Recherche Vies antérieures

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Ce sujet a 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Madame Gratien G, il y a 10 ans et 4 mois.

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  • #277

    Madame Gratien G
    Participant

    Bonjour, je voudrais savoir si vous faites de la recherche de vie aantérieures en hypnose. Je suis persuadée qu’il s’est passé quelque chose de très important pour moi avant, peut-ê^tre au siècle précédent et que ma vie actuelle est guidée par cet événément.
    Je vous remercie de me répondre, je vais rarement sur internet donc ce n’est pas très urgent surtout si vous êtes en vacances. G.G

  • #587

    Maggie
    Participant

    Je suis allée faire une recherche avec un hypnothérapeute qui n’était pas du tout spécialisé, j’ai été impressionnée par ce que j’ai découvert. Je précise que je descend très vite en hypnose. A la fin de la séance j’étais un peu retournée mais après je me suis sentie soulagée de savoir ce qui s’était passé avant.

    Voici untext trouvé sur le net /

    Nos vies antérieures.
    À la recherche de votre passé pour guérir.

    Alors qu’il utilisait l’hypnose pour aider une patiente à retrouver certains évènements traumatisants de son enfance, le Dr Brian L. Weiss eut la surprise de l’entendre évoquer des souvenirs vieux de quatre mille ans. La jeune femme venait de régresser vers une vie antérieure.
    Intrigué, le Dr Weiss a renouvelé l’expérience avec d’autres patients. Il a ainsi recueilli plusieurs centaines de témoignages troublants. À travers l’hypnose, des hommes et des femmes ont pu faire émerger des informations précises sur leurs existences passées.
    L’aventure passionnante ne s’est pas arrêtée là, car les patients sont sortis de cette expérience non seulement convaincus de leur immortalité, mais guéris de leurs différents troubles: problèmes relationnels, obésité, dépendances, dépression, etc.
    Brian L. Weiss nous livre des leçons de sagesse extraordinaires et nous apprend pas à pas les techniques sûres pour revivre chez nous nos vies antérieures.

    Sur l’auteur.
    Dr Brian L. Weiss
    Le Dr Brian Weiss est un psychiatre spécialiste de la thérapie par l’hypnose et dirige des séminaires sur les régressions dans les vies passées et futures. Il est l’auteur, aux Éditions J’ai lu, de Il n’y a que l’amour.

    Télécharger ce livre :
    Télécharger Nos vies antérieures au format texte.
    Télécharger Nos vies antérieures au format pdf.

    Et puis aussi : http://www.radio-canada.ca/par4/tran/reincarn.htm

    La réincarnation
    explorée par un scientifique

    La théorie réincarnationniste a beaucoup progressé en Occident. On peut sans doute expliquer l’intérêt croissant que soulève cette théorie par la recherche en général d’un nouveau paradigme spirituel, à une époque où se désarticule le mythe religieux qui a dominé en Occident pendant près de 2000 ans. La théorie réincarnationniste semble donc profiter de l’émergence d’une nouvelle spiritualité qui vient combler le vide laissé par l’éclatement des structures traditionnelles. Elle profite aussi des recherches sur l’après-vie, qui se poursuivent présentement, que ce soit à la faveur du phénomène de channeling et, en général, de la communication avec une autre réalité; ou encore des expériences hors-corps – ou projection astrale – et en particulier des NDE. Ces recherches, qui s’appuient sur de nombreux témoignages, appellent une vision nouvelle de l’après-vie, que prolonge pour certains la théorie de la réincarnation.

    Par ailleurs, la réincarnation est de plus en plus acceptée par la psychologie. Plusieurs psychothérapeutes s’intéressent désormais aux vies antérieures et aux techniques de régression qui permettraient de les explorer, afin d’éclairer la présente incarnation. Mais la réincarnation fait elle-même l’objet de recherches depuis plusieurs années déjà, de la part de chercheurs qui considèrent cette théorie comme une hypothèse sérieuse. Parmi ces chercheurs, le Dr Ian Stevenson occupe certainement la première place.

    « Oui, la réincarnation est une réalité ».
    Dr Ian Stevenson

    Dr Ian Stevenson, The Evidence for Survival from Claimed Memories of Former Incarnations (Virginia University Press), 1960.

