le début de journée jusqu’à la colère puis ce que vous avez ressentie pendant ces moments. Cordialement Xavier Webmaster
    Hell-O wrote:
    Bonjour Xavier et merci pour votre réponse.

    Alors pour ce qui est de la dernière crise, rien de particulier ne s’est produit avant. C’étais un matin, j’emmenais mon fiancé au travail (c’est sur mon chemin), on écoutait la radio et puis il m’a dit quelque chose mais j’ai pas compris alors je lui ai demandé de répéter et lui en tournant la tête m’a dit que non et que de toute façon il savait plus ce qu’il voulait dire. C’est parti de là. Je me sentais frustré et j’ai explosé de manière carrément hystérique, je me suis rangé sur le côté et je lui ai fait ma crise. J’avais pourtant passé une bonne nuit et il n’y avait rien de spécial avant qu’on parte, on parle pas beaucoup le matin.
    Hormis ces crises, je m’entends relativement bien avec lui.
    J’en avais aussi lorsque j’étais gamine. Pourtant mes parents sont vraiment très gentils les 2 et m’ont donné tout leur amour.
    C’est vraiment embarrassant quand je fais crise car je suis consciente, même sur le moment. J’ai envie de m’en excusé sincèrement et j’ai envie de dire que ça ne se reproduira plus mais la fois d’après je n’arrive pas à me contrôler. Et plus je sens de la passivité de la personne en face, plus ça me met hors de moi.

    Merci de m’écouter.

    xavier wrote:
    Bonjour Hell-O
    Vous avez bien fait de nous consulter. Pourriez-vous recenser les difficultés de toutes natures que vous avez rencontré durant les 3 jours précédent cette perte de contrôle. Y-a-t-il eu des conséquences amoureuses après cet incident ?
    Par ailleurs, je vous propose de faire un petit travail d’enquête pour comprendre ce qui se passe dans votre discussion en cliquant sur la droite du bandeau beige et sur les caractères bleus « nouvelle discussion », puis rédigez votre titre par exemple : » j’ai des colères « , puis votre texte, et voilà ! Cordialement, Xavier Webmaster

    Alors pour les 3 jours qui précédaient la dernière crise, difficile d’y penser mais je vais essayer…
    J’ai eu une amende récemment, il est bien probable que je l’ai reçu dans la période des 3 jours avant, je n’ai encore rien dit à mon conjoint par contre. Il y a eu le paiement de mon salaire et ce qui va avec, c’est à dire une montagne de facture à payer. Mais l’argent n’a (à mes souvenirs) jamais été une source de dispute avec mon fiancé plutôt au contraire je dirais. Quelque source de stress, comme les commissions (ou éternelle réflexion sur le sujet, quoi et surtout quand), le ménage et tout ce qui concerne l’appart, les petits « trucs » inachevés comme par exemple pour mon amende cité plus haut, prendre contact pour un paiement en 3x, prendre contact avec mon assurance voiture pour une lettre que j’ai reçu sur ma police d’assurance.. Il y a peut être eu 2 ou 3 petits trucs au travail qui m’ont énervé sur le coup, comme par exemple un mauvais entretien téléphonique, une mésentente avec un collègue (il y a pas si longtemps j’ai fais une crise à un collègue à qui j’en avais déjà fait une, mais pourtant je m’entends assez bien avec). Sinon je crois qu’il y a rien eu d’autre de particulier.
    Alors pour ce qui est des conséquences amoureuses, non il n’y en a pas eu. Ou du moins rien de trop grave à mon avis. Lors de la dernière, pour me remettre en circonstance, il y a eu un froid le reste de la matinée, au fond de moi j’étais très énervé pour ce qui s’est passé et j’étais frustré d’avoir eu de la passivité de la part de mon fiancé. J’étais pleine de mauvaise adrénaline qu’il fallait que je sorte, la 10aine de café n’a pas suffi, les 100 tours du batiments non plus. Je voulais lui faire part de ma colère mais avant que j’ai eu le temps, juste avant midi, il m’a écrit un petit message, un simple « je t’aime » sans rien d’autre et ma colère est descendue.

  • #1635

    xavier
    Admin bbPress

    Bravo pour l’ouverture de la discussion. J’ai un délicat problème d’identification par la grammaire, sauf erreur de ma part vous parlez de vous et de votre fiancé au masculin ??? merci de me préciser vos sexes respectifs. Et puisque nous y sommes de son âge.

    À nouveau lors d’une indifférence à votre endroit une explosion de colère vous est tombée dessus sans que vous puissiez reprendre le contrôle. Puis votre fiancé a offert un premier pas vers la conciliation. En revivant ces émotions intenses, vous vient-il à l’esprit un autre exemple de frustration ou de colère ? Cordialement, Xavier

  • #1636

    Hell-O
    Participant

    Pas de soucis, alors je suis une femme de presque 25 ans et mon fiancé quant à lui est un homme de 30 ans.

    Oui c’est exactement ça.
    Il y a eu une fois, ça s’est commencé par une simple négligence de la part de mon conjoint, il avait oublié de ranger quelque chose/laissé trainer quelque chose, alors que ça m’arrive aussi et même très souvent, mais il m’en a fait la remarque quelque fois et peut être je voulais me venger inconsciemment? Ou une fois un collègue a touché mon croissant avec ses mains nues et je lui ai fais une crise, moins violente que chez moi mais tout de même. Ou par exemple si je parle de mon argent avec ma maman, j’ai souvent des poussées de colère.

  • #1637

    xavier
    Admin bbPress

    Ah, oui tout de même, c’est embarrassant quant cela déborde au travail. Mmmmmh, y-a-t-il eu un contentieux financier familial ancien ? et plus précisément un divorce ou une succession difficile ? a+XW

  • #1638

    Hell-O
    Participant

    En effet c’est embarrassant au travail mais heureusement que ce n’est pas arrivé très souvent, peut être 1 voir 2 fois contre quelqu’un, et 2 ou 3 fois contre « le vent ».

    Alors à mes souvenirs non. Ma famille a toujours eu ce qu’il faut pour vivre mais vraiment sans plus donc jamais beaucoup d’argent. Il n’y a non plus eu de divorce, en tout cas pas dans ma famille direct mais par exemple ma tante oui, elle a eu un divorce mais j’étais petite et ça ne nous a pas directement touché. Jamais eu de succession non plus. Il n’y a jamais eu d’enjeu pécunier dans la famille.
    Ma mère, de part son enfance financièrement assez pauvre, économise au maximum l’argent, elle veut que sa famille vit plus aisément. C’est pour celà qu’il est difficile de parler argent avec elle et souvent je m’emporte.

  • #1649

    xavier
    Admin bbPress

    Replacez-vous dans l’émotion qui précède ou suit une colère. Laissez les émotions vous envahir. Avez-vous assisté à des scènes ou des reproches relatifs à l’argent entre vos parents ? XW

  • #1639

    Yoldose
    Participant

    La colère est mauvaise conseillère, et puis chez nous, les problèmes d’argent, c’est avec le père de famille que cela se décide car il va en parler avec les hommes et les anciens. Avec sa maman on ne fait que transmettre l’info. Comme cela il y a moins de disputes entre femmes, n’est-ce pas ? Yoldose

  • #1657

    Hell-O
    Participant

    Bonjour,

    Alors non, je n’ai jamais assisté à une scène entre mes parents relatif à l’argent. C’est très rare de voir mes parents qui se disputent, ils sont très proche.
    Par contre ma mère me fait parfois des reproches quant à mes dépenses et sur le fait que je n’économise pas.