    Montréalais d’origine, le Dr Ian Stevenson a terminé ses études de psychiatrie à l’Université Mc Gill pour ensuite s’établir aux Etats-Unis où il vit depuis plusieurs années. Il est aujourd’hui professeur de psychiatrie à l’Université Carlson et directeur du Département des études sur la personnalité à la faculté de psychiatrie de l’Université de la Virginie où il poursuit avec la plus grande rigueur des recherches sur la réincarnation.

    Son premier essai, paru en 1960 et intitulé The Evidence for Survival from Claimed Memories of Former Incarnations devait attirer l’attention de Chester Carlson, inventeur du procédé de xérographie, qui créa un fonds pour financer ses recherches.

    Le Dr Stevenson a depuis poursuivi activement ses recherches et fait plusieurs communications sur la réincarnation lors de congrès scientifiques. Il a aussi écrit de nombreux articles dans des publications scientifiques, non seulement sur la réincarnation mais aussi sur plusieurs questions connexes. C’est ainsi qu’il devait à un moment s’intéresser au phénomène de la xénoglossie qui consiste à parler une langue qu’on a jamais apprise. « Ce phénomène, précise-t-il, est rare. Mais il se produit et j’ai pu l’observer. » Il a décrit dans un de ses essais le cas d’une femme qui sous hypnose parvenait à parler l’allemand, langue qu’elle n’avait pas pu apprendre dans son incarnation présente, sans compter qu’il s’agissait de l’allemand tel qu’on le parlait vers la fin du XIXe siècle… Le Dr Stevenson a consacré un ouvrage à cette question : Unlearned language : New Studies in Xenoglossy.

    Mais sa plus importante contribution aura été jusqu’ici un ouvrage qui marque un tournant dans l’étude de la réincarnation : Twenty Cases Suggestive of Reincarnation. Il s’agit sans contredit de l’ouvrage le plus documenté et le plus rigoureux qu’on puisse trouver sur cette question. Pour cet ouvrage, le Dr Stevenson a retenu, comme le titre l’indique, 20 cas – parmi les 2500 qu’il a étudiés. Il s’agit pour la plupart de jeunes enfants qui ont conservé des souvenirs précis et vérifiables d’une vie antérieure.

    Comme la plupart des chercheurs sérieux, le Dr Stevenson ne s’intéresse pas aux sujets qui disent avoir été un personnage célèbre dans une vie antérieure… Je crois intéressant de préciser, à propos des expériences de régression sous hypnose, que le Dr Stevenson est formel : « La plupart des personnalités qui émergent sous hypnose sont entièrement imaginaires et résultent du désir qu’éprouve le sujet d’obéir aux suggestions de l’hypnotiseur (…); la plus grande partie de ce qui se produit sous hypnose est purement fantaisiste. »

    Dans son introduction, le Dr Stevenson précise qu’il s’a-dresse avant tout à des lecteurs de formation scientifique. Pourtant, et malgré l’austérité de la démarche, la plupart des lecteurs de cet ouvrage sont des non-scientifiques. Devenu un best-seller, ce livre a même depuis été traduit en sept langues.

    Ce qui pourtant ne satisfait qu’à moitié le Dr Stevenson qui espérait qu’à la suite de la parution de cet ouvrage, le monde scientifique allait s’intéresser davantage à cette question, qui lui paraît importante du point de vue psychologique et médical. Il y a plus de dix ans, il a écrit un article intitulé : The Explanatory Value of the Idea of Reincarnation, dans lequel il suggère que l’étude de certains cas pourrait éclairer sous un jour nouveau certains problèmes rencontrés en psychologie et même en médecine. « Je suis devenu insatisfait de certaines méthodes qui ont été développées en psychiatrie, déclare le Dr Stevenson. Selon la théorie scientifique la plus généralement acceptée, on conçoit la personnalité comme le produit du matériel génétique hérité des parents, et de l’environnement prénatal et post-natal. Mais j’ai découvert que certains cas ne peuvent être expliqués ni par la génétique, ni par l’influence de l’environnement, ni même par une combinaison de ces deux facteurs. Je pense ici, par exemple, à certaines phobies de l’enfance, à certaines habitudes qui se développent spontanément, aux enfants qui sont convaincus ne n’être pas du sexe auquel ils devraient appartenir, à certaines difformités congénitales, à la différence qui existe entre les jumeaux qui sont d’un même ovule, et même à des questions aussi irrationnelles que certaines préférences alimentaires… »

    Le Dr Stevenson a depuis écrit un autre ouvrage :Children Who Remember Previous Lives. Et plusieurs autres doivent paraître dans les prochaines années, dont Cases of the Reincarnation Type en quatre volumes dans lesquels il traitera en particulier de la question troublante des marques de naissance attribuables à un incident d’une incarnation passée… Le Dr Stevenson a toujours fait de ces marques de naissance un critère pour les cas retenus. Il s’intéresse donc tout particulièrement aux signes physiques, tels que marques et défauts de naissance qui reproduisent les cicatrices de blessures faites, ou d’interventions chirurgicales subies, au cours de la précédente incarnation et authentifiées par plusieurs témoins des deux incarnations. Le Dr Stevenson estime que le nombre de cas documentés est assez considérable pour rendre toute autre interprétation difficile à défendre. « J’ai maintenant recueilli à peu près vingt cas de ce genre, dont quinze particulièrement intéressants parce que j’ai pu comparer mes propres observations avec les descriptions post-mortem de la précédente incarnation. » Dans certains cas, il a même eu accès à des rapports d’autopsie : « De tels rapports représentent sans doute la preuve la plus solide que nous ayons de la réincarnation. »

    Pour étonnant que puisse paraître au premier abord l’existence de marques de naissance qu’on peut consider comme la répercussion de blessures faites dans une incarnation précédente, cette explication va pourtant dans le sens de ce que nous savons aujourd’hui de l’interaction du corps et du psychisme. À cette interaction généralement admise s’ajoute ici la dimension que représente la survivance dans le psychisme après la mort du corps, d’un traumatisme et son influence sur la formation d’un nouveau véhicule physique.

    La question des marques de naissance est très importante. Si on parvient en effet à démontrer que certains traumatismes physiques sont répercutés d’une incarnation à l’autre au niveau du corps, il apparaîtra d’autant plus acceptable que des traumatismes psychiques le soient également. C’est ainsi par exemple que le Dr Stevenson dit avoir trouvé jusqu’ici vingt-trois cas de personnes qui redoutaient dans la présente incarnation les conséquences d’un suicide commis dans une incarnation précédente. Il précise même que « plusieurs de ces personnes entretenaient une phobie à l’endroit de l’instrument du suicide, tel que fusil ou poison… »

    IN Jeanne Laval, L’heure des révélations (éd. de Mortagne).

    Le point de vue de la pensée traditionnelle

    Dans la plupart des cas de ce genre, alors que peu de temps s’est écoulé entre deux incarnations, il s’agit le plus souvent d’entités qui doivent poursuivre une expérience de vie interrompue dans l’incarnation précédente, par suite de circonstances extérieures au plan de vie; ou encore d’entités qui doivent acquitter une dette karmique contractée au cours de la précédente incarnation. C’est ainsi par exemple que, dans l’un des cas étudiés par le Dr Stevenson, le sujet se souvient d’avoir commis un meurtre; et dans un autre, de s’être suicidé… Ce dernier cas est particulièrement tragique puisque le sujet se trouvant entraîné, comme il arrive souvent pour les suicidés, dans des schèmes d’existence semblables à ceux de l’incarnation précédente afin d’apprendre à surmonter cette tendance, finira par se suicider de nouveau.

    La pensée traditionelle enseigne que c’est le corps astral, véhicule psychique de l’être – que les spirites appellent le périsprit – qui est le modèle au sens de ‘matrice’ du corps physique. J’ai trouvé par exemple dans une communication spirite les précisions suivantes : « Le périsprit souffre des blessures reçues par le corps matériel : c’est lui qui possède la sensibilité. Elle reste entière après la mort. Le périsprit conserve les blessures et met du temps à s’en guérir. Si une nouvelle incarnation succède de trop près à la mort, la guérison n’est pas complète et le périsprit forme mal le nouveau corps qu’il devra habiter… Il faut dire que cette précipitation, avec les suites qu’elle comporte, dépend de la volonté du destin ».