  • #1658

    xavier
    Admin bbPress

    Merci pour votre patience, nous cherchons ensemble, il se peut que ce soit long, accrochez-vous. Avez-vous été confiée à une parente, placée en nourrice, en pension ? Cordialement, Xavier Webmaster

  • #1661

    Hell-O
    Participant

    Re-Bonjour,

    Non jamais. Par contre, durant mon adolescence, ma mère voulait me placer en foyer d’accueil car j’étais une ado difficile, en plus de mes crises de colère, la crise d’ado qui amplifiait le tout, j’étais très aggressive, encore plus que maintenant car tout me posait problème.

    J’ai toujours été différente. Durant les premiers temps de mon adolescence, l’école dans laquelle j’étais, m’a envoyé en « thérapie », c’était en faite une sorte d’association d’aide pour les jeunes en difficulté, autrement dit, pour la « racaille » de la société, encadré par des psychologue. Nous étions 10 jeunes de moins de 18 ans et j’étais la seule femme. Cette « thérapie » s’est faite sur une période d’un an, à raison d’une rencontre en groupe par semaine, une rencontre personnelle par mois avec deux psychologue et une sortie activité un samedi par mois.
    Franchement en temps passé, je savais pas vraiment pourquoi on m’avais envoyé la bas, je me souviens plus si j’avais eu le choix ou non car je sais que pour beaucoup c’étais un ultimatum soit le programme, soit le renvoi de l’école. En y repensant, je me dis que je devais vraiment pas être facile et telle était la raison.

    Merci à vous pour votre patience.

  • #1663

    xavier
    Admin bbPress

    Ah quand même ! La difficulté est donc récurrente. Le rejet observé naturellement à l’adolescence à été intense, vous êtes vous débrouillée pour vous faire renvoyer puis sortir du système scolaire ? a+XW

  • #1666

    Hell-O
    Participant

    Oui, le problème est récurrant et date de mon enfance. Je faisais déjà des crise incontrôlable, seule la douche froide me calmait.

    Non je me suis jamais faite renvoyée d’une école et j’ai fais mon école obligatoire entièrement puis un apprentissage de commerce. Avant l’adolescence, j’étais plutôt douée en cours, j’étais première de la classe. J’ai même commencé la secondaire en classe supérieure mais je suis descendu en « général » pour les 2 dernières année.

  • #1670

    xavier
    Admin bbPress

    C’est simple : c’est donc dans votre enfance qu’il faut farfouiller. Pouvez-vous me raconter la saga familiale de votre naissance ?
    Cordialement, XW

  • #2281

    sev
    Participant

    Bonsoir. J ai quelque fois des montes d’ adrénaline qui me font perdre pied par ex un soir non écouté par mon mari et mon enfant qui nous disait d’ arrêter de se diSputer j ai senti monter une forte tension résultat j ai casse la passoire sur la table d’ une force que même moi j ai eu peur de moi de ma réaction disroportionner par rapport a la dispute j ai bcp cullpabiliser je me dis que j ai un problème est ce que je dois prendre ces réactions au sérieux

  • #2282

    Roussel-Graignic
    Participant

    Bonjour Lev, oui c’est très très important que vous preniez ces réactions au sérieux et que vous preniez rendez-vous rapidement chez un thérapeute car il faut vous protéger mais aussi protéger votre famille.
    Cette violence incontrôlée vient de loin et vous devez pouvoir faire le point afin déjà de comprendre ce qui les déclenche et pourquoi exactement. Danièle (psychanalyste)

  • #2751

    emma
    Participant

    Bonjour,

    Je suis moi aussi victime de colères qui sont tout de même assez violentes même si elles se font plus rares. Cela fait des années que je vis avec mais en ce moment c’est ma nouvelle relation déjà bien fragile avec mon ami qui risque d’être gâchée à cause de ça.
    Je sens comme de la haine par moment ainsi que de la frustration que j’ai besoin d’évacuer.

    Espérant pouvoir entamer une discussion avec l’un de vos psychanalystes, je vous souhaite à tous une bonne soirée.

  • #2752

    xavier
    Admin bbPress

    Bonjour Emma
    Vous êtes bienvenue sur notre site de discussions. :+)
    La colère est une émotion primordiale qui atteste de fortes tensions intérieures.
    Parlez-moi d’une colère mémorable en commençant par son évènement déclenchant, vos actes puis votre ressenti pour finir par votre sensation d’en être la victime principale.
    Cordialement

  • #2753

    Melodie
    Participant

    Bonjour,
    Lorsque mon fils fait des colères j’ai envie de tout casser et de partir
    je sens que je rougis, je claque les portes mais ça ne sert à rien car il recommence de plus belle à hurler
    merci de m’aider

  • #2754

    Maggie
    Participant

    J’avais le même genre de problème, j’ai découvert l’hypnose qui m’a vraiment aidée à me relaxer et me détendre pour gérer mon stress. Tu devrais essayer aussi le yoga pour retrouver ton karma.

  • #2757

    Sacha06
    Participant

    Bonjour,
    Je vis le même type d’émotion (colère) quand je me retrouve dans des situations dans lesquelles je me sens ignorée (ou mal aimée?). Suivant les personnes avec qui cela se passe, soit je retourne la colère contre moi (je me juge durement: je suis innintéressante, incapable, moche,….), soit je peux réagir en mettant la pression jusqu’à obtenir ce que je veux, soit aussi parfois par la violence verbale. Dans ces moments de tension, j’ai le sentiment de ne pas pouvoir raisonner, l’émotion me submerge, je ne vois qu’elle, je ne sens qu’elle et je ne réalise pas vraiment ce qui la fait retomber (l’action ciblée peut-être). Ce sont vraiment des situations de vie dures à vivre, mais aussi qui m’empêchent de lâcher-prise…

  • #2758

    xavier
    Admin bbPress

    Sacha
    Vous êtes bienvenue sur notre site
    Merci de nous faire part des émotions qui vous submergent, pourriez-vous nous raconter un souvenir précis ? Cordialement

  • #2759

    Sacha06
    Participant

    Merci de votre réponse.
    Un souvenir… Je fais partie d’un groupe de réflexion philosophique. Dernièrement, nous avons dû trouver une date pour une réunion à laquelle je ne saurai finalement pas participer, étant à l’étranger à cette date. La personne qui a pouvoir de décision a tenu compte des desiderata d’une autre participante et pas des miens. Je lui ai fait part de ma déception par email (pour ne pas dire de ma colère, puisqu’elle ne prenait pas en compte mon indisponibilité, mais celle d’une autre personne). Elle n’y a pas répondu. La dernière fois que nous nous sommes croisées, j’attendais qu’elle m’en parle et elle ne l’a pas fait… j’étais vraiment très en colère et donc, je n’ai pas osé lui en parler. Les jours qui ont suivi, j’ai été vraiment très dure avec moi: je voulais quitter ce groupe (pour lequel j’ai un réel intérêt philosophique) je me trouvais limitée, stupide, pas intéressante pour le groupe, etc. Les pires jugements me sont passés par la tête… et les jugements à l’égard de la personne de référence également. Ces émotions ont envahit mon quotidien, jusqu’à me rendre amorphe, molle, sans envie… alors que intérieurement, j’étais débordée.

    J’espère avoir été claire dans mes propos… Merci d’avance de votre attention.