    Le Dr Stevenson rapporte aussi que quelques-uns des sujets étudiés ont certains dons psychiques : précognition, perception télépathique, etc. Ce qui, du point de vue de la pensée ésotérique s’explique par le déphasage du corps astral : comme si les corps, physique et astral, n’étaient pas parfaitement imbriqués l’un dans l’autre. Or, pour se souvenir d’une existence antérieure, un certain déphasage du corps astral paraît nécessaire, ce qui est aussi souvent le cas pour que se manifestent certains dons psychiques.

    Du processus de l’anamnèse

    Dans ses entrevues avec les sujets qui font l’objet d’une étude poussée, le Dr Stevenson s’intéresse particulièrement à la façon dont se manifeste le souvenir d’une vie antérieure. Il rapporte que, dans la plupart des cas, le sujet commence d’abord par voir mentalement se dérouler certains événements mais sans soupçonner qu’il est en train de se souvenir… Il se demande même parfois ce que représentent ces événements dans le champ de sa conscience. À l’étape suivante de l’anamnèse, le sujet en vient à s’intéresser plus précisément à l’un des acteurs de ces événements mais auquel il ne s’identifie pas encore. Il le voit de l’extérieur comme s’il s’agissait d’un acteur. Enfin, il en vient éventuellement à reconnaître ces événements comme des souvenirs et à s’identifier à cet ‘autre’ qu’il perçoit maintenant comme un double de lui-même.

    J’ai eu personnellement connaissance d’une expérience poussée de régression dans plusieurs vies antérieures qui s’est déroulée exactement selon la même structure.

    Le Dr Stevenson précise que certains aspects du méca-nisme d’identification ne sont pas sans évoquer ce qui se passe dans certains cas de schizophrénie ou de personnalités multiples. Pour un ésotériste, ce rapprochement n’a rien d’étonnant : certaines formes de dédoublement d’ordre psychique peuvent parfois s’expliquer par le souvenir d’une existence antérieure.

    Le processus d’anamnèse et le mécanisme d’identification que je viens de décrire à partir des commentaires du Dr Stevenson ne sont pas non plus sans évoquer la façon dont se déroule la revue de la vie après la mort, alors que l’entité voit des événements de la vie qui vient de s’achever sans soupçonner non plus qu’elle est en train de se souvenir, pour ensuite s’attacher à l’un des acteurs de ces événements… auquel elle en viendra à s’identifier.

    Le Dr Stevenson précise par ailleurs que l’identité de l’incarnation antérieure n’est jamais tout à fait la même que celle de la présente incarnation. Pour la raison que, d’une incarnation à l’autre, on ne peut pas être exactement le même… Ce que je suis maintenant, je ne l’ai jamais été dans une vie antérieure. Et je ne le serai jamais non plus dans une prochaine incarnation… Puisque la personnalité évolue d’une incarnation à l’autre. Le Dr Stevenson rapporte aussi que la plupart des sujets qu’il a étudiés possèdent des qualités (aptitudes, etc.) qu’ils n’ont pas eu l’occasion de développer au cours de la présente incarnation et qui sont précisément, selon les témoins interrogés, des qualités que possédaient les personnalités antérieures. Les observations du Dr Stevenson paraissent bien confirmer sur ce point ce qu’enseigne la pensée ésotérique, lorsqu’il note la persistance de similitudes mais aussi de différences entre les personnalités de deux incarnations successives. Mais le lien entre les deux paraît pourtant bien réel. « Il n’y a pas de substitution d’une personnalité par une autre, précise-t-il, mais continuité de l’une à l’autre. »

    Et plus loin, ce commentaire qui me paraît particulièrement important dans le présent contexte : « Chez la plupart des sujets, la continuité entre leur personnalité présente et celle de leur vie antérieure correspond exactement à la continuité que chacun de nous éprouve entre sa personnalité présente et celle de l’enfant qu’il a été. » Ce commentaire recoupe, encore une fois ce qu’enseigne la pensée ésotérique.

    Je vous propose maintenant un résumé d’un des cas rapportés dans Twenty Cases Suggestive of Reincarnation. Mais je crois nécessaire de rappeler qu’on ne doit porter de jugement sur les recherches du Dr Stevenson qu’à partir de ses propres communications et non à partir du résumé forcément succinct que j’en dois faire ici.

    UN EXEMPLE : LE CAS DE CORLISS CHOTKIN

    Le Dr Stevenson soutient qu’un enfant n’a pour ainsi dire que trois ans pour se souvenir. Avant l’âge de deux ou trois ans, il n’a pas la capacité de s’exprimer; et après cinq ans, trop d’événements arrivent dans sa vie et il commence à oublier. En général, on peut dire que les souvenirs d’expériences de vies antérieures de même que les souvenirs de personnalités passées vont s’effacer petit à petit pour disparaître tout à fait au moment de l’adolescence.

    « Lorsqu’un enfant connaît des faits dont il n’a pu avoir connaissance au cours de sa présente existence, précise le Dr Stevenson, il est difficile d’expliquer ces cas autrement que par la réincarnation. »

    Plusieurs des cas retenus par le Dr Stevenson viennent de l’Orient. Sans doute les parents, dans les régions du monde où la réincarnation est culturellement acceptée, exercent-ils moins de censure lorsque leurs enfants évoquent une vie antérieure. Mais le Dr Stevenson a aussi étudié plusieurs cas d’enfants nord-américains, de milieu familial où le mot réincarnation n’est jamais prononcé et le concept lui-même à peu près inconnu, qui témoignent pourtant de la même continuité d’une incarnation à l’autre.

    Corliss Chotkin était métis, né d’un père de race blanche et d’une mère amérindienne appartenant à la tribu des Tlingits en Alaska – qui sont réincarnationnistes.

    En 1946 mourait un indien tlingit du nom de Victor Vincent.

    Environ un an avant sa mort, alors que Victor se trouvait en visite chez sa nièce, il lui dit : « Je vais un jour revenir comme ton fils… Et j’aurai les mêmes cicatrices… » Il indiqua alors deux cicatrices très distinctes : l’une sur le bord du nez, l’autre dans le dos. Il s’agissait dans les deux cas de cicatrices causées par des interventions chirurgicales.

    Dix-huit mois après la mort de Victor, sa nièce donna naissance à un fils qu’elle appella Corliss. Or, cet enfant avait à la naissance les mêmes cicatrices que son oncle. Elles ont été reconnues et authentifiées par plusieurs témoins. Ce qui ne suffirait sans doute pas à en faire un cas intéressant… Mais il se trouve qu’un jour, alors qu’il était tout jeune enfant, Corliss a spontanément demandé à sa mère : « Me reconnais-tu? Je suis Kahkody… » C’était le nom tlingit de Victor. Et un peu plus tard, il devait déclarer : « Je vous avais dit que je reviendrais… »

    Au cours des années qui ont suivi, Corliss Chotkin a reconnu plusieurs personnes qu’il ne pouvait pas avoir connues dans la présente incarnation. Il raconta même certains incidents de la vie de Victor que personne ne connaissait et qui ont pu être vérifiés. Il a par exemple raconté qu’un jour, alors qu’il était à la pêche, son canot-moteur étant tombé en panne il avait été secouru par un bateau à vapeur, le North Star… Il rapportait toujours de sa vie antérieure des faits précis et dont la plupart ont pu être vérifiés.

    Enfin, du point de vue psychologique, Corliss ressemble à Victor. Il a aussi plusieurs de ses aptitudes : il est par exemple très doué pour la mécanique. De plus, il bégaie et il traîne un peu les pieds… comme Victor.

    La réincarnation… demain

    Après avoir consacré plus de 25 années de sa vie professionnelle à l’hypothèse de la réincarnation et à l’étude rigoureuse de ce phénomène, à quelle conclusion le Dr Stevenson est-il parvenu pour lui-même?

    La phrase que j’ai citée en exergue : « Oui, la réincarnation est une réalité », il l’a écrite dans une revue scientifique, le Journal of Nervous and Mental Diseases (août 1977).