  • #2760

    xavier
    Admin bbPress

    Chère Sacha, merci pour votre récit. J’y découvre que pour une agacerie du quotidien vous êtes assaillie de pensées négatives sur vous-même, ce qui doit être pénible à vivre avec le sentiment d’exclusion qui l’accompagne. Revivez intérieurement la scène avec votre interlocutrice puis ressentez l’envahissement de vos émotions, une fois cette émotion bien présente à l’esprit essayez de trouver un ou des souvenirs plus anciens où vous ressentiez intensément cette même émotion. Faites m’en part. Cordialement, Xavier

  • #2764

    Sacha06
    Participant

    Bonjour,
    Ce que vous appelez « agacerie du quotidien » est quelque chose bien plus important pour moi… bien sûr il y a eu des antécédents similaires (avec cette personne) qui ont fait que cela est devenu plus qu’une agacerie et l’engagement au niveau de ce groupe est important pour moi. Là est sans doute tout la différence.
    Au plus loin que je puisse remonter dans mon adolescence, la plupart des discussions avec mon père se terminaient de cette manière. A l’époque, je partais en pleurant et en « claquant la porte », j’allais m’isoler dans ma chambre. Nous en restions là et la fois suivante, cela se terminait encore de la même manière… Avec mon ami, cela m’arrive également de partir en claquant la porte, dans ce même type de situation.
    Et cela se passe toujours dans des moments où je suis plus fragile, plus stressée et sur des sujets où il ne tient pas compte de moi (et qui sont sans doute des agaceries du quotidien)…

  • #2761

    xavier
    Admin bbPress

    Merci pour votre message. Si l’étude biblique est l’étude de la parole du « Père », alors vous faites bien d’associer les difficultés que vous y rencontrez à vos entretiens conflictuels avec votre propre père. Replongez vous dans l’émotion ressentie dans votre chambre juste après avoir claqué la porte. Laissez vous envahir, y compris par des sentiments violents. quels souvenirs plus anciens et tout aussi intenses vous reviennent à l’esprit ? Cordialement

  • #2762

    manigairie
    Participant

    Bonjour Sacha06, bonjour Xavier

    elle ne prenait pas en compte mon indisponibilité

    des sujets où il ne tient pas compte de moi

    Philosophiquement parlant c’est très intéressant car dans tous les cas il y’a quelque chose à débloquer:

    1) Soit vous n’arrivez pas à considérer que jusqu’à preuve du contraire c’est vous qui pensez cela, ne laissant donc que peu de place à une conversation pleine permettant de nuancer les choses,

    2) Soit vous vous entourez effectivement de personnes qui ne tiennent pas compte de vous, et forcément ce n’est pas du au hasard

    Je ne suis pas désolé d’interférer dans votre discussion, car ça m’a renvoyé à des situations où j’étais
    soit entièrement acteur (impossibilité donc de se voir ou de soupçonner quoique ce soit de ce statut d’acteur qui induit une forte auto-victimisation et transforme en spectateur de ce qui n’est que son propre drame),
    soit totalement spectateur (et pour en arriver là c’est que fatalement quelque chose en moi s’est bien démené, donc un statut d’acteur qui s’ignore y est préalable)

  • #2765

    zabulon
    Participant

    Ce serait bien de laisser Sacha libre d’associer ses émotions pour créer des liens entre les difficultés qu’elle rencontre et son histoire personnelle qui est unique et semblable à aucune autre. Partez de l’hypothèse que seule Sacha sait mais que ce savoir est actuellement inaccessible et qu’il faudra bien du temps, de la patience et de l’expérience pour qu’elle puisse nous écrire ce qui lui cause tant de peine. C’est bien de vous passionner pour son histoire, mais laissez-lui le temps de nous dire ce qu’elle ressent comme lui propose le Webmaster. Faites vous tout petit-petit-petit comme une souris pour lui laisser toute la place. La psychanalyse, c’est d’abord une affaire d’émotions qui débordent, alors laissons les émotions de Sacha s’écouler naturellement vers le cadre de ce site où elles sont spontanément bienvenues telles qu’elles sont et comme elles viennent.

    Puis si elle participe aux diverses discussions du site moins personnelles, je serai et vous serez ravi de débattre avec elle.

  • #2763

    xavier
    Admin bbPress

    Mr Manigairie
    Merci pour votre remarque, la philosophie c’est comme l’étude Biblique, c’est l’étude de la parole du « Père » la différence tenant au nombre de pères et aux styles. Mais restons dans les émotions intensément ressenties par Sacha, si elle veut bien continuer à accepter de rentrer dans ses souvenirs pour progresser sur la connaissance d’elle-même. Sacha, vous avez maintenant deux amis sur notre site. Cordialement

  • #2766

    Sacha06
    Participant

    Vous me voyez ravie d’avoir déjà plusieurs amis en si peu de temps. Et moi qui pense toujours que je n’intéresse personne…

    Revenons-en après avoir claqué la porte. Je ne me rappelle pas vraiment les émotions que je vivais. Ce qu’il me reste est que j’avais le sentiment de quitter la discussion en m’enfuyant (donc il devait y avoir de la peur…). Je me rappelle avoir écrit à ce sujet, des années plus tard, « J’ai peur de perdre mon intégrité face au regard de mon père ». Et je ne parlais pas de son regard en tant que jugement, mais de ses yeux!
    Donc, après avoir claqué la porte, je pleurais beaucoup, de grosses larmes de désespoir dont personne ne s’est d’ailleurs jamais inquiété… Ô rage,ô désespoir…

  • #2767

    xavier
    Admin bbPress

    Chère Sacha,
    Votre intégrité c’est votre féminité. L’intensité de votre émotion est proportionnelle à un danger potentiel. Votre description du regard de votre père ressemble à celle d’un prédateur. Essayons de comprendre son comportement.
    -Votre père était-il alors un homme de pouvoir ou de hiérarchie ?
    -quel était son métier ?
    -Avez-vous eu des frères et soeurs ?
    Cordialement

  • #2769

    Sacha06
    Participant

    Mon père était éditeur de presse en Bretagne. Il a réussi a construire une petite société indépendante.
    Au niveau familial, j’ai 5 frères et 1 soeur. Je me situe à la 4è position, ma soeur étant l’aînée. Mon père était l’autorité reconnue dans la famille, ma mère infirmière est très discrète et effacée. J’ai toujours eu ce sentiment qu’il y avait peu de place pour la féminité dans notre famille. Comme si c’était quelque chose de dangereux…

  • #2770

    xavier
    Admin bbPress

    Chère Sacha
    Sacha, est-ce votre prénom ou un simple pseudo ? Sacha provient du diminutif d’Alexandre en Russe, ce qui est à rapprocher du peu de place laissée à la féminité par votre père. Aviez vous des liens culturels avec Alexandre le grand ou les russes dans la famille ?
    Pour des raisons évidentes de confidentialité, j’ai modifié quelques passages de votre description familiale. La domination d’un père peut se faire au détriment de sa compagne qu’il réduit dans ses quartiers ou à sa stricte fonction comme un ennemi. Il est imaginable qu’avec une famille de 6 enfants votre mère ait dû composer pour les protéger de l’autoritarisme moral du père, mais ce n’est qu’une hypothèse que nous citons pour mémoire.
    Pouvez-vous me décrire les profils de vos grands parents paternels et métiers ? ainsi que les liens apparent de votre père avec ses ascendants et fratrie ?
    Pouvez vous me décrire le prénom et le nombre d’années qui vous sépare de votre soeur aînée et celles qui vous sépare de votre puiné ?
    Votre mère a-t-elle pu exercer son métier ? L’a-t-elle repris maintenant que ses enfants son grands. Ah ! quel est votre âge approximatif ? que de questions ! Mais il faut bien avancer si vous le voulez bien. Je me chargerait de même de la confidentialité de vos messages. Courage