    Le Dr Stevenson ne considère pas pour autant que la réincarnation soit prouvée. Mais il estime qu’elle devrait l’être d’ici moins d’une quinzaine d’années.

    Du point de vue scientifique, la réincarnation rend compte du plus grand nombre de faits et d’événements et leur donne la plus grande cohérence;

    • elle est la plus simple des théories connues- c’est-à-dire qu’elle ne multiplie pas inutilement les hypothèses;
    • elle est la plus universelle dans le temps et l’espace;
    • enfin, elle aide à mieux vivre.

    Si j’ai consacré plusieurs pages à la démarche du Dr Stevenson c’est qu’il me paraît celui qui est allé le plus loin dans ses recherches sur cette question difficile, et celui dont la méthodologie est la plus valable du point de vue scientifique. Il n’y a pas de doute dans mon esprit que si l’hypothèse de la réincarnation doit un jour être confirmée, nous le devrons en grande partie aux travaux du Dr Stevenson. Je partage là-dessus l’opinion exprimée par le Dr Harold Lief dans le même numéro de Journal of Nervous and Mental Diseases : « Ou bien il (Stevenson) fait une erreur colossale… ou bien il sera un jour considéré comme le Galilée du XXe siècle. » Et comme lui, je suis enclin à penser que le Dr Stevenson occupera un jour une place importante dans l’histoire de la pensée scientifique.

    et

    Accueil : Découvrir… : La réincarnation

    La régression et les vies antérieures

    mini-sommaire
    L’enjeu
    À l’ombre de l’expérience
    Les souvenirs spontanés
    Une vie après la mort
    P. comme prudence
    L’hypnose, hier et aujourd’hui
    La régression et les vies antérieures
    La régression de l’hypnose
    Les techniques de l’occultisme
    Un monde spirituel avide
    P. comme proscrit
    Théorie et réalité
    La loi du karma
    Les leçons de l’histoire
    Les menus à la mode
    P. comme problème
    Un nouveau départ
    L’aube des temps
    Un si grand salut
    P. comme pari
    Appendice : Bible et réincarnation
    Index des citations
    Remerciements

    L’idée de reculer dans le temps a fait son chemin dans l’esprit des praticiens de l’hypnose. De la suggestion vous n’avez que trois ans… vous êtes dans le ventre de votre mère… on est passé à la suivante : vous êtes en 1890… en 1850… en 1830… Que se passe-t-il ? Tout d’abord… rien. Ensuite, lorsqu’on a un patient doué d’une sensibilité suffisante et qu’on a trouvé la bonne année, celui-ci va s’animer, il va décrire une vie, un contexte social, des événements, des dates, etc. Le patient parle de ce personnage du passé à la première personne du singulier. Il se voit vivre sous Louis XIV, ou lors de la ruée vers l’or.

    Ceci constitue pour beaucoup la preuve ultime de la réincarnation. De théorie, elle devient fait scientifique, démontrable. Non seulement des vies antérieures sont décrites, mais on trouve parfois des corrélations étonnantes entre les problèmes du présent et les événements du passé. Untel a peur de l’altitude, c’est qu’il est mort d’une chute en montagne lors d’une vie précédente.

    La perception peut varier d’un moment à l’autre. Il peut se voir tantôt acteur, tantôt observateur :

    Il arrive que le sujet vive une sorte d’ubiquité qui lui permet de (re)voir les événements depuis deux points différents, en tant que sujet, à la première personne (c’est-à-dire la perspective que nous avons tous dans notre vie courante), et en tant qu’observateur extérieur ; dans ce dernier cas, le sujet devient un observateur désincarné et assiste aux événements depuis un point situé à l’extérieur du corps de la personne qu’il considère comme lui-même.(1)

    Avant de décrire quelques-uns de ces voyages fantastiques, remarquons que l’hypnose est souvent l’outil principal de bon nombre de techniques de recherche active sur les vies antérieures. Le Lying par exemple (que l’on pourrait qualifier de « régression douce » car elle emploie une forme de suggestion apparemment moins brutale que l’hypnose) offre le même type de résultats. Il provient du maître hindou Swami Prajnanpad qui l’a communiquée à Arnaud et Denise Desjardins qui se sont chargés de la populariser(2). Il s’agit d’un problème personnel d’introspection profonde où la personne revivra d’une manière consciente les souvenirs qui la gênent dans sa progression spirituelle.(3)

    Il existe également des techniques de recherche occulte. Un chapitre leur est consacré, où elles seront évaluées. Cependant, on peut dès maintenant remarquer que les phénomènes observés, les doctrines avancées, et les révélations données sur telle ou telle personne sont de même nature que ce que l’on obtient d’un sujet sous hypnose.

    Quelques beaux voyages

    Selon Moody, dans toute expérience de régression sous hypnose on retrouve au moins quelques-unes des douze caractéristiques suivantes. Les régressions apparaissent sous forme visuelle, semblent douées d’une existence autonome, offrent une imagerie étrangement familière au sujet, permettent d’identifier les personnages, sont chargées de sensations et d’émotions, donnent au sujet le sentiment d’être à la fois l’acteur et l’observateur, reflètent les problèmes contemporains du sujet, améliorent son état psychique, affectent son état de santé, n’ont pas un ordre chronologique, sont améliorées par la fréquence des séances, et font surgir des vies très banales.(4)

    Les mêmes manifestations sont éprouvées grâce à certains modes de méditation. Les annonces alléchantes vous proposant de connaître vos vies antérieures sont cautionnées par les déclarations des stars de notre monde. Sylvester Stallone a ainsi compris qu’il avait été décapité par les Jacobins sous la Révolution française, puis il aurait été un Indien d’Amérique, un singe du Guatémala, et un loup. Il a exprimé à un journaliste du Time son voeu de revenir un jour sous les traits d’un champion de boxe de la catégorie des poids-lourds.(5)

    Shirley MacLaine a également été décapitée au cours du même siècle, sous Louis XV, à cause de ses plaisanteries impertinentes : Je regardai ma tête rouler sur le sol (…) elle s’arrêta le visage en haut, et une grosse larme coula d’un oeil.(6) Elle aurait également été prostituée, puis fille de sa fille. Elle se souvient très clairement avoir vécu en Atlantis, où elle était un homme, un grand savant. Ne pouvant pas souffrir la pensée de se noyer, « il » se serait suicidé…

    Sous la conduite experte de Diana Delholm, « hypnothérapeute de grande classe », Moody franchit la barrière de la naissance, et se souvint de neuf de ses vies passées. Son compte-rendu est savoureux. Jugez-en :

    Dans la première incarnation, j’étais un proto-humain, une version préhistorique de l’homme (…). Je me déplaçais dans une position penchée, les bras pendant jusqu’aux pieds. Je pouvais me tenir debout avec un petit effort mais, en général, pour me déplacer vite et efficacement, je me servais de mes quatre membres (…).

    [en Afrique primitive] J’étais un petit garçon et je pêchais au bord du lac (…). J’étais quand même très fier de ma contribution à l’approvisionnement du village : plusieurs poissons enfilés sur une ficelle (…). [plus tard] nous marchions pieds nus en suivant une piste primitive et nous portions de longues lances avec des boucliers en bois décorés de peintures brillantes qui représentaient des animaux (…).

    [Maître constructeur de bateaux] Je mis le bateau à l’eau le jour même et j’emmenai ma petite-fille faire un tour (…) un mur d’eau nous balaya et submergea le bateau (…) je me souviens d’avoir été une dernière fois submergé par les flots (…). Mais comme j’entrai dans la mort, la culpabilité se transforma en émerveillement. Je me trouvai soudain absorbé dans une lumière resplendissante, submergé d’une béatitude totale.

    Dans la vie suivante, j’appartenais à un groupe d’hommes désespérés qui chassaient le mammouth. Ce n’est pas dans ma nature de m’attaquer à aussi gros, et surtout pas à un mammouth ! (…). Le mammouth saisit un des membres de la tribu avec sa trompe et, d’un mouvement aussi net qu’efficace, lui écrasa la tête (…).

    Cette fois, j’étais enfin dans une civilisation identifiable : la Rome antique. Malheureusement, je n’étais toujours pas empereur ou noble dans ce rêve. J’étais dans une fosse aux lions, près d’être dévoré pour l’amusement du public (…).