  • #2781

    Sacha06
    Participant

    Me revoilà après quelques jours de vacances :-)
    Effectivement beaucoup de questions et pas toujours évidentes à répondre. Mes grand-parents paternels sont morts alors que j’avais 18 ans (j’en ai 50). Et j’ai peu de souvenirs de mon père avec eux, alors que nous les rencontrions très régulièrement. Bref, mon père a repris l’entreprise de son père > imprimeur. Ma grand-mère était femme au foyer.
    Avec sa fratrie, mon père avait des liens assez tendus. J’ai cru comprendre qu’il était un peu à l’écart (je ne sais pour quelles raisons) des autres garçons (3 frères/1 soeurs et plusieurs décès d’enfants avant et après lui). Il est le seul avec sa soeur à être resté près de chez ses parents après son mariage (vivant dans les environs), alors que ses frères sont partis à la ville, beaucoup plus loin. Mon père était « proche » de sa mère, me semble-t-il, du moins il lui était attaché. C’est lui quasi seul qui l’a veillée pendant la maladie dont elle est morte. Du côté de son père à lui, j’ai vraiment très peu de souvenirs… il était très autoritaire, froid, distant et sa femme lui était dévouée. Famille très dévote et limite janséniste. Empreinte de tradition catholique. J’ai le sentiment en écrivant ces mots que c’est la seule chose dont je me rappelle d’eux… comme si cela dominait leur vie.

    Concernant ma réalité, ma soeur a un prénom féminin/masculin (je ne retombe plus sur le terme qui qualifie ce type de prénom). Elle est 4 ans plus âgée que moi, alors que mon plus jeune frère est 5 ans plus jeune. 6 enfants sur 9 ans… ma mère a travaillé dur! Elle a exercé son métier avant de se marier et n’a jamais repris. Elle a cependant aidé mon père dans son entreprise, de façon régulière.

  • #2782

    xavier
    Admin bbPress

    Sacha, Bon retour sur notre website ! s’agit-il de prénoms à double-entrée ?
    Dans les grandes lignes, le profil psychologique grand-paternel correspond-t-il à celui de votre père ? le grand-père dévot a engendré un père philosophe et athée ? Y-a-t-il eu des conflits entre eux ? Comment s’est passé la cohabitation dans la transmission d’entreprise ? Cordialement

  • #2779

    Sacha06
    Participant

    Le prénom de ma soeur est un prénom qui se donne aussi bien à une fille qu’à un garçon (comme Sacha…). Ma mère (si mes souvenirs sont bons) voulait y ajouter un « Marie » pour le distinguer du prénom masculin et mon père a refusé.
    Si mon père et grand-père avaient le même profil psy… je suis bien incapable de vous répondre, mais je pense que mon père était plus sensible que son père, plus drôle aussi et avait un côté un peu « fou » (selon ses mots) que son père n’avait pas. Et il était également très dévot et philosophe en même temps. Il a fait une année de séminaire avant de faire des études de philosophie romane, puis finalement devenir imprimeur en reprenant l’entreprise familiale. Quant aux relations professionnelles et la reprise de l’entreprise, je n’en ai jamais entendu parler. Je ne peux donc pas vous éclairer sur ce point.

  • #2778

    zabulon
    Participant

    une année de séminaire, il a donc hésité entre faire plaisir a Papa et exister ! il y a donc bien eu un conflit entre père et fils il y a plus de cinquante ans ! Si le grand-père l’a envoyé au séminaire, c’est peut être pour qu’il vive entre garçons ?

  • #2921

    WildMad
    Participant

    Bonjour,
    Je suis une jeune femme de 21 ans et j’ai besoin d’aide …
    Après un passage de 3 années de dépression, je suis en pleine remontée, je vais mieux mais il me reste des choses incontrôlées et je nuis au bien être de mes parents ainsi que de mon fiancé. La plus part du temps c’est lui qui « ramasse » car suite à une dispute qui ce peut banal et pour la plus part du temps inutile pour des raisons réellement minime, des colères montent en moi et prennent des proportions bien trop grande par rapport à la cause qui les produits … Mes crises de colères/hystérie se traduisent par, une perte de contrôle de moi, de mes mots, je noircie toute chose, violence envers moi (il m’est arrivé de me cogner très violemment la tête contre les murs, j’ai si mal au fond que je prends un couteau ou casse un verre pour me coupé (afin de me faire du « bien » me calmer)) De plus des cris ou devrais-je dire hurlement sorte non pas de ma bouche mes de ma poitrine, comme si quelque chose voulais sortir de moi qui me font très mal, pleures, vouloir m’arracher les cheveux et heureusement quelques choses me pousse toujours à renoncé l’idée de vouloir me foutre en l’air. Alors je bois, je fume, quand une crise prend trop d’ampleur je me prends un Lexomil et ça fini par passer.
    Après mes trois années de dépression, maintenant que j’ouvre les yeux, je ne veux plus me bouffer comme je le fais, heureusement que mon fiancé est assez fort pour supporter ces crises et savoir faire la part des choses, mais je crains le perdre un jour car ça ne peux pas continuer ainsi, je fais terriblement souffrir ma mère qui à déjà à soi même eu un passé difficile et mon père s’inquiète cependant il est pilote d’hélicoptère et la moindre erreur à cause d’un stress ou anxiété quelconque pourrait lui être fatal et je refuse l’idée.
    J’ai vu un psychiatre durant quelque séance l’année passée mais j’avais le sentiment qu’il n’avait rien à faire de ce que je pouvais lui comté à par me dire « ah oui quand même » sans réponse concrète derrière. Alors le contact anonyme par le biais de votre site j’imagine pourrais être plus simple.
    Merci de m’avoir lu.
    Cdt WM

  • #2922

    WildMad
    Participant

    Que dois-je faire pour guérir mes troubles ?

  • #2923

    zabulon
    Participant

    WM Pardonnez ma réponse tardive, il serait utile d’en savoir un peu plus.
    Avez-vous été suivie pendant votre dépression ? Avez-vous bénéficié de médicaments ? Est-ce votre médecin traitant qui vous les avait prescrit ? Depuis combien de temps avez-vous les symptômes que vous nous décrivez ? Hors l’alcool, consommez-vous régulièrement des toxiques du Tabac, Cannabis, ou autres ? Quelle est la qualité de votre sommeil en ce moment, combien d’heures dormez-vous par nuit ?

    Que de questions ! vos réponses me permettront de vous aider. Cdt Zab

  • #2924

    WildMad
    Participant

    Merci infiniment d’une réponse…!
    Avant de commencer j’ai relue mon message et vois les fautes d’orthographe, veuillez m’en excuser.

    Q.1 J’ai essayée de voir une personne l’an passé mais avec qui l’approche à été mauvaise, donc je suis allé à 5 rdv et ai fini par arrêter, n’étant pas convaincue. Cependant un médecin qui m’avait été conseillé pour mon « cas » (n’étant donc pas mon médecin traitant) m’a donné lors de m’a première visite, un traitement sous le nom de seroplex, qui consistait à 1/2 par j. pour la première semaine puis ensuite 1 entier pour une période qu’elle avait estimée de 9 mois…
    Ce traitement m’a beaucoup aidé lors de mes 3 premiers mois puis ensuite mon état à recommencé à ce dégrader. J’ai continuée le traitement trois mois ensuite en essayant 1 ou 2 fois de l’interrompre, mais comprenant vite la situation m’en suis dissuadée rapidement. Au final c’est à force de l’oublier de temps en temps puis de plus en plus que je l’ai arrêtée, je n’en ressentais plus l’envie, ni le besoin.
    La dépression ma quitté mais les crises de colère sont restées.
    Les crises ont commencées durant la période dépression, je n’en avait pas au départ, je pleurais énormément mais sans colère, je me dis qu’a force de voir la vie en noir une boule nerveuse c’était créé puis un jour elle à commencée à sortir. Les premiers cris sont sorties dans mon bain, sous l’eau. J’ai toujours aimée avoir la tête sous l’eau, ça m’apaise, c’est une façon de me retrouver et oublier le monde qui m’entoure, on ne voit rien, on entend rien, son coeur battre peut-être ? Et encore, mais je me sens, je sens l’être …
    Alors ma bouche c’est ouverte et c’est sorti. A présent, cela sort à chaque colère.
    La première fois que j’ai entendue ce cris (sans être étouffé par l’eau) c’est comme si ma chaire ce déchirait au fond de ma poitrine, un cris d’une douleur et d’une terreur que je ne pouvais imaginer. Je me demande parfois s’il n’y a pas un démon au fond de moi.
    J’ai peur de trop m’attarder sur les détails et d’être un peu longue dans mes explications… pardon
    J’ai beaucoup consommé pendant ma période dépressive, beaucoup de cannabis, nous n’avions pas beaucoup d’argent alors les joints passé en premier, ensuite les cigarettes, l’essence pour aller à l’école ensuite la nourriture. Je mesure 172 pour un poids de 55KG en tant normal, j’étais descendue à 47 kg…
    Aujourd’hui je consomme du tabac quand je suis énervée et tendue ou si je bois un verre d’alcool. Je m’en passe très bien dans le quotidien, je résume une moyenne de 3/4 cigarettes par semaine, en soirée je peux fumer un paquet à contrario. Cannabis, un petit joint de temps en temps juste histoire de me faire plaisir, pour le goût, ceux-là ce résume à 1/2 par mois, si je n’ai rien 0. En soirée par contre … Puisque j’en parle, mes soirées se résument aujourd’hui à 2 par mois.

    Le sommeil est catastrophique, je viens des montagnes et suis à la capital depuis 2 mois … L’adaptation à l’environnement est très très difficile, les voitures, le métro, les gens, la foule, le bruit, pas de soleil, horizon 0, pas d’étoile, pas de ciel, pas de moineau qui chante ou le bruit de la rivière, je suis née dans la nature… Cette ville est très dur, de plus je n’ai plus aucun repère, loin de ma famille et de mon fiancé, je suis très solitaire et sauvage donc j’ai très peur de contacte et comme on dit « il n’y a rien de pire que d’être seul dans un endroit ou il y a beaucoup de monde » …
    Je me réveil 2/3 fois par nuit, entre 5 et 7h (pour les fois ou j’ai regardée) mais je suis mal à l’aise dans le lit, comme si je ne trouvais jamais la bonne position. Sommeil léger…

    J’ai beaucoup écrit … J’espère que la lecture n’est pas trop difficile (je n’arrive pas toujours à m’exprimer correctement)

    Encore merci

    WM

  • #2926

    WildMad
    Participant

    Magnifique, décidément …. Ayant fait un copier/coller je me rends compte que j’ai collé 3 fois mon texte. Toute mes excuses.

    c’est corrigé ! Xavier Webmaster

  • #2927

    manigairie
    Participant

    Bonjour FolieSauvage, avez vous pu, ou pouvez vous, connaître l’histoire de votre mère lorsque vous étiez dans son ventre, ainsi que les tous premiers instants de votre « arrivée sur terre » ?

    Courage, vous êtes d’une sensibilité épatante!

  • #2928

    WildMad
    Participant

    Bonsoir,
    La grossesse de ma mère c’est bien passé de ce que j’en sais, mon père était absent car il travaillait à l’étranger. Il avait notre chalet à construire, donc il devait partir plusieurs mois revenir plusieurs mois et ainsi de suite afin de ramener assez d’argent. J’ai grandie avec ces absences et encore aujourd’hui il peu lui arriver de partir plusieurs fois par an.
    Ma mère à faillie s’éteindre pendant ma naissance, elle a eu beaucoup de problème de santé du long de sa vie et le médecin lui à injectée un produit auquel elle était allergique. C’est tout ce que je sais. C’est « drôle » que vous me demandiez des informations sur ma naissance le jour de mon anniversaire. Et je dois dire que je n’aime pas cette journée, elle est toujours très difficile pour moi, je ne veux plus que l’on me fête au final bien que j’en souffre d’un autre côté encore plus au fond de moi. Au moment ou j’écris ces mots ma poitrine est terriblement gonflé…
    J’ai quelques images en tête de ma petite petite enfance, je devais avoir quelques années seulement. Dans la famille nous sommes trois, tous de la même mère mais chacun d’un père différent, ma ‘demi-soeur’ donc me gardait, alors que maman était à l’hôpital. Je me rappelle la voir également dans notre canapé de l’époque avec (je ne connais pas le nom, du porte poche qui relis le cathéter au patient) Je me rappelle d’une fragilité en elle, comme si la moindre chose allé la briser en deux. Elle à eu un double cancer du sein, suivi plus tard par la rupture de ces prothèses mammaires. Au final, je l’ai toujours connue sans sein, je n’ai aucune image d’elle avec. Elle porte tellement de cicatrice sur elle. Je l’admire beaucoup au jour d’aujourd’hui, d’être si forte, ne m’avoir jamais montré la moindre faiblesse. Et moi à côté qui ne cesse de pleurer, ce n’est vraiment pas un cadeau que je lui offre, tout comme je peux être d’une dureté qu’elle ne mérite pas, je déteste la faire souffrir alors qu’au fond je suis la première à le faire… J’aimerais tant la combler. Finir sa petite vie, heureuse et pleine de bonheur et fière de ce qu’elle à construit !
    Cependant il y a quelques semaines en arrière, après un conflit avec mon père, je passais un petit weekend « récupération » chez moi, je l’ai emmenée dans l’un de mes coins caché ou seule la nature est dirige, pour la première fois, je l’ai vue pleurer à ne plus s’arrêter, dans mes bras… En un instant j’ai compris qu’elle avait également ces faiblesses, une fragilité que je pouvais connaître mais pas si grande ! Je ne suis pas fière de ne pas avoir simplement ouvert les yeux avant, qu’il aura fallut ça pour comprendre… Je ne peux pas tout comprendre ni tout savoir, mais pour ce genre de chose j’estime d’avoir aucune excuses.
    Et étrangement je me suis senti alors comme une mère, pour ma propre mère. Un sentiment très étrange.!
    J’imagine que c’était parce que nous étions dans MON terrain de jeu … Allez savoir.
    Et pour finir, depuis toute petite je fais des cauchemars abominables, d’une violence à m’en arracher les cheveux. Mais les pires, sont ceux ou ma mère en fait partie, elle souffre et fini toujours par mourir.
    Petite je rêvais qu’un crocodile lui mangeait les membres… Plus tard j’ai rêvée que nous étions sur un volcan, j’étais avec elle et ma chienne, (vous savez comme dans les dessins animé lorsque l’on est sur des petites passerelles alors que la lave coule sous nos pieds) il fallait absolument que je trouve une solution pour nous tirer de là mais au final la lave à disparue pour laisser place à un paysage de poussière, il y avait un cratère et j’ai compris au moment ou j’ai courue vers celui-ci qu’elle y serait retrouver mais en arrivant je l’ai trouvée sans vie, allonger sur cette terre de poussière.
    Celui qui m’a le plus marqué est assez récent, je dirais d’un an.
    Je marchais dans une ruelle (dans l’esprit des ruelles new-yorkaise bâtiments en brique rouge et escalier à l’extérieur). J’étais bas d’un de ces immeubles et je vis maman sortir d’une fenêtre avec des béquilles, fatiguée, malade. J’eu tout juste le temps de me demander réellement ce qu’il se passait qu’au moment ou elle sortie elle est tomba de la fenêtre pour faire une chute de deux étages et atterrir à terre, sur du béton, sous mes yeux. J’ai hurlée et me suis précipiter auprès d’elle, je pleurais en prenant ça tête et son visage dans mes bras entre mes mains et la serrer fort contre moi. Je pleurais tellement dans mon rêve que je pleurais également en réalité, ce qui ma réveillée. Mais d’ordinaire il est rare que je me réveille.