    Ma vie suivante fut enfin celle d’un aristocrate, et de nouveau dans l’Antiquité romaine (…).

    [Quelque part dans les déserts du moyen orient]. J’étais commerçant, et j’avais une maison en haut de la colline où était ma boutique… [assassinat de sa femme et de ses trois enfants].(7)

    Ces récits extraordinaires sont pris très au sérieux. D’autant qu’ils s’accompagnent apparemment de guérisons psychologiques, ce qui leur confère une valeur presque médicale.

    Des guérisons spectaculaires

    La vie de Sabrina était empoisonnée par une telle peur du feu qu’elle ne pouvait pas gratter une allumette sans devenir hystérique (…). Le thérapeute la mit sous hypnose et l’amena au dernier jour de sa dernière vie (…)(8)

    Sabrina raconta alors qu’on l’avait attachée à un poteau pour qu’elle soit brûlée vive, quelque part en France, sous l’accusation non fondée de collaboration avec le diable. Après avoir compris l’origine de sa peur, « elle peut désormais dîner aux chandelles avec plaisir. » Ouf !

    Des livres sont écrits par dizaines, relatant les « traumatismes du passé », et les aventures des temps anciens. La multitude des récits offre une sensation d’évidence difficilement contournable.(9) Il est parfois question de phénomènes étranges : la personne parle dans une langue étrangère, identifiable ou inconnue. Et si vous ne souffrez pas d’une phobie mais d’arthrite, ou d’asthme, il semble que regarder en arrière soit tout aussi bénéfique.(10) Vous pourrez facilement en être guéri, et contrecarrer ainsi un karma (11) par trop injuste…

    Les histoires sont belles et émouvantes, quelquefois presque attachantes. Le style journalistique des auteurs accentue le réalisme du récit. L’impression d’être devant des cas authentiques de réincarnation est si forte, si profonde, que l’on est pour le moins secoué. La question qui s’impose n’est plus « Y a-t-il une réincarnation ?  » mais plus précisément « Quelle(s) vie(s) ai-je vécue(s) ? « 

    Pour qu’un tel raisonnement soit acceptable, il faudrait tout d’abord que l’hypnose elle-même soit vierge de toute influence. Alors nous pourrions peut-être lui faire confiance. La fiabilité de l’hypnose fait précisément l’objet du chapitre suivant.

    (1) R. MOODY, (II), p. 69.
    (2) Cf. Pour une mort sans peur, (1983), la mémoire des vies antérieures, (1980), aux éditions de la Table Ronde.
    (3) P. DAYOT, p. 58.
    (4) R. MOODY, (II), pp. 62-78.
    (5) J. LEO, p. 68 in N. L. GEISLER et J. Y. AMANO, p. 11.
    (6) Ibid., p. 9.
    (7) R. MOODY, (II), pp. 28-41.
    (8) Ibid., pp. 110-112.
    (9) Voir par exemple B. L. WEISS, De nombreuses vies, de nombreux maîtres, Paris : J’ai Lu, 1991, P. DROUOT, Des vies antérieures aux vies futures, réincarnation et immortalité, Paris : Éditions du Rocher, 1989, etc., etc.
    (10) R. MOODY, (II), pp. 90-96.
    (11) Expliqué en détail dans le chapitre « La loi du karma »

    Suite : La régression de l’hypnose

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    Roussel-Graignic
    Participant

    Lors de « recherche de vies antérieures » sous hypnose des scènes pouvant avoir existées dans d’autres siècles apparaissent mais aussi des scènes qui pourraient avoir été vécues et refoulées dans la toute petite enfance du patient.
    Il ne faut pas oublier que l’état hypnotique est un état de demi-sommeil dans lequel le rêve, la « rêvasserie » sont bien à leur place. Lorsque ce sont des scènes qui pourraient avoir été vécues dans la petite enfance, il est toujours intéressant et quand cela est possible, de vérifier.
    Lorsque vous dites que votre vie est guidée par des vies antérieures, on peut actuellement avec nos connaissances affirmer que votre comportement est guidé par ce que vous avez vécue quand vous étiez enfant cela dit vous y mettez ce que vous voulez.

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