    Merci de me lire.

  • #2925

    zabulon
    Participant

    Chère WM
    merci de nous avoir confié ce récit si émouvant
    je comprends un peu mieux les émotions contenues en vous, ce serait bien de les partager avec un bon professionnel, le premier n’est pas forcément le bon. Persévérez.
    Rien de fait plus souffrir un enfant que l’absence, la maladie ou la défaillance parentale.
    Encore des questions :
    -Décrivez votre fratrie, vous êtes le N° combien et quelles sont vos sexes et âges respectifs ?
    -Pour quelle raison avez vous quitté vos montagnes natales pour la capitale ?
    -comment s’est passé cette séparation d’avec votre maman-bébé ?
    -en l’absence de votre père, et avec la maladie de votre mère,
    qui portait la charge de la famille ?
    Vous avez su vous sevrer du cannabis, c’est exceptionnel, vous allez réussir à vous en sortir.
    j’attends avec impatience de vous lire. Zab

  • #2931

    WildMad
    Participant

    Bonsoir,
    Avant de répondre à vos questions, j’ai juste oubliée un détail qui (peut-être) est important, nous étions deux dans le ventre de ma mère au départ, j’avais un faux jumeaux, elle a perdue la poche à force de travail pour la construction du chalet (ce qu’elle m’a toujours dit).
    Ma fratrie; nous sommes trois, tous de la même mère mais chacun d’un père différent. Mon frère âgée de 38 ans cette année, est partie l’année de ma naissance à l’armé je n’ai jamais eu trop de lien avec lui du fait qu’il n’était jamais là, petite il me manquait, je l’aimais beaucoup mais avec les années j’ai compris que ça vie était ailleurs. Nous avons passé très peu de temps ensemble, il a fondé sa propre famille et à également eu ses problèmes… Sa fille âgée à l’époque de 3 ans à eu un cancer du foie, j’étais jeune mais le détachement avait déjà été fait.
    Ma soeur 31 ans, c’est un peu le centre de la famille (entre nous trois) le rayon de soleil qui souri tout le temps, ils ont vécus à eux deux des années que je n’ai pas connue, lorsque nous étions tout les trois en dîner de famille (pour le peu qu’il y ai pu avoir) je me suis toujours sentie à l’écart, ils se racontaient leurs souvenirs d’enfance, ils riaient, moi je ne comprenais pas, forcément les moments qu’ils se remémoraient étaient pour moi du noir et ensemble nous n’en avons pas vraiment eu. Entre eux deux il y a eu un autre grand frère, que ma mère à perdue alors qu’il n’avait que 3 ans, il avait la maladie des os de verre … Je me suis toujours dit que si N avait existé ma vie aurait été différente et qu’il aurait été là pour moi comme le grand frère que j’ai toujours rêvé d’avoir. Bien que d’ailleurs il l’a été et l’est encore, mais d’en haut !
    Le père de ma soeur buvait et c’est après la mort de N que ma mère à été obligée de le quitter, cause de violence à son égard…
    Pour en revenir à mon existence Je suis donc la dernière et j’ai 21 ans, pour la question que vous m’avez posé, c’est donc ma soeur qui s’occupait de moi quand maman était à l’hôpital et que papa était loin.
    C’est étrange, mais petite je la détestait, elle faisait tout pour moi mais je lui rendais tellement de méchanceté! je n’ai jamais compris pourquoi… Elle c’est un peu détachée de la maison tout en restant la même, plus les années sont passées plus j’ai grandie plus nous nous sommes un peu rapprochées. Le jour ou j’ai ouvert les yeux et me suis rappelée de cette petite peste pleurnicharde que j’avais pue être avec elle je m’en suis vraiment voulue. J’aimerais lui rendre aujourd’hui ce qu’elle à pue me donner, mais je ni arrive pas. Elle a eu cette année une petite fille, qui est véritablement son portrait craché en la voyant j’ai comme envie de me rattraper, comme si le ciel me donnait une seconde chance et je ne tiens pas à rater ça … !
    J’ai quittée mes montagnes car mon fiancé m’a ouvert les yeux sur mes rêves, que je m’étais toujours caché (trop difficile à atteindre) j’ai fais beaucoup d’escalade en compétition plus jeune avant de perdre ma confiance, mais j’ai retenue une chose, c’est qu’en travaillant et en persistant des heures et des heures, que les muscles ont mal, sont prêt à lâcher, n’en peuvent plus, si le mental est là le corps suis. Et même s’il lâche se n’est que le corps, le mental continuait. Puis à force de persévérance c’est le HAUT de la voie que l’on atteint. « A chacun son parcours pour s’élever vers son propre sommet ».
    Vu l’émotivité et la sensibilité qui m’habitent aujourd’hui, j’aimerais me servir de ces ‘qualités/défauts’ pour atteindre ces fameux rêves. Je suis ici pour faire une école de Théâtre suivi je l’espère d’une école de cinéma.
    La séparation entre ma mère est moi est difficile mais a des côtés positifs, vingt années que nous vivons l’une sur l’autre à nous aimer et nous « détester » (façon de parler pour parler des conflits mère-fille) nous nous retrouvons sous des contextes différents, importants, elle est toujours autant là pour moi mais je sens pour la première fois notre amour évoluer et prendre une belle couleur. Evidement les conflits sont toujours là, nous avons deux caractères très opposés donc les coups de gueule sont par moment inévitables mais je pense que c’est à cause d’un manque de dialogue. Que nous avons toujours eu d’ailleurs. C’est une réel difficulté de s’exprimer entre nous réellement… Néanmoins je nous fais confiance, mais je sens qu’elle souffre de mon départ, elle s’inquiète terriblement. Je ne supporte pas de la voir souffrir mais plutôt que de la consoler je vais parfois être très dur avec elle, elle ne le mérite pas. Et qu’est-ce que je peux m’en vouloir ! Le couple de mes parents est loin d’être stable à cause d’un événement produit alors que j’avais trois ans, je me rappelle de leur dispute alors que j’étais petite. Mon frère est loin, ma soeur commence sa petite vie de famille et se détache de plus en plus et moi qui suis partie… ça fait beaucoup pour elle… Elle mérite tellement mieux.! Nous avons tout dans notre famille pour être heureux, mais rien ni fait…
    Je vais m’arrêter là il est tard.

    Merci. WM

  • #2932

    zabulon
    Participant

    WM
    merci pour votre message,

    je découvre une fragilité de l’image des hommes dans votre récit : un père absent souvent, un grand frère distant, un frère décédé en bas âge de la maladie des os de verre et aussi un jumeau perdu in utéro

    Votre maman a eu fort à faire : des travaux de construction avec blessure durant sa grossesse, la maladie puis le décès d’un enfant, puis sa propre maladie. C’est une vie d’épreuves

    Lorsque les parents sont en difficulté, dans les familles nombreuses, les aînés prennent en charge leurs cadets, ainsi votre soeur adolescente a-t-elle probablement rempli un rôle de mère de substitution. Il est tout à fait normal que votre coeur d’enfant protestait et que des sentiments ambivalents demeurent encore à ce jour.

    Par ailleurs la perte de jumeau in utero ou en bas âge est en général suivi de sentiments d’anxiété à l’âge adulte

    à lire votre récit, je découvre une jeune fille énergique et audacieuse. Qu’en est-il de votre vie sentimentale ? Hors la famille, avez-vous laissé un lien dans vos montagnes ?
    en l’attente de vous lire, a+ Zab

  • #2933

    lili
    Participant

    Bonsoir

  • #2934

    lili
    Participant

    Bonsoir,
    Jaurai vraiment besoin dune aide pour mexpliquer mes crises de colere

  • #2935

    lili
    Participant

    Jai 26ans et il marrive parfois detre prise dun sentiment de colere enorme dun manque, et je le rejette sur mon ami les gens que jaime sauf que aprés ils se retournent contre moi et ca me fait encore plud souffrir en fait

  • #2936

    WildMad
    Participant

    Bonsoir Zab,

    Veuillez m’excuser pour le retard mais mon ordinateur m’a lâché, c’est très frustrant pour moi de ne plus pouvoir écrire à ma guise et répondre à vos questions comme je l’entends. Ça me fais tellement de bien ! Je voulais vous prevenir en me contentant de mon téléphone et trouve un ordinateur rapidement …

    Merci, WM

  • #2937

    zabulon
    Participant

    WM
    ne vous inquiétez pas, vous trouverez bien une solution
    pour reprendre cette discussion. l’important est de constater
    que de parler de votre histoire familiale fait tomber la pression
    des sentiments violents ou intense que vous ressentez bouillir
    en vous. a+Zab

  • #2938

    xavier
    Admin bbPress

    chère Lili
    je vois que la discussion précédente vous motive,
    vous êtes la bienvenue sur notre site
    .
    C’est déjà très bien de comprendre qu’au bout du compte
    vos colères se retournent contre vous ! Pourriez-vous
    me décrire la situation et les circonstances ayant précédé
    l’apparition de votre dernière colère comme elle vient
    spontanément à l’esprit ? Cordialement

  • #2940

    WildMad
    Participant

    Bonjour, j’ai (ENFIN !) trouvée un ordinateur, je viens de passer une heure à écrire ce que je voulais écrire depuis ma dernière connexion, TOUT vient de s’effacer. J’ai les boules. La connexion est payante, je reviendrais plus tard là je suis dépitée. Fais (censuré) !

  • #2941

    manigairie
    Participant

    Ouai, ça c’est la frustration absolue, c’est si intense que quand ça arrive le deuil de ce qu’on vient d’écrire est comme déjà fait :/

    pensez lorsque vous écrivez à le faire d’abord sur un outil support ainsi qu’à enregistrer régulièrement.

    Bonne soirée

  • #2942

    WildMad
    Participant

    Une semaine, 3 crises, celle de ce soir à la palme d’or, je suis calmée depuis une vingtaine de minutes. Plusieurs jours que je n’arrive pas du tout à manger, mes cours de théâtre me demande de l’énergie, ayant un rôle psychologiquement et physiquement difficile, j’ai une scène de confrontation assez violente enchaîné par une autre scène basé sur la tristesse. En cours de danse tout a l’heure je n’arrivais pas à faire un mouvement, m’en prenant a moi j’ai perdue contrôle, me suis mise à pleurer pour ensuite sortir de la salle et d’une furie passagère taper mon poing contre le mur (qui n’était pas très dur, ouf)
    Quelques réflexion de mon fiancé par téléphone ce soir, la colère est montée, impossible de redescendre, je demandais juste qu’il essaye de me calmer, le suppliant car je suis fatiguée et n’en peu plus, évidement je me met a sa place, chose impossible à faire dans un tel moment avec toute la folie la colère, haine et tout ce qui peu m’habiter j’ai cogné 3 fois violemment ma tête contre le mur, après un temps de perte de conscience j’ai pris une aiguille pour me tatouer un doigt.
    Après de tel crises j’ai un point très douloureux qui s’anime ou font de mon crâne (sans forcément que je me cogne la tête)
    J’avais besoin d’écrire quelque chose, besoin de vous parler.
    Je rentre pour les vacances scolaire dans mes montagnes ( enfin )! J’aurais un ordinateur, je pourrais répondre aux questions précédentes.
    Merci de me lire, WM

  • #2943

    WildMad
    Participant

    Je ne sais plus quoi faire.
    Plus le temps passe, plus mes crises se développe facilement. Comme s’il s’agissait d’une ouverture à la facilité… Une facilité douloureuse…

  • #2944

    zabulon
    Participant

    Chère Wildmad
    Nous nous sommes probablement croisés sur la route des vacances.

    Votre tatouage se nomme dans la planète psy « scarification »
    cela vous a soulagé pendant un instant mais ne résoudra pas le pb de fond
    c’est particulièrement révélateur de l’intensité votre souffrance
    c’est aussi une écriture dans le monde réel de ce qui se passe à l’intérieur de vous
    il est nécessaire d’apaiser ces tensions par une prise de médicaments
    et d’entreprendre le suivi psychologique dont vous avez besoin.

    Prenez conseil auprès de votre médecin traitant ou de votre psychiatre pour l’ordonnance mais aussi pour trouver un psychothérapeute connu d’eux qui puisse
    dialoguer régulièrement avec vous et eux pour ajuster finement votre traitement à vos besoins
    si ni l’un ni l’autre ne vous satisfont et que la crise perdure
    consultez à l’Hôpital qui vous redirigera vers les meilleurs professionnels extérieurs
    avec qui ils travaillent. N’aillez pas peur, faites vous aider pour gérer cette crise,
    ce n’est qu’un cap à passer qui doit être pris au sérieux.

    Courage

  • #2945

    zabulon
    Participant

    Facilité douloureuse
    Voici une locution bien paradoxale ou encore un Oxymoron
    pourriez-vous m’en dire plus ou illustrer votre propos
    par un souvenir qui vous viendrait à l’esprit ?
    à bientôt Zab

  • #2947

    WildMad
    Participant

    Bonsoir, veuillez m’excuser j’ai mi du temps a réfléchir pour répondre a votre question. Je ne trouve nul souvenir a proprement dit, une citation : » Toute douleur veut être contemplé, ou bien elle n’est pas sentie du tout. »
    Il est claire qu’une fois partie, faire le chemin inverse est impossible, j’aimerais que ça s’arrête mais généralement une voix prend le dessus et continu continu continu encore et encore, la raison me perd, ma tête cogne et c’est a la fin des cris et des pleures que la fatigue m’emporte et fini par me calmer … Doucement.

    Voir quelqu’un… Oui, il faut du temps, de l’argent …
    Le traitement je l’ai suivie durant 6 mois. Je ne faisais pas trop de crise avant ça, j’étais juste dépressive. A partir du troisième mois je me suis sentie revivre puis deux mois plus tard je replongeais. Et puis je ne pense pas qu’il s’agisse de la bonne solution (prendre des médicaments) c’est bien trop facile et pas naturel du tout.
    Je ressents plus les choses comme un combat, un combat contre moi même…
    Il faudrait que j’apprenne à accepter, me canaliser, dépasser la colère par la force d’esprit…

  • #2949

    zabulon
    Participant

    WM
    Merci pour votre gentil message. La description de vos symptômes ressemblent à une dépression, vous avez probablement pris un anti-dépresseur et des anxiolytiques prescrits par un psychiatre. Vous avait-il averti que ces médicaments mettaient au moins 15 jours à un mois pour commencer à agir ? Puis qu’il était indispensable de les absorber pendant un minimum d’au moins six mois et le plus souvent sur un an en le consultant régulièrement tous les mois pour s’assurer de l’ajustement des doses puis enfin lorsque vous auriez été bien stabilisée, de vous faire descendre les prises pour un atterrissage en douceur ?
    Utiliser uniquement des anti-dépresseurs sur six mois et cesser dès qu’il y a un commencement de leur effet est une ERREUR qui peut avoir pour conséquence que vous souffriez aujourd’hui d’une « dépression mal soignée » qui peut s’installer durablement et vous pourrir votre vie présente et votre avenir. Je vous engage vivement à consulter un médecin, un psychiatre ou un service hospitalier. N’ayez pas peur de l’hôpital en consultation libre, c’est bien et c’est souvent peu cher. Si vous êtes étudiante, ils vous dirigerons vers les bons praticiens de quartier et peuvent aussi vous aider pour une prise en charge. Vous êtes vulnérable, attention aux toxiques, soyez particulièrement prudente.
    Courage, je pense bien à vous. Donnez nous vite des nouvelles.
    Avez-vous traversé des période d’euphorie ?
    Une voix prend le dessus, pouvez-vous nous en dire plus ?

  • #2950

    Sumo
    Participant

    Mildmad,
    Vous avez dans les vingts ans, votre construction d’adulte n’est pas tout à fait achevée.
    Des médicaments vous ont fait du bien, reste le pb de la durée de leur effet. Parfois cela dépasse votre seule volonté, c’est alors qu’il ne faut pas rester isolée et vous diriger vers ceux dont c’est le métier! Rassurez-vous tous les professionnels concernés vous accueillerons bien. Le plus dur est d’accepter de se faire aider. Sumo

  • #2954

    Endless.H
    Participant

    Bonjour à tous,

    Je suis une jeune femme de 22 ans, en pleine détresse psychique .. J’ai aussi des réactions jugées trop impulsives qui m’arrivent le plus souvent avec mon compagnon de longue date.
    Elles sont apparues lors de nos discussions téléphonique, au début de notre relation où nous ne pouvions pas nous voir. Souvent, il souhaitait aller se coucher après une dispute, je le sentais devenir froid et je ne le supportais pas donc je le retenais, le suppliait de rester, rappeler .. Il était parfois très dur dans ses mots, et m’a confié qu’il ne supportait pas la pression que je lui mettais. Ca a duré deux ans, j’en ai énormément souffert et j’en garde encore des séquelles.

    C’est vrai que quand je m’énerve, je suis parfois directe, et il est du genre à se replier sur lui même et à devenir froid et distant. Je ne supportais pas cette indifférence, j’ai fais plusieurs crises d’angoisses, j’ai perdu du poids .. Je ne comprenais pas pourquoi ce sentiment d’abandon était si fort ..

    Puis nous nous sommes vu, mieux connu, et aujourd’hui de manière ponctuelle, il y a des jours où j’explose ..
    Hier par exemple : nous nous préparons à annoncer notre mariage au membre de sa famille prévu ce soir. Il part se coucher, il était très tard, et toute la journée il avait été assez distant, stressé. Je lui ai fais la remarque. Je lui demande de me prêter quelque chose, il râle, je le prend mal. Et je commence à lui reprocher son attitude de la journée.
    Il se braque, me demande de partir, et je suis de plus en plus vexante dans mes propos (j’étais très en colère). Je lui dis qu’il me fait pensé à un gamin, et là il s’énerve et se braque encore plus. Devant cette indifférence, et son repli, je me sens négligée, abandonnée, frustrée. Je pars dans une autre chambre. Il vient me voir et me demande d’aller dormir. Je refuse .. Je retourne le voir et lui dis que je souhaite tout annuler. Il se braque, commence à être dur verbalement et je m’en fais une nouvelle fois. Cette fois j’ai envie de me faire du mal physiquement, je me sens en détresse. J’ai un sentiment d’injustice je me dis « il est si dur avec moi, et il m’ignore alors que je souffre, pourquoi il ne vois pas que je souffre tant? ». Il revient me voir, essaie d’arranger les choses, je le rejette violemment et lui demande de partir. Il s’énerve encore. La je prend quelque chose pour me calmer, et je me griffe les poignets. Je le sens inquiet, agité. Il me prend dans ses bras violemment, m’arrache l’objet des mains et ne me prenant dans ses bras, il serre ses ongles. Il me dira plus tard que c’était pour me calmer, qu’il ne sait jamais comment réagir quand je fais ça, qu’il a peur.
    Puis il me propose de venir m’allonger, je fais une crise d’angoisse, il m’enlace, s’excuse et me dit qu’il est perdu avec ma façon de réagir pour si peu. Il me caresse les cheveux, et m’aide à m’apaiser. Je me confie à lui .. et tout se termine de cette façon.
    Est ce que à vos yeux, ce qu’il a fait (me prendre les poignets fermement pour que j’évite de me faire du mal, me serrer dans ses bras en m’enfonçant les ongles pour que j’arrête de me faire du mal, ou les deux insultes comme « casse toi » et « ferme là » qu’il m’a dit suite à mon monologue où il se sentait dévalorisé et où je le comparais à un gamin.

    Aidez moi à y voir plus clair, je sais que j’ai un gros travail à faire sur moi, et je compte consulter, mais pensez vous qu’il est violent au vu de sa réaction?

    Je vous remercie d’avance

  • #2955

    zabulon
    Participant

    Bienvenue Endless
    Merci pour votre description précise des difficultés de votre jeune couple.
    Le début d’une histoire amoureuse, ce devrait être le meilleur, non ?

    Il est froid et distant et vous demande de vous conformer à sa volonté.
    Il ne cède rien et ne tient pas compte de votre demande.
    Il ne parvient pas à vous entendre ni à vous rassurer rapidement.

    Vous vous accusez d’être en demande, or c’est normal de demander d’être aimée !
    Les difficultés proviennent de votre frustration puis du ton qui monte
    mais aussi de votre crainte d’abandon. Serait-elle si forte que vous la provoqueriez ? Puis exaspéré il vous repousse, et ainsi de suite, ENDLESS=sans fin ?

    Avez-vous déjà vécu ou assisté par le passé à une scène semblable en famille ?
    Avez-vous connu des périodes d’éloignement de vos proches ou la pension ?
    Courage, vous allez parvenir à reprendre le contrôle de la situation. Zab

  • #2960

    404
    Participant

    j’ai eu un ado qui est passé par des moments très difficiles
    avec des pétards et des champignons sur un fond de famille
    en difficulté. 6 ans après, il vient de terminer son école de
    commerce et part à Dubaï pour son premier job…

    qui l’aurait cru capable de cela au plus noir de la crise ?
    le renversement de la spirale descendante s’est produit
    lorsqu’il a enfin trouvé « sa » psy

  • #2987

    Anonymous
    Participant

    les violentes colères quand elle sont justifiées ne sont pas des crises de pseudo hystérie comme on voit le mot galvaudé a toutes sauces! il faut faire des colères saines, garder un stress oxydatif en soi revient a prendre le risque de déclarer un cancer plus tard!

  • #2988

    ketchup
    Participant

    Zut ça a pas marché, c’est archinul

  • #2989

    ketchup
    Participant

    mimil, je te disais donc que hystérie est le mot 17° siecle décrivant l’organe féminin, insulter avec hystérie ou se comporter comme un con c’est donc la même chose, charmant pour nous ! les anglais moins mysogine utilisent plutôt le mot éjaculate pour une insulte ou un comportement agressif, ouf je me sens mieux là bas…

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